[Projet Phagos] 3 – Poésie venue d’ailleurs

Pour en savoir plus sur le Projet Phagos.

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Alors, je n’ai aucun mérite pour cet extrait-ci, car je l’ai trouvé au mois d’octobre sur le blog de quelqu’un, juste une petite strophe, et un lien vers cet articlePär Lagerqvist est un nom que je connaissais, quand je l’ai lu je l’ai reconnu, mais j’étais incapable de le réassocier à quelque chose dans ma mémoire. Juste une trace, comme un goût sur la langue… Je pense l’avoir croisé au détour de mes recherches poétiques et littéraires, dans un magazine, un journal spécialisé, ou autre. Le problème c’est qu’avec un nom d’origine étrangère qui me paraît « compliqué » visuellement et « musicalement », impossible de le retenir. J’ai peut-être dans mes carnets quelque part son nom avec une référence et des notes, mais je n’ai pas remis la main dessus. Du coup j’ai été très heureuse de le retrouver complètement par hasard. Un auteur qui a quand même reçu le Prix Nobel de littérature mes amis ! Mais effectivement très peu connu je crois…

Voici donc un extrait volé au détour du net, en attendant que je me procure ses oeuvres. Pour moi, c’est un peu comme un archétype du poète qui au contact de la nature s’éveille. Sauf qu’en fait, loin du concept seulement romantique (au sens fort, et non galvaudé), c’est un peu la quête spirituelle de chaque animiste et cela me parle. Dialoguer avec son lieu et le transmettre. Ca parle à mes pratiques…

From Aftonland (words by Pär Lagerqvist, selected by Per Nørgård) — English translation

I.
Some day you will be one of those who lived long ago.
The earth will remember you, just as it remembers the grass and the forests,
the rotting leaves.
Just as the soil remembers,
and just as the mountains remember the winds.
Your peace shall be unending as that of the sea.
and
III.
Let my shadow disappear into yours.
Let me lose myself
under the tall trees,
that themselves lose their crowns in the twilight,
surrendering themselves to the sky and night.
IV.
[…]
Into nocturnal ground you lower
the life which seems laid waste,
like the sower returning
to the earth which he sees open
the harvest that he has gathered.
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