« Coût » du Travail Magique

Un témoignage intéressant qui relève un « tabou » des pratiques magiques et sorcières. Tout le monde n’est pas d’accord sur ce point, certaines personnes réagissent assez violemment quand on leur parle de coût… d’autres prétendent qu’ils n’ont jamais eu de soucis. Mais ce texte-là recoupe des choses que j’ai vues et entendues, et il apporte de l’eau au moulin (avec un joli texte imagé).

Scáthcraft

Faute d’un meilleur titre…

Quelques lignes pour poser mes réflexions matinales. Je viens de passer plusieurs jours à faire un travail magique qui, depuis avant-hier, me fait payer l’addition. Le sort n’a rien d’extraordinaire (obtention d’un logement), je l’ai déjà effectué plusieurs fois et je sais qu’il fonctionne. Mais il a un coût, et c’est en discutant avec ma Soeur, hier soir, que me sont revenus les mots d’une discussion, postée il y a 12 ans sur le forum que nous animions… (texte complet )

On n’exerce pas la magie sans que cela soit sans conséquence, même si les actions entreprises le sont dans le sens du Bien. (…) Pratiquer un rituel, revient à plus ou moins manipuler des énergies, (pour qu’elles) prennent un autre chemin que celui qui était le leur à l’origine. Sans que l’on n’en ait forcément conscience, nous puisons dans notre propre capital pour…

Voir l’article original 417 mots de plus

Des petites dévotions quotidiennes, remise en question de l’usage des bougies

Pour une fois que je partage un petit peu mes pratiques, autant que je vienne par ici relayer ce petit texte que j’ai partagé sur Instagram ce midi, en lui donnant un titre plus explicite.

Avec bien du retard, le volume 2 du #folktoberautumn2019 de @la_fille_des_saisons : « Se mettre dans l’ambiance ». Pour moi l’essentiel au quotidien c’est cette petite bulle de sacré et de dévotion. Une lumière allumée pour appeler et honorer, et des perles de prière que je trimbale partout. Les rouges et noires reviennent ainsi souvent sur mes photos. Ici, pour la saison, j’ai sorti en plus mes « perles d’automne » dédiée à des Esprits alliés. Mais ce petit geste de rien a été bouleversé chez moi depuis 2016.

En effet, j’ai remis en cause ma consommation de bougies depuis que je sais ce qu’il y a dedans (comment j’ai pu fermer les yeux si longtemps ??), que je savais probablement déjà, mais que j’avais choisi d’oublier. J’y ai été forcée quand je me suis rendue compte que quelqu’un qui venait chez moi était rendu malade par la fumée (invisible pour moi) de mes bougies… Dur rappel à la réalité. Impossible de faire marche arrière. Si c’est mauvais pour sa santé, en fait la mienne aussi, et l’atmosphère… Coupable notamment de soirées entières éclairées à la bougie dans un pays loin de chez moi, quand ma santé foutait le camp et que toutes les ampoules sur place me vrillaient les yeux et le crâne, et que quand vraiment il était urgent que je me lève et que je bosse, malgré la migraine, je j’acceptais que la lueur de deux bougies.

Je suis très partagée à l’idée de brûler celles que j’avais accumulées sans savoir… À la paraffine, donc du pétrole, dont la récolte ruine les sols, et qui polluent à la fois l’atmosphère et nos poumons directement dans la maison en brûlant… Mais je ne peux pas les jeter non plus, cela n’aurait aucun sens. Alors j’ai arrêté un temps s’en utiliser pour encaisser le choc, puis j’ai repris doucement, pour ancrer une pratique de parcimonie. J’avais décidé que tant que je n’aurais pas fini mon stock, je n’achèterai plus rien (je me déplace beaucoup, et je n’ai plus tous mes supports pour brûler les grosses, je dois m’organiser pour pas que ça coince). En tout cas, les bougies non polluantes que j’achèterai (ou fabriquerai) plus tard quand j’aurais fini mon stock, je me suis bien rendue compte qu’elle serait beaucoup plus chère. Fini la démarche capitaliste du toujours moins cher, qui nous pousse à acheter des produits non éthiques ou polluants. En étudiant la question pour les faire ou en acheter, je me suis rendue compte des ressources que ça demande et du coup… Les bougies ça n’est pas un bas produit de consommation, c’est presque un luxe. Fini pour moi les scènes aux mille chauffe-plats. J’apprends à choisir les moments et les occasions plus précieusement. Cela redonne d’ailleurs de la valeur à cette offrande qui coûte, plutôt que d’être une consommation aveugle. Évidemment, je ne suis pas emballée non plus par l’idée de la cire de soja, il va venir d’où ? Il va être cultivé comment ? Et l’Amazonie qui brûle ?… Mais il ne sera pas toxique à l’air. À moins d’arrêter complètement d’utiliser des bougies, pour l’instant je n’ai pas mieux…

« La » déesse, « la triple déesse », une critique féministe et queer

Quand je n’ai pas le temps de déconstruire moi-même des concepts du néo-paganisme, je suis profondément heureuse quand d’autres ont une démarche similaire ! Cathou s’est lancé dans le sujet délicat et sensible de « la triple déesse« . Une grosse série de 3 vidéos, avec plein de choses dedans. Accroche-toi pour suivre c’est très spontané, donc un peu chaotique, mais c’est très intéressant et ça vaut la peine. Ce qui me touche tout particulièrement c’est que, comme moi, Cathou a à coeur que ses contenus soient accessibles au plus grand nombre, et donc pour celles et ceux qui n’aiment pas les vidéos, cet article comprend une synthèse de son intervention.

Tarot queer et féministe

Pour expliquer ce qui me chiffonne avec tout ça: trois vidéos, mes notes de travail et une brève bibliographie.

Finalement, la trame qui a servi à l’élaboration de mes 3 vidéos n’est pas aussi fidèle à la structure des vidéos que je l’aurai voulu. Vous pouvez toutefois retrouver les grandes lignes dans ces notes de travail (avec les fautes et le fouillis qui va avec hein, c’est un brouillon, pas un article ^^).

  • Qu’est-ce que c’est ?

Des échos anciens, des déesses triples, des déesses vierges etc (même si ça n’a pas le même sens que le sens commun de nos jours),

La lune (tradition dianique), en particulier l’analogie avec ses phases

Des aspects d’une même déesse,« la » (grande) déesse, qui serait une sorte de principe, conçu dans beaucoup d’approches wiccannes et/ou psychanalytique en parallèle avec un autre « masculin », comme le dieu cornu.

Lecture de religions et philosophies non occidentales avec…

Voir l’article original 2 365 mots de plus

Des soucis avec la nouvelle mode du concept de « sorcière »

Voici une interview qui me rassure énormément.

Cela fait plus de 6 mois que je ressens un grand malaise face à cette ‘montée’ de la figure de la sorcière et sa déformation par l’effet de mode, mais je n’avais pas rassemblé tout ce que mes tripes ressentent, encore moins transformé tout ça en mots, puis produit un discours cohérent avec un début et une fin. Lire d’autres personnes qui sont extrêmement claires à ce sujet, ça fait du bien. Du coup à défaut d’avoir exprimé ma propre pensée, je partage :

https://lilith-tarot.jimdo.com/miroir-karlota-alevosia-interview-sorciere-magie-chaos/

Ce que je retiens de cette interview, outre le parcours très intéressant de Karlota, c’est la section « Ton ADN magique : comment te définis-tu aujourd’hui ? » Je l’aurais bien extrait et copié ici, mais je n’en ai pas l’autorisation. Pour ceux qui ont besoin d’avoir des idées un peu plus précises, quelques points importants en résumé :

  • le rôle toxique de l’opportunisme commercial (ses termes) et du capitalisme ultra libéral (mon qui ajoute)
  • le grand mélange néfaste entre développement personnel et sorcellerie / magie (le coup de la litho bon sang, j’arrête pas de le répéter x) )
  • la violence de nier d’autres définitions de la sorcière, antérieures et même actuelles (prétendre que ça n’existe plus les sorcières marginales, en forêt, qui font des rituels… etc)
  • la violence de rejeter la figure féminine de la vieille femme (c’est une intégration de la domination patriarcale)
  • le gommage des connaissances et pratiques subversives pour la mode
  • le rejet du travail avec les esprits et l’Autre Monde
  • etc.

 

Pourquoi j’ai décidé d’arrêter d’acheter des cristaux, de l’encens et des bougies.

Cette galerie contient 6 photos.

Initialement publié sur Draen – Moon :
La nature et son respect sont à la base du paganisme, de la sorcellerie et des formes plus contemporaines comme la wicca ou encore de bon nombre de pensées new age. Dans les boutiques ésotériques, sur les réseaux sociaux, on voit des cristaux, de l’encens et des bougies à…

Haine et Alibis

Parfois il faut mettre de l’eau dans son vin. Idéaliser ? C’est beau c’est sûr, mais ça fait des dégâts. Redescendons un peu sur terre. Mieux : sur les faits historiques et scientifiques.

Scáthcraft

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : il y a, dans la “sphère païenne”, des choses et des gens qui me désespèrent, me dégoûtent, bref nourrissent ma misanthropie d’Ourse… J’ai beau savoir que l’humain est comme ça, qu’il ne lui faut pas grand chose pour basculer du côté obscur (celui de la peur et de la haine), mon estomac se révulse à la lecture de certaines inepties. Et je m’en vais, de ce pas, tordre le cou à deux ou trois de ces absurdités-mensonges-manipulations, parce que ça fait trop longtemps que ça me démange.

N°1 : “le peuple celte” et “le peuple gaulois”

Ni l’un ni l’autre n’a jamais existé, désolée !

Le terme “celte” vient du grec  Κελτοί (kèltoï), il s’agit d’une source indirecte, les “Celtes” ne se désignaient pas par ce terme. A cela, une bonne raison : ils ne formaient pas un seul et…

Voir l’article original 1 142 mots de plus

Domestiquer le Tigre

Qu’est-ce que l’on veut être, qu’est-ce que l’on veut construire au final ? A réfléchir. J’ai fait beaucoup d’observations que je retrouve dans cet article.

L e    C a i r n

Avec les années qui passent, je ne peux m’empêcher de dérouler le fil et de repenser au début de ma fréquentation de la sphère dite païenne.
D’abord, au lycée, quand il n’y avait pas internet à la maison et que les sources d’informations pour répondre à ce sentier de traverse qui me taraudait de plus en plus était le supermarché de livre et ses deux pauvres bouquins, basiquement, Cunningham et des ouvrages racoleurs et criards, bourrés de conneries et de rituels fast-food. Et de rentrer avec Cunningham sous le manteau dans la maison familiale, et lui trouver une planque.

Puis il y eut les forums. Les balbutiements de ce qui n’était pas encore une blogosphère florissante, au moins en terme de quantité. Quelques forums, axés pêle-mêle magie blanche, et beaucoup de wicca. Les mailing lists yahoo et Sacred Texts. Peu ou pas de blog il y a maintenant un peu…

Voir l’article original 1 380 mots de plus