Exercice pour se connecter aux ancestres

Voici un très simple exercice de Flora Peterson, aka Charming Pixie Flora.

Voici la vidéo originale.

Pour les non anglophones voici la synthèse : donnez-vous cet objectif cette semaine, de prendre un peu de temps pour vous connecter à vos ancêtres. Pour cela, elle propose de sortir tôt avant le jour, le prendre une couverture au besoin, de prendre une tasse de thé/café, et d’aller regarder le soleil se lever. Se faisant, imaginez, ressentez en vous, que vous regardez se lever exactement le même astre que nos ancêtres regardaient avant vous. Et également le même astre se coucher tous les soirs. Ressentez cette énergie, et pensez ainsi que vous pourrez toujours facilement ressentir la connexion qui vous lie à vos ancêtres.

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Cycle de travail avec la lune par PixieFlora

Pour tous les anglophones assez expérimentés, vous pouvez directement regarder la vidéo de Flora Peterson :

(ou visionner directement dans Youtube)

Pour les autres, voici une synthèse/traduction.

Il s’agit d’un excellent cycle de travail que l’on devrait tous être capables de faire. J’ai eu honte en voyant la vidéo, car j’ai tout de suite penser « oohh nooonn… 29 jours d’affilée ? » Parce que je fonctionne à l’instinct, et qu’installer une pratique aussi régulière sur un temps « long » (un mois et pas 10 jours) est extrêmement difficile pour moi. Pourtant je me rends de plus en plus compte que faire place à de nouvelles habitudes est excellent. Comme se lever 20 minutes plus tôt, réussir à prier tous les matins ou tous les soirs… etc. Bref, je m’égare !

Voici le cycle : il s’agit de travailler pensant au moins 29 jours consécutifs avec la lune. Tous les jours, sortir à l’heure de lever de la lune pour « travailler ». (Nota : si vous ne savez pas quand se lève la lune, normalement on peut le trouver facilement sur Google.) En quoi consiste le travail ? Globalement :

  • Sentir la lune
  • Que ressentez-vous en ce moment ?
  • Comment elle vous affecte ?  Quels sentiments elle provoque en vous ? Du calme ? revitalisant ? etc
  • Quand vous vous connectez à l’énergie la lune, ressentez-vous plutôt « le dieu » ou « la déesse » ? (énergie divine masculine ou féminine) selon la phase bien sûr
  • Comment pouvez-vous utiliser ces émotions, énergies liées à la lune, à ses phases, au quotidien ?
  • Pouvez-vous ressentir ensuite la lune se lever avant de la voir ? sentez-vous ses énergies spécifiques selon ses phases ? (ressentez-vous le calme, l’énergie d’action etc)

Pourquoi faire ce travail ?

  • Avoir travaillé au moins une fois avec un cycle entier de lune
  • Avoir une connaissance beaucoup plus pointu de vous-mêmes, les effets concrets qu’a la lune sur vous
  • Avoir une connaissance plus aboutie des différentes phases de la lune, quelles énergies pour vous
  • Utiliser les énergies aux quotidiens

Cultiver sa relation au divin

Traduction de l’article écrit par Columbine. C’est un article basique, mais un bon rappel pour tous.

1.)  Le chant spontané – Je chantais sans arrêt quand j’étais enfant autrefois. Si bien que les jours passaient sans que je dise un seul mot : je les chantais. Bien qu’aujourd’hui je ne puisse pas chanter n’importe quand (et non seulement parce que ma voix n’est pas faite pour le chant), je trouve que de toutes les techniques que j’utilise pour atteindre cet état second, c’est la plus accessible et naturelle pour moi.

2.)  La danse spontanée –C’est une technique qui peut m’échapper si je ne fais pas attention, comme tous ceux qui ont déjà dansé pour leurs dieux pourront le confirmer. Les Dieux aiment énormément quand on danse pour eux, et ils pourront parfois inspirer une personne jusqu’à l’extase… ou jusqu’à renverser la table de la cuisine, selon ce qui vient en premier.

3.)  Simplement parler  –Certains disent que cela ne suffit pas, qu’avoir une conversation avec ses Dieux n’est pas assez formel, que l’on ne devrait pas de peur de le faire de travers. A mon avis, c’est absurde. Croyez-moi, il est mieux de faire ce que vous pouvez plutôt que de ne rien faire du tout. Nos Dieux méritent notre attention, et ils l’obtiendront par de multiples façons qui ne nous attirent pas, à moins que nous leur offrions un peu de notre temps, le son de notre voix, et peut-être un petit plaisir au moins sur une base semie-régulière.

4.)  Offrez ce que vous avez – Vous n’êtes pas obligé d’attendre de pouvoir acheter cette bouteille de vin hyper-chère. Buvez-vous du jus de pomme ? Du café ? Hermès aime le café, Apollon aussi (UPG). Cela nous coûte pas grand chose d’en partager un peu, si ? Parfois, ils demanderont directement ce que vous avez. Donnez-leur avec un cœur joyeux et révérencieux, et ils seront sûrement ravis de voir que vous les écoutez activement.

5.)  Donnez pour donner – Offrez aux Dieux votre coeur, votre amour, vous-mêmes, et ces petites gâteries merveilleuses par respect et affection pour ce qu’ils ont déjà apporté dans votre vie, ou pour l’abondance de la terre à laquelle ils ont pourvu, et non simplement parce que vous voulez quelque chose MAINTENANT.  Savoir vraiment apprécier est une chose simple et puissante.

Voici quelques façons dont j’honore les Dieux. J’ai eu de nombreuses expériences merveilleuses, et de grands succès en utilisant ces méthodes simples. Elles ne sont peut-être pas extraordinaires ou originales, mais les Dieux répondent à la sincérité, et ces méthodes ont au moins le mérite d’être sincères.

 

Les Dieux et les Esprits ont toujours raison

[Sujet posté en traduction puisque je l’avais écrit en anglais pour mes locuteurs étrangers, et l’ai donc traduit et adapté. Maintenant je le classifie également dans une partie plus représentative.]

… Simplement nous n’interprétons pas correctement.

Voilà une phrase très contestable, mais à dessin en réalité, comme souvent maintenant vous l’aurez compris pour faire réfléchir. Les Esprits et les Dieux nous dupent parfois, on le sait, soit pour être taquins (ou méchants), soit pour nous tester. Maintenant, la plupart du temps quand ils nous envoient une vision ou un message, je pense que c’est toujours « la vérité ».

En tout cas pour ma part, je crois que cela a été le cas depuis le début. J’ai alors repensé à une expérience que j’avais eu six mois auparavant et que j’avais oublié [note: moment d’écriture de l’article, Fev 2011] : un shapeshifting avec la fourmi que j’avais cru sans importance, ou pas spécialement un message avec une signification précise, envoyé par les Esprits avec un but. Pourtant cela c’est révélé à un moment particulièrement crucial : lors de mon retrait de l’Internet et de la ville (comme grande ville et comme paysage urbain) pendant mes vacances, le séjour annuel pendant lequel je disparais dans la nature et la contemplation. Je réfléchissais pendant cet été de mon année passée et de mes errances au sujet des Dieux (prêtrise) et de mon chemin spirituel. C’était une après-midi passée au soleil dans le jardin, pieds nues je crois dans le sable, et je me demandait si j’avais la force et le culot d’embrasser les fonctions spirituelles auxquelles j’aspirais (et qui m’étaient désignées), quand en un instant j’ai fait ce « shifting » très court mais incroyablement intense : je me suis retrouvée dans la « peau » d’une fourmi. J’étais alors minuscule, et l’entreprise envisagée me semblait alors bien trop énorme, et je me suis sentie ridicule, décalée, et comme si mon égo avait pris le pas sur moi. A ce moment là j’ai alors décidé de prendre ce signe comme suit : le besoin de travailler dans l’ombre comme une petite fourmi qu’on ne remarque pas, d’apprendre l’humilité et d’être loin des projecteurs.

Mais au mois suivant, en Août, en discutant avec Sannion, je lui ai parlé de cette expérience et il m’a confié une autre perspective, qui a été confirmé plusieurs fois il y a un mois :

« La fourmi est en effet une petite et humble créature – mais ce n’est pas ce qui se remarque le plus à leur propos, ou du moins pas pour les anciens. La fourmi dévoue sa vie entière, son être entier, à son travail/charge. Elle n’a aucune intérêt, aucun liens sociaux en dehors du travail qu’elle effectue. Elle est continuellement entrain de faire des stocks de nourriture, de construire des tunnels, etc. pendant que les autres insectes jouent. Peut-être que cette vision indique que c’est la même chose que la voie de la prêtrise que tu devrais poursuivre, une voie de service et de dévouement. »

Alors finalement, avec les signes, je me dis que ça ne devait pas être une expérience au hasard, qu’il y avait réellement un test et un message des Esprits et des Dieux (abandonner ou continuer?) et que je l’ai mal interprétée sur le moment. Et alors ? Et bien comme je doutais ils sont revenus avec précipitation pour me montrer directement ce que j’aurais dû voir, cette fois-ci sans ambiguïté. Mon « camarade » Sannion avait raison depuis le début : la fourmi est une métaphore du labeur, de mon chemin spirituel à venir. Une vie très difficile de complet service et dévouement, qui se construit sans cesse, avec des responsabilités, parce qu’ils ont choisi cela pour moi, et que j’ai les capacités.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Une mise en garde très intéressante (qui est en fait un rappel) trouvée sur le blog d’un praticien anglophone. Elle est assez connue, mais bien trop souvent occultée ou refoulée, alors je poste ici une courte traduction pour vous rappeler d’avoir toujours à l’esprit un petit post-it mental…

Pourquoi « l’enfer est pavé de bonnes intentions? » Pour débusquer un cliché !

Dans les domaines magique et spirituel, les gens oublient bien trop souvent que même pour envoyer de l’énergie positive il faut demander l’autorisation. L’énergie reste un flux extérieur étranger, et même s’il se veut positif, il peut arriver sans que la personne soit d’accord, ou au mauvais moment, etc. Pour tout travail magique et énergétique, il est impératif de penser à rester à votre place et à ne pas outrepasser la volonté d’autrui sous prétexte de l’aider. Parfois malgré toute la bonne volonté du monde vous pouvez faire du mal.C’est une question d’éthique, c’est la première base.

Un extrait de l’article original, par Wintersong Tashlin pour y réfléchir (traduction au-dessous):

If our Work can help and heal, then it can also harm. Without water, life could not exist on our planet, but trying telling people in Northern Japan or the banks of the Mississippi River that water can do no harm because it is good. As a shaman, magician and healer, I would never dismiss the good that energy work can do. However, while insulin injections can be vital to staying alive for a diabetic, walking up to a friend and plunging a syringe full into their side would be dangerous, and undeniably constitute assault. When one decides to push Reiki or other forms of energy into another person without their conscious consent, that is exactly what is happening.

When a massage therapist decided to do energy work during a session to “cure” my shamanism, that was a violation.

It took weeks to repair the damage done.

When an acquaintance pushed Reiki into my chest during a friendly hug, that was a violation.

The energetic modifications made by my Lady cause an adverse reaction to that form of energy. I was made ill enough to require the skills of a healer familiar with the quirks of my energy system.

When I was waiting on a cancer diagnosis that fortunately never came, the unsolicited “healing energy” sent by strangers and Facebook friends was a violation.

It is widely known that general “healing” energy can make cancer worse. Energy healing of cancer is a specialized skill that few possess.

When an energy healer decided to “fix” a transgender client of a colleague of mine, that was a horrific violation.

One which nearly led to suicide and took the resources of a shaman skilled with the spiritual and energetic nature of gender to repair.

When non-consensual energy work is done on anyone with the capacity to consent, that is a violation.

The ends do not justify the means.

[…]

We need to stop drawing emotional distinctions between the physical body and the energy body. It is my fervent belief that the majority of people who frequently violate another’s energy body, would never do the same to their physical self.

Traduction personnelle :

« Si notre travail peut aider et guérir, il peut aussi blesser. Sans eau, la vie ne pourrait pas exister sur notre planète, mais allez dire aux habitants du Nord du Japon ou des rives du Mississipi que l’eau ne peut pas faire de mal puisqu’il est le bien. En tant que chaman, magicien et guérisseur, je ne rejetterai jamais le bien qui peut résulter du travail énergétique. Cependant, tandis que les injections d’insuline sont vitales à un diabétique pour survivre, aller vers un ami et lui injecter une seringue pleine serait dangereux, et constituerait une agression indéniable. Lorsque quelqu’un décide d’envoyer de force de l’énergie reiki ou toute autre forme d’énergie à quelqu’un sans son accord conscient, c’est exactement ce qu’il se produit.

Quand un masseur décida de faire un travail énergétique pendant un rendez-vous pour « guérir » mon chamanisme, c’était un viol.

Cela m’a pris des semaines pour réparer les dommages infligés.

Quand une connaissance m’a envoyé du reiki au niveau de la poitrine lors d’ une embrassade amicale, c’était un viol.

Les modifications énergétiques engendrées par mon amie causent une réaction indésirable (ndt:négative, presque contraire) de cette forme d’énergie. J’ai été rendu suffisamment malade pour avoir besoin des compétences d’un guérisseur habitué aux excentricités de mon système énergétique.

Quand j’ai attendu le diagnostique d’un cancer qui n’a heureusement jamais été avéré, l’énergie « guérisseuse » envoyée par des étrangers et des amis sur Facebook était une violation.

Il est largement connu qu’une énergie « guérisseuse » générale (ndt: vague) peut aggraver un cancer. L’énergie de guérison du cancer est une compétence très spéciale que peut possède.

Quand un guérisseur énergétique décida de « régler » (ndt: réparer, guérir) un client transgenre (ndt: ‘transgender’, 3e sexe), c’était une violation horrifiante.

Une violation qui mena presque au suicide, et qui demanda les ressources d’un shaman qualifié dans le domaine de la nature spirituelle et énergétique des genres pour tout réparer.

Quand un travail énergétique non-consensuel a lieu sur n’importe quelle personne qui serait capable de consentir, c’est une violation.

La fin ne justifie pas les moyens.

[…]

Nous devons arrêter de procéder à une distinction émotionnelle entre le corps physique et le corps énergétique. Je crois fermement que la majorité des gens qui violent fréquemment le corps énergétique d’autrui ne feraient jamais la même chose sur un corps physique »

Le paganisme « sombre »

(Traduction publiée originellement pour « la Caverne de la Déesse Sombre »)

Qu’est-ce que le paganisme sombre ?

On me demande souvent ce que j’entends par « paganisme sombre » et la plupart du temps je donne une réponse différente en fonction du contexte dans lequel est posée la question. Dans mon livre, « Out of the Shadows : An Exploration of Dark Paganism and Magick » (« Hors des Ténèbres : une exploration du paganisme sombre et de la magie »), au lieu de le définir d’entrée de jeu, j’explore les divers aspects du sombre et comment cela s’applique au paganisme et même à la spiritualité en général. Je l’ai fait volontairement mais le visiteur ordinaire de darkpagan.com (païensombre.com) apprécierait probablement une approche plus directe et formelle.

Grâce à l’étude des nombreuses formes du paganisme sombre je peux affirmer sans risque qu’il s’agit d’une des définitions suivantes selon l’individu (ou plus vraisemblablement d’une combinaison). Le fait que le paganisme sombre ait une signification propre à l’individu est très important et prendra plus de sens à la fin de cet essai.

1) Le Paganisme Sombre est un mouvement au sein du paganisme moderne qui revendique la part sombre de la polarité lumineuse/sombre qui a été reniée ou ignorée par ceux qui ont confondu cette polarité avec la dualité éthique de la culture judéo-chrétienne. Le Sombre n’est pas la même chose que le mal. Cette confusion a été causée par l’accroissement de la popularité des religions païennes, particulièrement de la wicca, et par un manque d’apprentissage formel et d’initiation digne de ce nom. (Par « initiation » je fais référence au processus interne que dont fait l’expérience aussi bien un païen solitaire que le membre d’un groupe, et non le rite initiatique lui-même qui correspond à peine l’événement) Sans une telle initiation le praticien reste coincé dans le cadre mental dualiste de sa religion d’origine et interprète mal les concepts de polarité que l’on trouve dans le paganisme. Une telle revendication du sombre comprend l’acception de notre Ombre : les aspects négatifs (généralement) de nous mêmes que nous refusons (souvent inconsciemment) d’accepter comme étant une partie de notre être. Ces Païens Sombres remettent en question la pensée contemporaine pour s’assurer que les croyances d’une personne sont réelles et pas
simplement le résultat d’une répression ou d’un conditionnement. Il est important de le remettre en question puisque cela nous permet de penser et de réfléchir sur ce que nous croyons et cela aide à renforcer croyances profondes dans la manœuvre.

2) Le Paganisme Sombre est l’intégration de l’imagerie sombre, comme l’imagerie gothique, qui tend à avoir un thème lié à la mort. Ces Païens Sombres ne sont pas obsédés par la mort mais plutôt fascinés et attirés par son symbolisme archétypal. A travers l’imagerie sombre l’individu est rendu plus conscient de lui-même et du caractère sacré de la vie, aussi bien que de l’importance de la vivre le plus pleinement possible tout en restant toujours fidèle à ce qui nous sommes. L’accent est mis sur l’exploration de soi, l’empowerment et l’expression.

3) Le Paganisme Sombre est une forme de paganisme qui honore et s’identifie à des déités de nature plus sombre. Ces déités sont souvent associées à la mort, la guerre, la magie, ou d’autres forces primaires et incontrôlables que de nombreux païens modernes craignent ou considèrent comme tabou. Les déités sombres comprendraient Kali, Hades, Seth, Loki et Hécate (particulièrement dans l’aspect de la Crone/Vieille).

4) Le Paganisme Sombre est une forme de paganisme qui a des liens de parenté avec l’approche interne ou « sombre » de la spiritualité souvent considérée comme une Voie de la Main Gauche. Comme je l’explique dans [mon livre] la spiritualité peut être approchée de deux façons : intérieurement ou extérieurement. L’approche interne met l’accent sur le Soi. Les concepts de déité et d’éthique sont moins mis en valeur ou s’appuient sur la perception et l’expérience personnelle. C’est une approche générale d’une Voie de la Main Gauche. L’approche externe fonctionne à l’intérieur d’un ensemble de structures. La Déité est définie, les pratiques religieuses sont plus structurées, et l’éthique est fixée par une figure d’autorité extérieure et généralement très spécifique dans les détails du comportement approprié. C’est l’approche générale d’une Voie de la Main Droite. Les deux approches ont leur place : certains travaillent mieux avec une approche rigide et structurée tandis que d’autres travaillent mieux à travers une expérimentation hautement personnelle. De ce point de vue, le Paganisme Sombre distinguent à peine les païens qui pratiquent avec une approche interne de ceux qui pratiquent avec une approche externe, puisqu’il y a des différences inhérentes dans la façon de pratiquer. Un chemin spirituel qui suit une approche interne encourage à explorer les aspects sombres que la société ou une culture catalogue comme tabou de sorte que nous puissions arriver à nos propres conclusions. Ce faisant, les païens sombres se libèrent eux-mêmes du conditionnement social qui étouffe souvent l’expression personnelle et l’individualisation puisqu’ils s’efforcent de devenir plus [color=darkred]entiers[/color] (whole). Ainsi le Paganisme Sombre peut être défini comme toute forme de paganisme qui est pratiqué sous la perspective d’une Voie de la Main Gauche.

Toutes les définitions ci-dessus aident à expliquer ce qu’est le Paganisme Sombre en s’arrêtant superficiellement sur la nature de son approche. Ces définitions tendent à se recouper les unes les autres et tandis que certains païens sombres peuvent correspondre à toutes ces définitions, d’autres ne correspondront qu’à une seule. De même que le Sombre, le Paganisme Sombre ne peut pas être défini aisément. La cause en est que le Sombre est par nature lié à notre inconscient et est ainsi très personnel. C’est dans la nature du Sombre de toujours rester insaisissable à une stricte délimitation. Plus on essaie de le définir et plus on s’en éloigne. Comme le Tao de la pensée taoïste, le Sombre doit être expérimenté pour être compris. Il doit être embrassé et intégré dans notre être pour être apprécié. Essayer de lui apporter « la lumière de la raison » ne fait que nous éloigner de lui.

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John J. Coughlin est le rédacteur en chef du guide du NYC Pagan Resource et auteur du livre « Out of the Shadows: An Exploration of Dark Paganism and Magick (« Hors des Ténèbres : une exploration du paganisme sombre et de la Magie »). Visitez http://www.waningmoon.com pour plus d’informations ou contacter l’auteur en allant sur JohnCoughlin.com

Article original

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Notes : l’empowerment… Concept tellement important qu’il est gardé en français. Essayer de trouver une traduction.
http://1libertaire.free.fr/PuissancedeSoi.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Empowerment
http://fr.wikipedia.org/wiki/Empowerment

Retrouver l’esprit celte

Déjà paru sur l’ancienne version du blog. Il me semble par contre qu’il y a quelques fautes d’orthographes à corriger… Le texte original en premier, pour les anglophones, puis la traduction.


What elements are required to make a path true to the Celtic spirit?

I think that there are several. The more of them you have, the closer you get, in my opinion.

First is reverence for Celtic deities. This is easy, and pretty widespread, even among groups that are not really Celtic in focus. Lots of purely Wiccan groups, for instance, revere Celtic Gods and Goddesses, without fulfilling any of the other possible criteria.

Second, connection with ancestors and land spirits. This one is pretty generic and needs to be taken in combination with several other things, because ancestor worship and reverence for land spirits happens in most old Pagan cultures. I would suggest that this connection and reverence must happen in a style not unlike that shown in Evans-Wentz’s « The Fairy Faith in Celtic Countries » for it to be seen as a continuation of the Celtic spirit. We can carry it forward into a modern Celtic spirit by having a general love and reverence for the earth and its creatures. A deep appreciation of nature is revealed in early Celtic nature poetry from Ireland and Wales.

Third, poetry as intrinsic to the structure of magick. Lorax and I have done a number of rants on poetry here. We’re not talking about lame moon/June/tune rhymes, but about the kind of poetry that stirs up fire in the soul, the kind that speaks power in its descriptions and its focus. The sort of poetry that sucks you in and churns your guts. Although we often get clinical in our writing, we also try hard to make much of our writing lyrical in that sense. I hope that we sometimes succeed. In addition to poetry as magick, there was also respect for poetry as a social mechanism; it offered praise for those who were worthy, and satire and scorn for those who were not. It isn’t just the reading of poetry, but the making of poetry that is important. Celtic Pagans must be poets, even if they aren’t great poets.

Fourth, a connection with the past. The Celts had a reverence for history, and that reverence is a part of the Celtic spirit, I believe. For some, this connection comes through physical ancestry. For others, it comes through study of history. Some people get it through connecting with the feeling of the myths. Other folks get it in other ways. I think that this is why we have such heated debates here about the importance (or lack thereof) of sticking to historical fact. We all recognize that something from the past is speaking to us strongly, but we disagree about the methods of judging its veracity and usefulness.

Fifth, a sense of early Celtic cosmology; doing things in terms of three realms rather than the classical Greek four elements, using Celtic symbols like triskeles and spirals rather than pentagrams, celebrating Celtic holidays rather than (or more deeply than) the holidays of other religions, threes and nines as ritually important, use of a sacred/cosmic tree and well combination. Much of this cosmology has had to be painstakingly reconstructed from fragmentary hints, and it goes back again to the argument that historical research is important to learning about and preserving the Celtic spirit.

Sixth, I think that inclusiveness is important. We can’t rely on genealogy or geography to determine who is Celtic. The historical Celts roamed all over Europe, and lands beyond. Anyone worthy might be taken into the tribe through marriage or adoption. The Celts are roaming still, moving to America, Australia, and other widely diverse lands. And they’re still taking people in through marriage and adoption.

Seventh, respect for women was a definite part of the Celtic spirit. While Celtic women didn’t have it perfect, they were far better off than their Greek and Roman counterparts. Likewise, respect for and acceptance of gays and lesbians seems important. There is certainly text evidence for men loving men in early Celtic society. Women were not as often written about, but I think it is safe to assume that women had similar choices open to them.

Eighth, an appreciation of the complex and intricate. This is found in Celtic art, law, myth and poetry. The classical historians noted that the Celts spoke in riddles and loved to obfuscate. Wordplay and veiled reference were common.

Ninth, personal responsibility and a deep sense of self are a part of the Celtic spirit. Boasting and personal pride are evident in every Celtic tale. Sometimes it went overboard, so of course, like some other things (head hunting, etc), we have to be careful not to get too deeply into it. I think that some of us do act on this Celtic instinct, and that’s why we often have heated debate on this list. So long as it doesn’t get out of hand, I find it encouraging and a growth-oriented activity. Spirited argument was a part of the poet’s duty, and was one of the ways in which the younger poets learned from the older. Along with this, I would say that the Celtic spirit includes a strong sense of ethics about what is right and what is wrong. The Celts were not an « anything goes » kind of people. They had a very complex body of laws governing what was appropriate and what was not. Celtic Pagans need both a strong sense of personal responsibility and a code of personal and social ethics in order to carry the Celtic spirit forward.

http://www.seanet.com/~inisglas/index.html

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[Ma Traduction, complète mais faite rapidement, il reste des maladresses]

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple, révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans « La Croyance en la féérie dans les pays celtiques » de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement]. Nous pouvons le « transporter » dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence « globaux » envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme « la lune faible »/ »Juin »/ »son » [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs « homologues » grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. La vantardise et l’orgueil sont clairement visibles dans tous les contes celtes. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (« chasse de tête » etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument « animé » [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.

Je ne peux pas actuellement partager avec vous mes réflexions profondes sur ces lunes, car elles sont encore trop intimes quelque part, je n’arrive pas à les mettre à distance. Seulement avec ces chapitres sur l’Année Celtiques (les fêtes) et le temps celtique (le calendrier), ça donne beaucoup à réfléchir en réalité. Je bloquais beaucoup, car je trouve ces parties trop théoriques, je ne voyais pas du tout comment les travailler puisqu’il n’y avait aucun exercice particulier à faire. J’étais plutôt troublée par ces données assez historiques, et je ne voyais pas comment m’en servir. Justement, c’est ce décalage qui m’a fait me poser beaucoup de questions, et qui m’a permis d’aller plus en profondeur… Qu’est-ce que que vivre sa spiritualité comme un celte ? Quelle part de sacré, quelle part de profane ? Quelles fêtes et quels noms employer ? Quelle représentation du temps ? J’ai été complètement sidérée de voir que le dernier article d’Hédéra (prêtresse vs sorcière round 2) rejoint finalement mon trouble sur le fond… Incroyable. Mais c’est un peu long à expliquer ici et ça n’est pas tellement le but (et trop personnel encore donc).

Je vais plutôt vous exposer ici un texte d'<strong>Eryn Rowan Laurie</strong> qui coïncide énormément avec ma vision du « celtisme ». Son titre original « <strong><em>Following a celtic path</em></strong> », soit « suivre une voie celte/celtique ». La traduction viendra seulement plus tard, désolée pour les non-anglophones.

<em>What elements are requ</em><em>ired to make a path true to the Celtic spirit? </em>

<em>I think that there are several. The more of them you have, the closer you get, in my opinion.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>First is reverence for Celtic deities</span>. This is easy, and pretty widespread, even among groups that are not really Celtic in focus. Lots of purely Wiccan groups, for instance, revere Celtic Gods and Goddesses, without fulfilling any of the other possible criteria.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Second, connection with ancestors and land spirits.</span> This one is pretty generic and needs to be taken in combination with several other things, because ancestor worship and reverence for land spirits happens in most old Pagan cultures. I would suggest that this connection and reverence must happen in a style not unlike that shown in Evans-Wentz’s « The Fairy Faith in Celtic Countries » for it to be seen as a continuation of the Celtic spirit. We can carry it forward into a modern Celtic spirit by having a general love and reverence for the earth and its creatures. A deep appreciation of nature is revealed in early Celtic nature poetry from Ireland and Wales.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Third, poetry as intrinsic to the structure of magick</span>. Lorax and I have done a number of rants on poetry here. We’re not talking about lame moon/June/tune rhymes, but about the kind of poetry that stirs up fire in the soul, the kind that speaks power in its descriptions and its focus. The sort of poetry that sucks you in and churns your guts. Although we often get clinical in our writing, we also try hard to make much of our writing lyrical in that sense. I hope that we sometimes succeed. In addition to poetry as magick, there was also respect for poetry as a social mechanism; it offered praise for those who were worthy, and satire and scorn for those who were not. It isn’t just the reading of poetry, but the making of poetry that is important. Celtic Pagans must be poets, even if they aren’t great poets.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Fourth, a connection with the pas</span>t. The Celts had a reverence for history, and that reverence is a part of the Celtic spirit, I believe. For some, this connection comes through physical ancestry. For others, it comes through study of history. Some people get it through connecting with the feeling of the myths. Other folks get it in other ways. I think that this is why we have such heated debates here about the importance (or lack thereof) of sticking to historical fact. We all recognize that something from the past is speaking to us strongly, but we disagree about the methods of judging its veracity and usefulness.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Fifth, a sense of early Celtic cosmology</span>; doing things in terms of three realms rather than the classical Greek four elements, using Celtic symbols like triskeles and spirals rather than pentagrams, celebrating Celtic holidays rather than (or more deeply than) the holidays of other religions, threes and nines as ritually important, use of a sacred/cosmic tree and well combination. Much of this cosmology has had to be painstakingly reconstructed from fragmentary hints, and it goes back again to the argument that historical research is important to learning about and preserving the Celtic spirit.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Sixth, I think that inclusiveness is important</span>. We can’t rely on genealogy or geography to determine who is Celtic. The historical Celts roamed all over Europe, and lands beyond. Anyone worthy might be taken into the tribe through marriage or adoption. The Celts are roaming still, moving to America, Australia, and other widely diverse lands. And they’re still taking people in through marriage and adoption.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Seventh, respect for women was a definite part of the Celtic spirit</span>. While Celtic women didn’t have it perfect, they were far better off than their Greek and Roman counterparts. Likewise, respect for and acceptance of gays and lesbians seems important. There is certainly text evidence for men loving men in early Celtic society. Women were not as often written about, but I think it is safe to assume that women had similar choices open to them.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Eighth, an appreciation of the complex and intricate</span>. This is found in Celtic art, law, myth and poetry. The classical historians noted that the Celts spoke in riddles and loved to obfuscate. Wordplay and veiled reference were common.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Ninth, personal responsibility and a deep sense of self are a part of the Celtic spirit</span>. Boasting and personal pride are evident in every Celtic tale. Sometimes it went overboard, so of course, like some other things (head hunting, etc), we have to be careful not to get too deeply into it. I think that some of us do act on this Celtic instinct, and that’s why we often have heated debate on this list. So long as it doesn’t get out of hand, I find it encouraging and a growth-oriented activity. Spirited argument was a part of the poet’s duty, and was one of the ways in which the younger poets learned from the older. Along with this, I would say that the Celtic spirit includes a strong sense of ethics about what is right and what is wrong. The Celts were not an « anything goes » kind of people. They had a very complex body of laws governing what was appropriate and what was not. Celtic Pagans need both a strong sense of personal responsibility and a code of personal and social ethics in order to carry the Celtic spirit forward.</em>
<h5>http://www.seanet.com/~inisglas/index.html</h5&gt;
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<em>[Ma Traduction, complète mais faite rapidement, il reste des maladresses]</em>

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple,  révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans « La Croyance en la féérie dans les pays celtiques » de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement].  Nous pouvons le « transporter » dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence « globaux » envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme  « la lune faible »/ »Juin »/ »son » [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs « homologues » grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. La vantardise et l’orgueil sont clairement visibles dans tous les contes celtes. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (« chasse de tête » etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument « animé » [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.