Un regard sur l’essence de la Wicca

Article par Artus, que je n’avais bizarrement encore jamais trouvé !

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Lorsqu’on étudie la wicca traditionnelle avec un peu d’objectivité et quelques connaissances en occultisme, on se rend compte rapidement d’un certain nombre de choses.

  • Les rituels d’ouverture/fermeture sont inspirés de la golden dawn.
  • Les rituels d’initiations et la structure des degrés sont inspirés de la franc-maçonnerie et des clefs de Salomon.
  • La charge de la déesse est inspirée entre autres des écrits de Charles Leland et d’Aleister Crowley.
  • Etc …

Dans son livre « The meaning of witchcraft », Gerald Gardner, pourtant franc-maçon et d’une manière plus générale, disposant d’une bonne culture occulte, raconte sa prétendue initiation, au milieu de laquelle il affirme avoir pris conscience de découvrir quelque chose de nouveau pour lui qui constitue la preuve de la survivance de ce qu’il appelle « l’ancienne religion ». Bien entendu, cette histoire est totalement invraisemblable de la part du connaisseur qu’était Gardner. On peut également rajouter le fait que la wicca traditionnelle n’est pas une pratique spirituelle fonctionnelle, même pour son créateur. Je ne parle pas du fait de vivre ou non des expériences spirituelles, je parle d’arriver à quelque chose d’épanouissant sur le long terme. Il suffit de lire les anciennes lois que Gardner a écrites avec Bracelin à la fin de sa vie pour le constater. Une personne qui écrit de telles choses n’a visiblement pas trouvé le détachement qui découle de la pratique spirituelle.

Le mystère des divinités de la wicca

Il est également étrange, surtout dans le milieu occultiste de l’époque, de constater que les divinités centrales de la wicca ont toutes une origine « douteuse ». Aradia est une divinité fictive inventée par Leland à la fin du XIXe siècle. Cernunnos n’est probablement pas un dieu, en tous les cas, rien ne nous permet de dire qu’il en était un. S’il en était un, nous ne connaissons rien de lui, et pourquoi associer un dieu gaulois antique à une déesse italienne moderne ? Pour la génération « chaos magick », tout cela n’est peut-être pas très choquant, mais replacé dans le contexte de l’époque, cela le devient. D’autant que Gardner se passionnait pour les cultes antiques. Et enfin même si Arianrhod, nom secret de la déesse révélé au troisième degré, a une origine antique, ce que nous connaissons d’elle est du domaine de la fiction, issue de la littérature galloise médiévale tardive. La wicca fait sans cesse référence à une grande déesse mère, quitte à utiliser un nom du mabinogion, le nom secret de la déesse devrait être Dôn et non Arianrhod. De plus, la wicca contient de nombreuses allusions à Ishtar (l’histoire de la descente de la déesse, la déesse étoile, …), donc le nom secret de la déesse devrait être Ishtar. Mais pourquoi Ishtar et non une autre déesse ?

Le cœur de la wicca

Même si l’attitude de Gardner tend à démontrer qu’il n’était pas quelqu’un de très spirituel et que la wicca telle qu’on la connait reste une construction inachevée, je pense également que c’était quelqu’un d’intelligent, doté de très bonnes connaissances ésotériques. Cela est difficile à démontrer dans un bref article, mais il y a quelque chose d’incroyable dans la manière dont la wicca est construite. Au premier niveau de lecture, on croit à une vaste fumisterie, mais lorsqu’on observe un peu plus précisément les choses, on se rend compte que la wicca est organisée comme une transformation alchimique (nigredo, albedo, rubedo). En approfondissant l’étude de la wicca, on prend conscience que cette transformation, au-delà des symboles alchimiques, prend également en compte le cheminement du processus d’individualisation de la psychologie analytique de Jung (persona, ombre, anima/animus, lumière, cosmos). Cela devient véritablement bluffant lorsqu’on commence à s’intéresser à la kabbale et qu’on y trouve la plupart des réponses aux questions que l’on pouvait se poser.

  • Pourquoi la lune est-elle associée à la sorcellerie ?

Parce que dans la kabbale, yesod, qui représente, entre autres, notre capacité à manifester le monde matériel est associé à la lune

  • Pourquoi dans l’initiation, donnons-nous 40 coups de fouet ?

Parce que 40 symbolise la purification, l’introspection et la transformation (40 jours de déluge, 40 jours sur le mont Sinaï, 40 ans d’errance dans le désert, …)

  • Pourquoi lorsqu’on donne plus de 40 coups de fouet, il faut les donner par vingtaine ?

Parce que le chiffre 20 représente la soumission et l’humilité face à l’épreuve.

  • Pourquoi compte-t-on huit sentiers dans la pratique de la wicca, alors que l’encens est associé au vin, et que les rituels sont associés aux sorts, et qu’il aurait pu y avoir dix sentiers ?

Parce que le huit représente l’union du masculin et du féminin, l’élévation et l’alliance divine. La circoncision a traditionnellement lieu le huitième jour.

Je pourrais continuer longtemps ainsi, mais ce n’est pas vraiment le sujet de l’article. Je vais donc aller droit au but.

Le secret de Gerald Gardner

La question que l’on peut se poser est, au fond, que cherchait Gardner en créant la wicca ?

  • Pourquoi dans la légende de descente de la déesse, au second degré, lorsque celle-ci est fouettée par le dieu, ressent-elle l’amour alors qu’avant, elle ne l’aimait pas ? Cela n’a à priori aucun sens.

Pourtant, la réponse est simple, dans la montée des sephiroth selon le chemin traditionnel, il faut expérimenter gevourah avant chessed.

  • Qu’est ce que cela signifie lorsque le dieu dit que de cette seule façon il est possible d’atteindre la joie et la connaissance ?

Il fait allusion au pilier du milieu, tipheret étant associé à la joie, daat étant la connaissance.

  • Toujours dans la même histoire, à quoi fait allusion l’idée du cercle magique placé entre les mondes ?

Encore une fois c’est une référence à la non-sephirah daat.

Il existe dans le domaine de la kabbale, une théorie selon laquelle il faut apprendre de son vivant à explorer les royaumes spirituels pour être capable d’y subsister après sa mort, pour l’éternité. D’ailleurs dans la légende de la descente de la déesse, lorsqu’il est question de résurrection dans un nouveau corps, le mot corps est à prendre au sens spirituel (sinon le mot réincarnation aurait été employé). Même chose dans le serment du premier degré, il est question de vie future et non de réincarnation. Il est également question de résurrection dans le rituel du troisième degré. Comme pour beaucoup d’occultistes de son époque, daat et la vie éternelle étaient les obsessions de Gerald Gardner. Lorsqu’on a compris cela et que l’on relit le livre des ombres, on se rend compte qu’il y fait allusion en permanence. En créant la wicca, Gardner cherchait à accéder à daat en remplissant les quatre sephiroth environnantes. Le fouet et le baiser représentant gevourah et chessed, l’union du dieu et la déesse à travers le grand rite représentant chokhmah et binah.

La survivance de l’ancienne religion

Un fait amusant, selon Fred Lamond, Gerald Gardner n’a jamais mentionné la kabbale dans son enseignement oral et c’est Alex Sanders qui le premier a ajouté de la kabbale à la wicca (en réalité, de la magie cérémonielle d’inspiration kabbalistique). Pourtant toujours dans « The meaning of witchcraft » Gardner parle de kabbale et nous tend une perche en affirmant que selon lui les kabbalistes du moyen âge étaient des adorateurs secrets de la déesse. Effectivement, même si le fait de l’exprimer ainsi est un peu abusif, la kabbale est une discipline centrée sur l’union du masculin et du féminin. Il est fréquent que la kabbale ait recours à des figures anthropomorphiques, chokhmah étant associé à l’idée de père divin et binah à l’idée de mère divine (abba et imma en araméen). On peut également penser à Asherah et au cantique des cantiques.

Il est intéressant de remarquer que l’archéologie biblique actuelle a tendance à aller dans le sens de l’hypothèse de Gardner. En effet, selon toute vraisemblance, le judaïsme antique était un hénothéisme jusqu’à la destruction de temple de Salomon et il y a environ 2500 ans. Peut être qu’à travers le jeu de pistes qu’il a construit dans ses écrits, Gardner cherchait à nous dire que l’on peut trouver l’ancienne religion en filigrane dans les 30 siècles d’ésotérisme biblique.

 

Quelles perspectives pour la wicca ?

C’est bien joli d’affirmer que la wicca telle qu’elle est actuellement n’est pas fonctionnelle, mais comment faire pour la rendre viable ? Le spirituel repose sur le psychique. On ne peut donc pas développer une vie spirituelle stable sur un psychique qui n’est pas construit. Les émotions sont par nature plus fortes que la raison, et il faut développer sa raison pour rétablir l’équilibre. Dans la kabbale, les émotions sont associées à netsah et la raison à hod (pour faire simple), et pour équilibrer les deux, un kabbaliste pratique le questionnement talmudique pendant 25 ans avant de commencer à étudier la kabbale. Cela permet également de s’imprégner de la torah, le but final de la kabbale étant d’être capable de rentrer en contemplation en étudiant la torah dans le bon état de cœur, en captant la lumière qu’elle contient.

Vous pensez surement que ce que j’affirme au sujet de la raison ne vous concerne pas, que vous êtes resté assez longtemps à l’école pour apprendre à être cartésien, et qu’au contraire cela vous a rendu trop terre à terre et que c’est un handicap pour la vie spirituelle. Vous vous trompez doublement. On ne vous a pas appris à être cartésien, on vous à inculqué ce qu’il était socialement acceptable de croire ou de ne pas croire. Avez-vous seulement lu Descartes ? Savez-vous que les premières choses qu’il démontre avec sa méthode sont l’existence de l’âme et l’existence de Dieu ? Le rationalisme n’est pas synonyme de matérialisme. Il n’est pas non plus un frein au spirituel, au contraire il en est la fondation qui vous évitera de vivre dans le chaos. Dans une pratique religieuse véritable, il n’est pas question de croire, mais d’éprouver et le rationalisme est une chose essentielle. Cela permet d’aller au fond des choses et évite de se perdre.

Si pour équilibrer le niveau hod-netsah, il est surtout nécessaire de se concentrer sur la rigueur. Pour équilibrer le niveau gevourah-chessed, c’est l’aspect miséricordieux sur lequel il faut principalement se concentrer. Selon le modèle dessiné par Gardner, ce niveau est représenté par le fouet et le baiser. Ceci n’est pas totalement idiot, parce qu’en effet, la discipline vécue dans la joie, ce que l’on appelle communément l’ascétisme, est un bon moyen pour accéder à la contemplation. Mais ce n’est pas suffisant. Développer chessed, c’est apprendre à donner sans attentes, à aimer sans jugement chaque chose de la création, à percevoir la lumière contenue dans ce qu’il y a de plus sombre. Cette attitude n’était pas compatible avec les petites mesquineries de Gardner, ses histoires d’initiations, de secrets, et ses mensonges récurrents. Tout cela témoigne d’une volonté de tout garder et de tout contrôler, alors que pour cultiver chessed, il faut au contraire tout lâcher.

La langue hébraïque est l’une des rares langues dans laquelle les mots « homme » (ish) et « femme » (isha) dérivent d’une même racine (esh, le feu primordial). Et lorsqu’un homme et une femme associent leurs différences (le youd masculin et hé féminin), cela forme le mot Yah, qui est l’un des noms divins (comme dans « alléluia » qui signifie « rendez louange à Yah »). Dans un couple, c’est la femme qui apporte le chessed, pour la simple raison que l’instinct maternel est sa manifestation la plus ordinaire. Lorsqu’on étudie la wicca, cela semble évident que Gardner avait conscience de tout cela. Mais encore une fois, il ne s’y est pas pris de la bonne façon. Cette union du masculin et du féminin, la grâce peut nous la montrer dans les premiers mois d’un couple, mais ensuite il faut des années de construction quotidienne pour l’établir dans la stabilité. Si Gardner n’a pas su faire cela avec sa femme (s’il avait su, il n’aurait jamais créé la wicca telle que nous la connaissons), il ne pouvait pas le faire avec une grande prêtresse qu’il voyait deux fois par mois et qu’il changeait tous les deux ans. Il n’était pas dans une démarche de construction, mais de consommation, c’est-à-dire, même si cela n’était pas conscient, une démarche de destruction.

J’espère à travers cet article apporter un éclairage nouveau sur l’essence de la wicca. Parce que marcher aveuglément sur le chemin tracé par Gardner n’est surement pas la chose la plus intelligente que nous puissions faire.

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Généralités sur la Wicca

Une autre contribution de Morrigan Darkmoon.




– La Wicca est une religion néo-païenne basée sur la Nature et contenant des traditions venues d’Angleterre, d’Irlande, d’Ecosse et du Pays de Galles.

– Les Wiccans croient que l’esprit du Dieu et la Déesse est immanent et se retrouve dans toutes les choses vivantes : dans les arbres, la pluie, les fleurs, la mer, etc. Les Wiccans honorent et respectent la vie dans toutes ses diverses expressions.

– La Wicca est teintée d’animisme, puisqu’elle se base sur le principe que tout vit, et de panthéisme puisque le Divin est partout. Au départ, la Wicca est un duothéisme (un Dieu et une Déesse) mais la tradition éclectique (apparue avec Scott Cunningham et actuellement très répandue) est ouverte à une forme de polythéisme : plusieurs Dieux et Déesses qui sont des aspects de la Déesse et du Dieu.

– Les Wiccans vénèrent la nature en célébrant les cycles du soleil et les cycles de la lune, et ils essaient d’être en harmonie avec le mouvement de la vie. Cette croyance impose le respect de l’environnement, et de toute la vie sur la Terre. Les Wiccans révèrent les esprits des éléments qui constituent notre monde : l’Air, le Feu, l’Eau, et la Terre.

– Les Wiccans n’ont habituellement pas d’églises créées spécifiquement pour la vénération des dieux. Le temple se trouve dans la nature, parmi les créations du divin. Il y a huit fêtes (sabbats) dans la Wicca mais on ne peut pas parler de culte rigoureux à respecter. On peut se rapprocher des Déités par certains rituels et en respectant les sabbats et leur déroulement, mais la Wicca est avant tout une quête intérieure.

– La Wicca n’a qu’une seule « loi » d’action et d’éthique, le Rede Wiccan, qui encourage à ne faire de mal à personne – y compris nous-mêmes.La joie est le meilleur moyen d’honorer la Déesse. C’est en étant heureux que l’on peut rendre hommage aux Déités, en vivant pleinement toutes les expériences que nous propose la vie.Les wiccans croient en la responsabilité de leurs actes, et respectent les autres religions : ils ne font pas de prosélytisme, et cherchent au contraire à mieux comprendre les autres religions. Ils considèrent qu’il y a plusieurs moyens d’accéder au divin.

– Les Wiccans croient au pouvoir qu’a la Magie de créer le changement. L’auteur célèbre Starhawk définit la Magie comme étant « l’art de changer la conscience à volonté ». Aleister Crowley comme « l’art et la science de causer des changements en accord avec la Volonté ». Les Wiccans utilisent des herbes, des huiles, des couleurs, des pierres, des cristaux, et d’autres matériaux symboliques pour représenter le changement qu’ils veulent créer. Les Wiccans croient que l’individu est responsable de sa propre réalité.

– La plupart des Wiccans croient en la réincarnation, que ce soit la version orientale connue sous le terme de Transmigration des Ames (l’esprit s’incarne dans un corps après l’autre pour apprendre toutes les leçons de la vie), ou l’Incarnation Ancestrale (ou l’esprit et la connaissance du grand-père se transmet à la petite-fille et ainsi de suite).

Histoire de la Wicca par MD

Un aperçu de Morrigan Darkmoon sur l’histoire de la wicca. 🙂



HISTOIRE DE LA WICCA

La Wicca débute réellement avec Gerald Gardner(13 juin 1884 – 12 février 1964) au milieu du 20e siècle. De nombreuses personnes donnent l’année 1954 pour sa création, car il s’agit de l’année où Gardner a publié Witchcraft Today. Gardner (sous le pseudonyme de Scire) avait cependant déjà publié High Magic’s Aid en 1949, un roman qui incorporait bon nombre de ses croyances.

Gardner affirmait qu’en 1939 il avait été initié par une certaine Dorothy Clutterbuck et avait rejoint le coven de New Forest. On se demande encore si ce coven a réellement existé, et si tel est le cas, quelle était son ancienneté. L’historien Ronald Hutton est convaincu que Mme Clutterbuck, bien qu’elle ait existé, n’a eu aucun lien avec les pratiques religieuses et magiques de Gardner. Par contre, Edith Grimes, aussi connue sous le nom de Dafo, a presque certainement été impliquée dans le développement de ses croyances. Les origines exactes de ses informations et de ce qu’elle a pu transmettre, est encore sujet à débat.

Gardner affirmait avoir été initié à l’Ancienne Religion – il a même demandé à Margaret Murray d’écrire la préface de Witchcraft Today. Il utilisait également le terme de Murray, “culte sorcier”, et parlait de membres faisant partie de la Wica, bien qu’il n’ait jamais, dans ses oeuvres publiées en tous cas, utilisé le mot Wicca. Théoriquement, l’Ancienne Religion était d’origine païenne. Cependant, c’est un fait que la majorité des pratiques de Gardner sont clairement enracinées dans la magie cérémonielle de ses contemporains. Gardner fut brièvement l’ami de l’occultiste Aleister Crowley (ils se rencontrèrent un an avant le décès de Crowley) et un membre de l’OTO (Ordo Templi Orientis). Il était Co-Maçon, un groupe dont les pratiques étaient basées sur celles des francs-maçons, et il aurait eu accès à des renseignements sur les pratiques générales de la Golden Dawn. Les vues de Gardner sur la magie et la religion étaient certes différentes de celles de la magie cérémonielle, basée sur la tradition judéo-chrétienne, mais elles ne sont pas clairement ancrées dans une tradition païenne spécifique, bien que diverses influences soient évidentes.

La Wicca de Gardner était initiatique, et la Wicca gardnérienne continue de l’être – si l’on n’est pas membre, on ne peut pas participer. D’autres Traditions initiatiques furent englobées par Gardner comme des branches de l’Ancienne Religion. Enfin, d’autres apparurent, qui ne se déclaraient pas formellement de l’Ancienne Religion mais qui néanmoins en suivaient la voie et les pratiques. Toutes ces pratiques furent regroupées sous le terme Sorcellerie, qui devint synonyme de Wicca. De nos jours, ces deux termes sont fréquemment envisagés comme distincts, mais le débat continue de faire rage pour savoir qui est qui.

La Wicca est de toute évidence influencée par des traditions plus anciennes, païennes et non païennes, mais ce sont des morceaux, parfois petits, mis ensemble pour former de nouvelles significations et de nouveaux contextes. Les preuves manquent toujours en ce qui concerne l’existence de la Wicca dans les temps anciens, et cette spiritualité porte de nombreuses marques de pensée moderne, comme la Triple Déesse, qui fut exprimée pour la première fois en 1949. Même Gardner admettait que les rituels étaient « fragmentaires, » justifiant ainsi son besoin de les compléter par des choses plus modernes.

La pratique wicca

C’est avec grand plaisir que je lance les premières pistes du dossier de réflexion sur la Wicca. Lune se prête très gentiment à un jeu de questions/réponses pou fournir les premiers éléments. J’invite tous les wiccans qui passent par ici à répondre à la suite eux-même ou à me contacter.

Valiel : Quel est le but de la pratique wicca ? Est-ce plus une pratique dévotionnelle, ou plus une pratique sorcière ? (cf l’éternelle question, la wicca est-elle une religion ou une spiritualité ou une pratique?)

Lune : La Wicca est un culte à la nature. C’est aussi une religion à mystères, on y retrouve d’ailleurs les grandes caractéristiques de tout culte de ce type : initiations successives aux mystères, révélation personnelle de la nature secrète de la divinité, liberté, jurements, espoir pour l’aprés-vie.

La Wicca est un système sorcier, c’est-à-dire qu’il est à la fois magique et spirituel. À travers des rituels solaires et lunaires, ses adeptes célèbrent la nature, ses cycles et ses dieux sous les traits principaux d’une Déesse et d’un Dieu. La magie se pratique surtout lors des Esbats, pendant la pleine lune, lorsque la Déesse est invoquée dans le corps de la Prêtresse. Car c’est Elle qui enseigne la magie à ses « Enfants ». Elle peut également être invoquée lors de certains Sabbats.

Quand on étudie et pratique la Wicca telle qu’elle a été créée et transmise par Gerald Gardner à travers notamment son Livre des Ombres, ses grands buts et idéaux ressortent nettement, particulièrement à travers la Charge de la Déesse, qui est une invocation centrale au sein du culte : Bonheur, Amour, Sagesse, Connaissances, Liberté, Félicité, Joie, Extase, Plaisir, Fertilité. Et y pour parvenir, les huit sentiers sont utilisés et les rituels sont construits de façon à travailler sur soi-même (ombre, anima/animus, etc.).

Présentation du projet

Bonjour à tous !

Un petit mot rapide pour vous parler de ce projet. Parmi les gens qui suivent le site/blog, il y en a qui en avaient déjà entendu parler car je comptais faire un dossier spécial Hors Série pour Altar. Seulement voilà, c’était trop conséquent, je n’ai pas pu le faire quand j’y étais encore et avant la grande « pause » du zine. Comme j’ai complètement refait « la Voie des Dieux » dans un but vraiment didactique et de partage, je me dis que le mieux serait de le publier ici. Du coup vous avez peut-être remarqué l’apparition des catégories « Dossiers » avec des sous-parties pour chacun. Désormais vous pourrez voir la partie « Pèlerinage et lieux sacrés« . Je pense que le mieux pour moi sera de le faire en petit morceau, il y a aura plusieurs articles en fonction de comment j’avance mes recherches.

Et si je viens ici alors que je dossier est vide, c’est parce que je souhaite passer un appel à témoins ! J’aimerais rassembler ici des expériences diverses que vous avez faites.

  • Quelle a été l’expérience la plus marquante que vous avez faite du sacré d’un lieu ?
  • Quel lieu sacré reconnu avez-vous visité, et qu’avez-vous appris là-bas ? (quelle expérience du sacré, quelles réflexions etc)
  • Quelle expérience marquante du sacré avez-vous fait dans un lieu « non reconnu » ? Qu’avez-vous appris ?
  • Qu’est-ce qu’un lieu sacré ?
  • Qu’est-ce qu’un pèlerinage, pourquoi en effectuer un ?
  • Avez-vous déjà fait un pèlerinage vers un lieu sacré ? pouvez-vous nous raconter ?

Je suppose qu’on pourrait continuer longtemps comme cela, je souhaitais simplement vous guider, vous donner des pistes. Contactez-moi par mail : valiel [at] laposte.net

Appel à témoin sur la Wicca

Voilà encore un nouveau projet sur ce site, qui s’ajoute à la longue liste de mes attentes…

J’aimerais dans la mesure du possible avoir des dossiers complets avec des interventions extérieures. Le premier que je vous expose (puisque l’autre est encore en préparation) est le suivant : un « dossier » sur la Wicca. Ce mouvement est à la fois très connu, mais très mal connu. On a tous des idées, mais elles sont plutôt vagues, et donc éloignée de ce qu’est la Wicca. Sur divers forums et sites j’ai ainsi pu lire des postes bien véhéments, en tout cas plein d’incompréhensions. Parfois on peut donc sentir une sorte de « peur » des païens face à la Wicca. J’aimerais donc, et d’ailleurs avant tout pour moi-même car je ressens très bien mes propres lacunes, ouvrir une partie dédiée à ce courant. Et pour ce faire, j’aimerais faire appel à des croyants et praticiens wiccans eux-mêmes, pour tout reprendre.

Qu’est-ce que la Wicca ? (spiritualité, philosophie, essentiellement une pratique sorcière, etc)
Wicca vs paganisme ? (ressemblances, différences ; inclusion ou exclusion etc)
La « théologie » wicca (vision du divin : un monothéisme ? un dualisme ? autre ?)
Quelles pratiques ?
etc.

De sorte l’optique serait d’avoir à la fois la « théorie » de la wicca et aussi la vision personnelle de plusieurs wiccans. J’aimerais aussi beaucoup avoir quelques pistes de ressources sur ce sujet (des forums vraiment sérieux, éventuellement « costauds », et les livres de références ou à éviter)