Un atelier de mandala sur Paris

Quelques mots d’introduction

Bien que l’on en fasse un cliché vulgaire, Paris peut représenter une aventure au quotidien quand on a le temps d’errer un peu. Tout bouge, tout change très vite. La ville n’est pas aussi grande que ses concurrentes dans le monde, mais elle est tellement concentrée et dense qu’on peut facilement s’y perdre : on trouve de tout, et chaque amateur doit déblayer le terrain pour trouver les boutiques, les galeries, les cafés, etc, de sa préférence. De l’art, du sport, des disciplines alternatives, des soins, du rétro, du rock, … Mais même dans chaque domaine, il y a tellement de tout que pour trouver les lieux de son choix, ça reste peu évident ! Un peu comme une aiguille dans une botte de foin à mon goût. En jeune parisienne (je n’habite pas là depuis très longtemps), j’ai adopté pour l’instant le hasard pour guider mes pas, et grand bien m’en a fait, car à chaque détour de quartier je découvre des surprises.

J’avais déjà commencé à remonter vers le 20e arrondissement de temps à autre, et découvert des ateliers dans le 19e, mais je ne me serais jamais doutée. C’est Eloa qui m’a mis la puce à l’oreille, connaissant mes centres d’intérêt, lorsqu’elle a pris connaissance d’un atelier animé par une femme spécialisée dans la création de mandalas. J’ai sauté en l’air, on a beaucoup ri au téléphone, et puis je me suis lancée.

Si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure à ma suite, vous pourrez trouver Sandrine sur son magnifique site et sa page facebook, et à l’atelier studio du Regard du Cygne, 210 rue de Belleville, 75020 Paris. Pour participer à un atelier il vous faut réserver auprès d’elle par email, le tarif est de 35 euros, tout est fourni sur place (mais penser à rapporter un élastique pour rouler votre mandala, et un petit sac pour transporter l’argile !) 15h-18h le dimanche, mais toutes les informations sont disponibles sur le site. EDIT : depuis la rédaction de cet articles, les informations ont été modifiées. Rendez-vous directement sur le site ou contacter Sandrine à son adresse : contact@syamamandala.com

Bientôt deux ans déjà que j’ai fait cette découverte, entre temps la radio s’est arrêtée, renouvelée, puis arrêtée de nouveau. Nous avons été très occupées, et se coordonner n’a pas été facile, du coup j’ai dû retarder, retarder, retarder cet article qui était pourtant rédigé à peine quelques mois après l’atelier. Enfin, je peux enfin vous livrer mon récit ! J’espère qu’il contiendra toujours mon enthousiasme de ce jour-là.

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Au coeur du mandala

C’est avec une certaine impatience que je suis arrivée dans le 20e un dimanche après-midi de Mars. J’ai rencontré Sandrine juste un court moment (pour tout ce qu’on avait à se dire !) afin de faire connaissance et de préparer notre collaboration pour une interview. La mayonnaise a vite pris, et j’avais très envie de pouvoir assister à l’un de ses ateliers, pour sortir du cadre de la parole et entrer dans l’action ! Confirmer les bons ressentis et l’occasion qui se présentait à moi.

Le dimanche 10 Mars 2013, quand je me suis rendue à l’atelier, le thème proposé était donc « femmes enceintes et créatrices ». Et j’étais pleine de l’envie de découvrir un lieu, des personnes, et une démarche qui rejoint la mienne. Quand on se trouve à l’extérieur, c’est une grande façade un peu froide et imposante qui nous accueille, avec une gigantesque porte en métal. Quand je suis entrée, j’ai presque ri de la différence : vous vous retrouvez dans l’une de centaines de cours parisiennes de charme bien cachées derrière des grands murs. Une cour ancienne et pavée, des petits porches à droite et à gauche… je suis mon instruction « derrière les bambous » ! Je sonne maladroitement et j’y suis, une salle avec un vieux plancher, des grandes fenêtres… De l’espace. LA table est plus petite que ce que j’imagine, mais la pièce et grande, et on se sent à l’aise ! Derrière un mur coulissant se trouve aussi un petit bar / cuisine, où Sandrine nous propose de chauffer de l’eau pour un thé, et où l’on peut aisément nettoyer les outils par la suite.

J’essaie de contenir mon excitation une fois assise autour de la table, car chez une personne assez « nerveuse » comme moi, c’est malheureusement un peu du pareil au même… ça peut empêcher la détente, même si c’est une émotion positive ! Nous nous asseyons autour de la table, on se présente, et Sandrine se lance dans les explications. L’atelier est rodé, et d’une efficacité incroyable. Elle nous introduit d’abord au thème, ce qu’elle a voulu nous transmettre comme problématique, et pourquoi aucune des femmes présentes n’est enceinte, et pourtant toutes présentes 😉 La femme et sa créativité dans un espace plus large, pour s’autoriser à s’exprimer. Puis pour nous libérer l’esprit, elle présente le déroulement de la séance. J’apprécie énormément le côté « sain » de la démarche, une certaine « lenteur » que je retrouve dans le zen que je pratique : créer ça n’est pas se presser, c’est semer une graine, la regarder grandir, la laisser « maturer », y revenir… Cet atelier est plutôt long (de 15h à 18h), et découpé en beaucoup de parties. C’est une façon de préparer l’étape de création, et de se laisser vraiment le temps de créer quelque chose. De stopper un flux « commun », celui du travail, de la maison, pour entrer dans un flux vraiment créatif, différent. Un autre rythme. Et alors, nous nous lançons.

Nos créations à l’argile rouge (voir plus bas)

Elle nous propose pour commencer une méditation, improvisée ou non je ne sais pas. Première étape de préparation à ce rythme nouveau, et à un état réceptif. Elle nous guide pour calmer nos respirations, nos muscles, pour nous détendre. Se débarrasser de toutes les tensions, pour entrer dans un état propice à la création. Et cette détente, c’est bien une descente dans le corps : le ressentir, l’habiter, s’y ancrer. Elle prononce plus ou moins exactement cette phrase, cette idée, que nous « descendons dans la matière ». Calmer l’esprit, calmer les tensions, les muscles, et s’avancer dans le plan physique. Une étape complètement primordiale pour moi, j’ai été tellement heureuse qu’elle soit présente, car souvent c’est un de mes soucis. Quand je suis seule le problème ne se pose pas trop, car je prends mes crayons justement pour me calmer, je passe d’un état d’activité à un état de dessin. Mais souvent dans les ateliers de dessins auxquels j’ai participé, je n’étais pas du tout « productive » pendant une bonne partie de la séance (en tout cas pas très « bien », pas satisfaite) car j’étais trop parasitée nerveusement. Et comme je l’ai mentionné, en entrant dans l’atelier j’étais tellement heureuse et excitée et que j’étais un peu comme une pile électrique… alors cette méditation, au début quand j’ai fermé les yeux j’ai senti ma tension si présente, les muscles qui se crispent sur le visage, dans le dos, et même les yeux… « Oula, y a du boulot !» Il est évident que ce passage a donc été entièrement bénéfique pour moi, l’effet flagrant. Et cette descente dans le corps pour arriver à une… « présence » propice pour la suite.

Sandrine nous propose ensuite une activité verbale simple, les yeux fermés. Etablir un cercle de mots pour se relier les unes aux autres. Ludique, créatif, simple. Donner le premier mot qui nous vient quand on entend le précédent. J’aime cette étape, Sandrine insiste sur le lâcher prise et la simplicité. Pas d’attente, pas de code. S’exprimer sans barrière. Je suis dans un état qui me plaît évidemment, car cela fait marcher à fond ma synesthésie. Je vois des images, je perçois des couleurs, des sensations… C’est lent, doux, mais il se passe des tas de choses.

Quand c’est terminé je rouvre les yeux, je me sens bien. Calme, et pourtant à nouveau « stimulée ». A ma grande surprise, et pour mon plus grand plaisir, Sandrine nous explique que l’étape suivante consiste à travailler de l’argile rouge. C’est ici je crois qu’elle nomme vraiment pour la première fois « l’entrée de la matière », et ça me parle ! Après l’esprit, le corps, et la connexion, nous voici sur le point d’entrer vraiment dans la création. Une étape mixte, les yeux tantôt fermés, tantôt pas, sur un fond de musique relaxation (des bols tibétains il me semble). Lâcher finalement les dernières tensions, ressentir la matière, la travailler, lui donner une forme ou non… Je peux me lâcher à nouveau, c’est à dire continuer à faire partir des tensions résiduelles. Et je peux à nouveau déchaîner mes sens, j’adore l’odeur de l’argile qui monte jusqu’à mon nez, mais j’ai aussi un plaisir infini à la toucher. Etre simplement là, à pétrir, c’est royal. Je donne des formes les yeux fermés, pour ressentir des courbes, les modifier… comme de l’eau. Une plaque, un pli, un bol / récipient, une boule… et puis finalement un creux. Sandrine nous indique que c’est terminé quand j’ai obtenu ce mont. Je suis un peu décontenancée, mais je me sens très calme, très bien, et satisfaite de ce contact. Je le regarde, et je me dis… que ça fait diablement sens. Ici mon creux fait écho à tous mes travaux personnels. Il est le mont primordial qui émerge du Noun chez les Egyptiens, un mont de fertilité, la première poussée de création, symbole des deux Dieux avec lesquels je travaille en ce moment (Ptah et Nefertum). Aussi, je ne peux m’empêcher de rire, car « creux » = « creuset », un mot qui est sorti une ou deux fois lors du cercle de mots. Or l’atelier a lieu dans une période de renouveau dans ma vie, et juste avant mon anniversaire… alors je sens un clin d’œil. C’est mon creux, mon creuset de renaissance personnelle et créative.

On se lave les mains puis Sandrine rappelle toutes les techniques à disposition, nous distribue des feuilles et l’on commence à tracer. Trouver le centre de notre format carré, tracer le premier cercle (mandala)… puis elle nous donne notre « clé » pour travailler : la fleur de vie. Je ne sais plus si j’en avais entendu parler, peut-être dans un recoin éloigner de ma mémoire. Toujours est-il que c’est une forme géométrique de base, et elle sera notre outil pour l’atelier. Pour réaliser notre énergie de « femme enceinte et créatrice ». Après un moment un peu « ardu » à construire l’ensemble, et de mauvais souvenirs de mon enfance contrariée avec la géométrie, où Sandrine relâche les tensions, nous encourage… nous y sommes. A partir de cette forme, c’est terrain libre pour la modifier à loisir (ou non) et se lancer dans toute la créativité personnelle. Evidemment je me retrouve bloquée à cette étape. J’ai du mal à visualiser autre chose que la forme de base, à la modifier. Il faut respirer un coup… et c’est mon travail annexe personnel qui me revient en tête. Je ne peux m’empêcher de repenser à la création primordiale, et à la renaissance de mon élan créatif personnel. C’est cette base qui influence quelques modifications, puis le choix des couleurs.


Mon mandala en cours de réalisation

Sandrine est là, détachée et sereine, pour nous encourager et répondre à nos questions. Elle nous explique aussi avec chaleur qu’il est important de tester de nouvelles choses, et de suivre notre instinct : une technique vous attire particulièrement ? vous ne l’avez jamais testée ? c’est l’occasion ! Evidemment je me sens cruche comme pas possible, car je suis contrariée avec la géométrie ET avec la propreté… ah les souvenirs d’enfance. J’ai peur d’en mettre partout, et de tout rater… mais Sandrine veille à ce que l’on se détache des peurs, et surtout de l’idée que rater serait grave ! Le mot d’ordre : expérimentation. Il faut se laisser vivre son expérience. Alors je suis ce que j’ai vu pendant la construction de mon mandala : je voudrais tester des encres. Comme je m’en doutais c’est très nouveau, difficile, je ne suis pas douée au pinceau pour respecter les bords… mais je suis immergée dans le rapport à la matière finalement, et ça me plaît, même quand le résultat est trop foncé, pas ce que je voudrais, que je n’ai pas de subtilités… Tant pis ! J’avance, je laisse sécher, je teste… et c’est seulement à la fin que se révèle à moi… « l’illumination » si on veut : en voulant repasser certaines couleurs avec une autre technique (le pastel sec) pour recouvrir ce qui a été dépassé, ça fait « clic » ! J’adore la couleur, la sensation du pastel sur mes doigts, sur la feuille, la façon dont je l’applique…Et surtout, le pastel révèle mes encres ! Je peux affiner les couleurs, les nuances, et de façon complètement inattendue, j’obtiens enfin ce que j’avais en tête ! Les couleurs s’approchent de ce que j’avais visualisé, et en un cours moment, mon mandala est transformé, et avec plaisir !

Il est temps de finir, du moins de ranger… car Sandrine insiste : l’important n’est pas d’achever maintenant. Laissez-vous le temps de sentir quelle couleur vous manque, quelle sera la touche finale… Et effectivement, à ce jour, mon mandala attend que je lui trouve sa dernière couleur, pour achever… son cercle. La boucle est bouclée.

Merci infiniment à Sandrine pour notre collaboration, sa patience, sa gentillesse, sa chaleur, son calme… Et un atelier aussi bien rôdé ! J’espère diablement y revenir. Mais en attendant, ce fut la goutte d’eau… et ma créativité est remise à flot. J’ai pu profiter de ces belles énergies pour relancer mes projets personnels et ma pratique du mandala.


Mon mandala dans son état presque final, à la fin des ateliers.

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Si vous voulez découvrir Sandrine mais que vous n’habitez pas à Paris, je vous conseille de suivre sa page Facebook qui présente régulièrement des photos d’ateliers, des créations personnelles et des rendez-vous ailleurs en France selon la saison et les festivals. Elle a aussi publié des livres de mandalas à thème, parfois très sympathiques, bien qu’ils ne remplacent aucunement selon moi sa présence patiente et lumineuse pour nous mener à l’intérieur de cet univers et nous transmettre réellement la démarche. Ils sont légers, frais, pratiques, mais peu « approfondis » (disons qu’ils remplissent un but différent de ma recherche ; il manque l’aspect vraiment construction, qui participe de la pratique de fond du mandala). Alors que la rencontrer directement pourra clairement vous inspirer ou vous débloquer bien au-delà de la première approche d’un livre, autant vis à vis du tracé et que de la créativité. Une personnalité ouverte et riche qui fait la différence.

Sandrine qui nous a accompagnées

Questions des internautes et copains

Je ne suis malheureusement pratiquement plus disponible sur le net, je ne lis plus beaucoup, je cours partout, et je fais seulement de la maintenance sur les forums (même si le système WP de planification permet d’alimenter le blog). Participer au Liebster Award qui a beaucoup été mentionné récemment ne me sera pas possible, car je n’ai pas le temps de m’interroger sur 11 choses sur moi, créer 11 questions, faire moult liens, trouver 6 personnes… et probablement je n’arriverais pas à répondre à 22 questions qui m’ont été posées. En tout cas pas maintenant.

Mais comme c’est sympathoche, et que c’est les copines qui m’ont pointée du doigt, je vais tenter au moins cet échange avec vous. Le concours on s’en fiche. De plus, il me semble que j’avais écrit une fois quelque part que j’étais toujours ouverte pour répondre aux questions des lecteurs… alors c’est parti.

Les questions de Wote :

1°) Qu’est-ce que vous prenez au petit-déjeuner ?

Malheureusement pour l’instant pas grand chose, ça a toujours été mon point faible. Jamais vraiment faim le matin, et je n’ai toujours pas eu la forme de le réformer.  Donc pour l’instant, deux tartines de pain + un chouille de beurre + confiture.

2°) Quel a été l’élément déclencheur (s’il y en a eu un) qui vous a mis sur votre voie?

J’en ai parlé à bien des endroits quand je suis arrivée sur le net ésotérique. Le déclencheur a été le réveil de ma lignée maternelle et de mes capacités à mes 11 ans. Et je ne dis pas ça pour faire bien ou parce que ça fait fantasmer les autres. C’est juste un fait, moi c’est arrivé comme ça. Cette année là je me suis réveillée, et il m’arrivait « des choses ». Je lisais les pensées des autres, j’avais des visions parfaites, des intuitions foudroyantes… de plus en plus fort et souvent. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, j’ai voulu savoir, et surtout vivre avec. (Nota : ça n’est pas resté aussi puissant qu’à mes débuts évidemment, mais quand ça s’ouvre, ça prend des proportions énormes)

3°) Que faites-vous un jour de pluie ?

Ce n’est malheureusement pas la pluie qui décide, mais mon emploi du temps ! Je peux rester enfermer à bosser, je peux regarder une série ou un film, je peux sortir me balader, … selon ce que j’ai à faire ou envie de faire.

4°) Avez-vous des animaux de compagnie ? Si oui, ont-ils une place dans votre pratique ?

Pas dans mon appartement, mais nous avons un chat (une) chez mes parents. Aucune place dans ma pratique… juste de l’amour.

5°) Vous êtes plutôt plantes ou cailloux ? … ou autre chose ?

Hmm, une question difficile pour moi. ^^ Dans quel sens tu prends cette alternative ? Pourquoi seulement plantes ou pierres ?Je ne suis pas outil, et pas vraiment plantes ou cailloux non plus. Et puisque je ne comprends pas bien ta question, je ne sais pas vraiment quoi répondre… Comme tu me fréquentes sur le forum de Plumes et de Crocs, tu sais que je travaille beaucoup avec les esprits animaux…. mais j’ai l’impression d’être à côté. Je développe des relations spéciales à certains alliés minéraux ou végétaux. Ca n’est pas mon truc, je me contente d’avoir de bonnes relations avec certains.

6°) Quelle est votre saison préférée ? Pourquoi ? ( Attention, dissertation en 3 pages recto verso! )

Hummm, encore une fois, c’est un peu biaisé comme question. J’aurais tendance à dire l’hiver et l’automne, car j’aime les couleurs, la pluie, et puis ensuite le froid… mais en fait j’adore aussi le printemps qui est ma saison de naissance. La réponse est la même que pour les fêtes sacrées : ce qu’il faut c’est du mouvement. Si on n’avait qu’une saison, on n’apprécierait pas autant. C’est la roue qui fait la richesse. Le seul bémol c’est l’été, car j’ai du mal avec la chaleur.

7°) Qu’est-ce qui peut vous rendre bêtement heureuse ? ( avec sourire idiot et tout ^-^ )

Les animaux ? C’est la première chose qui m’est venue à l’esprit. Avec préférence pour deux : observer des petits oiseaux, ou regarder des chats (ou observer mes copines les micro souris dans le métro, chut!). Le ronron, les miaulements, les caresses…. ça me rend gaga ^^’  Mais il y a d’autres choses j’en suis sûre. Voir deux personnes faire preuve de civilité à l’ancienne dans le métro, en aider une autre, ça peut aussi produire un grand effet (faire assoir une femme enceinte ou une personne âgée, aider un aveugle perdu…)

8°) Quelle oeuvre ( film, livre, conte, peinture, jeu vidéo… ) vous a le plus bouleversé/marqué ? ( tututut, il y en a forcément une ! )

Wow, ça c’est dur…

A ceci dit, récemment il y en a un. Je m’étais arrêtée sur film, j’avais pas vu le choix, et je vais être obligée d’en donner plusieurs. Parmi les oeuvres qui ont changé ma vie : Tolkien of course (Pullman n’est pas loin derrière!). Mais surtout un jeu vidéo récemment : Journey.

9°) Dans la même veine, y a-t-il un lieu qui résonne en vous, qui fait bouger vos entrailles et murmure à vos oreilles « Bon retour à la maison » ?

Oh que oui, plusieurs même. En fait j’ai développé ds relations très fortes sur mes lieux de vie, à cause de mes pratiques. Donc :

  1. Quand je rentre chez mes parents, où j’ai passé la majeure partie de ma vie, c’est un énorme flot de sensations et de souvenirs. Le fait de connaître par coeur le relief, de traverser la ville et les champs, mon bosquet, la forêt…
  2.   Notre maison de vacances au bord de la mer, j’y suis allée tous les étés (au moins!) depuis ma naissance (ma mère a su qu’elle était enceinte de moi là-bas d’ailleurs). L’odeur des pins selon les saisons, la texture du sol, les plantes du jardin et sa configuration, les routes dans la pinède, la mer, la mer, la mer, la baie ensablée que je connais par coeur, le petit port…. Tout le département me fait vibrer. Et j’ai aussi un autre lieu très petit, très particulier, qui résonne en moi comme un appel, c’est le pèlerinage annuel, une ville perchée à flanc de roche sur la mer. Mystique.
  3. Aussi étrange que ça ait été pour moi quand je me suis rendue compte, surtout que ça fait pas longtemps (2 ans à peine), j’ai développé ce même lien avec mon quartier parisien. A cause des travaux intenses et réguliers je pense. Ca me dit « coucou » partout où je passe…
  4.  Celui-ci je n’en suis pas sûre, j’ose à peine le formuler… mais je crois que j’ai ressenti un alignement très important quand je suis allée au Québec, chut !

10°) Préférez-vous célébrer seule ou en groupe ? ( si vous avez déjà tester l’un et l’autre )

Plutôt seule, par habitude, et aussi à cause de certaines mauvaises expériences. Mais j’ai essayé de m’ouvrir et de trouver de bonnes personnes pour tester en groupe, et j’ai bien vu que ça peut être extraordinairement riche (et parfois plus facile qu’en solitaire en fait!). Donc je pense que c’est quelque chose que je dois explorer plus avant…. maintenant mon chemin est profondément solitaire.

11°) Croyez-vous en la Destinée ? ( avec thèse, antithèse, synthèse siouplait! :P )

Ouch, celle-là je peux pas T_T Une question qui me torture l’esprit. Je pense que rien n’est figé… et en même temps je sais qu’il y a des tas d’influences. La vision que je commence à adopter et qui me correspond est celle du Nord : le wyrd. Tout est une toile de points reliés, mais chaque point est mobile. Nous sommes donc en permanence influencé par le passé, par des gens liés à nous, et en même temps nos choix modifient l’ensemble, de la même façon que les événements le modifient, ainsi que les choix des autres gens… rien n’est figé. Je ne sais pas si ça fait sens.

Les questions de Waldatura :

– Qu’évoque pour toi la mort ?

Je me suis un peu pris la tête ici 😉 Je me suis demandée si « évoquer » voulait dire « être » (et donc une définition) ou si tu voulais justement parler d’autres choses, comme les symboles etc. Ma réponse risque d’être floue, voire à côté ^^’

Aujourd’hui, je vois la mort comme une belle chose. Ca définit à la fois toute ma spiritualité mais aussi mon esthétique. La mort est naturelle et simple. Elle est ce qu’il y a de plus sacré, et se trouve pourtant au coeur même de la vie. C’est pur.

– Si tu n’avais qu’un seul souhait pour cette année ?

Un seul souhait pour 2013 ? Hmmmm…. me trouver.

– Avoir des principes, est-ce vieillot ou indispensable ?

Indispensable, mes aïeux ! 😉 Question piège néanmoins, car tout le monde n’a pas les mêmes principes… mais bon.

– Maison ou appartement ?

En ce moment (appartement), ou pour l’avenir ?

– Une peur que tu juges stupide

Tiens tiens…. va falloir réfléchir un peu… mais là ce qui me vient, c’est la peur de ce qu’on ne connaît pas par ignorance (et j’ai en tête l’exemple des religions).

– Caléidoscope ou jumelles ?

Ouuuuhhhh dure question ! 😛 J’aurais eu tendance à dire jumelle, car je souhaite toujours mieux voir… notamment observer les animaux en pleine nature ❤ Mais en réalité, ce qui me correspond c’est le caléidoscope, parfaitement d’ailleurs ! Pour tellement trop de raisons…

– La spiritualité a t-elle un sens pour toi ?

Euh… j’ai rigolé en lisant cette phrase, peut-être que j’ai mal compris ? Evidemment que ça a du sens, puisque je définis la spiritualité comme quête de sens.

– Un goût que tu détestes

AUCUNE hésitation : la suze 😄

– Penses-tu être ouverte d’esprit mais au final un peu hypocrite quand même ? Et l’un ne vas t-il pas sans l’autre ?

Euh… tu veux dire que se prétendre ouvert d’esprit est une hypocrisie ? Je me considère ouverte, mais je sais très bien que l’inconnu peut me dérouter, et que je dois lutter moi-même contre certains préjugés.

– L’aube ou le crépuscule ?

Ah la question trop dure !!!! 😄 Elle m’a longtemps hantée lol. Je ne suis pas du matin en fait, donc je n’ai jamais pu voir le jour se lever…. enfin, sauf en hiver quand le soleil se lève plus tard. Honnêtement je ne saurais pas choisir. Le crépuscule me correspond sûrement mieux de tempérament, mais pour moi c’est vraiment deux moments complètement parallèle qui représentent la même chose.

– Quelque chose que tu aurais voulu dire à quelqu’un mais tu n’en as pas eu le courage ou l’occasion.

Hmmmm….. va falloir se creuser les méninges.

Les questions de Caitling :

1. Vous êtes plutôt du matin ou du soir ?
2. Votre tic de langage le plus fréquent ?
3. Votre livre fétiche ?
4. Le film le plus nul que vous ayez vu ?
5. Si vous deviez n’emporter qu’un objet sur une île déserte, ce serait quoi ?
6. Une phobie ?
7. La personne que vous admirez le plus ?
8. Si vous deviez vous réincarner en animal, lequel choisiriez-vous ?
9. Avez-vous déjà triché (à l’école ou plus tard) ?
10. L’endroit que vous aimez le plus ?
11. Vous croisez une fée qui vous accorde 3 souhaits, que demandez-vous ?

Les questions de Salquaria

1. Votre plat préféré ?
2. Une chanson que vous appréciez en ce moment ?
3. La chose que vous vous dites quand quelque chose vous irrite ?
4. Une couleur qui vous représente ?
5. La date de votre anniversaire ?
6. Le prénom que vous auriez aimé porter ?
7. Votre promenade préférée ?
8. Un lieu que vous éviteriez à tout prix si vous le pouvez ?
9. Plutôt pâtes ou frites ?
10. Le meilleur film que vous ayez vu ?
11. Votre signe du zodiaque ?

A venir donc, mais quand… On verra ! 😉