Le premier test avec l’oracle COSMOS !

D’autres choses sont en préparation (vidéo, review etc), mais je prends le temps. 🙂 Pour commencer, voici une première photo des cartes d’un petit tirage que je me suis fait, avec mes premières impressions sur la personnalité du jeu ! C’est sur le site par ici (cliquez). Enregistrer

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Un tirage post-équinoxe de printemps

Je procède parfois à des tirages très méticuleux concernant mon chemin, pour voir où j’en suis. Cependant, on peut tous remarquer qu’aux grandes charnières de l’année spirituelle / sacrée, autour de nous les gens traversent des étapes similaires. Dans cette optique, j’aime bien réaliser des tirages plus « génériques », pas dans le thème mais dans la perspective. Voir où tous nous en sommes sur le chemin, où je me place dans ce flux. Sur cette idée, j’ai voulu effectuer un tirage post « Ostara » très rapide :

Light Grey Tarot (review et infos ici)

  • 1, au centre : émotionnellement où nous nous situons
  • 2, en haut : physiquement où nous nous situons
  • 3, en bas : spirituellement où nous nous trouvons
  • 4, à gauche : ce que nous quittons
  • 5, à droite : ce vers quoi nous allons

Quelques brèves idées pour cette série : 

 

1. XVIII, the Moon. La carte de la lune peut représenter par excellence les émotions dans les traditions modernes. Nous avons été malmenés jusqu’ici, et nous en sommes marqués. La lune n’est pas vraiment un calme, c’est plutôt l’eau encore perturbée après la tempête. Il nous reste des sensations d’étrangeté, d’avoir plané, d’avoir quitté ce monde pour un autre, et d’être entre deux. Un sentiment d’être inadapté ou pas au bon endroit. La sensation d’avoir essuyé des tempêtes et d’en être encore essoufflé. Je ressens une certaine désorientation ; avec cette carte, nous cherchons nos marques.

2. Knight of Swords. Délicate cette carte aussi, elle marque très clairement la bataille. Sur le plan physique, peut-être qu’à la sortie de l’hiver, malgré sa douceur, le corps a pris un coup. Des allergies, les changements de température, d’humidité, un essoufflement. Nous sommes en position de foncer dans une mêlée sans réfléchir, mais est-ce bien judicieux ? Ma propre expérience est peut-être trop présente ici, mais je ressens ce besoin de tout stopper net et de faire un bilan sur le plan physique. Réévaluer notre endurance, notre sommeil, notre souplesse, notre musculature… Pour se remettre en forme, c’est le moment.

3. Nine of Pentacles (or cups?). Une carte qui m’a fait rire jaune. Serions-nous des gloutons spirituels ? Ma foi c’est fort possible… A force de chercher des réponses, de lire, des livres, des blogs, ou simplement de méditer dans son coin, de toujours chercher, par un tirage ou autre… cela revient à ce qui est représenté sur cette lame. On boit à toutes les coupes, on mange à tous les rateliers. Mais quand est-ce qu’on souffle ? Quand est-ce qu’on fait une pause ? Comme pour le corps dans la carte précédente, j’ai l’impression qu’on est au sortir d’une grande course, d’un marathon. Si on veut retrouver sa « santé spirituelle », comme pour la santé physique, il serait peut-être bon de faire une pause. Méditer, et revenir à plus d’épure. Se retrouver un peu seul, sans repère, pour  se recentrer.

4. Ace of Pentacles. L’étape que nous quittons… J’ai l’impression que le printemps 2014 nous fait sortir de la sécurité. Dans ce jeu, l’as de pentacles m’évoque le confort du foyer et des liens familiaux (ou tribaux). Ces racines qui relient toutes les petites maisons. D’ailleurs je pourrais presque voir l’Arbre de Yule avec son étoile…. Dans tous les cas, nous nous sommes repliés en nous-mêmes et sur nos assises, nous avons fait le dos rond jusqu’ici pour encaisser les épreuves, mais c’est terminé. Avec le printemps, il va falloir se donner un coup de pieds aux fesses, s’il n’a pas déjà été reçu (!), et reprendre le travail sur soi. Pour ma part, ça m’est tombé violemment dessus, pour me montrer qu’il était temps dans tel, tel et tel domaines de s’y remettre très sérieusement…

5. VII, the Chariot. Ce vers quoi nous allons. J’aime beaucoup cette carte. Etrangement « statique » pour un chariot, on a presque l’impression d’être dans une tente impériale et pas sur un moyen de transport. Elle peut presque se confondre avec la force d’ailleurs, étant donné le rapport de la femme et du félin sombre sur la gauche. Tout dans cette carte, la posture, la couronne, etc, me parle de royauté et de souveraineté. Il est temps de faire preuve de dignité et de force. Les doubles félins, sombre et clair, m’évoquent aussi toujours le « travail sombre » (shadow work) de type jungien. On va vers ce que les gens appellent « la période claire », mais il n’empêche qu’au sortir de l’hiver on a besoin de travailler sur soi pour devenir meilleur, et pour chasser les fantômes du passé. Traquer et chasser nos Ombres. Sans quoi, elles seront des entraves à notre cheminement et à notre souveraineté personnelle.

Améliorer sa lecture du tarot

Un exercice trouvé sur le forum de Moony. Mélanger son jeu (plutôt les majeures) et demander : comment améliorer ma lecture du tarot ? Je trouve ça rudement intéressant, à refaire souvent.

Daniloff – Major Arcanas 2010

(Vous pouvez faire clic droit et afficher ou ouvrir dans un autre onglet pour voir en légèrement plus grand)

De mon côté évidemment, les choses ne se font jamais simplement… donc en mélangeant, deux cartes sont tombées, puis j’ai essayé d’en tirer une quand même. Allons-y pour un décorti

C’est drôle, en faisant le tirage, je me suis rendue compte que j’avais pensé très rapidement dans ma tête « j’espère que ça ne sera pas les premières cartes du jeu ». Il y a comme un mini blocage mental avec ces cartes, ou des projections. Je les connais, mais ce sont moins des « archétypes » que j’expérimente dans la vie de tous les jours et dans ma spiritualité que les autres, et peut-être, finalement, que je connais aussi un peu moins en profondeur. Elles m’évoquent des choses un peu figées et traditionnelles, ce qui me convient bien peu. Alors évidemment, quand j’ai tiré mes 3 cartes, et que j’ai vu le Pape PLUS l’Empereur, j’ai rigolé un coup. Et finalement, c’est marrant, c’est que j’ai eu encore une fois l’expérience qu’un tirage peut se lire de plein de façons différentes, et donc contradictoires…. Comment choisir alors le bon chemin ? Le temps et l’expérience…

Mon premier sentiment en voyant les cartes a donc été un ressenti fort de quelque chose de désagréable (maintenant qu’après coup je me suis aperçue de ce que j’avais pensé, au paragraphe ci-dessus, on a déjà compris, mais sur le moment c’était une surprise). C’était sérieux, trop sérieux, j’avais l’impression d’être une petite fille qui se faisait gronder, ou à l’école, et que l’on réprimande parce qu’on n’est pas assez carré et qu’il faut être plus rigoureux. La tête un peu « effrayante » (pour donner des images visuelles) du Pape répond à la tête à mon goût « contrite » de celle de l’Empereur. Comme il a l’air mal assis et inconfortable dans sa position ! Mais n’anticipons pas et revenons au Pape. Le Pape, c’est le chef de l’Eglise il incarne clairement pour moi le chef de la Tradition avec un grand T. Or, cela rejoignait exactement mes interrogations de la fin du mois d’août et de ce début septembre : dois-je marcher plus « droit » et aller vers les traditions autour du Tarot, apprendre ces savoirs classiques ? Au premier abord on pourrait le penser… mais finalement, le Pape n’a pas les mains tendues vers moi, il les lève comme on fait (hors d’un rite religieux) pour éviter de toucher quelqu’un, du moins c’est ce que j’ai senti. Nous n’allons quand même pas nous mélanger si ? Et plus simplement…. et ça c’est quelqu’un sur le forum qui l’a glissé à mon oreille et qui s’y est bien ancré pour me donner une belle piste…. lâcher prise. Ah, le grand mot que l’on retrouve toujours. Lâcher prise, mais sur quoi ? C’est ça qui m’a demandé un peu de temps à analyser. Finalement, il y a deux possibilités visuelles (mais elles reviennent au même) : soit je dois lâcher les clés de la Tradition pour aller vers autre chose, soit je dois lâcher prise tout court, et saisir mes propres clés. Mais ça y est, on y est, l’idée est là bien claire sous mes yeux. Ah booonnn? Comme je suis tête, j’ai attendu très longtemps avant de valider cette option ! ^^

Revenons à la carte de l’Empereur maintenant. Dans le Rider et autres, c’est une carte très différente énergétiquement parlant : elle représente un seigneur, un maître, bien sûr de lui et avec un caractère très fort. Ici, comme dit plus haut, je le trouve complètement prostré, voire déprimé (^^’). Assis dans son grand (trop?) manteau, sur un supposé trône, avec cette grosse épée bien lourde dans une main, et la sphère dans l’autre, et puis son « turban » (?) qui tombe à moitié…. On dirait quelqu’un qu’on a pris de force pour le mettre à cette place, il n’aime pas ça du tout… Charge et responsabilités, outils de pouvoir traditionnels, tout ça ne lui parle pas trop, or finalement, ce qui plaît et attire mon oeil c’est le « turbant », ces belles couleurs et ces beaux motifs, mais pourquoi tombe-t-il ? Il m’évoque la chose qui me parle : l’intuition et à la connexion à l’Autre Monde. Mais visiblement, trop étouffé par le monde matériel et « mondain », il perd cette connexion progressivement. Je doutais assez de cette piste jusqu’à ce que je regarde la 3e lame et que je remette les choses « en suite ».

L’étoile. Ma carte favorite depuis que je suis toute petite et que je ne touchais même pas au tarot encore. Dans ma tête « eh ben voilà une carte que j’aime ! » 😉 La nudité est traditionnelle mais malgré tout elle me frappe…. le chapeau qui pointe vers les hautes sphères me rappelle bizarrement le turban de l’autre…. Je prends un peu de recul, je regarde les 3 cartes, et là je « vois ». Le Pape en tant qu’être spirituel a aussi un chapeau qui flotte et évoque la connexion à l’Autre Monde, donc dès le départ, la voie est montrée : il faut lâcher prise, lâcher la tradition, et attraper les clés intuitives, m’écouter plus dans la démarche que j’ai déjà, au lieu de chercher autre chose. En effet, si je ne m’écoute pas, je me rajoute comme des attributs et des vêtements qui m’encombrent, et même plus, m’étouffent ! Et je perds ce qui est ma force naturelle : l’intuition. Quand on regarde de gauche à droite, on a deux personnages ultra habillés et puis tout d’un coup, l’étoile nue comme un ver…. libre. Avec aucun objet ou attribut encombrant, pas même un voile, juste son « antenne » dirigée vers le haut, qui reçoit.

Bilan

Je suis en train de monter un projet important, et cela fait des semaines que je lutte contre exactement ça. Je me sens coupable de ne pas être une cartomancienne, de n’avoir lu aucun livre sur le tarot, et de tout faire à ma sauce. Mais concrètement… la tradition m’ennuie et ne me convient pas, j’aimerais m’enrichir de ses possibilités mais ça coince. C’est contre ma nature. Peut-être qu’il est juste trop tôt pour le faire, mais pour l’instant lorsque je m’avance dans cette voie, je me coupe de moi-même et de ce qui fait mes lectures. Je lutte contre mes propres résultats et mes propres lectures, alors même que les gens qui viennent me voir valident. Cette carte de l’étoile, elle me représente bien, et c’est plutôt ça que je dois travailler : me donner un cadre c’est possible en dehors de la tradition (format de séance etc), mais je dois travailler à être pleinement libre, non entravée, et « connectée ». Je suis une voyante, médium aussi, et donc je reçois. C’est ça mon flux naturel. Si je veux améliorer ma lecture du tarot, je dois apprendre à me faire confiance et à écouter ce qui vient plutôt qu’à chercher la tradition.

Découverte d’un nouvel oracle – Oracle de cristal

Exemples de tirage.

*****

J’aime être encore ouverte pour me  laisser surprendre par des jeux qui autrefois auraient été balayés d’un revers de main. Grace à un ami j’ai pu découvrir un nouveau jeu sur la thématique des cristaux, bien que cela soit plus visuel que thématique. Dans tous les cas je constate deux choses : l’esthétique ici est très réussie, et c’est ça qui me déçoit d’habitude, et finalement, je trouve que les oracles (leur création) demeurent aussi un travail d’auteur. Mais assez parlé, voici l’exemple que j’ai trouvé ici :

Le Désir

Sens et valeur

Sans désir, est-il possible de vivre ? Certains diront non. Surtout les occidentaux, sans hésitation. Alors que d’autres, plus orientalistes diront oui, qu’il faut tendre à évacuer tous désirs.

Le désir se conjugue plutôt avec l’avoir, j’ai le désir de, rarement avec l’être, je suis désirant de. On peut saisir le fait qu’il se rapporte souvent à une idée de possessivité. Le désir alors peut enfermer dans une obsession si l’on s’identifie trop à ce que l’on convoite. Le désir humain prend racine dans ton centre de vie, ton entre-jambe et te pousse à vouloir. Vis ton plaisir, cela est bon, cela est bien. Tu te sens vivant, vibrant. Tu passes à l’acte ou simplement tu te laisse traverser par cette vibration, tu t’en remplis.

Le désir est souvent lié au sentiment amoureux; je désire donc j’aime. Tu peux aussi désirer sans vouloir que cela devienne une histoire, sans vouloir te lier. Le désir est en toi, le désir est pour toi, tu es libre de l’accomplir en partage, de le vivre pour toi. Apprend à te gorger de désir, apprends à jouir de son frisson, de son éphémère beauté. Il révèlera tes aspirations intérieures sans nécessairement conquérir ou obtenir. Tu peux vivre en étant désirant. Il n’y a plus de quête. Tu es détaché, tu n’es plus soumis à une manière de répondre à ce qui est suscité, tu choisis sans occulter ton désir.

Tu discernes et affines, tu deviens conscient de ce qui motive ton désir.

Parole Intime

Je suis en toi le désir de ton corps pour ton âme, de ton être pour l’autre, de ton âme pour Dieu, de ton corps pour le corps autre. Le désir, né du manque, de ce qui te manque. Tu ne m’as pas compris et tu es devenue le besoin. Besoin de l’autre pour être entier, de Dieu pour être heureux. Et le besoin te ronge car rien ne répond jamais comme tu veux. Alors tu es revenu à toi, dans l’autosuffisance et tu t’es refermé dans le besoin de rien, de personne, ni de Dieu ni de ses anges. Et pourtant entre ce manque en toi et ce trop plein de toi demeure, étincelant comme une braise qui ne s’éteint jamais ; le désir. Le désir d’aller vers, de rencontrer, de découvrir. Le désir d’une autre peau, de caresser l’étrangeté de vivre, de s’en émerveiller. Le désir aux aguets.

Ecouter le pas de dieu qui se faufile dans tous les petits gestes quotidiens d’aimer. Le désir d’être là, en soi et ouvert à l’autre. Le désir que je suis en toi alors ne nait pas du manque, ni de la quête toujours insatisfaite. Il vient de l’émerveillement d’aimer comme on marche sur des braises quand on croit s’y bruler et que le miracle est là, de notre corps si léger, si confiant qu’il brûle du dedans sans cramer du dehors. C’est cela le désir que je suis en tes multiples corps, pour aimer infiniment, le désir qui t’illumine au dedans.

Pour que de l’intérieur, tu rencontres l’intérieur de l’autre, l’intérieur du divin, la douce peau, celle qui n’a aucune mémoire de souffrance, la nouvelle née. Ainsi mon désir en toi, parce que tu es prêt, prête à marcher dans la beauté du désir comme en un champs rouge, incendiés de coquelicots, éphémère splendeur. Toi qui sais que ni l’autre, ni dieu, n’a rien a t’offrir que tu ne possèdes déjà, si ce n’est la joie profonde de danser ensemble sur les pétales scintillantes. La chaleur éprouvée dans le corps à cœur.

Au ras des pâquerettes

Le désir est l’énergie de vie en ton corps, le mouvement, le frisson, l’incendie, la peau subtile du sentir au dedans. Apprends à aimer l’écouter divaguer, rougir en ton corps, ne l’occulte pas, n’en deviens pas esclave.

EDIT : un autre essai ce matin, je ne pouvais pas m’empêcher de le poster en dédicace à deux personnes qui se reconnaîtront 😉

L’Offrande

Sens et valeur

A travers toi, la vie se donne à elle même. Observe le processus qui permet d’accéder au lâcher prise, au non-retenir, à laisser aller, circuler. Fais-le tien. Sois à l’image de la vie. Avec l’intention de participer sans mettre ton vouloir pour obtenir, avoir, avoir un retour, posséder. Dans ta relation au divin, tu es souvent en demande pour valoriser ta vie, pour aller mieux. Le « demande et tu recevras » sonne à tes oreilles, parole biblique qui a traversé les ages pour éprouver ta confiance, ta foi. L’offrande est don. Elle se situe dans un contexte plus large que la demande qui est souvent personnelle. Là il s’agit par l’offrande d’être dans la certitude que ce que tu offres répond avec justesse à ce qui a été demandé. L’offrande participe au principe de libre échange. Tu reconnais que la vie offre le meilleur à chacun de façon sûre et déterminée.. Et toi, tu as saisi ce fonctionnement. C’est l’amour qui ne demande rien qui œuvre en toi.

Tu coopères et reçois la plénitude. La vie te nourrit de cet élan du cœur, tu prends part au processus. L’offrande est en étroite relation avec la gratitude, une manière de remercier la vie qui te le rend, c’est l’abondance ! Dans cette association intime, offrande-gratitude, tu retrouves ton corps temple et tu y déposes la vie. Cet état ouvre un autre champ de conscience qui élève les vibrations de tes corps subtiles et tu deviens temple rayonnant, illuminé, illuminant. Le don de soi est l’offrande que tu peux faire, avec une intention sincère. La vie alors te prend, parce que c’est le moment. Tu t’offres en présent car tu es un cadeau.

Tu as reconnu ta valeur et tu y mets ta valeur ajoutée. Tu touches le plaisir, la joie de ne rien retenir, de basculer comme ces cathares éblouis dans le feu de l’intelligence de vie et non dans celui de la sainte inquisition. Tu n’as plus de question, tu es devenu la réponse.

Parole Intime

Je suis l’offrande, ce que la vie t’offre et ce que tu offres à la vie. Je te suis donc toute abondance. Quand tout est donné sans retenue, sans avarice, sans calcul : le don de soi, si divin. Tout ce que tu as peur de perdre, tu le reçois lorsque tu l’offres. Le petit trésor que tu tiens en ton poing serré, lorsque je te dis de le lâcher, tu le serres d’autant plus fort. Si tu ouvres le poing, il tombe et tu le perds. Si tu retournes la main, que tu déplies les doigts, il demeure lové au creux de ta paume ; une offrande. Ainsi, je suis à travers toi le geste de donner qui est le contraire du geste de perdre. Même si ce que tu offres ne t’appartient plus. Mais cela ne t’a-t-il jamais appartenu ?

L’offrande, le don de ce que tu es de plus sacré, de plus modeste aussi. Le don de toi, à dieu, à l’autre, horizontal, vertical. Nul besoin de chercher à te parfaire pour devenir meilleur et ainsi offrir un plus beau cadeau. Tel que tu es, le divin te reçois en son temple. Une flamme y brille pour toi, le plus petit de toi. N’oublies jamais cela. C’est le divin qui te rend riche s’il le veut. Toi, tu t’avances vers lui, pauvre de tout, le seul vrai trésor, c’est toi. Il n’y aura jamais rien d’autre à offrir, à donner en partage, seulement toi.

C’est le divin qui te comble, te pare, t’illumine, si tu oses être nu devant lui. Dépouillé de tout ce qui n’est pas toi, de tout ce qui n’est pas ton amour de lui qui luit dans ton amour de tous ces petits riens du tout que tu vis chaque instant. Si chers à ton cœur. Et lui t’accueille, toi le presque rien qui lui est si tout. Il n’y a plus à grandir, à guérir, à t’améliorer. Accepte-toi tel qu’il te voit et offre cela. Alors abonde en ton cœur l’or pur de son amour de toi. Il s’offre à toi, tel qu’il est il se donne. Pure offrande de lumière à ton être. Tu es prêt à cela. D’offrande à offrande, la bénédiction d’une mise en partage, abondante !

Au ras des pâquerettes

Avec des amis proches, organise une soirée cercle, un moment entre vous pour offrir ce que vous êtes dans l’instant. Exprimez chacun votre tour ce qui bouge en vous en ce moment, écoutez sans interrompre chacun votre tour la parole de l’autre. Soyez au plus près de vous, osez livrer même et surtout ce qui est touché-touchant. Cet instant est sacré, un espace d’offrande aux autres, à la divine présence qui créé le cercle, l’espace sacré d’écoute et de non-jugement.

Tirage croisé

Un petit tirage perso tout simple que j’aime beaucoup :

  • 3 cartes pour donner un aperçu de la situation (ou de la semaine etc) ; les problèmes / noeuds du moment
  • 3 cartes d’un autre jeu pour conseiller sur la démarche à adopter, se débloquer etc

Ici j’avais choisi d’utiliser en couple les 2 jeux de Paulina Cassidy (Joie de Vivre + Paulina). Le Paulina en haut pour pointer du doigt les noeuds, le Joie de Vivre en bas pour les éclairages.

Etude du tirage

Paulina Tarot 

La première série de cartes du Paulina correspondait aux noeuds actuels de ma situation.

Le premier aperçu est très clair : que des coupes ! Et oui, c’est extrêmement émotif et troublé depuis plusieurs mois… Mais j’ai noté un schéma intéressant : 2 cartes « conflictuelles » entourent une carte d’équilibre. Je suis donc dans une phase qui cherche à se stabiliser, et à retrouver la sérénité.

Le 4 de coupes : Le 4 est d’habitude une carte de collaboration, de construction. Ici, le personnage est détourné et semble « bouder » pour faire simple. Je me vois ainsi perchée sur un monticule, les yeux fermés, les bras croisées…. incapable de saisir les coupes, les accomplissements émotionnels, et de récolter les fruits de mon travail personnel. Un ami se tient là pour tenter de me « remonter le moral », de me montrer les joies. Je n’arrive pas à saisir les opportunités, et à mon avis cet émotionnel est lié à des choses tout à fait concrètes sur le plan matériel (récolter les fruits du travail). Le livret souligne une distance émotionnelle, un mode défensif, l’hésitation et le doute, le manque de motivation. Il indique qu’on renie ses talents et qu’on ne croit pas en soi…. dans le mille.

L’As de coupes : Une jolie carte, avec un personnage souriant, qui semble suivre le flux. Le flux de la coupe, le flux harmonieux de ses cheveux, la lune…  La coupe est pleine, on maîtrise, on est équilibré. Cette carte montre que cette possibilité est toute proche, que j’ai en moi les graines de ce personnage. Je ressens de la douceur, du calme. Une sorte de sérénité face à tout, aux événements, à soi… Le monde représenté est « lunaire », ça m’évoque quelque chose mais je n’arrive pas à dire quoi. Le livret parle des 5 sens (et dieu sait à quel point c’est juste pour moi aujourd’hui!), de l’océan qui nourrit, de l’éveil, du pouvoir inconscient (oui mon inconscient est très efficace…), et d’un nouveau départ. Cette dernière proposition est probablement la plus juste. De nouvelles idées à venir, et une confiance en son inspiration (en vue de créer / produire).

Le 5 de coupes : C’est sûr que quand j’ai vu cette carte je me suis dit « merde ». C’est pas folichon, plutôt déprimant. J’ai ri un peu aussi, car le personnage a l’air d’une sainte avec son auréole… « ah bon, je suis une sainte ? » (mais non la blague pourrie). Par contre le côté visuel est très frappant : le personnage est complètement prostré. Ca représente à la fois une grosse tendance dans mon attitude, un problème connement physique de maintient, et ma phase actuelle d’abattement émotionnel.  Du moins, une phase que j’ai traversé il y a peu. Ca m’évoque aussi le deuil ces couleurs, et ce voile… un deuil d’une période, un deuil de soi. Un repli, une blessure… un monde intérieur, se courber pour se protéger de l’environnement. Une fois de plus je note quelque chose de très important qui me touche : j’ai deux amis à mes côtés qui me suivent, même quand ça ne va pas.  Le livret confirme et affine la justesse de la carte : elle marque la fin d’une période de regret / tristesse, et annonce une sorte de nouveau départ. Ce que j’avais raté, c’est l’espoir dans cette carte. Elle paraît très sombre et triste, mais c’est la fin de ces énergies. Le manteau rouge souligne une idée de grande force intérieur, d’un espoir et un courage renaissants, et la passion.

Joie de Vivre Tarot

La deuxième partie du tirage, 3 cartes pour éclairer sur les noeuds en question, quoi faire, comment y remédier.

Le 2 d’épées : Les cartes du Joie de Vivre sont beaucoup plus incises, le message est beaucoup plus visible pour moi. L’épée pour l’intellect, la pensée, et la décision… avec la carte 2 = dualité. Dans le mille ! Cette carte m’indique qu’il faut lâcher un peu prise, fermer les yeux pour trouver la réponse en moi : savoir écouter mon intuition (le 3e oeil ouvert). Une épée dans chaque main… il n’en faut qu’une pour se battre, et éviter l’éparpillement (les petites flèches).

Le 2 de bâtons : Encore un 2 ! La dualité est mon amie. Les bâtons, la création… toujours le même sujet (que je n’ai pas nommé ici pour n’exposer que la structure d’analyse et pas les trucs personnels). L’image est magnifiquement claire : j’ai deux bâtons pour cheminer… l’équilibre entre 2 polarités. Le masculin et le féminin, le soleil et la lune, le rationnel et l’irrationnel….. Visiblement actuellement je devrais me pencher surtout sur une seule : le soleil, le rationnel, pour construire et avancer. Et vu le projet en question, c’est rigolo d’avoir la chouette du savoir perchée sur ma tête… Que symbolise ne revanche la sphère de la terre en suspension sur ma main ? Je pense à une autre métaphore d’équilibre ou de création… Et je note aussi un rappel troublant : le personnage « surfe » sur des vagues, vagues qui me rappellent la suite de coupes du dessus, et qui confirme le lien entre l’émotionnel et le travail, la création. La pieuvre bien qu’elle soit trop mignone évoque peut-être notre « monstre intérieur » à dompter, notre face sombre à intégrer. (Le livret parle de clarté, d’harmonie et de pouvoir créateur.)

Le 6 de coupes : Et finalement la dernière carte, un 6, à nouveau de coupes ! Un conseil qui retourne au domaine des émotions. Paradoxalement, le personnage me semble pleurer (les traces bleues sous les yeux), mais elle sourit. C’est une forme nouvelle d’apaisement à chercher, qui poursuit exactement la carte du deuil du Paulina pour moi. Ici encore avec deux amis, je danse… c’est le moment de célébrer la vie, de faire un peu la fête. Un monde marin, mon élément, pour s’apaiser et construire à plusieurs. L’idée peut-être (mouvement des bras, des perles….) de suivre, de danser avec le flux ? [Le livret confirme l’idée de deuil, de ne pas s’accrocher à des « choses » passées, de ne pas céder à la nostalgie / mélancolie. Se centrer sur les succès, les réussites, et s’entourer pour retrouver son enthousiasme, pour agir au mieux, atteindre son but]