Review de l’Oracle Cristal

Photo de l’auteur je suppose, tirée de la page Facebook.

Auteurs : Delphine Thiercelin et Bruno Anxionnat
Photographe : Mylène Bressan
Editeur : Editions Exergue
Année : Juillet 2011
Coffret : boîte rigide, 33 cartes, petit livre broché
Structure : aucune, oracle
Prix : autour de 22 euros
Nota : possibilité de tester ce jeu en ligne sur le site de Delphine.
EDIT : je viens de découvrir qu’il y a aussi un site du même non pour le jeu ! Une page pour tirer, une page info ici.


Avec ce tag, vous pourrez trouver des exemples de lames et de textes sur mon blog.

On a commencé à en parler cet été, j’en parlais dans l’article (linké) au-dessus, et comme toujours cela ne fait qu’une traînée de poudre sur l’internet, si bien que plusieurs personnes se sont mises à en parler. Ainsi vous pourrez cumuler les points de vue :

J’espère bien que le délicieux Aelthan, qui nous a fait tomber dans la marmite, se lancera à son tour pour nous parler de ses expériences avec ce jeu histoire qu’on apporte de l’eau au moulin tous ensemble. Et encore merci pour ce cadeau 😉

Présentation écrite synthétique : 

Côté matériel 

  • Une super boîte TRES compacte (si bien qu’on a du mal à l’ouvrir…) et bien rigide. Pratique à ranger parmi une collection, et très facile à emporter avec soi.
  • Un livre assez petit finalement, mais malgré tout un vrai livre, et pas un « petit livret blanc ». La spécificité de ce jeu est double : non seulement un vrai travail sur l’image, mais un énorme travail de conception et d’écriture.
  • Des tranches argentées ! Une énorme surprise (je l’avais vu ici et là, mais je parle à tester en mains), car la grande mode est au doré, et comme je n’avais jamais utilisé un jeu avec de l’argenté, c’est bête, mais cette nouveauté m’a énormément plu.
  • Le pendant négatif des tranches « en dorure » par contre, toujours le même : les cartes sont extrêmement collées au déballage. Je ne sais pas si c’était une particularité du mien, ou si c’est toujours le cas avec ce jeu là, mais c’est un des pires que j’ai eu. XD Il a vraiment fallu que je vérifie une à une les cartes, parfois c’était deux collées.
  • Des cartes mates, et a priori non « laminées ». Y a même pas de pellicule protectrice… c’est assez sympa pour profiter des illustrations, et en même temps, c’est la première fois que ça me manque. Etant donné que ce jeu est composé de photographies, j’aurais apprécié un glaçage (ce qui est super rare).
  • Aussi, je m’interroge à la qualité du papier et le rapport à l’absence de « lamination » (wtf, je sais plus comment on dit…) : j’ai l’impression que comme dans certains bouquins, les cartes absorbent l’humidité et la sueur des doigts. Aussi, elles sont HYPER sensibles aux traces, ce que je ne supporte pas personnellement ^^’ Faut se laver les mains tout le temps pour pas les salir, et une fois les taches faites… S’il n’y a pas de protection glacée, c’est plus chiant à nettoyer sans abîmer la carte. Puriste ? hemmm…
  • Le dos : une représentation un peu plus floue que dans mon souvenir, mais j’adore ce dos abstrait et ses teintes bleu-vert. C’est ultra apaisant et reposant pour l’oeil. Ca ne dégage bizarrement pas quelque chose de froid aussi je trouve.
  • La taille des lames, déjà mentionnée je crois, est extrêmement grande. Quand on a la boîte en main, ben on a les cartes en mains. Ce qui donne à peu près 9,5 x 13,9 cm. C’est génial à prendre en main, et génial surtout pour profiter de la beauté des photos et de la qualité du jeu. Excellent pour contempler, méditer et laisser sur un autel.

Côté contenu

  • Un jeu comme je les aime, parce qu’approfondi. Je l’ai déjà mentionné plus haut, alors je vais éviter les répétitions trop lourdes, mais pour moi, un jeu ça se conçoit. On y passe du temps, pour choisir les lames (les thèmes, les noms), choisir l’utilisation du jeu (son domaine d’application, ici l’émotionnel), et ensuite on travaille bien à chaque lame, etc. Ici c’est le cas. Deux auteurs, pour un vrai travail d’écriture en miroir, qui nous proposent à la fois quelque chose de féminin et de masculin, afin d’être complet. Un travail sur la rhétorique, où chaque lame s’adresse à nous directement, parfois par un neutre pronom « on », dans la première partie du livret, puis le plus souvent directement par un « tu ». La carte « nous parle » aussi par un système de discours à la première personne. C’est très en vogue chez les américains, ça se voit moins souvent chez nous. Ici ça n’est vraiment pas du tout ridicule ou superflu. C’est toute la philosophie du jeu qui veut ça, pour servir un but très précis, délivrer les messages profonds (et parfois douloureux) avec finesse.
  • Son domaine d’application : la psychologie et l’émotionnel, mais pas de bas étage. Oui, je suis difficile, je l’assume. Aussi, ceux qui me connaissent sauront que c’est quelque chose que j’ai tendance à abhorrer dans les cartes, car je n’aime pas mélanger les disciplines. Si on veut travailler dans le domaine psychologique, on va chez un thérapeute, ou on lit les ouvrages de base sur le sujet. La tendance psychothérapie solitaire de comptoir à la maison via les cartes m’énerve énormément, car je la trouve dangereuse. Elle minimise certaines choses, ne procure pas de soutien dans les étapes trop douloureuses, et surtout mélange tout, voire déforme les notions psychologiques de base. Je préfère faire soit l’un, soit l’autre, mais pas du gloubiboulga. D’ailleurs, mon point de vue sur la question n’est pas vraiment arrêté, car malgré ce que je viens d’écrire, j’ai encore du mal à identifier ce qui me gêne et à mettre des mots dessus. Pourquoi ici j’ai été conquise ? Car le travail qui a été fait est clair et intelligent. On a décidé de s’aventurer dans un seul domaine, les blessures émotionnelles, et rien d’autres. De la sorte, on peut se concentrer sur une autre sans tout mélanger, sans perdre en qualité et en saveur. C’est un jeu simple, qui affiche la couleur, et qui ne prétend pas être plus que ce qu’il est : un miroir de notre inconscient, de nos difficultés actuelles que souvent nous ne voulons pas voir. C’est une base, une première étape de travail. Et c’est prodigieusement réussi. Maintenant, pour l’avenir, je ne sais pas à quelle fréquence et dans quel cas je vais utiliser ce jeu du coup. Car il ne s’agit ni d’un jeu prédictif, ni d’un jeu intuitif, etc. C’est une miroir de soi, un outil de développement personnel et pas de divination.
  • Les photos... mazette, les photos ! Sublimes. Un travail sur l’ouverture du champ, la profondeur de l’image, les zones nettes et floues. Je suis archi fan de l’écriture de la lumière de cette photographe. C’est beau et pur, lumineux et inspirant. La tendance esthétique est très douce, et possède aussi ce côté zen que j’adore. Pas trop d’éléments, mais une puissance pour raconter des choses. Efficacité maximale dans la mise en scène, qui permet d’identifier tout de suite l’idée (mot) clé, et pourtant, on ne perd pas non la possibilité de s’ouvrir à plus, un côté énigmatique qui se prête incroyablement bien à la contemplation et à la méditation.
  • La thématique des pierres. C’est surtout ça qui m’avait extrêmement marquée à la découverte du jeu avec Aelthan. Enfin un jeu qui sort des sentiers battus et qui utilise VRAIMENT les pierres en sort pour dire quelque chose. Alors, c’est parti pour un autre râlage en bonne et due forme parce que comme dit, je suis difficile : je n’ai jamais, mais alors jamais compris l’intérieur des autres jeux de cartes sur les cristaux que j’ai trouvé jusqu’ici. Les photos sont moches ou au mieux intéressantes, avec juste un cristal dessus, aucun travail, aucune mise en scène, rien pour donner envie. Et le message qui va avec est court, très court, pas toujours en accord avec les auteurs clés sur les minéraux, et parfois complètement New Age à souhait. Je ne vois juste pas l’intérieur de tirer une carte comme ça, pour obtenir une image de pierre sans saveur, et un message foireux…. ^^’ Si j’ai envie de travailler avec des pierres, je le fais directement avec ceux que j’ai, ou je balaye le net pour trouver de nouvelles choses. Je ne sais pas pourquoi, mais vraiment ça me bloque. Les cartes sur les animaux peuvent m’intéresser, même les deux jeux de cartes français sur les fleurs (de Bach, etc), mais les pierres… jamais trouvé un intérêt (peut-être encore une fois une erreur d’écriture, un manque d’approfondissement, que je n’ai pas trouvé dans les jeux français sur les plantes). Peut-être que ça changera ? Bref. Du coup, quand j’ai vu ce jeu-là débarquer dans mon univers, j’étais surprise, intriguée, puis heureuse. Il y a un réel travail symbolique pour délivrer un message (mise en scène), et doublé d’un vrai texte dans le bouquin c’est extra. Pas besoin d’aller chercher des minéraux rares et de couleur, on a juste pris des quartz, et on a bossé pour donner à tout ça un sens, et ça suffit. C’est beau et plein de sens. Et voilà.
  • Côté délivrement du message… A prendre avec des grosses pincettes. Ce qui est contenu dans ce jeu, bien que cela soit rédigé avec douceur et finesse, est délicat. Cela parle de mécanismes de défense et de nos blessures émotionnelles. Tirer une carte comme ça à l’arrachée n’est pas nécessairement recommandé contrairement à un autre oracle. Je veux dire, chacun fait ce qu’il veut, on est d’accord 😉 C’est plus que ce jeu-ci aura tendance à appuyer là où ça fait mal. Et même si ça n’est pas du tout traumatique, le fait de vous montrer le miroir de ce qui était complètement inconscient, ça surprend / choque un peu.

Une remarque intéressante à l’utilisation 

Quelque chose qui ne me serait pas venu à l’esprit, n’ayant projeté aucun préjugé sur son utilisation. L’autre jour, en voulant tester enfin le jeu en mains propres, j’ai été attirée non pas par une mais deux cartes. J’ai hésité un petit coup, et puis j’ai suivi le mouvement car j’y suis habituée. Dans mon esprit, l’idée était bêtement de regarder les cartes l’une après l’autre. Le message faisait du sens, mais je sentais que je ratais quelque chose. C’est à la fin de la journée, quand j’ai reçu une autre synchronicité, que j’ai compris : mes deux cartes étaient non pas des messages distincts, mais une séquence. « Peur » et « parole » étaient à comprendre comme « une peur de prendre la parole ». J’ai trouvé cela rudement intéressant, car je retrouve une profondeur d’association des cartes que l’on utilise dans certaines techniques cartomantiques (comme le Lenormand).

Review en vidéo :

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OOPS! (some common mistakes)

Un article court, et pas trop compliqué je pense (anglais), sur les erreurs communes au sujet du Petit Lenormand.

"fate keeps on happening"

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Learning Lenormand requires sifting through a lot of information, and most of it is very flawed, to say the least. So to (hopefully) save a few people from making these common mistakes, I’m going to list a few things people are prone to falling into.

Everything the cat dragged in

In the very early days, I walked right into this one. I collected meanings from various websites and countries. My early readings were mud, and I had to unlearn a lot of stuff. So…don’t.

Start with ONE set of meanings, any set that makes sense to you – French, Dutch, German – and stick with it. Get a SOLID foundation. After a few years when you’re familiar with the symmetry of the system, you can expand it a bit, add more secondary meanings, more nuance.

Borrowing a meaning from a region other than the one you’re using can throw the…

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Le « tirage à l’envers »

Bon… Soyons franc, c’est un nom à la con. Mais j’ai eu beau chercher, je ne trouvais aucune expression qui corresponde ; « faux tirage » sonnait évidemment négatif ; et puis je voulais quelque chose d’accrocheur si possible… alors voilà.

Reprenons le raisonnement : quand on procède à un « tirage », on « tire », c’est à dire qu’on choisit quelque chose. L’idée ici, est de remplir les vides des moments où on ne se sent pas de tirer, que quelque chose bloque, que l’on a moins de temps, on simplement qu’on cherche quelque chose de moins formel. On ne va non pas « tirer » à l’aveugle, mais « inverser le processus », retourner toutes les lames face visibles, et piocher les cartes qui nous appellent. Je dis « les », mais ça ne peut être qu’une seule hein. L’idée, est d’observer vraiment, et de choisir une qui nous plaît particulièrement, ou mieux, qui nous « fait quelque chose sans savoir quoi », sensation physique non intellectualisée, qui promet des résultats intéressants. Alors on l’extraie du jeu, on l’observe autant qu’on veut, on se demande ce qu’on y voit, ce qui correspond à notre chemin du moment, etc, on médite. Si on souhaite, on regarde le livret pour approfondir / avoir une autre vision (parfois cela ne correspondra pas du tout à ce que vous avez senti, mais la carte, elle, parle).

Un petit processus « à l’arrache » comme on dit, mais qui peut être extrêmement fructueux.

[Projet Phagos] 8 – « I know on the other side… I’ll find you »

Pour en savoir plus sur le Projet Phagos.

*****

Juste parce.

Version japonaise transcrite

« Itsumo Nando Demo »

Yondeiru Mune no Dokoka Okude
Itsumo Kokoro Odoru Yume wo Mitai

Kanashimi wa Kazoekirenai kedo
Sono Mukou de Kitto Anata ni Aeru

Kurikaesu Ayamachi no Sonotabi Hito wa
Tada Aoi Sora no Aosa wo Shiru
Hateshinaku Michi wa Tsuzuite Mieru keredo
Kono Ryoute wa Hikari wo Dakeru

Sayonara no Toki no Shizukana Mune
Zero ni Naru Karada ga Mimi wo Sumaseru

Ikiteiru Fushigi Sinde Iku Fusigi
Hana mo Kaze mo Machi mo Minna Onaji

Yondeiru Mune no Dokoka Oku de
Itsumo Nando demo Yume wo Egakou

Kanashimi no Kazu wo Iitsukusu yori
Onaji Kuchibiru de Sotto Utaou

Tojiteiku Omoide no Sono Naka ni Itsumo
Wasure takunai Sasayaki wo Kiku
Konagona ni Kudakareta Kagami no Ue nimo
Atarashii Keshiki ga Utsusareru

Hajimari no Asa Shizuka na Mado
Zero ni Naru Karada Mitasarete Yuke

Umi no Kanata niwa Mou Sagasanai
Kagayaku Mono wa Itsumo Koko ni
Watashi no Naka ni Mitsukerareta Kara

——

Traduction française

« Always with Me »

Somewhere, a voice calls, in the depths of my heart
May I always be dreaming, the dreams that move my heart

So many tears of sadness, uncountable through and through
I know on the other side of them I’ll find you

Everytime we fall down to the ground we look up to the blue sky above
We wake to it’s blueness, as for the first time

Though the road is long and lonely and the end far away, out of sight
I can with these two arms embrace the light

As I bid farewell my heart stops, in tenderness I feel
My silent empty body begins to listen to what is real

The wonder of living, the wonder of dying
The wind, town, and flowers, we all dance one unity

Somewhere a voice calls in the depths of my heart
keep dreaming your dreams, don’t ever let them part

Why speak of all your sadness or of life’s painfull woes
Instead let the same lips sing a gentle song for you

The whispering voice, we never want to forget,
in each passing memory always there to guide you

When a miror has been broken, shattered pieces scattered on the ground
Glimpses of new life, reflected all around

Window of beginning, stillness, new light of the dawn
Let my silent, empty body be filled and reborn

No need to search outside, nor sail across the sea
Cause here shining inside me, it’s right here inside me

I’ve found a brightness, it’s always with me

(Les deux textes ayant été trouvés ici)