Solstice d’été 2016

Le temps est vraiment différent ici, et la terre, je l’ai déjà mentionné. Les fêtes de l’année ne ressemblent pas vraiment à celle d’Europe, ni dans les énergies, ni dans les dates. Beaucoup sont passées « à la trappe », avalées dans un continuum, peut-être n’existant pas ici, peut-être ayant été tellement différente avec d’autres symboles et d’autres noms que je ne les ai pas reconnus. Mais bizarrement, le solstice d’été, lui, me parle.

Je ne ferais probablement rien de « païen », car je manque de contacts et d’un groupe. Parce que je n’ai pas encore trouvé d’endroit dans cette ville qui soit propice pour communier en extérieur. Par contre les énergies sont bien là, depuis déjà quelques temps, et à leur pic hier et aujourd’hui, avec les 40°C, les coups de soleil rien qu’en marchant dans la rue sur un court trajet, et la tempête du soir, le vent fort, la pluie, l’orage. La seule chose que je voudrais essayer de faire, c’est de m’aligner avec ce flux, et de l’utiliser pour la transition que je vis. Peu importe qu’elle soit violente, comme l’orage, comme les archétypes et les Dieux qui y sont associés, on se sent mieux après. Si j’arrive à m’aligner, je pourrais mieux manifester mes besoins dans ma vie au quotidien. Je suppose que certains appellent juste sorcellerie, d’autres psychologie etc…. Quoiqu’il en soit, l’heure à la purification. J’essaie d’identifier les cycles dans lesquels je me trouve, dans mon « étape de vie », sur mon chemin spirituelle, etc. Tout concorde. Déracinement de la terre, déracinement spirituel, pertes des repères, retour à zéro, traversée du désert, silence de l’Autre Côté, traversée des Ombres et de l’Enfer intérieur…

Après avoir déménagé 3 fois en 2014, en l’espace de quelques mois, cette année subit un rythme un peu similaire. Déménagement en septembre dernier, puis cette fin de semaine, et à l’automne prochain ça sera rebelotte. Du coup, je trie mes affaires en pensant au retour, ce qui sera de trop, mais ce dont j’aurais besoin entre temps, …. C’est l’occasion d’observer comment je fonctionne, comment j’accumule : matériaux de dessin, matériaux de récupération, pochettes et cartons pour renvoyer des colis moins chers, pots pour les conserves, bouteilles pour les soupes / boissons, papiers et dépliants d’information (nouvelle ville, nouvelle vie, forcément), les carnets de compte, dessins, cahiers d’écriture, fiches de tirage, …. Qu’est-ce qui est vraiment utile ou pas ? Qu’est-ce qui peut être récupérer plus tard en recommençant à zéro ? Qu’est-ce qui peut être jeté ? C’est le moment de me demander tout ça. Or, cela va de pair avec tout ce qui j’essaie de mettre en place dans ma vie depuis 5 mois. Tout changer. Je n’ai pas pris la voie facile, parce que j’avais prévu de changer plusieurs choses en même temps, or détruire d’anciennes habitudes et en créer de nouvelles c’est vraiment long et décourageant si on prend trop à la fois. Mais je n’avais « pas le choix », à mes yeux. Je voulais vraiment autre chose, j’y suis allée… un peu bourrin.

Ancrer des habitudes et des trucs pour m’aider. Des exercices d’étirement et de relaxation. Reprendre la marche. Méditer tous les jours 10 minutes au moins (le soir souvent), entre deux phases de travail si possible, ça aide beaucoup. Ecriture régulièrement. Revisiter mon planning, toute ma façon de gérer l’emploi du temps. Revoir les heures de coucher, les heures de lever, les heures de travail, les lieux de travail. Revoir toute ma façon d’écrire mon organisation, papier ou informatique, mois ou semaine, ou les deux, mais quels thèmes, quelles listes par types, quelle quantité d’items, revoir les activités avant le coucher (si possible lecture sur papier et pas ordinateur, si possible 1 heure avant le coucher…), les activités « extra » qui plaisent vraiment, sur lesquelles on a envie d’investir du temps, revoir la liste des priorités, au boulot, et pour soi, dans la vie… Élaguer, élaguer, élaguer. Gérer le stress et la maladie. Gérer le vide que l’on crée, la perturbation de la nouveauté, l’angoisse du vide. Se laisser porter, continuer de se demander ce que l’on veut vraiment, comment remplir ce temps etc. C’est une énorme quantité de choses. Après 5 mois je commence à voir les progrès. Je suis encore tellement loin du but ! Mais au début c’était vraiment difficile et décourageant, on ne voit pas les résultats, ou peu. Ou trop peu par rapport aux efforts fournis. Et puis au fur et à mesure… ça commence à venir. On récolte ce que l’on sème, et alors on se dit que ouais, c’est une course de fond, mais que l’on commence à dépasser la phase où mes poumons crachotent, pour passer au rythme souple croisière.

Tout ça je souhaite le continuer. Et cela résonne beaucoup avec la purification violente de l’orage de la période de midsummer. Sentir la victoire qui émerge des efforts rudes, la coquille qui se fissure sur la foudre, la pluie purificatrice qui emporte les déchets, les débris. Je réfléchis à un petit « rituel » symbolique à faire des mes mains, comme c’est le cas souvent maintenant, une création qui capte les énergies et les mets en œuvre. Quelques idées sont venues. En plus d’essayer d’apporter un peu de clarté et de choses à méditer spécifiquement par un tirage de Solstice.

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The Coming of Imbolc

« Aoife Ní Fhearraigh – Gabhaim Molta Bríghde (I Give Praise to Saint Brigid). A beautiful song sung in Irish by Aoife Ní Fhearraigh which gives praise to Saint Brigid of Kildare, one of the three patron saints of Ireland. The lyrics are below, along with the phonetic and English translation. Bain sult a chairde ! »


Morpheus Ravenna a partagé cette chanson irlandaise que je trouve, hum, planante, porteuse, apaisante, et en même temps il y a un je ne sais quoi d’amer… Une introduction pour quelques pensées fragmentaires sur la période que nous traversons. Alors oui, c’est en anglais, tandis que ce blog est censé être uniquement en français…. tant pis. Ils viennent toujours ainsi. Je me suis demandée, mais c’était soit ça soit rien, alors bon.

***

Impressions.
Shapes.
Patterns.
Light.

Drops of blood on a coat of snow
An icy pool of water reflecting the blue gray sky
Swirls of vapours turning into cristals
The warmth of our breath being swallowed away.

I feel my skin being battered away
By the sharp teeth of biting winds
Scratching, itching
My being is shaken, attacked and pierced

I hear the snow is melting
And I wish I could peel off my skin as I peel off my clothes
That I could step away for the pain
Enter in and be envelopped by the frozen water
Water that could kill me

Where is the fire
That enflammes the water and make it sacred?
It’s a time of labour
It’s a time of pain
Where is the fire of purification?