« Coût » du Travail Magique

Un témoignage intéressant qui relève un « tabou » des pratiques magiques et sorcières. Tout le monde n’est pas d’accord sur ce point, certaines personnes réagissent assez violemment quand on leur parle de coût… d’autres prétendent qu’ils n’ont jamais eu de soucis. Mais ce texte-là recoupe des choses que j’ai vues et entendues, et il apporte de l’eau au moulin (avec un joli texte imagé).

Scáthcraft

Faute d’un meilleur titre…

Quelques lignes pour poser mes réflexions matinales. Je viens de passer plusieurs jours à faire un travail magique qui, depuis avant-hier, me fait payer l’addition. Le sort n’a rien d’extraordinaire (obtention d’un logement), je l’ai déjà effectué plusieurs fois et je sais qu’il fonctionne. Mais il a un coût, et c’est en discutant avec ma Soeur, hier soir, que me sont revenus les mots d’une discussion, postée il y a 12 ans sur le forum que nous animions… (texte complet )

On n’exerce pas la magie sans que cela soit sans conséquence, même si les actions entreprises le sont dans le sens du Bien. (…) Pratiquer un rituel, revient à plus ou moins manipuler des énergies, (pour qu’elles) prennent un autre chemin que celui qui était le leur à l’origine. Sans que l’on n’en ait forcément conscience, nous puisons dans notre propre capital pour…

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Introduction au Hoodoo

Voir le texte original de Carolina Gonzalez pour les anglophones.

Traduction avec l‘accord de l’auteur, à la condition qu’il ne soit pas reposté ou utilisé sans son accord écrit.

« Traditionnellement le Hoodoo est né aux USA autour du 19e siècle, bien qu’en raison de sa nature il soit difficile à dater. Par essence, il est aussi ancien que l’humanité, et il est formé principalement d’une combinaison :

– Du Catholicisme : la dévotion aux déités/saints catholiques, souvent un syncrétisme issu des conversions forcées des esclaves noirs. On trouve aussi l’usage de plusieurs Livres de la Bible comme Livres de Sorts. Utilisation des églises en tant des lieux sacrés.
– Des religions africaines : dévotion aux Dieux Yoruba (Santeria) et Ewe (Vaudoo), jets de sorts, spiritisme et rituels. Culte aux Orishas, Lwa et Esprits des Morts.
– Du chamanisme amérindien (ndt: je pense que cela recouvre le plutôt l’amérique latine) : culte à la Nature et ses plantes et animaux totems, utilisation de plantes médicinales locales et enthogènes, pratiques chamaniques.

Le Hoodoo n’est pas une religion, c’est une pratique. Il peut être adopté par les sorciers/ères de toutes traditions (paths), puisque toute déité peut être révérée dans cette forme de sorcellerie. Il n’a jamais été hiérarchique et n’a formé d’église (structure), bien que de grandes communautés puissent naître autour de certains praticiens. Quiconque appartement à une autre religion peut être un « Hoodooist » (praticien hoodoo) sans la quitter, puisque le Hoodoo n’interfèrent pas avec les croyances personnelles. Pour le Hoodoo, c’est qui compte ce sont les résultats.

Par dessus tout, Hoodoo est pratique/pragmatique. Il est centré sur des pratiques magiques traditionnelles qui marchent ensemble pour atteindre un but, et non sur la révérence à des divinités particulières, puisque chaque praticien construit son propre panthéon selon ses préférences. Sur l’autel Hoodoo vous pouvait trouver une statue de la Vierge Marie à côté d’un Shango africain, à côté d’une représentation d’une entité gardienne féérique. Bien sûr il y a des cultes qui ont acquis plus de renom tandis que d’autres restent locales, mais finalement Hoodoo est un représentant parfait de l’éclectisme : si ça marche, ça marche, peu importe d’où ça vient. L’essence de la pratique Hoodoo se trouvent à la fois les grimoires médiévaux et la tradition orale, associée à l’usage des Livres de Psaumes de la Bible, qui constituent effectivement les livres de sorts les plus utilisés. Personnellement je n’utilise pas l’imagerie ou les sorts catholiques dans mon art, mais j’ai connu beaucoup de praticiens qui les utilisent avec beaucoup de résultats.

Comme vous pouvez le voir, Hoodoo est un terme incroyablement large, puisqu’à chaque praticien correspond un Hoodoo. Dans ma façon personnelle de l’utiliser, je mêle beaucoup le travail avec les herbes médicinales locales et mon amour pour les cultes des afro-antillais (Afro-Caribbean – en provenance des Caraïbes à tendance noire) mais aussi ma connaissance de la sorcellerie de la Renaissance (ndt: ou bien la sorcellerie renaissante?), de la sorcellerie dianique et même du bouddhisme. En réalité, le Hoodoo est simplement de la magie populaire : une sorcière hoodoo crée des potions et des remèdes, conseille des gens inquiets, interroge des oracles pour voir l’avenir et essaie de vivre une existence sacrée…. comme toute autre sorcière. Pourquoi est-ce que je l’ai choisi pour me définir ? Parce que c’est au-delà de toute définition et de la religion. Parce qu’il vous faut le créer pour en faire l’expérience. Parce que c’est la pratique de la Magie en elle-même, libre de toutes entraves. »