La notion d’appel

Je remercie Péma pour avoir jeté un pavé dans la mare, et contre toute attente, je me suis sentie « piquée » pour écrire un petit morceau ici. Je vous conseille de lire d’abord son article, surtout que je vais en dériver pour exprimer d’autres idées qui me sont venues en lisant le sien.

En fait la question d’un appel spirituel est particulièrement dense. Il y a plein de petites idées ici et là qu’il faudrait défricher, et je vais balancer ici des pistes, quitte à ce que ça soit très schématique. Mais en gros, c’est un mythe : le terme est inadéquat, et les conceptions qu’on s’en fait aussi.

Il y a de nombreux types d’Appel, et pas qu’un seul :

  • Si vous êtes une personne spirituelle, que vous cherchez à développer une relation à une transcendance, à la nature, au sacré…. Vous pouvez considérer que c’est déjà un appel. Vous êtes déjà « éveillés ». Pas au sens « vous êtes la frange supérieure de l’humanité qui va nous guider vers la prochaine ère » (connerie New Age en vue), mais tout simplement au sens plein et matériel : vous vous êtes réveillés à votre propre sensibilité. Vous sentez des choses immatérielles, ou vous sentez une attirance pour d’autres questions, d’autres paradigmes.
  • Il y a bien des gens qui sont choisis par des entités (dieux, esprits), qui ont une marque particulière sur leur chemin et leur vie. Oui, ça fait d’eux des êtres « à part », mais ça n’est qu’une catégorie de plus, de la même façon qu’ils seront blancs, noirs, grands, petits… Et ça n’est pas soudain comme un éclair, un matin on passe d’un athéisme pur à une croyance en Dieu, ou devenir en une seconde un dévot de la Déesse alors qu’on était chrétien…
  • Il n’y a pas que des gens élus. Nous sommes tous là, et nous pouvons tous faire nos choix. Sari soulèvent un point très important : l’action. Il faut travailler, et de la même façon que les élus ne se sont pas révélés en un jour, ils étaient probablement déjà engagé sur une voie, les autres aussi, tout le monde cherche. Cherchez ce qui vous fait vibrer, et suivez le. J’aime sa notion « d’appel du coeur ». Comme une passion profonde.
  • D’ailleurs il y en a forcément d’autres, des catégories, des définitions.

Personne n’a donc besoin d’être Appelé d’une façon spéciale pour être et vivre. Nous le sommes tous en fait, chacun à notre façon. On peut penser que certains auront une foi et des alliés plus « puissants » (je dirais plutôt plus efficaces) parce qu’ils ont été appelés au sens le plus commun (celui du centre, l’élection). Mais ça n’empêchera personne d’autre de marcher dans une voie si elle lui plaît et si les divinités répondent.

Il est important de noter aussi que tout le monde ne sait pas lire les signes, tout le monde n’entend pas les dieux… Comment faire alors ? Et bien on revient au problème de la définition : vous saisissez un appel plutôt que de le recevoir. Vous pouvez choisir, et avancer de façon volontaire. Le problème vient pour moi de confusions et de préjugés sur la tension réceptivité, passivité / action.

  • D’une part, tout le monde doit faire son boulot, la spiritualité n’est pas être assis sur un rocher et attendre. Même dans les formes les plus épurées de spiritualité qui n’impliquent pas de divinités etc… il y a une recherche. Intellectuelle, émotionnelle, etc. Il s’agit de se connaître (« connais-toi toi-même », et oui!), de trouver ce qui résonne en nous, ce qui nous correspond, et donc de chercher des voies. Ce qui ne correspond pas on le retire, ce qui nous correspond on le garde.
  • D’autre part, dans le paganisme, il y a un culte de la réceptivité et des facultés extra-sensorielles… mais ça veut dire quoi, ceux qui n’en ont pas sont condamnés à ne jamais pouvoir rien faire ? Ben non, ils font ce que bon leur chante ! ^^ Si on ne ressent pas les Dieux, ça ne pose pas de souci. Aux dernières nouvelles, à moins d’être amputé ça n’empêche personne de rendre un culte, de dresser un autel, de faire des offrandes, si c’est ce qu’il souhaite et ce qui lui parle. Ni à quelqu’un de se dire que si le chamanisme résonne avec lui, il va aller fouiller dans cette direction. Et s’il n’a pas entendu l’esprit du loup lui dire… Ben, on s’en fiche !

J’aime la conclusion de Péma aussi, qui rejoint quelques idées soulevées sur un autre blog, et un gros débat actuel sur la sphère anglophone : tout ça manque franchement de liberté et d’assurance. Chercher à faire comme autrui, pourquoi faire ? Chercher à être légitime… pourquoi faire, pour qui ? Soyez vous, et seulement pour vous.

EDIT : pour les courageux qui veulent explorer la question encore un peu plus avant, un autre point de vue sur la question qui me rejoint totalement.

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Quelques rappels éthiques

Voici un article qui m’a beaucoup plu. Il rappelle les points essentiels pour avoir une démarche occulte/spirituelle saine, les pièges à éviter. Je poste les premiers paragraphes, rendez vous chez l’auteur pour le lire en entier.

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0. New ideas are always “stupid.” The Fool

I think it was Einstein who said that new ideas are always ridiculed and resisted before being assimilated and eventually accepted as truths (until new truths are revealed). What today is your Unsubstantiated Personal Gnosis (UPG) may tomorrow be painfully obvious. This holds true both subjectively and objectively.

I. Eschew limitations. The Magician

Limitations exist only in our minds. Is it all in your head? Maybe you should give a little more thought to what isn’t in your head. Can you experience anything from anywhere else? Okay then.

II. Do not underestimate self-initiated work. The High Priestess

“The map is not the territory; the menu is not the meal.1” Eventually, you have to stop reading and regurgitating what you’ve read. Have the courage to strike out into unfamiliar territory. If you don’t, you’ll be spinning your wheels forever. “The Tao that can be spoken is not the true Tao.2” The true mysteries are ineffable, and must be experienced.

III. Share your ideas. The Empress

People love to hear your process, and how you arrived at a conclusion or a manifestation. Don’t just trumpet the results — tell them how you got there.

IV. Mundane problems should have mundane solutions. The Emperor

If you need a new job or a better relationship, don’t expect magick to fix it (though it can help). You have to be willing to take action to change your life, not just “will” the solution to fall into your lap. Similarly, before ascribing a supernatural cause to anything, be sure you’ve exhausted the possible mundane reasons why it occurred. Apply Occam’s Razor. And record everything.

 

Appartenir à la terre

Une perspective intéressante sur notre place dans la chaîne, qui me semble tout de même un peu répandue parmi les « païens », mais finalement elle manque d’être discutée et approfondie. Ou alors les gens en parlent encore trop peu. Voici un fragment de citation que je trouve particulièrement marquant. Le premier paragraphe parle de l’immédiateté de notre religion finalement, l’évidence de l’ancrage pour éviter les clichés, les fantasmes distants, et aller dans l’expérience. Le second paragraphe évoque plus la perspective de vie que cela peut apporter.

« I think the idea of belonging to the land also leads us to relationship with much more immediate manifestations of deity rather than big, distant concepts. We’re more likely to take an animist approach, seeing spirit in all things, to look for the spirits and deities of our places, and to honour deities connected to the land we know. The sacredness of our land and the spirit of it is present to us, however we choose to understand it, and this immediacy feeds into a sense of direct involvement. God is not distant and inaccessible. The gods, the spirits, the divine is here, present, now. It can speak to us with the voices of wind and stream, from the roots of trees and the soil itself. We can glimpse it in the running hare or the soaring bird. These too belong to the land and are part of the same magical relationship that builds reality from one moment to the next.

If we belong first and foremost to the land, then we do not belong to our human communities above all else. We are not the property of the state, or owned by our employers. This affects how we perceive ourselves and our human relationships. We are not owned by the job, or by the demands of human expectations. We belong instead to the land, and consciousness of that allows us not to be ruled so easily by misguided cultural norms, or social pressures. We are also less inclined to see the land itself or anything that lives upon it as property to be owned by humans. We belong to it, it does not belong to us. »

Pour lire l’article entier.

 

Eloge du divertissement ?

Voici un autre article rapporté par Skadi au sujet des rythmes spirituels. Les errances, la lenteur, les distractions.

« Distractions on the Path

You know how it goes, you start out with all these good intentions, you start developing new habits, writing in your journal everyday, exercising and meditating, but then one day you just don’t feel like it.  « I’ll just take this one day off, » you say to yourself, and so you spend an hour or two or three surfing the web or checking messages on your social networks or doing any other largely pointless activities.  While you’re on the computer, you notice the stack of papers that has accumulated on your desk and you think that you ought to tidy them up.  But then you think that there is no need to do it now, you will do it tomorrow.  There is always lots of time tomorrow.  You go upstairs to read or go outside for a walk, but on your way there you notice that someone has turned the TV on and you allow yourself to get pulled into the show.  You don’t really care about it, but it’s easy entertainment and it’s only a half hour show after all.  What harm can it do?  Tomorrow will be different.  Tomorrow you’ll get things done.

Distractions are everywhere.  They are noisy, colourful, and bright.  They beep, flash, and ring.  They are insidious, tempting, and relentless.  They feed on themselves and once you have given in to one, the others are even harder to resist.  But just as there is nothing really wrong with having the occasional gooey, sugary, fattening treat if you eat healthy, nourishing foods most of the time, so there is also nothing wrong with other occasional indulgences – watching TV instead of exercising, staying indoors on a perfectly nice spring day, eating at a fast food restaurant instead of cooking a meal at home, etc. – as long as they remain occasional and don’t turn into habits.  No one is expecting you to be perfect, so there’s nothing wrong with slipping up on occasion.  The trouble is, these kinds of activities don’t like to remain in the shadows.  Give in to something or put something off one day, and it is always so much easier and more tempting to give in to it or put it off the next day as well.  How, then, to deal with these constant distractions on the path?

One of the most important concepts within modern Druidry and paganism is, to me, the concept that the sacred is everywhere, and that the small, seemingly ordinary actions of our everyday lives are a part of our spiritual practice just as surely (and perhaps even more so) as are elaborate rituals or ceremonies.  When we look at all our possible distractions, it is easy to think that these distractions are things that are coming from elsewhere, that they are pulling us away from our path.  But if all is sacred and our everyday life is our spiritual practice, then these « distractions » too are a part of our path.  They are distractions on the path, not distractions from the path.  What they do is cause us to lose focus, undermine our confidence, and make us think that we are lost and muddled even though we still have our feet, as always, firmly on the path.  We are not really lost; we only think that we are.

Recognizing that these distractions are a part of our path, we realize that is is fruitless to try to escape them or overcome them.  We cannot escape them since they are always here and if we tried to overcome them all, we would simply be draining our energies.  Rather, a better method is simply to learn to live with them.  Accept them, and move on.  Work with them, not against them.  Use them as opportunities to learn more about yourself, and to find the sacred even within the seemingly mundane.  Recognize when your energy is low and spend that time reading a novel or practising some slow, relaxing exercises and you will be less likely to be tempted by time-wasting activities.  Look within yourself to discover the reasons why you are being distracted.  What are you subconsciously trying to escape?  Recognize and meet it head on and it will begin to lose its power over you.  Realize that you do not need to be a slave to your bad habits, but that at every moment you have the power of choice.  You can choose to go for a walk, or you can choose to sit in front of the computer all day.  Don’t get stuck in damaging routines, but recognize your power of choice.  It is when you forget that that you feel stuck or in a rut.  Choose to change your life.  Choose to take control.  Choose to follow your own path.  Choose to live mindfully.  Choose to live with love for others and, even more importantly, for yourself.  And then move on.« 

Être déconnecté

Un article de Dver qui concentre une réflexion amorcée par d’autres : pourquoi est-on parfait soudain déconnecté des dieux et des esprits ? qu’est-ce que cela veut dire ? J’ai souligné les parties centrales qui je pense peuvent-être comprises sans trop de difficultés.

***

« Let me direct your attention to a significant post over at Mystical Bewilderment on the Spiritual Turnpike, called Fallow Isn’t Just About Fields and Dreams. She discusses the periods we all go through when we are disconnected from our gods and spirits – which she has aptly named Fallow Times – why it happens, and what to do about it. This is something everyone on a spiritual path will encounter – some more often than others perhaps – even those of us who have built strong and long-term relationships and are deeply engaged with our practice. But it can be so hard to talk about – there is doubt, and shame, and reluctance to even face it at all. But facing it is exactly what will eventually bring you closer to Them – working through the roughest times will teach you more than all the pretty festive days and cool magic you do.

I’d also like to add something to her list of possible reasons one might enter Fallow Times:

  1. Simply put, it’s the mundane overpowering the spiritual.
  2. The gods are busy.
  3. We want it so badly, we block ourselves.
  4. It’s a test.
  5. There’s a problem.

I think I’ve encountered every single one of these at one point or another. But I’ve also noticed another source, which I doubt is wholly peculiar to me, and it’s something implied directly by the term “fallow.” Namely that after certain significant changes or events one goes through spiritually, it may be a natural part of the cycle to then experience a fallow period in reaction – because you’ve expended all your mojo, and/or because you need time to adjust to a new way of being. My spiritual life can be pretty…. dramatic, shall we say, and often after yet another big shake-up or challenge or oath or revelation, I will find myself temporarily removed to some degree from the gods or spirits involved in the event. But as long as I do what’s needed rest, often, and also introspective work to make sure I understand what the next steps should be and what They have shown to me and keep up with my practices, the connection will return… usually even stronger than it was before. »

Trouver sa voie

Voilà une question bien controversée et problématique à laquelle je m’attaque aujourd’hui. Du moins je vais essayer. Cet article servira de rappel à ceux qui se sentent soudain déstabilisés, et surtout à ceux qui n’arrivent pas à dépasser leurs doutes, à construire leur cheminement païen.

 

Comment trouver sa voie ?

 

Premièrement, patience et souplesse. Tout ce qui vous allez trouver sera temporaire, jusqu’à ce que telle ou telle chose ne vous conviennent plus, que vous ayez besoin d’autres choses… Il est bien, parfois nécessaire, de poser des jalons dans vos croyances et vos pratiques, éventuellement de les mettre en mots. Mais rien ne sert de s’y accrocher désespérément : rien ne se crée tout se transforme. Il arrivera un moment où vous aurez tellement changé que vous verrez les choses différemment, et peut-être qu’il faudra tout changer. Mais alors à quoi bon ? Non ! Il n’y aura pas à se décourager, à dire que c’est vain si plus tard il faudra tout recommencer. Au contraire, c’est grâce à ses explorations, qu’elles vous conviennent ou pas, que vous allez bâtir votre cheminement ! Patience alors pour construire pierre après pierre, et souplesse pour accepter et traverser les évolutions.

 

Deuxièmement, un peu de réflexion.

– Trouver « sa voie », ça veut dire quoi ? Bon, pas trop compliqué pour commencer, ça veut dire trouver ce qui vous convient, vous correspond. Pas la peine de chercher midi à quatorze heures, pas la peine de faire pareil que tout le monde. Votre voie sera faite de ce qui vous plaît. Plutôt appétissant non ? Ca sera riche de vos recherches, vos découvertes, vos envies. Alors, toujours envie d’aller regarder ailleurs ? 😉

– Trouver sa voie… spirituelle. Il faudra vous demander, dès le début ou plus tard, ce qu’est la religion, ce qu’est la spiritualité. Quels points communs, quelles différences ? Est-ce bien ce que vous cherchez ? Sinon, qu’est-ce que l’ésotérisme ? etc.

– Ensuite, reste le plus concret. Pourquoi se poser cette question, pourquoi se chercher une voie ? La question pourra varier selon chacun. Cherchez vous une communauté d’échange ? de pratique ? Cherchez-vous à vous rassurer ? Et si oui, est-ce bien nécessaire de cette façon ? Ne pouvez-vous pas faire autrement ? J’avais insister dans le titre, et au-dessus, sur le possessif « sa ». Peut-être que vous aurez la chance de trouver une tradition qui vous offrira tout ce dont vous avez besoin (druidisme, astatru, vanatru, paganisme nordique, hellénisme, paganisme égyptien, wicca dianique, wicca gardénienne…). Mais il est rare après tout que TOUT dans une tradition, aussi bien au niveau des croyances que des pratiques, nous correspondent entièrement. Et là il y a deux cas de figure : soit vous brodez avec, cela ne semble pas particulièrement dérangeant, soit ça vous bloque, même juste un peu, et donc ça n’est pas possible. Est-ce grave alors ? Eh bien non, tout simplement non. Et dans ce cas là vous en revenez bien au « trouver sa voie ». Vous allez donc commencer par explorer bien mieux, car il existe vraiment une multitude impressionnante de traditions (rien que pour le nord, les distinctions reconstructionnistes ou non, les différentes wicca, les types de sorcelleries…) puis chercher hors des cadres si rien ne convient. Le mot d’ordre premier va rester patience : ça prend du temps ! Le deuxième : travail, parce que ça demande de la rigueur et de l’organisation aussi.

 

Troisièmement, quelques idées pratiques pour vos recherches.

– Apprenez à repérer comment vous fonctionnez : souhaitez-vous rester seul, apprendre de la pratique, en vous analysant ? souhaitez-vous apprendre de vous-mêmes par la confrontation à autrui, en chair et en os, sur un forum, sur un blog ?

– Êtes-vous plutôt mental, ou avez-vous besoin de visualiser ? La réflexion suffira-t-elle, ou aurez-vous besoin de faire des schémas, des listes, etc ? Vous aurez alors peut-être besoin d’un carnet, cahier, classeur, grimoire etc. Quelque chose pour noter vous avancées, vos questions. Pensez à dessiner des arborescences, des ‘mind-maps’ (placer un mot au centre et autour relié tout ce qu’il vous évoque) etc.

– Posez-vous les bonnes questions, les questions concrètes : de quoi est faite votre voie ? êtes-vous un ésotériste/occultiste ? un païen ? si oui lequel ? êtes-vous polythéiste ? êtes vous sorcier ? animiste ? etc. Clarifiez les concepts, clarifiez la démarche qui vous correspond.

– Clarifiez vos croyances : quelle est votre vision du divin ? (un, deux, trois, transcendant, immanent, homme, femme, etc) Des dieux ? qui et que sont-ils ? qu’est-ce que la magie, comment cela fonctionne ? qu’est-ce que la divination ? comment voyez-vous le monde ? l’univers ? la vie ? quels rapports entre le féminin et le masculin ? quelle notion du temps ? du sacré ? (et donc, qu’est-ce que la roue de l’année, d’où ça vient, est-ce que cela y correspond etc). Là je m’arrête, car je ne peux pas tout interroger et résumer. C’est à vous de voir ce qui compte ou non pour vous. De savoir où vous vous situez.

 

Quatrièmement, un rappel du bon sens : tout n’est pas fait pour tout le monde.  Au risque de me répéter, la question de « votre voie » est donc de savoir ce qui est fait pour vous, ce qui fait que vous êtes vous. Si vous êtes curieux et touche à tout, c’est sûr que vous aurez envie de tout essayer. Mais posez-vous toujours la question au moins de temps en temps : est-ce que telle croyance, telle pratique, résonne au fond de vous ? Est-ce qu’elle est vraie pour vous ? Vous avez envie d’explorer le magnétisme, mais avez-vous une prédisposition naturelle ? Vous fantasmez sur le oui-ja et le pendule, mais est-ce que les cartes ne vous conviendraient pas mieux ? Est-ce vous avez beaucoup, un peu, ou pas du tout d’intuition ? Est-ce que plutôt que la divination, vous n’aimeriez pas dessiner ou créer des choses ? Je pense que vous avez saisi l’idée. Trouvez quels sont vos outils, vos croyances, vos pratiques. Tout le monde n’a pas besoin d’un balais, d’un athamé, d’une coupe, d’ouvrir un cercle en début de rituel… etc. Ce seront ces certitudes (même temporaires) qui seront vos repères, qui vous donneront satisfaction et stabilité. Ils vous permettront d’obtenir des réponses à vos questions, d’avancer, etc.

 

Cinquièmement, encore un point de réflexion. Vous êtes vous seulement demandé quel est votre but ? Effectivement, il y avait plus le haut « pourquoi chercher sa voie ». Il faut l’approfondir encore et toujours. Que cherchez-vous ?

 

Sixièmement, soyez autonomes. Multiplier les ressources (quand je disais que ça prend du temps!) : livres, sites, forums, blogs, si vous le pouvez dirigez-vous vers la langue anglaise qui a bien plus de ressources. Comparez toujours ce que vous trouvez pour vérifier vos sources, comparez les avis des uns et des autres. Il s’agit d’affuter votre esprit critique. Trouvez ce qui résonne pour vous. Soyez patients, respectueux, souples.

 

Voici un petit article complémentaire :

It can be tough when you are new to paganism to figure out where you belong. Human beings all want to belong; it’s in our genetic makeup. The best advice I can give you is; do not rush into one religion or Tradition right away. Take some time to learn what is out there, try different things out, read books and websites on different Paths before you commit. If you really want to be a witch, pagan or heathen, you will be for the rest of your life, so there is no need to rush into one Path in the first year.

As for having to reconcile your own beliefs and such to « fit in » with other groups…you do not have to! Paganism is NOT about conformity, it’s about finding what is right for you. Some are more rigid, like Asatru, but if they don’t fit, then they don’t fit. Your path, be it Wicca, Asatru, Druidry, eclectic or a personal spirituality should fit you, not you fitting into it.

There are many different religions, traditions, paths etc under the Pagan umbrella, most people manage to find what fits them, if not, then they forge their own, and be trail blazers. Heck, there are traditions that are all about doing your own thing! Even those of us who walk a more trail blazing and solitary path, like myself, get together and do group stuff sometimes, so you are never truly alone.

The best way to start is to get as clear of an idea of what you do feel and believe and start looking around to see what is closest to that.

Ask yourself these questions and write down the answers. You do not need write an essay for each one, it can be a few words for each. You do not have to have an answer for all of them, and many things do change over the years.
What do I think happens to us when we die?

What kind of gods and goddesses do I want to honor, if any?

Do I want to be on a path that is just a little or a lot to do with nature?

Do I want to follow something similar to my own ancestors?

Do I want to practice in a group all of the time, some of the time, only once in a while, almost never?

Am I interested in studying magick, or do I want to stick more to spiritual stuff?

Do I like something that is more simple, or complex?

Formal or informal?

Involves lots of study and learning, or something more user friendly?

Do I enjoy research and gathering info, or do I like to have most knowledge handed to me?

Do I like to lean on others to lead me, or do I like to strike out on my own, or a little of both?

Do things like meditation worry or even frighten me, or spark an interest?

How do I picture myself conversing with the gods, do I pray, sing and dance, chant, whisper quietly, compose poetry, holler at the tops of my lungs, making and giving them gifts, etc?

What is my favorite element, fire, air, water or earth?

Where do I stand on the issues of equality?

Do I want a leader to be male or female, have no leaders, or does it not matter to me?

What are the basic ethics and morals I feel I should live by?

What about nature draws me; animals, trees, weather, the ocean, etc?

Do I like to be told how to do things, or to figure it out on my own?

What are the most importan tthings, people an dplaces in my life?

What inspires me?
Keep your list of answers handy, and when you are reading up on the different religions, Traditions and Paths out there, compare their practices and beliefs with your list. This can really help you find the right fit. Do not despair if it takes time, you are already walking on your Path … you just do not have a name for it yet!

 

 

Cultiver sa relation au divin

Traduction de l’article écrit par Columbine. C’est un article basique, mais un bon rappel pour tous.

1.)  Le chant spontané – Je chantais sans arrêt quand j’étais enfant autrefois. Si bien que les jours passaient sans que je dise un seul mot : je les chantais. Bien qu’aujourd’hui je ne puisse pas chanter n’importe quand (et non seulement parce que ma voix n’est pas faite pour le chant), je trouve que de toutes les techniques que j’utilise pour atteindre cet état second, c’est la plus accessible et naturelle pour moi.

2.)  La danse spontanée –C’est une technique qui peut m’échapper si je ne fais pas attention, comme tous ceux qui ont déjà dansé pour leurs dieux pourront le confirmer. Les Dieux aiment énormément quand on danse pour eux, et ils pourront parfois inspirer une personne jusqu’à l’extase… ou jusqu’à renverser la table de la cuisine, selon ce qui vient en premier.

3.)  Simplement parler  –Certains disent que cela ne suffit pas, qu’avoir une conversation avec ses Dieux n’est pas assez formel, que l’on ne devrait pas de peur de le faire de travers. A mon avis, c’est absurde. Croyez-moi, il est mieux de faire ce que vous pouvez plutôt que de ne rien faire du tout. Nos Dieux méritent notre attention, et ils l’obtiendront par de multiples façons qui ne nous attirent pas, à moins que nous leur offrions un peu de notre temps, le son de notre voix, et peut-être un petit plaisir au moins sur une base semie-régulière.

4.)  Offrez ce que vous avez – Vous n’êtes pas obligé d’attendre de pouvoir acheter cette bouteille de vin hyper-chère. Buvez-vous du jus de pomme ? Du café ? Hermès aime le café, Apollon aussi (UPG). Cela nous coûte pas grand chose d’en partager un peu, si ? Parfois, ils demanderont directement ce que vous avez. Donnez-leur avec un cœur joyeux et révérencieux, et ils seront sûrement ravis de voir que vous les écoutez activement.

5.)  Donnez pour donner – Offrez aux Dieux votre coeur, votre amour, vous-mêmes, et ces petites gâteries merveilleuses par respect et affection pour ce qu’ils ont déjà apporté dans votre vie, ou pour l’abondance de la terre à laquelle ils ont pourvu, et non simplement parce que vous voulez quelque chose MAINTENANT.  Savoir vraiment apprécier est une chose simple et puissante.

Voici quelques façons dont j’honore les Dieux. J’ai eu de nombreuses expériences merveilleuses, et de grands succès en utilisant ces méthodes simples. Elles ne sont peut-être pas extraordinaires ou originales, mais les Dieux répondent à la sincérité, et ces méthodes ont au moins le mérite d’être sincères.