Cycle d’étude

Une petite photo de mes exercices quotidiens de ce mois-ci (et Dieux! j’en ai fait pas mal!). Tarot Joie de Vivre de Paulina Cassidy.

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Equinoxe d’automne, plonger dans le chaudron…

Ah « Mabon », ce doux Mabon… je ne l’appelle plus ainsi, j’ai perdu mes repères depuis que je ne suis plus païenne ni celtisante, mais « multi-confessionnelle », polythéiste et sur le voie chamanique…. Entre le Nord, les Grecs, les Celtes…. différentes cultures, différents noms, c’est assez peu pratique et perturbant. Du coup j’ai laissé tomber les noms depuis plusieurs années maintenant. L’équinoxe est l’équinoxe, un mot en soi qui en dit assez, et qui parle aussi aux proches qui ne sont pas dans le milieu. J’ai toujours une pincée au coeur pour le temps où je croyais que tout était clair dans ma tête, et où je chantonnais gaiement des airs sur le mot Mabon, et où j’écrivais de sacrées oraisons qui m’étonnent encore ! Oo Mais bref. L’heure est au bilan et à la méditation.

Avertissement : article bordélique et labyrinthique T_T

Déambulations mentales et historiques

Je me suis rendue compte qu’il y avait en moi une urgence ces derniers jours. Entre la pleine lune extra forte qui m’a rendue malade pendant 3 jours…. et le cumul des énergies de l’équinoxe, à l’intérieur c’est un bazar incommensurable. J’ai mené ma barque habillement, j’ai bossé comme une folle malgré, je me suis forcée à ne pas me bourrer de cachets pour mes différentes douleurs… j’ai été d’une humeur pas géniale (^^’) mais je m’en suis sortie. En fait, cette plongée dans la noirceur, ce n’était pas tout à fait innocent…. l’avancée à grands pas vers quelque chose  que je devais inconsciemment refuser. Et je m’en suis rendue compte seulement aujourd’hui, cette après-midi, sous la douche, quand je me suis purifiée et que j’ai commencé à méditer sur « Mabon ». Qu’est-ce que l’Equinoxe d’automne ? Quelle est sa particularité ? J’ai eu un grand vertige, et une pincée de nostalgie, en me rendant compte que je ne pouvais pas me rappeler quand était le dernier festival sacré que j’avais fêté (si on excepte mon séjour intensif en Bretagne cet été). Non, dans ma pratique solitaire, je n’ai plus de cadre depuis longtemps. Les repas de fêtes, les promenades sacrées en forêt, les planifications, les oraisons, les rituels, oula, non, depuis des lustres ça n’existe plus dans mon paysage. Et régulièrement je me suis demandée pourquoi. Malheureusement la raison n’est pas simple, et j’ai peur d’être trop longue et trop confuse, mais essayons de faire bref.

Déjà il a fallu vite évacuer la culpabilité inutile, l’histoire des obligations et des normes. Check. Ensuite, je me suis rendue compte finalement que j’avais eu à la fois une vie personnelle et « professionnelle » tellement dégueulasse que bon… maintenant un cadre strict alors que je ne le suis pas, dur dur. Mais surtout, ma barque spirituelle a tangué comme jamais, et traversé des contrées inexplorées ! Changements constants entre des panthéons différents, bien vécus même si certains s’en étonnent toujours, mais qui ne sont pas propices à célébrer tout le monde (concordances des calendriers, des dates, des couleurs, des symboles et cultures etc etc). Et puis une nuit noire de l’âme au milieu. Et puis les initiations diverses et plutôt pas glops derrière. Être encore là, avoir une foi plus forte, avoir « progressé », c’est sans prix. Mais si je m’étais accrochée pour avoir un cadre, ça aurait fait plus de mal que de bien, et ça n’aurait pas tenu. N’aurait-ce pas été un peu futile finalement de s’y accrocher, plutôt que de chercher la voie vers le centre et de me trouver ? Bon…. j’ai dit que je faisais court, dernière idée. Double ahah. Ma spécificité est que je sens. a) Depuis tout ce temps, je n’ai pas arrêté complètement de réfléchir au Temps Sacré, mais je n’ai pas « acté » la chose à proprement parlé. Je l’ai peut-être déjà évoqué ici, ou pas, peut-être plutôt sur quelques forums, je ne sais plus…. (journée mondiale d’Alzeihmer bonsoir) En tout cas, j’ai toujours eu une pratique très « dématérialisée ». Très peu d’outils, et surtout très peu de « pratique » au sens traditionnel et rituellique. J’en vois l’utilité, et bizarrement quand j’ai commencé à explorer le paganisme j’en ai fait, mais j’ai vite cessé. Bref, c’est pareil pour la Roue Sacrée du Temps, je me suis mise à observer de loin, et à ressentir les choses. Et ça me suffisait pas trop mal, même si essentiellement le problème de fond c’était le manque de temps et de « focus » étant donné l’ouragan puissance 1000 qui décapait ma vie, hum. b) suite à plusieurs expériences très intenses en fin d’été, et quelques discussions avec les copains, je me suis rendue compte effectivement que je pouvais sentir mes propres protections. Je sens trop. Je pensais plutôt sentir moins que la moyenne, mais en fait c’est une parade inconsciente pour rendre les choses indolores et les mettre en arrière plan, mais si j’y prête attention, je peux sentir comme des vibrations parasites ou un bruit « de neige » (cf sur nos vieilles TV). Sans pour autant le décrypter, mais je me rends compte qu’en fait c’est là, mais que je suis blindée pour pas être submergée.

Pourquoi cette dernière précision ? Parce qu’aujourd’hui, seulement aujourd’hui, j’ai réalisé alors qu’il était également très difficile pour moi de sentir proprement les énergies des festivals sacrés… parce que je sens trop de choses. Comment me concentrer sur l’Equinoxe, quand mes hormones foutent le boxon, quand la maladie pointe peut-être son nez, quand la pleine lune s’en mêle, quand dans ma vie personnelle je traverse un deuil, quand je suis traversée par des flux créatifs, quand je suis aussi à l’écoute de certains guides, quand il y a de grosses configurations planétaires, quand…… Ouais, on s’arrête là, vous avez compris. D’ailleurs, je crois que cela avait été évoqué sur d’autres blogs, mais étant donné que les saisons sont devenues super irrégulières et méconnaissables, je trouve que leurs énergies aussi (c’est comme ça que je me connecte moi, pas seulement en observant). Donc comment reconnaître une fête sacrée qui a changé de visage ? Comment faire lien entre ce que l’on voit, ce que l’on sent, et le problème des dates ? Et puis en ajoutant tous les autres facteurs, hop là…. beau cocktail. Du coup les « sabbats » / festivals, ça devient un peu le parcours du combattant.

Mais l’autre déclic du jour, c’est que si concrètement je ne pouvais pas faire autrement jusqu’ici, aujourd’hui j’ai beaucoup médité sur le sujet, et que je suis intéressée pour revenir à tout ça. Peut-être qu’après la tambouille informe, comme entre temps je me suis trouvée, maintenant je peux revenir à un cadre. J’aurais le même souci du multiple chemin, mais aujourd’hui j’ai plus de confiance et d’assurance et de souplesse / créativité. Moins de prise de tête. Or, justement quand on est polythéiste « complet » (hard), fusionner ses pratiques dans un cadre me paraît impossible. Jusqu’ici j’avais switché, ce soir il m’apparaît une nouvelle possibilité, qui fait étrangement écho à mes débuts ! Peut-être que, à nouveau, me fixer les équinoxes (mes fêtes préférées), et éventuellement les grandes fêtes sacrées, pour célébrer, au sens de vraiment renouer avec la recherche et la pratique rituelle au sens propre, ça serait chouette. Le seul cadre qui serait possible pour moi. Réécrire des oraisons, des prières, des méditations (j’ai des mots qui me sont venus en chemin tout à l’heure alors…) Rouvrir un cercle pour y méditer / pratiquer / honorer, pourquoi pas ? Grâce à quelques amis de confiance avec qui j’ai pu pratiquer en toute sécurité émotionnelle, je reprends goût au rite, comme mise en acte des symboles, et comme facilitateur des étapes spirituelles. Le rite c’est juste efficace. Mais est-ce que je m’égare encore trop ?

Ce soir précisément

J’aurais voulu partager plus sur mes réflexions actuelles, j’étais même à deux doigts d’essayer d’écrire ma première méditation depuis TREEEEEESSSS longtemps tout à l’heure, mais finalement je me suis desséchée. Je voulais aussi vous parler de Morrigan et relancer un peu le sanctuaire. Je voulais dessiner…. Ouais je voulais beaucoup de choses. Mais c’est trop tôt, je suis trop confuse, encore dans ce tourbillon qui a commencé jeudi dernier. Je me contenterai de quelques mots :

L’équinoxe d’automne j’en suis amoureuse. Son humidité, son vent qui commence à se fraîchir, sa brume (on la sent même quand elle n’est pas encore là), sa lumière perçante mais teintée d’un noir d’encre sous-jacent, ses feuilles molles voire déjà mortes, les bogues, les noisettes, les écorces qui craquent, les pavés luisants… L’équinoxe m’a fait mal cette année, parce qu’il creuse les sillons de plaies pas si anciennes, et qu’il révèle de nouveaux deuils à faire, et surtout, une nouvelle étape de transformation…. Et comme avec la Tour (l’arcane), si vous vous retenez avec les ongles pour éviter de tomber, ça dure 3 fois plus longtemps et ça fait 3 fois plus mal. Donc tout à l’heure, sous la douche, en me purifiant, j’essaie de me  libérer de mon innocence, et d’accueillir à moi l’énergie de transformation, en répétant comme des mantras « j’ai compris, j’ai compris ». Oui je dois me transformer, j’accepte, je fais le premier pas. Et je visualisais alors tantôt un grand chaudron dans lequel me plonger, tantôt un lac sombre dans lequel je suis déjà morte plusieurs fois…

Car « Mabon », contre toute attente, et je n’avais pas osé le verbaliser jusqu’ici et je ne savais pas pourquoi, c’est un peu comme mon anniversaire. C’est étrange, mais dans mes tripes je le ressens comme ça, une sorte de pendant de l’équinoxe de printemps (qui est mon anniversaire « officiel »). Et finalement…. c’est vrai. A Mabon 2008, je devenais croyante, polythéiste. A Mabon 2009, ma première célébration de groupe, et ma rencontre dans la caverne avec Morrigan. A Mabon 2010, Celle-ci me passe « commande », prise d’assaut un soir sans comprendre je crée l’Antre de Morrigan sous sa dictée. Mabon 2011…. début de ma nuit noire de l’âme et début de ma maladie « longue durée »…. Mabon 2012, mi-étape d’une initiation, pèlerinage au Québec et renaissance… Mabon 2013…. nouvelle renaissance en route, et pas des moindres. Un anniversaire spirituel ?

La seule chose qu’il me reste la force de proposer pour ce soir, ça sera un tirage gratuit de Mabon pour la première personne qui le désirera (par commentaire). Je souhaite essayer le Tyldwick sur quelqu’un d’autre que moi, pour avoir une petite idée de ce que cela peut donner. Le tirage sera précisément sur le thème de Mabon.

Et la dernière chose sur laquelle je n’arrive pas à mettre des mots, mais qui donne une idée de ma transformation, ça sera « Sur le Seuil » :

Il y a encore du travail à fournir, des photographies, des jeux à rentrer, des tirages d’exemple à proposer… Et puis d’autres offres, car finalement tout fait sens et tout se rassemble, tout fusionne, quand mon être se centre. Ensuite, le site aussi, est en route, mais demande beaucoup de travail et je souhaite faire appel à un professionnel. Plein de choses à peaufiner, mais j’ai entendu les murmures souffler, et comme je rédigeais l’article et que je me rendais compte de cette date clé… il fallait que je me lance, quitte à n’avoir pas de mots.

Aller, on respire un grand coup et on plonge dans le chaudron de transformation…

Améliorer sa lecture du tarot

Un exercice trouvé sur le forum de Moony. Mélanger son jeu (plutôt les majeures) et demander : comment améliorer ma lecture du tarot ? Je trouve ça rudement intéressant, à refaire souvent.

Daniloff – Major Arcanas 2010

(Vous pouvez faire clic droit et afficher ou ouvrir dans un autre onglet pour voir en légèrement plus grand)

De mon côté évidemment, les choses ne se font jamais simplement… donc en mélangeant, deux cartes sont tombées, puis j’ai essayé d’en tirer une quand même. Allons-y pour un décorti

C’est drôle, en faisant le tirage, je me suis rendue compte que j’avais pensé très rapidement dans ma tête « j’espère que ça ne sera pas les premières cartes du jeu ». Il y a comme un mini blocage mental avec ces cartes, ou des projections. Je les connais, mais ce sont moins des « archétypes » que j’expérimente dans la vie de tous les jours et dans ma spiritualité que les autres, et peut-être, finalement, que je connais aussi un peu moins en profondeur. Elles m’évoquent des choses un peu figées et traditionnelles, ce qui me convient bien peu. Alors évidemment, quand j’ai tiré mes 3 cartes, et que j’ai vu le Pape PLUS l’Empereur, j’ai rigolé un coup. Et finalement, c’est marrant, c’est que j’ai eu encore une fois l’expérience qu’un tirage peut se lire de plein de façons différentes, et donc contradictoires…. Comment choisir alors le bon chemin ? Le temps et l’expérience…

Mon premier sentiment en voyant les cartes a donc été un ressenti fort de quelque chose de désagréable (maintenant qu’après coup je me suis aperçue de ce que j’avais pensé, au paragraphe ci-dessus, on a déjà compris, mais sur le moment c’était une surprise). C’était sérieux, trop sérieux, j’avais l’impression d’être une petite fille qui se faisait gronder, ou à l’école, et que l’on réprimande parce qu’on n’est pas assez carré et qu’il faut être plus rigoureux. La tête un peu « effrayante » (pour donner des images visuelles) du Pape répond à la tête à mon goût « contrite » de celle de l’Empereur. Comme il a l’air mal assis et inconfortable dans sa position ! Mais n’anticipons pas et revenons au Pape. Le Pape, c’est le chef de l’Eglise il incarne clairement pour moi le chef de la Tradition avec un grand T. Or, cela rejoignait exactement mes interrogations de la fin du mois d’août et de ce début septembre : dois-je marcher plus « droit » et aller vers les traditions autour du Tarot, apprendre ces savoirs classiques ? Au premier abord on pourrait le penser… mais finalement, le Pape n’a pas les mains tendues vers moi, il les lève comme on fait (hors d’un rite religieux) pour éviter de toucher quelqu’un, du moins c’est ce que j’ai senti. Nous n’allons quand même pas nous mélanger si ? Et plus simplement…. et ça c’est quelqu’un sur le forum qui l’a glissé à mon oreille et qui s’y est bien ancré pour me donner une belle piste…. lâcher prise. Ah, le grand mot que l’on retrouve toujours. Lâcher prise, mais sur quoi ? C’est ça qui m’a demandé un peu de temps à analyser. Finalement, il y a deux possibilités visuelles (mais elles reviennent au même) : soit je dois lâcher les clés de la Tradition pour aller vers autre chose, soit je dois lâcher prise tout court, et saisir mes propres clés. Mais ça y est, on y est, l’idée est là bien claire sous mes yeux. Ah booonnn? Comme je suis tête, j’ai attendu très longtemps avant de valider cette option ! ^^

Revenons à la carte de l’Empereur maintenant. Dans le Rider et autres, c’est une carte très différente énergétiquement parlant : elle représente un seigneur, un maître, bien sûr de lui et avec un caractère très fort. Ici, comme dit plus haut, je le trouve complètement prostré, voire déprimé (^^’). Assis dans son grand (trop?) manteau, sur un supposé trône, avec cette grosse épée bien lourde dans une main, et la sphère dans l’autre, et puis son « turban » (?) qui tombe à moitié…. On dirait quelqu’un qu’on a pris de force pour le mettre à cette place, il n’aime pas ça du tout… Charge et responsabilités, outils de pouvoir traditionnels, tout ça ne lui parle pas trop, or finalement, ce qui plaît et attire mon oeil c’est le « turbant », ces belles couleurs et ces beaux motifs, mais pourquoi tombe-t-il ? Il m’évoque la chose qui me parle : l’intuition et à la connexion à l’Autre Monde. Mais visiblement, trop étouffé par le monde matériel et « mondain », il perd cette connexion progressivement. Je doutais assez de cette piste jusqu’à ce que je regarde la 3e lame et que je remette les choses « en suite ».

L’étoile. Ma carte favorite depuis que je suis toute petite et que je ne touchais même pas au tarot encore. Dans ma tête « eh ben voilà une carte que j’aime ! » 😉 La nudité est traditionnelle mais malgré tout elle me frappe…. le chapeau qui pointe vers les hautes sphères me rappelle bizarrement le turban de l’autre…. Je prends un peu de recul, je regarde les 3 cartes, et là je « vois ». Le Pape en tant qu’être spirituel a aussi un chapeau qui flotte et évoque la connexion à l’Autre Monde, donc dès le départ, la voie est montrée : il faut lâcher prise, lâcher la tradition, et attraper les clés intuitives, m’écouter plus dans la démarche que j’ai déjà, au lieu de chercher autre chose. En effet, si je ne m’écoute pas, je me rajoute comme des attributs et des vêtements qui m’encombrent, et même plus, m’étouffent ! Et je perds ce qui est ma force naturelle : l’intuition. Quand on regarde de gauche à droite, on a deux personnages ultra habillés et puis tout d’un coup, l’étoile nue comme un ver…. libre. Avec aucun objet ou attribut encombrant, pas même un voile, juste son « antenne » dirigée vers le haut, qui reçoit.

Bilan

Je suis en train de monter un projet important, et cela fait des semaines que je lutte contre exactement ça. Je me sens coupable de ne pas être une cartomancienne, de n’avoir lu aucun livre sur le tarot, et de tout faire à ma sauce. Mais concrètement… la tradition m’ennuie et ne me convient pas, j’aimerais m’enrichir de ses possibilités mais ça coince. C’est contre ma nature. Peut-être qu’il est juste trop tôt pour le faire, mais pour l’instant lorsque je m’avance dans cette voie, je me coupe de moi-même et de ce qui fait mes lectures. Je lutte contre mes propres résultats et mes propres lectures, alors même que les gens qui viennent me voir valident. Cette carte de l’étoile, elle me représente bien, et c’est plutôt ça que je dois travailler : me donner un cadre c’est possible en dehors de la tradition (format de séance etc), mais je dois travailler à être pleinement libre, non entravée, et « connectée ». Je suis une voyante, médium aussi, et donc je reçois. C’est ça mon flux naturel. Si je veux améliorer ma lecture du tarot, je dois apprendre à me faire confiance et à écouter ce qui vient plutôt qu’à chercher la tradition.

Review du Grand oracle des dames, ou tarot égyptien

Voici des ressources trouvées sur le net ici, soit une vidéo qui présente les cartes et une photo des lames (réduite, visible sur le premier lien) :

Informations de base

  • C’est bien un tarot en 78 lames
  • Les mineures sont non illustrées,  les cartes de cour oui
  • Les cartes comportent des mots clés
  • Les majeures sont dans un ordre très particulier, autant au niveau des chiffres par rapport au Marseille
  • Elles sont même par moment complètement différentes d’ailleurs, c’est un système à part (penser à vous faire une petite liste ou à la trouver en ligne). Ex ici : maladie….

Nom et méthode 

Si j’ai bien compris, on appelle ce jeu un « Etteilla » car c’est une structure de jeu tiré du bonhomme, même s’il s’agit ici d’une structure différente de celle du « petit etteilla » : on a bien 22 arcanes majeures et des mineures, dans une structure marquée. Le livret en français propose une méthode de tirage à part aussi, assez « folkloriste », or le nom « Grand oracle des dames » me laisse supposer qu’il s’agit d’un système de divination qui était à la mode au 19e siècle, en miroir du petit Lenormand à son époque (et même plus tardivement d’ailleurs) : une distraction de salon, notamment pour femmes. Aussi, il se lit avec une méthode de lecture stricte : telle carte = telle et telle significations, avec ensuite des suites X carte + Y carte = telle signification. On lit en ligne pour effectuer une forme de suite de mots clés ou une phrase.

Photo perso

Remarques

Ce qui me tue finalement, c’est que c’est un jeu que j’adore, alors que je ne le connaissais pas et que je ne l’avais jamais eu en mains. Je ne sais pas quand je vais essayer de l’utiliser, mais le papier me plaît, la forme étroite des cartes (plus qu’un tarot) est très agréable à utiliser et manipuler… et contre toute attente, ce genre d’illustrations vintage me fait craquer. Il faudra que j’étudie aussi le petit livret, mais il est pas mal foutu pour un « livret blanc ».

EDIT : voir toutes les lames ici grâce à un album de collectionneuse 🙂

De l’interprétation des cartes

Une lecture absolument recommandée pour approfondir votre rapport à la lecture de cartes.

Arcanae Mirror

Qui ne s’est jamais retrouvé désarmé devant le résultat d’un tirage ? Que l’on débute, que l’on étudie la taromancie depuis un moment déjà, ou que l’on soit praticien confirmé, voire professionnel, personne n’est à l’abri de se retrouver face à ce que j’appelle le syndrome de la lecture blanche.  C’est ce qui se passe quand on pensait avoir suffisamment de documentation (livres contenant des tas de significations pour les lames, des leçons…), quand on a commencé à développer ses propres correspondances tout en s’exerçant à la lecture intuitive, quand on fait ça depuis des années comme on ferait du vélo, lorsqu’on est reconnu dans le domaine pour sa perspicacité… Et puis qu’un beau jour, pas forcément différent des autres, rien ne se passe. Le vide, le blanc absolu.

Ce désarmement peut se manifester sous diverses formes. Soit les arcanes ont des allures soudaines de parfaits inconnus, comme si on…

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Nouvelle croix celtique

Carrie Paris m’a autorisée à traduire en français son tirage revisité de la croix celtique. Je l’ai trouvé vraiment très parlant, même si ça reste un tirage « généraliste » (sorte d’état d’une situation ou d’un moment). Elle recommande d’ailleurs de l’utiliser avec nos techniques personnelles, c’est à dire pas uniquement les cartes mais des pierres, des runes, des charmes etc, voire de tirer les deux en cumulé.

1. Votre situation
2. Ce qui vous distrait
3. Ce que vous êtes en train de laisser aller
4. Ce qui s’ouvre à vous
5. Ce que vous n’avez pas encore reconnu (pris conscience de)
6. Ce que vous commencez à comprendre grâce à ce tirage
7. Ce qu’apporte une façon de pensée obsolète
8. Ce que vous apporte/offre votre famille et vos amis
9. Effectuez cette action
10. Le résultat de votre acte