Je me permets un reblog ce soir, car j’ai trouvé un article sur un sujet très rarement abordé sur la Toile. Évidemment, cela fait des années que j’ai commencé à lire des blogs (plus de 10 ans), alors j’ai peut-être oublié avoir déjà débattu le sujet par le passé ? Pourtant il me semble que les partages sur les expériences personnelles de « manque », ou plus précisément d’impression de « régression » sur le chemin sont quasi inexistantes. C’est rigolo parce que cela fait plus d’un an que le sujet me trotte dans la tête, m’interroge… Alors du coup je ne pouvais pas laisser passer l’article sans le partager.

La question centrale : « pourquoi après avoir commencé un chemin (initiatique ici) la personne a perdu ses facultés psy ? »

Je vous invite à lire les questions pistes de réflexion via Progrès et retards sur les facultés psy

« Progrès et retards sur les facultés psy »

De l’importance de gérer ses peurs

Article très court sur le nouvel événement qui nous accable. Juste un rappel. Par contre, un très bon article plus long y est indiqué pour comprendre ce dans quoi nous sommes engagés.

L'Antre de Morrigan

Je n’ai pas la force, l’énergie, ni le temps de proposer un texte personnel et un peu réfléchi sans remâcher les idées déjà répandues sur le sujet. Mais je trouvais important de rappeler brièvement ces essentiels étant donné ce qui vient de se produire, à nouveau.

La peur n’est pas un défaut. La peur peut être utile. Elle est utile quand elle nous apprend sur nous-mêmes, notre histoire, nos blessures, notre inconscient. Elle est utile quand elle nous fait garder les pieds sur terre sans partir dans un fantasme, fut-il au sujet d’une personne ou d’un projet (en bien ou en mal). La peur peut servir de garde-fou, de balancier, et aussi de perche d’équilibriste pour traverser le fossé, quand elle est notre motivateur, notre adrénaline (un peu comme le stress). Mais pour cela il faut travailler avec elle. Vous le savez, dans les combats anciens, la peur jouait un…

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Avancer sur la voie spirituelle vs être « avancé » spirituellement

Quelques mots sur la thématique bien connue des titres et des responsabilités qui m’a suivie longtemps.

L'Antre de Morrigan

J’ai trouvé une citation qui résume parfaitement les questionnements, doutes, rejets que j’ai eus par le passé au sujet de la prêtrise, de la voie guerrière et du cheminement spirituel il y a quelques années. La raison pour laquelle j’ai longtemps refusé ces signes, ces pistes qui m’étaient envoyés, ces demandes qui m’ont été faites, cette voie naturelle qui se présentait à moi. Probablement aussi à cause d’un système éducatif européen, non pardon, français, qui a longtemps placé l’enseignant sur un piédestal dans l’inconscient collectif (probablement à cause des débuts de la IIIe République). L’enseignant possède un rôle fondamental, mais on en rencontre malheureusement beaucoup « d’anciens » qui sont devenus très sûrs d’eux et rigides, et qui s’adaptent peu aux profils variés des jeunes, qui se remettent peu en question. — Attention, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne suis pas ici pour lancer un…

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Bipolarité et Pratique

Un magnifique article qui illustre bien les difficultés toutes personnelles que peut avoir une personne pour construire sa spiritualité et son être. A noter que la bipolarité n’est pour moi qu’un exemple, il existe de nombreux profils atypiques.

Scáthcraft

Petit rappel :
Les troubles bipolaires entraînent des dérèglements de l’humeur se manifestant par des phases de dépression et d’excitation (manies), qui apparaissent soit en réaction au stress, soit sans raison apparente et qui peuvent être d’intensité variable et s’entrecouper de périodes de stabilité.
« Down » (phase dépressive)
Humeur dépressive toute la journée, tous les jours, pendant au moins 2 semaines
Perte d’énergie et fatigue
Perte de l’intérêt et du plaisir
Sentiment de culpabilité
Troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)
Troubles de l’appétit avec perte ou gain de poids
Baisse de concentration ou de l’aptitude à penser
Soudain retrait social ou comportements agressifs subits
Pensées de mort récurrentes (60 % des cas)
Migraines
« High » (phase de manie)
Énergie débordante et bonheur intense
Irritabilité excessive
Réduction du besoin de sommeil
Débit de la parole accéléré ou besoin de parler sans arrêt
Pensées rapides ou sensation d’un trop plein d’idées
Incapacité à fixer…

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La notion d’appel

Je remercie Péma pour avoir jeté un pavé dans la mare, et contre toute attente, je me suis sentie « piquée » pour écrire un petit morceau ici. Je vous conseille de lire d’abord son article, surtout que je vais en dériver pour exprimer d’autres idées qui me sont venues en lisant le sien.

En fait la question d’un appel spirituel est particulièrement dense. Il y a plein de petites idées ici et là qu’il faudrait défricher, et je vais balancer ici des pistes, quitte à ce que ça soit très schématique. Mais en gros, c’est un mythe : le terme est inadéquat, et les conceptions qu’on s’en fait aussi.

Il y a de nombreux types d’Appel, et pas qu’un seul :

  • Si vous êtes une personne spirituelle, que vous cherchez à développer une relation à une transcendance, à la nature, au sacré…. Vous pouvez considérer que c’est déjà un appel. Vous êtes déjà « éveillés ». Pas au sens « vous êtes la frange supérieure de l’humanité qui va nous guider vers la prochaine ère » (connerie New Age en vue), mais tout simplement au sens plein et matériel : vous vous êtes réveillés à votre propre sensibilité. Vous sentez des choses immatérielles, ou vous sentez une attirance pour d’autres questions, d’autres paradigmes.
  • Il y a bien des gens qui sont choisis par des entités (dieux, esprits), qui ont une marque particulière sur leur chemin et leur vie. Oui, ça fait d’eux des êtres « à part », mais ça n’est qu’une catégorie de plus, de la même façon qu’ils seront blancs, noirs, grands, petits… Et ça n’est pas soudain comme un éclair, un matin on passe d’un athéisme pur à une croyance en Dieu, ou devenir en une seconde un dévot de la Déesse alors qu’on était chrétien…
  • Il n’y a pas que des gens élus. Nous sommes tous là, et nous pouvons tous faire nos choix. Sari soulèvent un point très important : l’action. Il faut travailler, et de la même façon que les élus ne se sont pas révélés en un jour, ils étaient probablement déjà engagé sur une voie, les autres aussi, tout le monde cherche. Cherchez ce qui vous fait vibrer, et suivez le. J’aime sa notion « d’appel du coeur ». Comme une passion profonde.
  • D’ailleurs il y en a forcément d’autres, des catégories, des définitions.

Personne n’a donc besoin d’être Appelé d’une façon spéciale pour être et vivre. Nous le sommes tous en fait, chacun à notre façon. On peut penser que certains auront une foi et des alliés plus « puissants » (je dirais plutôt plus efficaces) parce qu’ils ont été appelés au sens le plus commun (celui du centre, l’élection). Mais ça n’empêchera personne d’autre de marcher dans une voie si elle lui plaît et si les divinités répondent.

Il est important de noter aussi que tout le monde ne sait pas lire les signes, tout le monde n’entend pas les dieux… Comment faire alors ? Et bien on revient au problème de la définition : vous saisissez un appel plutôt que de le recevoir. Vous pouvez choisir, et avancer de façon volontaire. Le problème vient pour moi de confusions et de préjugés sur la tension réceptivité, passivité / action.

  • D’une part, tout le monde doit faire son boulot, la spiritualité n’est pas être assis sur un rocher et attendre. Même dans les formes les plus épurées de spiritualité qui n’impliquent pas de divinités etc… il y a une recherche. Intellectuelle, émotionnelle, etc. Il s’agit de se connaître (« connais-toi toi-même », et oui!), de trouver ce qui résonne en nous, ce qui nous correspond, et donc de chercher des voies. Ce qui ne correspond pas on le retire, ce qui nous correspond on le garde.
  • D’autre part, dans le paganisme, il y a un culte de la réceptivité et des facultés extra-sensorielles… mais ça veut dire quoi, ceux qui n’en ont pas sont condamnés à ne jamais pouvoir rien faire ? Ben non, ils font ce que bon leur chante ! ^^ Si on ne ressent pas les Dieux, ça ne pose pas de souci. Aux dernières nouvelles, à moins d’être amputé ça n’empêche personne de rendre un culte, de dresser un autel, de faire des offrandes, si c’est ce qu’il souhaite et ce qui lui parle. Ni à quelqu’un de se dire que si le chamanisme résonne avec lui, il va aller fouiller dans cette direction. Et s’il n’a pas entendu l’esprit du loup lui dire… Ben, on s’en fiche !

J’aime la conclusion de Péma aussi, qui rejoint quelques idées soulevées sur un autre blog, et un gros débat actuel sur la sphère anglophone : tout ça manque franchement de liberté et d’assurance. Chercher à faire comme autrui, pourquoi faire ? Chercher à être légitime… pourquoi faire, pour qui ? Soyez vous, et seulement pour vous.

EDIT : pour les courageux qui veulent explorer la question encore un peu plus avant, un autre point de vue sur la question qui me rejoint totalement.

Quelques rappels éthiques

Voici un article qui m’a beaucoup plu. Il rappelle les points essentiels pour avoir une démarche occulte/spirituelle saine, les pièges à éviter. Je poste les premiers paragraphes, rendez vous chez l’auteur pour le lire en entier.

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0. New ideas are always “stupid.” The Fool

I think it was Einstein who said that new ideas are always ridiculed and resisted before being assimilated and eventually accepted as truths (until new truths are revealed). What today is your Unsubstantiated Personal Gnosis (UPG) may tomorrow be painfully obvious. This holds true both subjectively and objectively.

I. Eschew limitations. The Magician

Limitations exist only in our minds. Is it all in your head? Maybe you should give a little more thought to what isn’t in your head. Can you experience anything from anywhere else? Okay then.

II. Do not underestimate self-initiated work. The High Priestess

“The map is not the territory; the menu is not the meal.1” Eventually, you have to stop reading and regurgitating what you’ve read. Have the courage to strike out into unfamiliar territory. If you don’t, you’ll be spinning your wheels forever. “The Tao that can be spoken is not the true Tao.2” The true mysteries are ineffable, and must be experienced.

III. Share your ideas. The Empress

People love to hear your process, and how you arrived at a conclusion or a manifestation. Don’t just trumpet the results — tell them how you got there.

IV. Mundane problems should have mundane solutions. The Emperor

If you need a new job or a better relationship, don’t expect magick to fix it (though it can help). You have to be willing to take action to change your life, not just “will” the solution to fall into your lap. Similarly, before ascribing a supernatural cause to anything, be sure you’ve exhausted the possible mundane reasons why it occurred. Apply Occam’s Razor. And record everything.

[…]

Appartenir à la terre

Une perspective intéressante sur notre place dans la chaîne, qui me semble tout de même un peu répandue parmi les « païens », mais finalement elle manque d’être discutée et approfondie. Ou alors les gens en parlent encore trop peu. Voici un fragment de citation que je trouve particulièrement marquant. Le premier paragraphe parle de l’immédiateté de notre religion finalement, l’évidence de l’ancrage pour éviter les clichés, les fantasmes distants, et aller dans l’expérience. Le second paragraphe évoque plus la perspective de vie que cela peut apporter.

« I think the idea of belonging to the land also leads us to relationship with much more immediate manifestations of deity rather than big, distant concepts. We’re more likely to take an animist approach, seeing spirit in all things, to look for the spirits and deities of our places, and to honour deities connected to the land we know. The sacredness of our land and the spirit of it is present to us, however we choose to understand it, and this immediacy feeds into a sense of direct involvement. God is not distant and inaccessible. The gods, the spirits, the divine is here, present, now. It can speak to us with the voices of wind and stream, from the roots of trees and the soil itself. We can glimpse it in the running hare or the soaring bird. These too belong to the land and are part of the same magical relationship that builds reality from one moment to the next.

If we belong first and foremost to the land, then we do not belong to our human communities above all else. We are not the property of the state, or owned by our employers. This affects how we perceive ourselves and our human relationships. We are not owned by the job, or by the demands of human expectations. We belong instead to the land, and consciousness of that allows us not to be ruled so easily by misguided cultural norms, or social pressures. We are also less inclined to see the land itself or anything that lives upon it as property to be owned by humans. We belong to it, it does not belong to us. »

Pour lire l’article entier.