Oberourien ar speredoù : travailler avec les Esprits

Parce que l’été fut intense et que nous sommes en forme ! Même si vous n’adhérez pas à tout, précipitez-vous sur cet article franc qui parle de la pratique avec les Esprits. Je suis toujours sidérée du courage qu’il faut pour écrire ce genre d’articles qui nous manque dans le milieu français (en imaginant que je ne suis pas la seule qui est intéressée par des lectures sur ce sujet). Moi-même je n’arrive plus à vous écrire grand chose d’autre que des sujets sur les cartes (et plus rien du tout depuis peu), mais je me reconnais bien là.

L e    C a i r n

Les Spirit Workers du XXIe en mode commando. Ah bon, ce n’est pas ça ? Les Spirit Workers du XXIe en mode commando. Ah bon, ce n’est pas ça ?

Ces dernières années, le fait de travailler avec les Esprits est devenu, sinon plus populaire, du moins nettement plus flagrant et exprimé, alors que c’était auparavant une pratique beaucoup plus silencieuse, et qui ne possédait pas nécessairement d’étiquette spécifique pour la qualifier. Avec l’influence grandissante d’un certain nombre de blogs anglo-saxons, le terme de « spirit-working » (travail avec les Esprits) est devenu courant, y compris dans le monde francophone.
Un soir d’août, pendant une sympathique discussion en bonne compagnie, pour rire, nous avons cherché une alternative à la dénomination anglaise de « spirit-worker » (parce que merde à l’hégémonie des ricains), et comme deux d’entre nous parlaient breton, les termes ont été cherchés dans cette langue. Littéralement, « oberourien ar speredoù » désignent les « ouvriers des Esprits ». Dans La légende de la Mort, Anatole Le Braz mentionne que l’Ankou est…

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Leurs murmures

Je me permets de rebloger cet excellent article qui évoque le rapport direct avec les Esprits (ça peut s’appliquer aussi aux Dieux). Ca permet d’agrandir le champ des possibles dans la série du MEME polythéiste et animiste sur la présence des Dieux et Esprits dans notre vie.

L e    C a i r n

River Spirit by Dan Jones

Ce sont leurs murmures qui viennent à moi, dans les situations les plus diverses.

Cette voix qui répète en boucle que je dois être à 15h à la mairie pour déposer un dossier. Et moi qui ait la flemme. Son énervement, palpable, tangible. L’heure qui tourne en boucle. Je renonce à comprendre, je me précipite. Arrivée à la mairie, à l’heure dite, on me dit que ce n’est que sur rendez-vous. Avant d’ajouter avec un sourire que j’ai beaucoup de chance, parce que justement la personne de 15h a annulé, et que je peux prendre sa place

C’est souvent.

Dans les situations sociales, où Ils prennent le relais de mon skill social quasi nul. Me demandant de me taire « NON, TA GUEULE, PAS CA ». Ou me soufflant des réponses.
Je ne sais jamais quoi faire de toutes façons, alors souvent, je les écoute.

C’est une…

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Quelques mots sur les réserves indiennes au Québec

Un article que je voulais réserver au départ pour mon forum sur les pratiques chamanique, et puis finalement il y aura peut-être quelques intéressés ici.

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Pas évidents de trier toutes mes pensées sur la question. Ce voyage au Québec a confirmé mes craintes : beaucoup d’attrape-nigauds et d’irrespect. Voici mon expérience tout à fait personnelle :

1°) En fait il faut ABSOLUMENT EVITER les grandes villes. Donc si vous allez à Québec, à moins de trouver un témoignage sûr, éviter toutes les réserves alentour. L’exemple de choix : la grande réserve bien fléchée de Wendake, n’y allez surtout pas ! J’ai failli vomir (au sens propre) en arrivant…. vite, vite, partons d’ici ! La réserve en-elle même ressemble à une banlieue US très riche ! Le centre historique a été reconstitué dans un très mauvais goût américain, exactement comme le soit-disant « site culturel / traditionnel huron » : on se croirait au parc Astérix. Sérieusement c’est véridique. Vous entrez dans un film holywoodien pour les couleurs, les costumes, les musiques etc. On vous fait l’animation, ça pue le mensonge et l’argent. La boutique pour touristes est gigantesque, et c’est ça qui m’a le plus écoeuré : des vieux partout, des français beaucoup… qui repartent avec 3, 4, 5 (!) sacs, gorgés à ras-bord ! Nan mais où est l’émerveillement, la sincérité, le reste ? Juste des souvenirs à la con, en prendre le plus possible… sans parler des arnaques sur les prix (malgré la boutique détaxée!) On vous vend des trucs HYPER chers bien qu’artisanaux… on vous vend aussi des choses qu’on trouve en fait dans toutes les boutiques de touristes des villes… un énorme choc, un état des faits que j’imaginais mais que j’espérais faux.

2°) Une réserve finalement c’est quoi ? Ben contrairement à l’image qu’on a en Europe de tout ça, une réserve ça n’est pas un parc avec une clôture… une réserve c’est un territoire, et les 2 où j’ai vu (quoique Wendake soit hyper kitsch et repérable), c’est simplement une banlieue, et dans une ville vous ne faites pas du tout la différence. Vous ne savez pas que vous êtes en territoire indien. Pas toujours administré par les Indiens eux-mêmes… le grand effort commun pour y arriver.

3°) Où aller alors ? Je pense qu’il faudrait regarder sur google si on trouve des témoignages sérieux. En tout cas soyons clairs : si vous passez rapidement au Québec, vous n’aurez pas le temps de voir une réserve. C’est gigantesque, il faut aller loin en voiture. Et donc, il faut aller dans les zones plus éloignées, moins touristiques pour avoir de l’authentique.

Ex : le cas magnifique que j’ai observé : le Lac St Jean (Pekuakami dans la langue), territoire indien, ville de Mashteuiatsh. http://www.mashteuiatsh.ca/communaute.php
Il y a tout simplement un modeste musée au bout d’un quai…. sauf qu’en fait ce musée est génial. Il présente beaucoup d’objets, de photos, de schémas, une excellente vidéo de « reconstitution » (plusieurs personnes contemporaines qui vont montre une journée sur la neige avec les gestes ancestraux), des tableaux, des frises… en fait c’est très complet et didactique. Je ne m’étais jamais vraiment rendue compte de la proximité avec la nature, du côté essentiel, du savoir faire, avant de voir tous ces objets en fourrure, en os, en poils, en bouleau, … incroyable. Tout devient réel, concret sous nos yeux. Il y a aussi une chouette histoire de la communauté innu, et c’est tout à fait contemporain : on nous présente leur combat pour l’indépendance, on nous présente les transmissions qui perdurent, l’art des jeunes indiens… Il y avait de la vie si vous voulez. La souplesse du temps, une entrée dans la modernité, avec persistance de la langue et des traditions. Une culture non pas reconstituée, non pas hollywood, une culture vivante, qui s’est transmise ! Ca résonnait d’intensité et de vrai. J’étais en contact avec quelque chose.

http://www.museeilnu.ca

4°) C’est aussi grâce à ce musée que j’ai commencé à comprendre la richesse de ces spiritualités et cultures ! Ca n’a pas de sens de tout rassembler sous « chamanisme amérindien »… Chaque ethnie = un terroir, une langue, une culture, une spiritualité, des mythes… Grâce aux témoignages de certains indiens qui expliquaient qu’ils se demandaient si les autres tribus possédaient x ou y geste/tradition, je me suis rendue compte que chacun était vraiment une structure close, auto-suffisante. Aussi ils ne se nomment pas chaman, ils ont d’autres mots dans leur langue.

Nota : j’ai d’ailleurs enfin compris le problème de notre envie moderne d’appartenir à ces vieilles traditions. Il faut vivre et naître dans cette culture et cette langue, sur le territoire, pour que ça ait un sens. Si on veut devenir x ou y, il faut partir, se rendre sur le territoire, y vivre et intégrer une communauté. Tout part de la terre et de la culture…

Ex perso : c’est ce contact avec le peuple indien innu – montagnais (d’ailleurs très étendu, j’ai rencontré seulement les indiens centrés au Lac St Jean) qui a réveillé quelque chose, en terme de compréhension et d’intégration. C’est comme si j’étais entrée dans un autre pays, et que je voyais bien sa spécificité. Après je pense qu’il y a eu une profondeur en plus… car cette visite clôturait une semaine de voyage (mini road trip) qui remontait depuis Québec, la côte, et le Fjord, un peu comme certains indiens… et toute la région du Fjord et du Lac, en voiture, c’était une immensité et une puissante très particulières. Donc en arrivant au musée, j’ai trouvé ces peuples qui habitent si bien cette terre. C’aurait été une autre ethnie, une autre terre, ça ne m’aurait sûrement pas parlé, mais là c’était la terre que j’avais visité et foulé pendant une semaine. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.

Quelques ressources persos sur le peuple innu, j’aimerais beaucoup explorer la question :
http://www.native-languages.org/montagnais.htm
http://www.native-languages.org/innu.htm
http://www.bigorrin.org/innu_kids.htm
http://www.native-languages.org/innu-legends.htm
http://www.native-languages.org/montagnais.htm
http://www.cslf.gouv.qc.ca/bibliotheque-virtuelle/publication-html/?tx_iggcpplus_pi4%5bfile%5d=publications/pubb133/b133ch6.html
http://www.innu-aimun.ca/modules.php?name=stories
http://www.native-languages.org/religion.htm
http://www.multiculturalcanada.ca/Encyclopedia/A-Z/a4/2

http://groups.yahoo.com/group/Babel/message/14189
http://esoterictexts02.tripod.com/InnuMythos.htm
http://books.google.ca/books?id=Zbp-tPLW00kC&pg=PA460&lpg=PA460&dq=Mishtapeuat&source=bl&ots=18teGpZQbO&sig=aoHISRpHkdxVwYtk5TYtSizD58Y&hl=en&sa=X&ei=NW1zUOvUCeTy0gG_sYCoDw&ved=0CEQQ6AEwBA#v=onepage&q=Mishtapeuat&f=false
http://www.nametauinnu.ca/fr/culture/spiritualite/tshakapesh