Les Dieux et les Esprits ont toujours raison

[Sujet posté en traduction puisque je l’avais écrit en anglais pour mes locuteurs étrangers, et l’ai donc traduit et adapté. Maintenant je le classifie également dans une partie plus représentative.]

… Simplement nous n’interprétons pas correctement.

Voilà une phrase très contestable, mais à dessin en réalité, comme souvent maintenant vous l’aurez compris pour faire réfléchir. Les Esprits et les Dieux nous dupent parfois, on le sait, soit pour être taquins (ou méchants), soit pour nous tester. Maintenant, la plupart du temps quand ils nous envoient une vision ou un message, je pense que c’est toujours « la vérité ».

En tout cas pour ma part, je crois que cela a été le cas depuis le début. J’ai alors repensé à une expérience que j’avais eu six mois auparavant et que j’avais oublié [note: moment d’écriture de l’article, Fev 2011] : un shapeshifting avec la fourmi que j’avais cru sans importance, ou pas spécialement un message avec une signification précise, envoyé par les Esprits avec un but. Pourtant cela c’est révélé à un moment particulièrement crucial : lors de mon retrait de l’Internet et de la ville (comme grande ville et comme paysage urbain) pendant mes vacances, le séjour annuel pendant lequel je disparais dans la nature et la contemplation. Je réfléchissais pendant cet été de mon année passée et de mes errances au sujet des Dieux (prêtrise) et de mon chemin spirituel. C’était une après-midi passée au soleil dans le jardin, pieds nues je crois dans le sable, et je me demandait si j’avais la force et le culot d’embrasser les fonctions spirituelles auxquelles j’aspirais (et qui m’étaient désignées), quand en un instant j’ai fait ce « shifting » très court mais incroyablement intense : je me suis retrouvée dans la « peau » d’une fourmi. J’étais alors minuscule, et l’entreprise envisagée me semblait alors bien trop énorme, et je me suis sentie ridicule, décalée, et comme si mon égo avait pris le pas sur moi. A ce moment là j’ai alors décidé de prendre ce signe comme suit : le besoin de travailler dans l’ombre comme une petite fourmi qu’on ne remarque pas, d’apprendre l’humilité et d’être loin des projecteurs.

Mais au mois suivant, en Août, en discutant avec Sannion, je lui ai parlé de cette expérience et il m’a confié une autre perspective, qui a été confirmé plusieurs fois il y a un mois :

« La fourmi est en effet une petite et humble créature – mais ce n’est pas ce qui se remarque le plus à leur propos, ou du moins pas pour les anciens. La fourmi dévoue sa vie entière, son être entier, à son travail/charge. Elle n’a aucune intérêt, aucun liens sociaux en dehors du travail qu’elle effectue. Elle est continuellement entrain de faire des stocks de nourriture, de construire des tunnels, etc. pendant que les autres insectes jouent. Peut-être que cette vision indique que c’est la même chose que la voie de la prêtrise que tu devrais poursuivre, une voie de service et de dévouement. »

Alors finalement, avec les signes, je me dis que ça ne devait pas être une expérience au hasard, qu’il y avait réellement un test et un message des Esprits et des Dieux (abandonner ou continuer?) et que je l’ai mal interprétée sur le moment. Et alors ? Et bien comme je doutais ils sont revenus avec précipitation pour me montrer directement ce que j’aurais dû voir, cette fois-ci sans ambiguïté. Mon « camarade » Sannion avait raison depuis le début : la fourmi est une métaphore du labeur, de mon chemin spirituel à venir. Une vie très difficile de complet service et dévouement, qui se construit sans cesse, avec des responsabilités, parce qu’ils ont choisi cela pour moi, et que j’ai les capacités.

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La déferlante des Dieux

Voilà une idée qui me plaît bien tiens, je cherchais un titre, et je viens de trouver vite fait une belle étiquette conceptuelle pour expliquer cette expérience. Plusieurs personnes sont venues me voir à ce sujet, donc comme pour le problème des Patrons qui disparaissent, hop, je vous fais un petit sujet de synthèse. J’espère que ce sera clair.

Si vous êtes nouveau dans le paganisme et la spiritualité, vous ne comprendrez probablement pas de quoi je parle, mais qui sait, ça vous servira peut-être plus tard. Cet article est destiné aux gens païens, polythéistes, qui sont en relation avec des Dieux, pour qui la reliance est une base à la fois de croyance et de pratique. Il arrive un moment où l’on se pose la question des guides pour notre cheminement, des Dieux dits Guides, ceux qui sont là pour veiller sur nous, et des Dieux dits Patrons, ceux qui nous choisissent pour nous enseigner des choses précises et que nous acceptons de suivre ou pas. Parfois le choix de la divinité patronne est très difficile. Mais aussi le fait qu’on souhaite également « prendre connaissance » / »reconnaître » les divinités guides qui nous accompagnent depuis notre « renaissance » (à la spiritualité). Or, justement, parfois on ne comprend plus rien. Parfois il arrive qu’on voie des Dieux partout, en très grand nombre, et des Dieux très différents (pour les domaines mais aussi pour les panthéons) : c’est ce que j’appellerai la déferlante des dieux. Une sorte de tourbillon de divinités qui semblent sorties de nulle part. Et qui ne sont juste une série de signes, mais bien des ressentis intenses et profonds, des sortes de « révélations » à chaque fois. Est-ce normal ? D’où vient ce phénomène ?

D’après ma propre expérience et ce que j’ai pu lire d’autres praticiens, y compris des gens « plus expérimentés », et des « prêtres » et autres, cela peut arriver régulièrement, ou en tout cas, plus qu’on ne le pense. C’est un fait qui est assez simple, et qu’on reconnaît plus facilement pour le monde des Esprits, mais ça marche pareil pour celui des Dieux : à partir du moment vous êtes sincères et choisissez d’approfondir la quête, vous êtes remarqués. Comme le disait un anglophone, soit Sarah, soit Dver, c’est comme si une grosse flèche néon « je suis connecté » s’allumait au-dessus de votre tête. On prêtera un oeil pour vous suivre de loin. Maintenant, si vous travaillez en plus vos capacités mentales, psychiques et spirituelles, ça va s’intensifier. Logiquement c’est ce qu’il faut faire pour trouver ses Guides et ses Patrons, il faut s’ouvrir. Mais justement, par cette occasion, il y a plein d’autres Dieux qui peuvent choisir de se glisser là. Des Dieux qui vous apprécient particulièrement, mais justement, mais justement, pas forcément. Des Dieux qui souhaitent avoir plus de « visibilité », des dieux qui voient en vous un bon croyant et qui aimeraient bien que vous leur rendiez un culte… etc. Donc à ce niveau, des Dieux que vous n’aviez jamais étudiés/connus/appréciés peuvent se révéler d’un coup, et tous en même temps ! Parce que vous serez enfin ouvert, et donc plus sensible.. à tout le reste. Pas seulement vos Dieux Patrons.

Quand cela arrive, quelques conseils :
– ne pas paniquer, ça n’aidera pas
– si c’est une mauvaise période et que ça vous déconcentre, priez. Demandez de revenir plus tard.
– éventuellement, appréciez aussi cet instant rare de belle ouverture spirituelle qui peut vous procurer de sacrés lots d’expérience, et aussi plein d’inspiration.
– armez-vous de patience parce qu’il faudra bien du temps pour démêler les fils.
– apprenez à vous poser les bonnes questions: est-ce que vous êtes dans un cas de « fantasme » ? Vous voyez des signes partout ? Ou bien êtes-vous vraiment dans ll’expérience des divinités, dans des ressentis énergétiques, et un contact direct de type médiumique ?

Voilà pour les premières pistes, je pourrais revenir sur cet article avec le temps selon vos questions.

De la disparition inattendue des Dieux

A force de voir cette question évoquée sur les forums, et aussi qu’on me la pose en privé, je me dis que peut-être que ça pourrait être utile à bien d’autres personnes alors je crée un article dans la lignée que j’avais prévu pour le blog, afin de donner des « astuces », ou des pistes réflexions sur le développement d’une spiritualité.

La question est donc : est-il possible qu’une divinité très proche de nous parte subitement, et pourquoi ?

Ce sont des choses qui sont connues et je suppose même relativement courantes dans le domaine du travail avec les Dieux. Il arrive toujours, un moment ou un autre, où l’on a la sensation que les Dieux ont disparu. Et même chez les personnes qui ont eu une vie spirituelle intense : une connaissance apprentie prêtresse a eu une déesse patronne qui a complètement disparu il y a peu, du jour au lendemain. Moi aussi parfois il m’arrive de ne plus réussir à ressentir Morrigan même si je pense à elle et que je l’honore. Ca peut être une courte période, parfois beaucoup plus loin. Parfois quand je suis immergée dans mon lourd quotidien, parfois même en période spirituelle quand je suis « hyper active ». C’est tout à fait normal. Nous sommes des humains, et surtout, nous sommes dans un monde moderne très néfaste à toute vie spirituelle : rythme et qualité de vie, concentration, santé, …

Alors oui, maintenant, il peut arriver de « fâcher » un Dieu, mais le plus souvent en fait on le sent. On perçoit cette énergie négative : la colère, la déception, etc. Il faut alors se demander si on a eu de telles sensations avant cette disparition, même de façon fugace. A-t-on fait quelque chose de particulier ? Mais la plupart du temps je pense qu’il doit s’agir d’autre chose, et voici ce que j’ai écrit à d’autres qui m’ont posé la question. En fait il y a plusieurs configurations.

D’une part c’est un sujet bien délicat, chaque configuration est unique parce que :
– unique selon l’étape de notre cheminement
– unique selon les personnes
– unique selon les relations de chaque personne à chaque Dieu aussi
– unique selon les énergies spécifiques des Dieux
etc

D’autre part ça peut donc être dû à plusieurs choses :
a) on n’est plus capable de sentir la présence de cette divinité, donc on pense qu’elle n’est plus là, on n’est plus assez réceptif (fatigue, problème d’ancrage, autre fréquence…)
b) on est trop imbibé d’énergies différentes et donc on ne ressent pas ou pas bien l’autre Dieu en question. Ex: je travaille actuellement avec Belenos de façon fusionnelle, donc Morrigan qui est aux antipodes c’est un peur dur
c) les Dieux Guides le reste rarement à vie, ils finissent par s’éloigner avec le temps quand notre cheminement avant. Peut-être que cette divinité t’a apporté ce qu’elle avait prévu de faire ? Et qu’elle s’est donc retiré ?
d) et pourtant ils ne partent jamais vraiment non plus, ils ont toujours un attachement pour leurs « proches ». Mais il n’empêche que selon la personnalité du Dieu, l’éloignement est plus ou moins visible. Aussi, il y a le fait que notre relation évolue nécessairement.

Voilà mes pistes. J’espère que ça servira à certains…. (et si plusieurs personnes reconnaissent des bouts de phrases, c’est parce que j’ai constitué l’articles des posts et mails que j’avais écrits)

Conseils généraux pour ‘débutants’

Voici une contribution tout à fait inattendue de Skadi Bella, qui témoigne de son expérience personnelle. Voici quelques conseils généraux pour trouver son chemin dans la spiritualité :

Hehé je ne suis pas exactement une vieille de la vieille et un puits de sagesse sans fond mais étant en contact avec quelques demoiselles qui en sont à leurs premiers essais dans la Wicca et le paganisme, je me suis rendue compte que je n’étais plus exactement une débutante. Je me suis mise cette étiquette sur le dos longtemps après que ce ne soit plus le cas, parce que je n’étais pas sûre de moi-même. Mais là, je me suis retrouvée à donner des conseils et ça m’a…fait réaliser que  ma pratique 7 ans d’âge n’est plus celle d’une débutante. Ces contacts m’ont rappelé l’enthousiasme de mes débuts, mes erreurs aussi. Et voici ce que j’aurais aimé à l’époque qu’on me dise et ce que j’ai appris sur mon parcours :

– Ce n’est pas la peine de se précipiter à aller acheter tous les outils décrits dans les livres. Parce que ça coûte cher, et puis surtout parce que, à mon sens, ils ne sont utiles que si on sait s’en servir. Ce qui n’est en général pas le cas des débutants. Oui, c’est rigolo, des tas d’outils. Mais au début je dirais même : vous n’avez besoin d’aucun outil à part vous-mêmes, ce qui est votre outil primordial et vous devriez d’abord apprendre à vous en servir. Au début quelques bougies devraient suffire. Et ensuite, fabriquez au maximum vos objets vous-mêmes, et si vous les achetez, essayer de les tenir en main avant pour ressentir leur énergie.

– Au début, vous allez être submergés par des tonnes et des tonnes d’informations. Ne paniquez pas. Concentrez vous sur l’essentiel : quelle est votre vision du monde ? vos principes et votre éthique ? Bien sûr, il faut étudier, mais je vous conseille de ne pas passer des années avant de commencer à pratiquer, car notre voie repose avant tout sur l’expérience. Au début, laissez tomber les histoires de divinités patronnes, de traditions, etc…vous aurez bien le temps pour tout cela plus tard. Vous n’en n’avez pas besoin pour vous lancer. En pratique, commencez donc par sortir dans la nature. Faites des visualisations, des méditations, des exercices énergétiques, élémentaires. Allez y tranquillement et faites vous plaisir. Des idées de rituels pour commencer : un rite de connexion à la nature, un rite de remerciement, un rite pour inviter le divin dans votre vie. La célébration de la roue de l’année est une bonne façon de commencer également. Il est plus facile de commencer à travailler avec le Dieu et la Déesse wiccans car ils représentent des concepts plus larges et inclusifs. Attendez un peu avant de vous engager dans une relation avec une divinité culturelle particulière, car à mon sens cela demande plus d’expérience.

– En conséquence de cela, ne commencez pas à invoquer n’importe quelle divinité parce qu’elle est mentionnée dans un livre de sorts. A mon sens, il est extrêmement malpoli de demander quelque chose à une divinité avec laquelle on n’a jamais eu de contact auparavant. ‘Les Dieux ne sont pas des pokémons’. Demander par exemple, un nouvel amour à Aphrodite, alors qu’on ne lui a jamais offert une prière, une offrande, un peu de notre temps et que l’on a pas fait des études poussées pour comprendre ce qu’elle représente, c’est un peu comme débarquer chez un inconnu et lui demander de nous aider à monter notre canapé au sixième étage en passant par les escaliers. Une relation avec une divinité demande du temps, de l’engagement et de la cohérence, pour savoir ce qu’elle aime, avec quelles autres divinités elle peut s’entendre, etc…

– En vous lançant dans la pratique, gardez à l’esprit que si vous êtes respectueux et prudent, vous ne commettrez jamais d’offense capitale. Les Dieux ne seront pas offensés parce que vous avez bafouillé dans une phrase ou que vous n’avez pas d’athamé ou de calice. Des erreurs rendront vos sorts moins puissants, mais vous ne déclencherez pas l’apocalypse. Je suis navrée de vous décevoir, mais nous n’avons pas ce pouvoir. Et vous apprendrez de vos erreurs. Ne vous attendez pas non plus à faire des rituels extraordinaires dès la première fois. On s’améliore avec la pratique. Il est possible que vous soyez déçus, mais persévérez. Apprenez à vous protéger, à vous centrer et ancrer correctement. Et ensuite, lâchez vous, improvisez, amusez vous.

– Il n’y a pas de livre sacré dans notre voie. Par conséquent, remettez en question tout ce que vous lisez et ne prenez pas la parole de tel ou tel auteur pour argent comptant, recherchez toujours plusieurs sources. N’ayez pas peur de modifier un rituel pour qu’il soit adapté à votre sensibilité. L’important, c’est que ça vous fasse vibrer. Sinon, c’est mort. Bien sûr, il faut rester cohérent mais si vous faites n’importe quoi, vous vous en rendrez vite compte.  Avant d’acheter des livres, renseignez vous, il y a énormément de conneries qui circulent et vous pouvez vous faire avoir. Il existe de bons forums où on vous conseillera – encore une fois, demandez plusieurs avis. Lire l’anglais est un plus, car les livres les plus intéressants sont rarement traduits et beaucoup plus chers en français.

– Avant toute chose, attachez vous à développer votre propre opinion et votre propre ressenti et faites vous confiance. Ne placez pas votre espoir dans la rencontre d’un groupe ou d’un maître. Même si vous ferez peut être des rencontres très intéressantes, avoir une base personnelle est essentiel pour progresser et ne pas se faire entraîner à ses dépens.Développez votre intuition et faites attention. Dans ce milieu, il y a des personnes vraiment géniales mais un nombre égal de paumés, de parasites ou de gens franchement dangereux. Sur les forums, attendez vous à vous faire contredire, parfois assez brutalement. Certaines  personnes ont peu de patience envers les nouveaux, qui il est vrai ont parfois des paroles un peu naïves. N’en faites pas un drame, réfléchissez sur vous-mêmes et laissez les grincheux passer leur chemin. Posez des questions. Il n’y a pas de questions bêtes.

– Le paganisme moderne est généralement un monde bigarré qui regroupe des gens aux croyances très diverses et qui ont parfois des désaccords furieux entre eux. Personne ne pratique de la même façon. Si vous avez une pratique éclectique, on vous dira sans doute que vous faites n’importe quoi, et si vous êtes plutôt fasciné par une seule culture, on pourra  vous dire que vous êtes coincé dans le passé. ( ce qui est quand même plus rare ) Certains traditionalistes vous diront que l’initiation est la voie la plus pure et que le reste est une pratique qui a perdu sa valeur. D’autres vous diront que les traditionalistes sont des vieux coincés qui ne savent pas évoluer. Vous croiserez toujours quelqu’un qui ne sera pas d’accord avec vous. Ne laissez pas cela vous déranger. Cela peut être frustrant et intimidant, mais à la fin de la journée vous êtes face à vous même et vos Dieux et personne d’autre ne pourra juger de vos actes. Soyez exigeants avec vous-mêmes, vous en valez la peine.

– Entreprenez un travail sur vous-mêmes. C’est parfois douloureux, mais c’est nécessaire. La magie pourra vous aider mais n’apportera jamais la réponse à tous vos problèmes, pas plus que la spiritualité. Si vous apportez vos problèmes non résolus dans le cercle, ils influenceront vos travaux. Si vous vous auto-sabotez par manque de confiance en vous ou autre, votre pouvoir en sera diminué. Une sorcière se doit de se connaître elle-même, ses forces et ses faiblesses. Ne cherchez pas à nuire à quelqu’un d’autre où à lui imposer votre volonté, c’est très vilain^^. Et puis vous vous mettez vous même dans un engrenage et une énergie qui vous nuira. Agissez en connaissance de cause, tout en sachant que vos actes auront toujours des conséquences inattendues.

– Vous allez sans doute vous sentir bien seuls au début, mais ce n’est pas le cas. ;) Certainement, vous allez devenir sans doute plus sensibles à ce qui ne va pas autour de vous, à la misère dans le monde, aux problèmes de la société. Vous serez peut être amenés à faire le tri dans votre vie. Mais n’oubliez pas de voir ce qui va bien aussi, à toute la beauté et la richesse que le monde a à offrir. C’est à vous de choisir sur quoi vous voulez vous concentrer. Si vous voulez raconter à vos proches que vous avez trouvé une nouvelle voie spirituelle, attendez d’être sûrs de vous-mêmes et tâtez le terrain avant. Vous n’êtes pas fous,  mais vous osez remettre en cause certaines normes et barrières, ce qui peut gêner certaines personnes. La solitude est une épreuve qui s’impose à beaucoup d’entre nous au début, mais elle peut avoir des effets bénéfiques.

En résumé, étudiez, étudiez, réfléchissez, pratiquez, ne stressez pas trop, profitez et célébrez. Ne vous prenez pas trop au sérieux, osez rire pendant vos rituels.

La route sera longue et pleine de merveilles.

Trouver un mentor

[Une mise à jour tout en bas de l’article]

Voilà, il m’a fallu du temps mais j’entame vraiment cette nouvelle catégorie (développement spirituel) qui était au départ la raison principale qui m’a fait reprendre ce site. Le but étant de vous partager des réflexions sur ce qu’est-ce la spiritualité, un chemin personnel, comment ça fonctionne etc… Et ce matin, voici donc une tentative de mise en forme de mon sujet d’étude de la semaine passée.

En voilà une question bien compliquée ! Tout le monde vous le dira… Maintenant, vous êtes-vous seulement déjà demandé pourquoi c’est compliqué ? Peut-être pas, alors voici une réponse toute plate : la question du mentor est une question « à tiroirs ». En fait c’est une question biaisée, souvent pas la vraie question que vous vous posez. Je vais tenter de clarifier en quelques points, mais ça reste très intrinsèquement lié (donc difficile à séparer).

Qu’est-ce qu’un mentor en soi ?

Tout et rien à la fois.

En fait le premier souci c’est le vocabulaire. Concrètement c’est quoi un mentor ? Et bien il faut considérer une commode, et chaque tiroir est une définition différente du mentor. Il n’y a pas vraiment d’absolu, d’une part il y a le fait qu’on confond plusieurs mots comme par exemple « maître », « mentor », « professeur », (« guide » parfois aussi) et d’autre part il y a le fait qu’un même mot (mentor donc) recouvre plusieurs choses. Le fait que plusieurs personnes exprimant le besoin « je cherche un mentor » parleront de choses différentes. Pourquoi ? Parce que chacun d’entre elles sera différente, et aura un besoin différent (notamment en fonction de son chemin personnel, de ses acquis, de ses lacunes etc).

Alors on recommence, qu’est-ce que vous attendez d’un mentor ?

Les vraies questions qu’il faut vous poser sont les suivantes : qu’attendez-vous d’un mentor ? Ce sont ces réponses qui définiront votre définition (temporaire, en situation) du mentor que vous chercher.

  • Avez-vous besoin d’être guidé dans vos recherches, dans vos connaissances théoriques ? Besoin de méthode ? => peut-être qu’il s’agit donc plus d’un  mentor-guide, d’une sorte de professeur
  • Avez-vous besoin d’apprendre des connaissances de quelqu’un de plus avancé dans un domaine précis ? => à nouveau, plutôt mentor-professeur
  • Avez-vous besoin d’un de quelqu’un pour vous « apprendre » des « pratiques », ou accompagnateur pour votre pratique ? => ici en mentor-encadreur, un professeur si on veut
  • Avez-vous besoin de ne pas pratiquer seul, d’être à plusieurs ? => songez à trouver un groupe (cercle) de pratique près de chez vous pour trouver un cadre, ou de vous inscrire à des ateliers de pratique (selon ce qu’il y a chez vous, ou vous déplacer ailleurs dans votre pays)
  • Avez-vous plutôt besoin d’échanges autour de vos expériences, d’une sorte de « retour » ? => ici vous avez besoin d’une confrontation extérieure, d’un enrichissement, et vous pouvez vous orienter votre un groupe de pratique (cercle), ou vers des forums, et des correspondants

Je pense que maintenant vous voyez où je voulais en venir, et vous pouvez voir où vous vous situez, ou continuer à décliner encore les possibilités. Vous vous rendrez alors compte de la multiplicité : parfois vous chercher un mentor-guide, parfois un mentor-professeur pour vous apprendre, un mentor-encadrant dans les moments délicats…. parfois vous pouvez trouver la réponse à vos besoins là où ne l’attendiez pas : un ami par correspondance, un ami près de chez vous pour pratiquer, un groupe… Ceci engageant une expérience à partager, et pas forcément une image auréolée (mentor) qui peut être dangereuse parfois.

Pourquoi considérez-vous avoir besoin d’un mentor ?

Quelques questions pour vous donner des pistes :

  • Vous sentez-vous perdu ? Que pouvez-vous faire pour ne plus l’être ? Avez-vous nécessaire besoin d’un « mentor » ?
  • Vous sentez-vous en difficulté ? Quelles sont-elles, et pouvez-vous y remédier seuls ?
  • Est-ce que les personnes autour de vous n’accepteraient pas de discuter avec vous ? De pratiquer avec vous ?
  • Y a-t-il d’autres moyens d’acquérir de l’expérience ?

Si j’ai vraiment besoin d’un mentor, comment le trouver ?

Cette partie est la plus ardue, et malheureusement je n’ai pas encore trouvé la réponse (car je cherche encore moi-même dans certains domaines ;)). Bêtement, j’aurais envie de dire que le net est un outil formidable. Le mouvement « païen » étant éclaté, je crois qu’il y a eu très tôt ce besoin de se retrouver, de communiquer à distance etc. Du coup sur le net, en cherchant bien, vous pouvez trouver mille ressources pour vous orienter vers un « mentor ». Mais c’est une quête bien difficile, autant être prévenu.

A éviter : aller sur des forums et poster un topic « je cherche un mentor, qui veux bien m’enseigner ? » Pourquoi ? a) Vous allez faire fuir les bonnes âmes en montrant que vous ignorez les principes de bases de toute prudence. b) Vous allez attirer (potentiellement) l’inverse de ce que vous cherchiez : de faux « mentor » avides de pouvoir personnel, des sectes, etc. C’est vraiment l’inverse qu’il faut faire : ne pas attendre que le maître vienne à vous mais aller au maître. Vous montrez volontaire, mais surtout, chercher, chercher, vous renseignez au maximum, même quand vous pensez avoir trouvé la bonne personne il faut encore être prudent : car les apparences peuvent être trompeuses.

Quelques pistes :

  • Aller sur les grandes passerelles inter-traditions ou réservées à des traditions, cherchez-y des calendriers de conférences, d’ateliers, tous événements où peuvent se présenter des gens compétents (plus ou moins connus)
  • Avoir fait des lectures intenses pour être capable de déceler des noms d’auteurs fiables, avoir des connaissances minimales afin de déceler ce qui est sérieux ou pas
  • Surfer sur des blogs, des groupes FB, pour trouver « par hasard » (ou recoupements) d’autres événements non répertoriés sur des calendriers généraux
  • ….

Et oui, là vous vous dites « mince alors, c’est compliqué, et ça demande du temps… » C’est le cas. Après tout ça fait partie d’une démarche spirituelle, à vous de voir si vous voulez faire les choses à moitié ou pas.

Questions d’éthiques

Je rajoute un point important, de sortes de « mise en garde », des choses que vous ne devez pas oublier dans votre recherche.

Vous

Ne pas oublier que vous êtes responsable de vous même, et responsable tout court. Dans cette démarche, vous devez être :
– actif (et non passif) dans la recherche et pendant l’enseignement
– lucide, faire un exercice intense de votre sens critique (à votre sujet, et au sujet du mentor)
– prêt à écouter, prêt à être « l’élève »
– prendre garde au piège de la dépendance (le but est de vous apprendre à être autonome)

Et surtout : être bien ancré en vous même et sortir des fantasmes du « Mentor » avec un grand M, qui vous impressionne, vous hypnotise par si Ô combien grand savoir etc. Vous ne devez pas lui conférer une autre influence sur vous que celle d’être un enseignant, vous ne devez pas l’idéaliser et encore moins l’idolâtrer. Cela met en question la santé de votre ego et celui de votre maître, et cela évite les pièges des charlatans et sectes.

Votre mentor

La question de l’argent reste un point à part, très délicat, que je ne discuterai pas ici. Mais personnellement, j’ai tendance à préférer les échanges « simples » qui engagent comme seuls échanges les énergies des 2 personnes. Maintenant, il existe des ateliers de pratique payants (à des prix « raisonnables ») qui sont très bien. Et certains font d’un tel apprentissage leur métier.

La question de l’influence du mentor : un mentor très connu ne doit pas profiter de sa situation pour aucune raison (vous soutirer de l’argent, vous garder sous sa coupe, vous rabaisser etc).

La question de la supériorité : la supériorité du mentor réside uniquement dans son expérience et sa maîtrise, mais cela se cantonne à ce domaine. Il n’est en rien supérieur à vous, au contraire, il travaille constamment sur son humilité. Il n’y a pas à vous rabaisser, vous n’avez pas à vous écraser. Tout cela doit entrer dans une grande éthique =>

La question de l’éthique : vous devez savoir comment il travaille, quels sont ses idéaux, ses codes, ses buts… Le mentor doit être constamment en train de se remettre en question sinon il ne pourrait pas avancer.

La réciprocité : vous devez aussi avoir en tête que c’est un travail d’équipe. Le mentor est là pour vous aider, mais il ne doit pas faire le travail pour vous (d’où le point « être actif »). Aussi, il apprend de vous autant que vous apprenez de lui.

(cette partie finale sera à compléter avec le temps, je sens qu’il manque quelques éléments…)

D’autres réflexions sur la toile :

http://sarenth.wordpress.com/2011/04/17/thoughts-on-finding-a-mentor
http://witchofforestgrove.com/2011/04/21/teacher-myth/ => A-t-on réellement besoin d’un mentor ? Pas si sûr !