A la rencontre du Cosmos Tarot : qu’as-tu à m’apprendre ?

« Après avoir longuement, longuement, longuement hésité…. je suis passée l’oracle au tarot Cosmos. Dans mon idéal, j’aurais aimé pratiquement énormément avec l’oracle, pour bien saisir son langage et sa personnalité, puis être capable de déceler finement les différences avec son compère tarot. Mais je brûlais trop de découvrir le tarot au final. Alors je me suis dit : je suis là pour me frustrer ou pour apprécier ? Le second, évidemment, du coup. J’ai purifié le jeu, je l’ai laissé traîner sur mon autel à vue, jusqu’à le bon jour se fasse sentir. »

Une carte pour demander à un jeu de collaborer, c’est par ici (cliquez).  🙂

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Le « tirage à l’envers »

Bon… Soyons franc, c’est un nom à la con. Mais j’ai eu beau chercher, je ne trouvais aucune expression qui corresponde ; « faux tirage » sonnait évidemment négatif ; et puis je voulais quelque chose d’accrocheur si possible… alors voilà.

Reprenons le raisonnement : quand on procède à un « tirage », on « tire », c’est à dire qu’on choisit quelque chose. L’idée ici, est de remplir les vides des moments où on ne se sent pas de tirer, que quelque chose bloque, que l’on a moins de temps, on simplement qu’on cherche quelque chose de moins formel. On ne va non pas « tirer » à l’aveugle, mais « inverser le processus », retourner toutes les lames face visibles, et piocher les cartes qui nous appellent. Je dis « les », mais ça ne peut être qu’une seule hein. L’idée, est d’observer vraiment, et de choisir une qui nous plaît particulièrement, ou mieux, qui nous « fait quelque chose sans savoir quoi », sensation physique non intellectualisée, qui promet des résultats intéressants. Alors on l’extraie du jeu, on l’observe autant qu’on veut, on se demande ce qu’on y voit, ce qui correspond à notre chemin du moment, etc, on médite. Si on souhaite, on regarde le livret pour approfondir / avoir une autre vision (parfois cela ne correspondra pas du tout à ce que vous avez senti, mais la carte, elle, parle).

Un petit processus « à l’arrache » comme on dit, mais qui peut être extrêmement fructueux.

Tirage croisé

Un petit tirage perso tout simple que j’aime beaucoup :

  • 3 cartes pour donner un aperçu de la situation (ou de la semaine etc) ; les problèmes / noeuds du moment
  • 3 cartes d’un autre jeu pour conseiller sur la démarche à adopter, se débloquer etc

Ici j’avais choisi d’utiliser en couple les 2 jeux de Paulina Cassidy (Joie de Vivre + Paulina). Le Paulina en haut pour pointer du doigt les noeuds, le Joie de Vivre en bas pour les éclairages.

Etude du tirage

Paulina Tarot 

La première série de cartes du Paulina correspondait aux noeuds actuels de ma situation.

Le premier aperçu est très clair : que des coupes ! Et oui, c’est extrêmement émotif et troublé depuis plusieurs mois… Mais j’ai noté un schéma intéressant : 2 cartes « conflictuelles » entourent une carte d’équilibre. Je suis donc dans une phase qui cherche à se stabiliser, et à retrouver la sérénité.

Le 4 de coupes : Le 4 est d’habitude une carte de collaboration, de construction. Ici, le personnage est détourné et semble « bouder » pour faire simple. Je me vois ainsi perchée sur un monticule, les yeux fermés, les bras croisées…. incapable de saisir les coupes, les accomplissements émotionnels, et de récolter les fruits de mon travail personnel. Un ami se tient là pour tenter de me « remonter le moral », de me montrer les joies. Je n’arrive pas à saisir les opportunités, et à mon avis cet émotionnel est lié à des choses tout à fait concrètes sur le plan matériel (récolter les fruits du travail). Le livret souligne une distance émotionnelle, un mode défensif, l’hésitation et le doute, le manque de motivation. Il indique qu’on renie ses talents et qu’on ne croit pas en soi…. dans le mille.

L’As de coupes : Une jolie carte, avec un personnage souriant, qui semble suivre le flux. Le flux de la coupe, le flux harmonieux de ses cheveux, la lune…  La coupe est pleine, on maîtrise, on est équilibré. Cette carte montre que cette possibilité est toute proche, que j’ai en moi les graines de ce personnage. Je ressens de la douceur, du calme. Une sorte de sérénité face à tout, aux événements, à soi… Le monde représenté est « lunaire », ça m’évoque quelque chose mais je n’arrive pas à dire quoi. Le livret parle des 5 sens (et dieu sait à quel point c’est juste pour moi aujourd’hui!), de l’océan qui nourrit, de l’éveil, du pouvoir inconscient (oui mon inconscient est très efficace…), et d’un nouveau départ. Cette dernière proposition est probablement la plus juste. De nouvelles idées à venir, et une confiance en son inspiration (en vue de créer / produire).

Le 5 de coupes : C’est sûr que quand j’ai vu cette carte je me suis dit « merde ». C’est pas folichon, plutôt déprimant. J’ai ri un peu aussi, car le personnage a l’air d’une sainte avec son auréole… « ah bon, je suis une sainte ? » (mais non la blague pourrie). Par contre le côté visuel est très frappant : le personnage est complètement prostré. Ca représente à la fois une grosse tendance dans mon attitude, un problème connement physique de maintient, et ma phase actuelle d’abattement émotionnel.  Du moins, une phase que j’ai traversé il y a peu. Ca m’évoque aussi le deuil ces couleurs, et ce voile… un deuil d’une période, un deuil de soi. Un repli, une blessure… un monde intérieur, se courber pour se protéger de l’environnement. Une fois de plus je note quelque chose de très important qui me touche : j’ai deux amis à mes côtés qui me suivent, même quand ça ne va pas.  Le livret confirme et affine la justesse de la carte : elle marque la fin d’une période de regret / tristesse, et annonce une sorte de nouveau départ. Ce que j’avais raté, c’est l’espoir dans cette carte. Elle paraît très sombre et triste, mais c’est la fin de ces énergies. Le manteau rouge souligne une idée de grande force intérieur, d’un espoir et un courage renaissants, et la passion.

Joie de Vivre Tarot

La deuxième partie du tirage, 3 cartes pour éclairer sur les noeuds en question, quoi faire, comment y remédier.

Le 2 d’épées : Les cartes du Joie de Vivre sont beaucoup plus incises, le message est beaucoup plus visible pour moi. L’épée pour l’intellect, la pensée, et la décision… avec la carte 2 = dualité. Dans le mille ! Cette carte m’indique qu’il faut lâcher un peu prise, fermer les yeux pour trouver la réponse en moi : savoir écouter mon intuition (le 3e oeil ouvert). Une épée dans chaque main… il n’en faut qu’une pour se battre, et éviter l’éparpillement (les petites flèches).

Le 2 de bâtons : Encore un 2 ! La dualité est mon amie. Les bâtons, la création… toujours le même sujet (que je n’ai pas nommé ici pour n’exposer que la structure d’analyse et pas les trucs personnels). L’image est magnifiquement claire : j’ai deux bâtons pour cheminer… l’équilibre entre 2 polarités. Le masculin et le féminin, le soleil et la lune, le rationnel et l’irrationnel….. Visiblement actuellement je devrais me pencher surtout sur une seule : le soleil, le rationnel, pour construire et avancer. Et vu le projet en question, c’est rigolo d’avoir la chouette du savoir perchée sur ma tête… Que symbolise ne revanche la sphère de la terre en suspension sur ma main ? Je pense à une autre métaphore d’équilibre ou de création… Et je note aussi un rappel troublant : le personnage « surfe » sur des vagues, vagues qui me rappellent la suite de coupes du dessus, et qui confirme le lien entre l’émotionnel et le travail, la création. La pieuvre bien qu’elle soit trop mignone évoque peut-être notre « monstre intérieur » à dompter, notre face sombre à intégrer. (Le livret parle de clarté, d’harmonie et de pouvoir créateur.)

Le 6 de coupes : Et finalement la dernière carte, un 6, à nouveau de coupes ! Un conseil qui retourne au domaine des émotions. Paradoxalement, le personnage me semble pleurer (les traces bleues sous les yeux), mais elle sourit. C’est une forme nouvelle d’apaisement à chercher, qui poursuit exactement la carte du deuil du Paulina pour moi. Ici encore avec deux amis, je danse… c’est le moment de célébrer la vie, de faire un peu la fête. Un monde marin, mon élément, pour s’apaiser et construire à plusieurs. L’idée peut-être (mouvement des bras, des perles….) de suivre, de danser avec le flux ? [Le livret confirme l’idée de deuil, de ne pas s’accrocher à des « choses » passées, de ne pas céder à la nostalgie / mélancolie. Se centrer sur les succès, les réussites, et s’entourer pour retrouver son enthousiasme, pour agir au mieux, atteindre son but]