La Loi du silence II

Je ne l’ai pas vu venir, mais comme les deux dernières années, cette fin du mois de novembre sera sortie de la ligne du temps ordinaire et je me devrai de faire un moment de « silence ». Je ne sais pas encore dans quelle mesure cela interviendra vu que le mois était entamé, peut-être qu’il faudrait prolonger sur les premiers jours de Décembre, peut-être jusqu’à Yule… Mais j’ai pris un sévère « retour de bâton ». Le silence me paraît difficile à mettre en place cette année vu que le Projet 40 vient de commencer à peine, et que j’étais dans une phase de rédaction d’articles ; je ne sais pas si je vais devoir faire une impasse dessus, pré-publier, ou si autre… Techniquement le mois de silence signifie passer en mode « lecture seule », d’articles, et en nombres moins conséquents, plus de forums et plus de blogs. Les mails, seulement les très importants et les tâches sacrées (donc la boutique sera en place). Pareillement, j’aurais aimé parler des pratiques dévotionnelles qui rythment mon mois de novembre, mais ça ne sort pas, et peut-être que ça ne serait pas approprié d’ailleurs. Je suivrai la piste, donc si jamais il y a une brèche, j’en parlerai.

Quoi qu’il en soit, comme l’an passé je vais me recentrer sur mes esprits alliés, mes ancêtres et les Morts. En silence.

La seule nouveauté peut-être (chose que je n’avais proposé jusqu’ici qu’à quelques contacts outre-atlantique), c’est que comme je dois faire un travail conséquent d’accompagnement et de méditation, si jamais parmi vous certains ont perdu des proches récemment, ou même cette année, et souhaitent que je prie pour eux, leur famille, et/ou le défunt, vous pouvez me faire une demande (me contacter à valiel (chez) laposte (point) net).

Resquiescat in pace.

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[Projet Tarot 40] Le Fou

Je vais y arriver, je vais essayer de suivre le projet, de près ou de loin, mais je vais devoir faire ça à mon rythme, et ça sera probablement super lentement… La saison est haute en couleur et violemment mouvementée ! Du coup, je pense qu’il sera meilleur pour moi de prendre ce cycle plutôt à légère, ce qui est rarement le cas pour moi… Histoire de se détendre, de prendre la chose ludique, et de ne pas tout bloquer. Maintenant, il est évident que ça ne sera peut-être pas passionnant du coup, et probablement pas fouillé. Mais j’ai l’espoir que ça me donne envie de renouveler l’expérience et d’approfondir seule. Je le fais déjà, mais récemment j’ai pris mes tarots plutôt un par an, pour des études ciblées. Là j’aime réfléchir sur le sens des lames en général, et piocher dans ma bibliothèque maintenant foisonnante pour comparer un peu tous mes jeux.

Et justement, le premier problème c’était la question du choix. Je trouve ça tellement intéressant que j’avais envie de tous les mettre ! Mais j’ai vite senti que ça sera le bazar si je sortais tout, à la fois pour m’y retrouver dans la bibli, sortir et ranger les lames dans chaque boîte, et ensuite tout comparer… ça m’aurait demandé trop de temps. Là je sens que si j’en fais trop je je vais juste tout arrêter. Par conséquent  j’ai fait une première sélection pour le Fou, on verra bien où ça mène. Et j’ai essayé de ne pas inclure les jeux trop connus (notamment le Paulina et le Joie de Vivre avec lesquels je travaille tout le temps), et j’ai préféré ne pas mettre les jeux « corsés » (Mary El, Tyldwick ; ressenti tout à fait personnel).

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(j’ai mis une image pas trop petite pour que les détails puissent quand même un peu se voir, faites clic droit > afficher l’image pour la voir en 800 px)

Alors, voici d’abord les noms des jeux dans l’ordre de lecture pour ceux qui ne connaitraient pas : Le Vampyre Tarot, le tarot arthurien (des Matthews), le Fantastical Tarot, le tarot de Daniloff 2010 ; puis en dessous, le Flower Speaks oracle (oui! un oracle! mais en fait il y a certaines majeures adaptées), le Tarot Leaves de Beth Seilonen, et le Merryday Tarot. Et pour finir le Surrealist Tarot, que j’avais oublié XD

Je commence par le Surrealist Tarot vu que la lame est juste au-dessus, mais je conviens que c’est probablement la plus déroutante, car ce jeu est particulièrement moderne et onirique, loin de toute symbolique classique. Où est le fou sur cette lame ? Est-ce la créature qui nous regarde, bien le corps qu’elle a dans la main ? C’est plutôt ça que j’ai ressenti en la regardant à nouveau (longtemps que j’ai pas eu ce jeu en mains) : le lâcher prise, l’abandon – dans la main du destin ? Y a de l’eau aussi, et ça me donne une sensation d’être dans le courant (le flux aussi métaphoriquement). Et le rapport à la grande créature produit une dynamique de confiance, mais surtout une suspension dans le cycle de destruction-création.

Cette carte du fou est tout à fait traditionnelle dans l’idée. Il y a des tonnes de détails à observer ici !

On y retrouve l’habituelle montagne (et l’ami chien), représentée ici plutôt sous forme de précipice à traverser, en équilibre sur ce bâton rikiki… Faut-il de la légèreté pour passer ? Qui dit légèreté dit-il (ou elle) poids ? Etrangement je pense à la pesée de l’âme… il faut être juste et avoir l’esprit léger surtout. Ne pas être encombré par des tas de pensées parasites ou « lourdes » ; avoir cet esprit spontané et enfantin. La carte représente un adulte pourtant, mais j’y sens cette immaturité. Il a l’air content, rieur, comme s’il gambadait (doux paradoxe avec le précipice en dessous) et il a le nez en l’air. Inconscient ou vraiment léger ?

Sinon j’ai beaucoup aimé les détails de la tête : quand on regarde bien, il a un masque en vrai, son vrai visage dépasse et nous regarde. Roi des illusions ? Et son chapeau aussi est composé de plusieurs masques. Pour moi ça n’est pas spécialement traditionnel ça. Est-ce que cela représenterait le fou comme maître des illusions, qui change de visage à loisir ? Ou bien plutôt de la souplesse, symboliquement les attitudes à adopter selon les situations ? Dessous, la structure de son chapeau est une cage… et clairement cela m’a évoqué directement la prison de l’esprit, et la prison de nos projections dans la société. Est-ce que le fou rit de se cacher derrière le masque attendu, tout en étant conscient, ce qui représente sa vraie liberté ?

Je vais m’arrêter là pour les détails, car je ne souhaite pas y passer trop de temps, mais il y a la fleur sur laquelle il faudrait s’attarder, le masque sur les parties génitales, et la masque de roi sur son postérieur.

Une très belle carte du jeu, même si comme toutes les lames, elle reste assez énigmatique. Une esthétique marquée et des personnages au caractère fort. J’entends des murmures et j’ai l’impression qu’il faut entrer dans la carte (step into) pour aller à la rencontre de cet univers pour le comprendre vraiment.

Le détail qui m’a le plus intrigué / parlé, c’est la nature androgyne du personnage. On regarde au premier abord ses yeux, et avec ces couleurs vives, les cils, la boucle d’oreille à droite, j’ai pensé à un « drag queen ». Mais comme le style de l’auteur est particulier, ça pourrait être un homme, il faut pousser la recherche. Quand on regarde son corps, il est un peu tordu, mais on voit à droite ce qui ressemble à un sein. Ce personnage surprenant, hors des cadres, qui pourrait être homme ou femme, ça me parle. Et finalement ça répond aussi à l’adaptabilité du fou de la lame très classique au-dessus.

Ensuite, pour moi, cela évoque de façon « classique » (dans les textes et mythes) et moderne la signification du fou : c’est celui qui est en marge de la société, qui fait le bouffon, qu’on croit fou, mais qui a le droit de réponse / d’interpellation du roi pour le remettre face à la vérité. Feste et autres personnages shakespearien en ligne de mire. Les attributs sont là : le chapeau, le bâton. Et la voûte derrière m’évoque un palais, celui du Roi.

Une carte inattendue ici, puisque piochée dans un oracle remanié. Je ne me prononce pas sur le symbole astrologique car je n’y connais rien. Pour la carte en elle-même, c’est un mélange de réinterprétation et de symbolique traditionnelle, un beau mélange. Ici on retrouve la montagne, mais la perspective est différente : non pas vers le bas, le précipice, mais vers le haut et le ciel. Le personnage est soit « flottant », soit en équilibre. Dans tous les cas, je retrouve l’idée de la légèreté évoquée plus haut. Et le mot clé ici est « confiance » (trust). Confiance dans le processus ?

Le livret indique qu’il s’agit d’un danseur, et qu’il suit le rythme de la rose blanche. C’est intéressant, car l’idée du « flux » à suivre rejoint la sensation physique que j’ai eu avec la carte du Surrealist Tarot. Le flux pourrait être à la fois extérieur (le destin, le vent, ce qui nous entoure, la nature), et intérieur : la rose serait-elle une métaphore du danseur qui s’aligne avec son centre ? C’est ce qui me parle le plus, mais les deux se superposent. Le petite phrase clé dit qu’il cherche à devenir lui-même.

Je m’arrête ici pour l’instant.

Le Tarot Leaves est très déroutant par son épure et sa naïveté. Il reprend ici la symbolique classique, et il est difficile de voir s’il y a ajoute vraiment quelque chose. On retrouve la montagne en « arrière plan » (qui se trouve en fait tout devant, en bas), et le fou lui regarde en l’air à nouveau. Il tend le bras pour saisir quelque chose… qu’on ne voit pas. Qu’est-ce que c’est ? un disque bleu ? un ballon ? Bon, on peut tout de même en tirer deux / trois choses : savoir être curieux et saisir de nouvelles opportunités. Le seul détail qui me paraît vraiment personnel à l’auteur, c’est celui du costume. Il lui a donné cette matière végétale, avec des nervures, le col en pétales de fleurs… Ca me donne une sensation de bourgeonnement, le Fou qui est le fruit de son développement intérieur, et qui cherche à croître. D’ailleurs le rouge feu se trouve autour du cou, centre de l’expression et de la créativité (chakra). Les nervures se répandent ensuite vers les bras, et vers les mains, dont les poignets comportent un rappel des pétales, et les mains qui vont saisir le supposé ballon.

Voici une lame que j’adore. Le tarot arthurien est vraiment très beau et riche. Le fou ici a l’allure traditionnelle, tout en étant adapté à la thématique du jeu. On retrouve la montagne, plutôt en arrière plan, et le fou recoupe l’archétype du pèlerin. Il cherche le Graal, mais de façon générale le sacré. Le pèlerinage est d’ailleurs défini comme un voyage au centre de soi, tout quitter pour se retrouver. Sentir les flux, et faire un avec son environnement.

Ce qui est étonnant est que la thématique est celte, mais les symboles que l’on voit ici peuvent faire penser aux mythes nordiques : l’arbre pour Yggdrasil, les corbeaux pour Odin, et la route arc-en-ciel à Bifröst, le pont qui relie la Terre au Monde des Dieux, le monde profane et le monde sacré / intemporel. En fait, je me suis mal exprimée plus haut : le paysage entier est montagneux, mais le précipice traditionnel se trouve bien là, puisque c’est à cet endroit que le pont arc-en-ciel démarre. Marcher dans le vide, et trouver un pont ? Apprendre à faire confiance.

Le regard du fou porteur vers l’horizon avec sa main sur les yeux me paraît important aussi : cela m’évoque d’être concentrée sur mon objectif pour avancer.

Le Tarot des Vampyres a une toute autre tonalité et des symboles propres. Plus de montagne et plus de précipice. Pas de chien non plus, mais des corbeaux ici aussi. Par contre, ce qui est intéressant pour moi est de remarquer que le personnage fait penser à un danseur comme sur la carte du Flower Speaks, et qu’on retrouve (en tout cas j’ai cette sensation) la souplesse, ici appliquée au corps.

Energie, grâce et souplesse, le Fou est lié à la terre et aussi à l’air. Il est posé sur le cercueil du mort qui le lie à des racines au moins métaphoriques, je vois le cercueil comme sa fondation (des racines qui peuvent en fait se visualiser en miroir dans les ronces qui grimpent) ; cependant, l’énergie de la danse elle me semble plutôt liée à l’air, et cette partie occupe les 3/4 de l’image, avec les nuages, le vol de l’aigle (ou une corneille?), les bras ouverts. Bras qui peuvent tout coup rappeler une croix.

En tout cas c’est une carte très forte, plein de dynamisme et d’énergie, notions qui imprègnent ce jeu selon la philosophie de l’auteur : le vampire fait travailler sur les essences vitales et spirituelles. La rose et le sang sont les prolongements de cette symbolique. La rose liée aux ronces, qui grimpent, principe de vie et de croissance. Rouge dans ce cas-ci, mais blanche et tachée de sang dans la main du vampire.

Il a aussi plein de choses sur le torse, comme un plastron, et une sorte de pierre / bijou (bleus!) au niveau du cou : une fois de plus je pense au chakra de la gorge et je ne sais pas si c’est un hasard, rappel de la lame de Tarot Leaves. C’est approprié ici, l’expression passant par la danse.

Détail étrange, les quatre masques en bas sur le côté du cercueil, qui me rappellent la lame de Daniloff. Mais je vais m’arrêter là.

Arrivé derrière le Vampyre, le Merrday Tarot (comme son nom l’indique) est beaucoup plus joyeux XD

Premier détail tout à fait intéressant, il y a deux personnages au lieu d’un ! A la fois le fou et un magicien. Je suppose que l’auteur a voulu représenter le côté « alpha et omega » du fou, qui peut être à la fois la première et la dernière lame des arcanes majeures. L’innocence ou la sagesse (d’où les mots clés). Donc ici, deux personnages dos à dos, ou les deux facettes d’une même pièce. Le fou est plutôt solaire, le mage plutôt lunaire. Les deux tiennent un bâton avec des rubans, l’un dans son accoutrement plutôt « folichon », et l’autre son bâton de pouvoir. Le fou est jeune, le mage vieux. Le fou est joyeux et immature ; le vieux est sombre (?) et renfermé. Je trouvais ça « chouette » que le fou regarde en l’air plutôt qu’à l’horizon pour une fois, mais je me demande comment interpréter le fait que ça ne soit pas le ciel mais une voûte de fleurs… Ca pourrait représenter à la fois sa curiosité enfantine, on voit quelque chose et on est happé, on s’émerveille, mais j’y vois une autre dimension : comme s’il s’enivrait.  Je ne sais pas si ce sont des fleurs qui existent ou bien fantaisistes, mais ça m’évoque de la vigne et Dionysos en fait.

Nota : on retrouve la montagne et le précipice sous les pieds du fou. Mais peut-être qu’ici il s’est arrêté dans sa marche, justement attiré par l’opportunité au-dessus de sa tête.

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Bon, ce qu’il serait intéressant de faire évidemment, c’est une synthèse de tout ça. Résumer les mots clés etc, comme proposé d’ailleurs dans le livret de Morri je crois. Mais là, ça m’a déjà pris tellement de temps que je vais laisser tel quel !

Merci encore à Morri / Aisling d’avoir lancé ça, car c’était l’occasion de se motiver et de se lancer. J’ai adoré l’expérience même si je trouve ça méga long et que je ne sais pas si je pourrais continuer correctement. Un rythme à prendre : sortir toutes les lames, les photographier et les héberger. Construire mon article, et faire une lame par ci par là tout au long de la semaine… ou plus. On verra.

Nouvelles ; et nouveau projet tarot

Bon. On va y arriver. Je n’annonce plus de dates pour les différents articles et reviews, comme ça je ne suis pas en retard XD Mais il est vrai que je prends un peu de recul et que finalement, j’ai peu posté depuis la rentrée, et pas ce qui était prévu. J’essaie en fait de suivre le fil, le flux, et donc ne pas trop me forcer et de laisser émerger de nouvelles idées sur le moment. D’où ma review de l’Enchanted Lenormand plutôt que celle de l’Enchanted Map Oracle prévu depuis août. Bon, ça vient quand ça vient. Mais ce qui est sûr, c’est que j’ai plein d’articles en stock.

En tout cas, aujourd’hui, je voulais essayer de sortir un peu de ma bulle. J’aime suivre un rythme personnel et partager ici des tirages et des exercices personnels, des impressions sur les différents jeux que j’acquiers, quand ça me vient, mais dès que j’ai un peu plus de choses que d’habitude à faire sur mon planning, je gère moins bien, et je poste moins. ^^’  Aussi, les exercices de Tarot Life sont trop personnels pour être partagés. Du coup, quand j’ai entendu d’une initiative naissante lancée par Aisling, je me suis dit qu’il serait intéressant de se jeter à l’eau.

Projet Tarot 40

Pour résumer en une phrase, il s’agit de faire en groupe ce qui se fait seul d’habitude : l’étude de toutes les lames du tarot une à une. Une semaine = une lame (ou deux, ça reste à déterminer). En vidéo ou sur un blog, poster nos compte-rendus, et échanger tous ensemble sous forme de réseau.

Mais le plus simple reste d’aller vous renseigner directement chez Aisling.

Un groupe facebook a été mis en place pour plus de facilité, afin de retrouver les liens de tous les participants et les sondages divers sur le fonctionnement du projet.

Je ne sais pas si je vais tout faire (toutes les semaines), si j’arrive à prendre ça « à la légère » pour une fois, sans prise de tête, ou si ça va être à fond… Surprise surprise. Disons que les paramètres restent à étudier (est-ce que j’écris à la main ? directement sur le blog ? est-ce que je trie ce que je poste ou pas ? combien de jeux j’observe ? et lesquels ? etc)

Tirage de Nouvelle Lune

Je voulais vous parler du Tyldwick Tarot, mais contre toute attente je n’y arrive pas. C’est mon bijou chéri, en réalité un peu comme une boîte à secret de petite fille, si bien que je n’arrive pas à la montrer aux autres. J’apprécie énormément de faire certains tirages « sombres » avec ce jeu, pour Mabon, Samhain et les nouvelles lunes, et je souhaitais partager avec vous celui que j’ai fait dimanche pour cette dernière occasion, mais arrivée devant les lames et les premières sensations, je me suis sentie envahie par de la gêne : c’est beaucoup trop personnel. En tout cas, je n’arrive pas à détacher l’émotionnel et l’intime de ce qui est plus factuel, et je me suis dit que vous présenter une photo du tirage n’aurait aucun intérêt vu que les lames sont toutes visibles en ligne. Le Tyldwick fonctionne comme un miroir de l’âme et de l’inconscient pour moi, et ça a marché pour les quelques personnes avec qui je l’ai essayé aussi. Il reflète ce qu’on refoule, ce qu’on ne veut pas voir, et même quand on ne s’attend rien, il est droit au but et parle de fragments de vie profondément personnels.

A la place du coup, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, je poste cet exemple de tirage de nouvelle lune simple que j’ai trouvé ici : http://78keystocreativity.tumblr.com

1. Ce qui a besoin d’être guéri
2. Ce qui a besoin d’être révélé
3. Ce qui a besoin d’être libéré

Je n’ai pas encore utilisé les runes, mais je pense que cela peut se prêter à n’importe quel support oraculaire, des charmes, des osselets, des runes, des oghams, des oracles, etc. J’aime aussi l’utiliser avec deux jeux (une lame de chaque jeu pour chaque question), ou bien tirer deux lames au lieu d’une pour chaque question. Je trouve qu’il est excellent pour faire des bilans mensuels, ou même orienter le bilan vers une problématique (spirituelle ou autre) précise. Si jamais vous, ou quelqu’un que vous connaissez, se trouve dans une situation particulière et souhaite faire réaliser ce bilan par quelqu’un d’autre que lui-même, n’hésitez pas à me contacter.

Renouer avec ses Ancêtres au 1er Novembre

Faire une divination soi-même, ou la faire faire par autrui, pour obtenir un message de ses ancêtres est une chose tout à fait appréciable qui peut vous apporter des réponses au moment de cette fête sacrée. Néanmoins, je crois qu’il sera évident à tous que le mieux reste encore de faire les choses par vous-même et de prendre le temps, réellement.

La pratique avec ses ancêtres devient à la fois « à la mode », et regardée un peu d’un mauvais oeil. Il y a beaucoup de clichés sur ce domaine, et beaucoup de peurs liées à l’ignorance. Personne ne force personne, personne n’est dans votre vie et ne peut savoir ce que vous avez vécu. Le choix vous appartient, et vous allez à votre rythme. Si cette pratique sonne aussi creux pour vous que la dernière série télé à la mode, effectivement, peut-être qu’il vaut mieux laisser tomber. Mais finalement, si vous avez des appréhensions et des peurs, peut-être que le mieux est de ne pas les cacher sous le tapis et de les laisser macérer dans un coin. Si vous ne pratiquez et n’honorer pas vos ancêtres régulièrement dans votre tradition et pratique, peut-être que le 1er Novembre peut être un rendez-vous adéquat pour faire ce « travail sombre » (shadow work, autrement dit travail sur tout ce que nous refoulons). Et les réponses à venir seront plus faciles à « entendre ».

Hier soir, la Porte m’était étrangement fermée, et depuis quelques jours, je trouve qu’une énergie très plombante régnait et engluait toute notre volonté et notre motivation. J’avais commencé à écrire un article ici, et puis il a tourné complètement court et a été déplacé dans un endroit fermé car il était entièrement déprimant. J’étais dans un état entre deux un peu étrange, et de vieilles peurs sont ressorties de nulle part en prenant toute la place. Or, ce matin, une fois sortie de l’emprise du sommeil et de la nuit, progressivement… ça y est. Le déclic est venu, le seuil est passé, et je me retrouve dans mon état normal et dans un état de recueillement propre au mois de novembre pour moi tous les ans, qui ferme mon chakra de la gorge et m’appelle à me retirer loin du Net. Et bien que cela ne se passe pas toujours comme ça, la décantation s’est faite d’un seul coup et j’avais l’esprit clair. Depuis ce midi, je suis passée en mode automatique où les gestes ne sont pas réfléchis mais effectués et ensuite seulement on se rend compte. Tout va très vite, tout est soudain et limpide.

Il m’a semblé alors qu’il était important que je confronte directement les peurs qui se sont exprimées hier, bien qu’aujourd’hui elles aient complètement disparu. Elles ne pouvaient pas sortir de nulle part, et le jour est plus qu’approprié pour demander aux ancêtres leur avis et leur aide. Et je me suis donc mise à écrire cet article pour partager cette idée qui est tout à fait répandue et basique, mais qui aura ici vraiment un but de « guérison » et de travail sur nos ombres.

Le principe

L’idée est d’écrire à nos ancêtres ce qui nous tracasse dans une lettre. Les ancêtres directs avec qui nous avons eu des soucis, mais aussi les plus anciens, et ceux que nous ne connaissons pas du tout. Globalement :

  • verbaliser ce qui ne va pas et de demander conseil ;
  • demander si l’un de nos ancêtres, même éloigné, veut bien s’avancer et faire le lien avec le présent, nous aider sur notre route (les fameuses Disir, ou d’autres mêmes) ;
  • demander à recevoir un message dans la semaine qui vient (le mois?) pour savoir comment réparer nos blessures de jeunesse, comment gérer le rapport à nos ancêtres s’il était conflictuel ;

Tout comme les gens qui ont été agressé dans la rue peuvent rendre visite à leur agresseur en prison et le confronter pour lui dire comment ils se sentent, si un ancêtre nous a causé du tort involontairement, si nous nous sommes sentis lésés, nous pouvons l’exprimer après coup. Nota :  Si vous avez eu des grands-parents ou autres très violents, c’est un cas un peu à part qui mérite de longues discussions, donc si vous avez une trouille bleue ou êtes très mal à l’aise, ne vous lancez pas. Il faudrait que vous puissiez éclaircir votre situation avec quelqu’un d’autre (un ami qui a recherché la question, ou simplement qui pratique, ou dans l’idéal un « ancestor worker » ou un « death worker », les gens dont travailler avec les ancêtres et les morts est la spécialité).

Si vous avez manqué d’amour et que vos ancêtres ne vous ont pas tellement prêté attention, si vous ne les avez jamais connus, si vous vous sentez perdu, que vous ne savez pas par où commencer… Demandez-leur. Exprimez vos ressentis et priez, demandez-leur, s’ils le veulent bien, de vous guider, de vous envoyez une réponse / un signe que vous serez en mesure de comprendre, pour savoir si l’un d’eux veut bien intercéder. Demandez-leur quelle est votre place dans cette famille, lignée, demandez-leur ce que veut dire la notion de famille, de lignée et d’ancêtres si pour vous c’est abstrait. Exprimez. Questionnez. Soyez ouverts, et prêtez bien attention dans les jours à venir, cela peut venir sous n’importe quelle forme : votre père ou votre mère qui va vous raconter un souvenir dont vous n’avez encore jamais entendu parler, un souvenir de votre propre enfance qui avait été complètement oublié jusqu’ici, une « madeleine de Proust », c’est à dire une odeur ou un goût inoubliable venu de l’enfance, une idée, un symbole, … etc.

Il est évident que l’envoi de cette lettre peut être hautement ritualisé. Parchemin et calligraphie, encre magique, sceau, symboles, bougies, ouvrir un cercle, faire une libation (offrande liquide) ou un offrande de nourriture, laissez une veilleuse plusieurs jours, utiliser les codes couleurs de bougies, encens et autres. Elle peut être offerte après un repas rituel et/ou symbolique. Le midi ou le soir. Bref, c’est infini. Tout ce qui vous plaira, vous mettra à l’aise, vous rappellera un bon souvenir, sera juste. Ensuite la lettre peut être enterrée, brûlée, ou scellée et laissée sur un autel, une table de nuit, un livre fétiche… Tout vous appartient.

Un autre article plus général sur la pratique avec les ancêtres arrive d’ici deux semaines. J’y joindrai une bibliographie.