Mois de Frigg 4, une rencontre un peu étrange

Je vais avoir du mal à figer en mois cette rencontre qui date un peu, et qui était très particulière…. Pour commencer, j’ai retrouvé ces vieilles notes dans mon journal :

« Au départ, malgré mon intense travail avec les runes, et mon amour pour la cosmogonie du nord, les Dieux étaient plus froids que la pierre, plus distants encore que les grandes figures égyptiennes. Je ne ressentais rien, je n’avais aucun contact. Une première étude du panthéon m’a simplement indiqué que les Dieux majeurs ne m’attiraient pas du tout (non non, ni Odin, no Thor etc), et plutôt quelques autres Dieux, dont Loki, et Frigg. C’était la seule qui me parlait vaguement…

Mais notre première vraie rencontre est arrivée fin Mai 2011. C’était vécu violemment bien qu’il n’y ait rien eu de la sorte. Mais c’était la puissance de la révélation qui m’a complètement clouée sur place. S’approcher : m’imbiber. …

D’abord la femme chaleureuse, l’amour filiale, la mère.

Puis le visage très froid, céleste, distant, la solitude, … »

Et effectivement, c’est intéressant de voir que le seul sentiment qui me reste je l’avais noté à l’époque la violence, et l’étrangeté. J’ai tenu à mettre ces notes aussi pour montrer que même si je passe (je suppose?) pour quelqu’un d’hyper connecté, et que oui je travaille avec moult Dieux et Déesses, j’ai aussi eu des difficultés, que tout ne roule pas tout seul. Lors du renouveau de ma pratique runique en 2007, avant même d’avoir tourné polythéiste dure (2009), j’ai frappé à la porte des dieux du nord très longtemps… en vain. Je n’ai reçu aucune réponse, j’en reparlais d’ailleurs sur mon forum sur le sujet il y a quelques mois : lorsqu’on étudie les runes, tout le monde nous bassine pour creuser du côté de la mythologie (j’approuve), mais aussi d’aller faire des offrandes à Odin, de travailler avec les Dieux etc. Ben non ! Oo En fait ça marche pas comme ça, moi jamais personne n’en a eu à faire que je fasse des offrandes ou pas, que je prie ou pas, etc. Niet. ET quand j’ai appelé : ôoooo grand moment de solitude dans l’univers ! L’écho de ma (douce?) voix perdu dans le lointain, et rien d’autre qui ne lui réponde. Bref.

Pourquoi je dis que ça a été violent ? Parce que ma rencontre avec Frigg a été complètement « hors norme » et déroutante. Je lisais peu à l’époque, de blogs anglais et autres. J’étais seule avec mon petit « UPG », et du coup, quand je l’ai sentie dans toute sa grandeur et que ça ne correspondait pas DU TOUT à ce que j’avais lu ailleurs, ben… j’ai eu le trouille. J’ai eu deux visages différents, mais bien complémentaires, et complexes. D’un côté, on nous parle de Frigg comme la boniche à tout faire et femme au foyer, finalement plutôt comme une déesse chiante et aigrie. De l’autre, on nous parle d’elle comme un sacré exemple à suivre, la maisonnée tout ça, ça peut être sympa. Et pourtant…. Je ne trouvais pas à l’époque. Or, un jour, c’est comme si le voile s’était levé. A mon grand dam, pour aucun autre Dieu du Nord lol, juste pour Frigg. Mais peu importe j’étais bien contente ! Seulement ce que j’ai vu m’a clouée sur place, et je ne comprenais rien, je ne savais pas encore me faire confiance à l’époque.

L’image que j’ai eu de Frigg ce jour là (et puis dans les semaines suivantes) c’était quelqu’un de vachement positif, une grande boule de chaleur qui « ondule », image que je me fais de la chaleur dégagée par des braises. C’était doux, ce n’était pas du tout la vieille femme qui vous court après avec un balais à la main parce que vous avez oublié d’enlever vos chaussures (même si elle peut être comme ça je crois). Non, j’ai vu derrière le visage de la femme au foyer habituel. J’ai vu la Mère, la mère de ses enfants, mais surtout en fait la Mère au sens large, de la maison, de la communauté. Car Fensalir c’est une sacrée ribambelle de peuple ! Et c’est comme la mère pour tout le monde… du moins j’ai eu un aperçu de ça. C’est elle qui est responsable de tout. Elle peut être chaleureuse, accueillante et bienveillante. Sauf que ça n’a pas duré longtemps. C’était comme une bulle, pour me montrer l’aspect sympa, loin de l’image d’une Déesse ennuyeuse, mais plutôt la profondeur des « sentiments » (énormes guillemets, là tout de suite je ne trouve pas d’autre mot). Et ensuite, je suis entrée dans une facette que je n’avais jamais lue jusqu’alors.

Ensuite je me suis retrouvée loin de tout. Loin du foyer (maison, pièce centrale), loin de l’âtre et sa chaleur, loin de l’activité… je me suis retrouvée seule, dans un grand vide. Tiens, maintenant que j’y pense, je crois que la première divinité qui m’a fait travailler avec le Vide Primordial c’est Frigg. J’ai ressorti une gigantesque énergie froide, et surtout le vide – une absence d’êtres, de « meubles », d’objets, de … tout. Et puis j’avais même du mal à distinguer quoique ce soit. Est-ce que c’était Frigg cette énergie là, ou autre chose ? J’avais fait le grand écart, on passait de la douce chaleur du feu à la glace. J’ai compris ensuite qu’il y avait deux énergies similaires : celle du vide, et celle de Frigg elle-même. J’ai nommé par la suite cet endroit (auquel j’avais voulu rendre hommage en créant un blog-blog avec ce nom, avant d’abandonner l’idée) « La Halle Céleste », parce que c’était ce qui s’approchait le plus de ce que j’ai vu et ressenti. On n’était plus dans la maison, et pourtant…. je n’en étais pas détachée non plus. Une extension sur un autre plan ? Y avait forcément un raccord…. mais je ne l’ai pas trouvé. Peut-être comme un sanctuaire astral, peut-être une porte cachée de Fensalir qui mène au Vide Primordial. En tout cas, c’était un endroit cosmique, un peu voûté, comme « construit » malgré tout (mais la matière de l’espace donne cette impression avec sa densité), sombre (paysage de nuit?) et glaçant. Et là…. je sentais un lieu hors du temps (et presque de l’espace, au sens de l’espace / plan commun), où peut-être tout était possible. Probablement que les énergies que j’avais représentées dans mon mandala étaient plutôt liées à cet endroit-là. Et c’est là que je vis / sentis Frigg. Parfois elle était complètement dématérialisée, mais son énergie remplissait le lieu, parfois elle était là. Et c’est là que je la voyais filer.

C’est pour cela que le premier tout petit article que j’avais écrit, j’avais choisi de parler du filage. Car c’était ça que j’avais vu, à cet endroit, et qui faisait le lien entre la maison et la halle céleste. Aussi parce qu’il m’avait semblé que finalement, on n’oubliait toujours cet aspect immatériel du filage de Frigg : le filage du wyrd, et des âmes. Elle m’a parlé de mon 3e oeil et de voyance. Elle m’a rappelée que souvent quand je m’ouvre c’est ce genre d’endroit que je vois, que je passe souvent par le vide comme lieu « médian » et recevoir des informations de voyance. Elle m’a parlé d’apprendre à contrôler tout ceci… et de l’ingratitude et de la dureté de la tâche. Elle était seule ici, ignorée, oubliée, isolée en tout cas. Un aspect pas vraiment joyeux ni chaleureux, que tout le monde préfère laisser de côté. Et que oui, la voyance, déchiffrer le wyrd (la « Spakona » dans la culture nordique), c’était plutôt pas marrant…

Le reste demeurera des mes grimoires. Mais voici pour un aperçu d’une rencontre pas comme les autres, déroutantes et pas super joyeuse…

Découverte d’un nouvel oracle – Oracle de cristal

Exemples de tirage.

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J’aime être encore ouverte pour me  laisser surprendre par des jeux qui autrefois auraient été balayés d’un revers de main. Grace à un ami j’ai pu découvrir un nouveau jeu sur la thématique des cristaux, bien que cela soit plus visuel que thématique. Dans tous les cas je constate deux choses : l’esthétique ici est très réussie, et c’est ça qui me déçoit d’habitude, et finalement, je trouve que les oracles (leur création) demeurent aussi un travail d’auteur. Mais assez parlé, voici l’exemple que j’ai trouvé ici :

Le Désir

Sens et valeur

Sans désir, est-il possible de vivre ? Certains diront non. Surtout les occidentaux, sans hésitation. Alors que d’autres, plus orientalistes diront oui, qu’il faut tendre à évacuer tous désirs.

Le désir se conjugue plutôt avec l’avoir, j’ai le désir de, rarement avec l’être, je suis désirant de. On peut saisir le fait qu’il se rapporte souvent à une idée de possessivité. Le désir alors peut enfermer dans une obsession si l’on s’identifie trop à ce que l’on convoite. Le désir humain prend racine dans ton centre de vie, ton entre-jambe et te pousse à vouloir. Vis ton plaisir, cela est bon, cela est bien. Tu te sens vivant, vibrant. Tu passes à l’acte ou simplement tu te laisse traverser par cette vibration, tu t’en remplis.

Le désir est souvent lié au sentiment amoureux; je désire donc j’aime. Tu peux aussi désirer sans vouloir que cela devienne une histoire, sans vouloir te lier. Le désir est en toi, le désir est pour toi, tu es libre de l’accomplir en partage, de le vivre pour toi. Apprend à te gorger de désir, apprends à jouir de son frisson, de son éphémère beauté. Il révèlera tes aspirations intérieures sans nécessairement conquérir ou obtenir. Tu peux vivre en étant désirant. Il n’y a plus de quête. Tu es détaché, tu n’es plus soumis à une manière de répondre à ce qui est suscité, tu choisis sans occulter ton désir.

Tu discernes et affines, tu deviens conscient de ce qui motive ton désir.

Parole Intime

Je suis en toi le désir de ton corps pour ton âme, de ton être pour l’autre, de ton âme pour Dieu, de ton corps pour le corps autre. Le désir, né du manque, de ce qui te manque. Tu ne m’as pas compris et tu es devenue le besoin. Besoin de l’autre pour être entier, de Dieu pour être heureux. Et le besoin te ronge car rien ne répond jamais comme tu veux. Alors tu es revenu à toi, dans l’autosuffisance et tu t’es refermé dans le besoin de rien, de personne, ni de Dieu ni de ses anges. Et pourtant entre ce manque en toi et ce trop plein de toi demeure, étincelant comme une braise qui ne s’éteint jamais ; le désir. Le désir d’aller vers, de rencontrer, de découvrir. Le désir d’une autre peau, de caresser l’étrangeté de vivre, de s’en émerveiller. Le désir aux aguets.

Ecouter le pas de dieu qui se faufile dans tous les petits gestes quotidiens d’aimer. Le désir d’être là, en soi et ouvert à l’autre. Le désir que je suis en toi alors ne nait pas du manque, ni de la quête toujours insatisfaite. Il vient de l’émerveillement d’aimer comme on marche sur des braises quand on croit s’y bruler et que le miracle est là, de notre corps si léger, si confiant qu’il brûle du dedans sans cramer du dehors. C’est cela le désir que je suis en tes multiples corps, pour aimer infiniment, le désir qui t’illumine au dedans.

Pour que de l’intérieur, tu rencontres l’intérieur de l’autre, l’intérieur du divin, la douce peau, celle qui n’a aucune mémoire de souffrance, la nouvelle née. Ainsi mon désir en toi, parce que tu es prêt, prête à marcher dans la beauté du désir comme en un champs rouge, incendiés de coquelicots, éphémère splendeur. Toi qui sais que ni l’autre, ni dieu, n’a rien a t’offrir que tu ne possèdes déjà, si ce n’est la joie profonde de danser ensemble sur les pétales scintillantes. La chaleur éprouvée dans le corps à cœur.

Au ras des pâquerettes

Le désir est l’énergie de vie en ton corps, le mouvement, le frisson, l’incendie, la peau subtile du sentir au dedans. Apprends à aimer l’écouter divaguer, rougir en ton corps, ne l’occulte pas, n’en deviens pas esclave.

EDIT : un autre essai ce matin, je ne pouvais pas m’empêcher de le poster en dédicace à deux personnes qui se reconnaîtront 😉

L’Offrande

Sens et valeur

A travers toi, la vie se donne à elle même. Observe le processus qui permet d’accéder au lâcher prise, au non-retenir, à laisser aller, circuler. Fais-le tien. Sois à l’image de la vie. Avec l’intention de participer sans mettre ton vouloir pour obtenir, avoir, avoir un retour, posséder. Dans ta relation au divin, tu es souvent en demande pour valoriser ta vie, pour aller mieux. Le « demande et tu recevras » sonne à tes oreilles, parole biblique qui a traversé les ages pour éprouver ta confiance, ta foi. L’offrande est don. Elle se situe dans un contexte plus large que la demande qui est souvent personnelle. Là il s’agit par l’offrande d’être dans la certitude que ce que tu offres répond avec justesse à ce qui a été demandé. L’offrande participe au principe de libre échange. Tu reconnais que la vie offre le meilleur à chacun de façon sûre et déterminée.. Et toi, tu as saisi ce fonctionnement. C’est l’amour qui ne demande rien qui œuvre en toi.

Tu coopères et reçois la plénitude. La vie te nourrit de cet élan du cœur, tu prends part au processus. L’offrande est en étroite relation avec la gratitude, une manière de remercier la vie qui te le rend, c’est l’abondance ! Dans cette association intime, offrande-gratitude, tu retrouves ton corps temple et tu y déposes la vie. Cet état ouvre un autre champ de conscience qui élève les vibrations de tes corps subtiles et tu deviens temple rayonnant, illuminé, illuminant. Le don de soi est l’offrande que tu peux faire, avec une intention sincère. La vie alors te prend, parce que c’est le moment. Tu t’offres en présent car tu es un cadeau.

Tu as reconnu ta valeur et tu y mets ta valeur ajoutée. Tu touches le plaisir, la joie de ne rien retenir, de basculer comme ces cathares éblouis dans le feu de l’intelligence de vie et non dans celui de la sainte inquisition. Tu n’as plus de question, tu es devenu la réponse.

Parole Intime

Je suis l’offrande, ce que la vie t’offre et ce que tu offres à la vie. Je te suis donc toute abondance. Quand tout est donné sans retenue, sans avarice, sans calcul : le don de soi, si divin. Tout ce que tu as peur de perdre, tu le reçois lorsque tu l’offres. Le petit trésor que tu tiens en ton poing serré, lorsque je te dis de le lâcher, tu le serres d’autant plus fort. Si tu ouvres le poing, il tombe et tu le perds. Si tu retournes la main, que tu déplies les doigts, il demeure lové au creux de ta paume ; une offrande. Ainsi, je suis à travers toi le geste de donner qui est le contraire du geste de perdre. Même si ce que tu offres ne t’appartient plus. Mais cela ne t’a-t-il jamais appartenu ?

L’offrande, le don de ce que tu es de plus sacré, de plus modeste aussi. Le don de toi, à dieu, à l’autre, horizontal, vertical. Nul besoin de chercher à te parfaire pour devenir meilleur et ainsi offrir un plus beau cadeau. Tel que tu es, le divin te reçois en son temple. Une flamme y brille pour toi, le plus petit de toi. N’oublies jamais cela. C’est le divin qui te rend riche s’il le veut. Toi, tu t’avances vers lui, pauvre de tout, le seul vrai trésor, c’est toi. Il n’y aura jamais rien d’autre à offrir, à donner en partage, seulement toi.

C’est le divin qui te comble, te pare, t’illumine, si tu oses être nu devant lui. Dépouillé de tout ce qui n’est pas toi, de tout ce qui n’est pas ton amour de lui qui luit dans ton amour de tous ces petits riens du tout que tu vis chaque instant. Si chers à ton cœur. Et lui t’accueille, toi le presque rien qui lui est si tout. Il n’y a plus à grandir, à guérir, à t’améliorer. Accepte-toi tel qu’il te voit et offre cela. Alors abonde en ton cœur l’or pur de son amour de toi. Il s’offre à toi, tel qu’il est il se donne. Pure offrande de lumière à ton être. Tu es prêt à cela. D’offrande à offrande, la bénédiction d’une mise en partage, abondante !

Au ras des pâquerettes

Avec des amis proches, organise une soirée cercle, un moment entre vous pour offrir ce que vous êtes dans l’instant. Exprimez chacun votre tour ce qui bouge en vous en ce moment, écoutez sans interrompre chacun votre tour la parole de l’autre. Soyez au plus près de vous, osez livrer même et surtout ce qui est touché-touchant. Cet instant est sacré, un espace d’offrande aux autres, à la divine présence qui créé le cercle, l’espace sacré d’écoute et de non-jugement.

Mois de Frigg 3, la Tisseuse

Un vieil article de mes archives pour un défunt shrine à Frigg. Ca me fait bizarre de le relire, car j’ai énormément avancé depuis… Le ton, la vision, ça résonne loin de là où j’en suis aujourd’hui. Finalement une assez belle illustration de ce que peut être le début d’un travail avec une divinité inconnue alors.

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LA TISSEUSE

Ce visage de Frigg est globalement très connu, mais peut-être pas dans tous les détails car c’est très complet en réalité. Je fais donc un condensé de ce que j’ai lu.

Une des images les plus connues de Frigg et que j’ai postée ici-même la représente comme étant en train de tisser les nuages. C’est à la fois un travail concret, puisque les nuages sont des éléments physiques si on veut, mais aussi une très belle métaphore du travail de Frigg.

Le Tissage Manuel, Artisanal

Premièrement, Frigg est une divinité féminine, qui travaille manuellement et représente la condition féminine en général. C’est une “femme au foyer”, une vraie maîtresse de maison qui est à toute les tâches, la mère, la cuisinière, la tenancière, la couturière… Elle est une sorte de patronne des fileuses et des tisseuses. J’ai lu quelque part (je dois retrouver où) que dans le nord, les femmes pouvaient avoir une petite activité manuelle de tissage pour se faire des revenus. Par là, Frigg est patronne de l’indépendance des femmes, et tout simplement de tous les travaux de la maison.

D’après les récits que j’ai récoltés de nordisants, elle est vraiment une sorte de Muse de la couture/tissage/crochet, et aussi une sorte d’initiatrice (enseignante) dans ce domaine. Tout travail du fil peut permettre une connexion intense à cette Déesse, et de belles méditations.

Le Tissage Métaphorique, Spirituel

Un autre aspect assez mystérieux en soi bien qu’on ait quelques informations dans les textes nordiques. Frigg est celle qui file les fils du Destin, et donc elle connaît toute vie, toute âme, passé, présent et futur. Son/ses fils sont en fait apporté(s) aux Nornes, qui elles font la tapisserie et/ou le(s) manipule(nt). Elle, Frigg, ne manipule rien, elle procède à l’étape préliminaire qui consiste à transformer la matière première en fils, qui eux seront destinés à être tissés. Etape qui concerne ensuite les Nornes. Je dois encore chercher plus précisément dans les textes. C’est donc une Déesse qui connaît toutes les trajectoires des gens.

A côté de cela, mais je n’ai pas bien compris dans quelle mesure c’est lié, elle est une grand déesse prophétique respectée par les Ases. Probablement parce qu’elle connaît les fils de toutes choses vivantes… elle serait alors omnisciente.

Trésors de voyage et spiritualité « passive »

Être en voyage et essayer de « penser à autre chose », même si techniquement la vie spirituelle et la vie profane ne font qu’une, ralentir le rythme, être hors de chez soi et donc sans ses autels et outils, n’avoir plus de repère, plus d’attaches…. C’est une configuration qui aide grandement à relativiser, à se « couper » un peu. Parfois ça me fait du bien de juste laisser tout cela « en attente ». C’est à dire, laisser les « grosses » pratiques de côté, pour être plus simplement dans le présent, et me contenter des petites choses.

La spiritualité « passive » pour moi, c’est penser à autre chose mais rester ouvert, et suivre les cailloux. Une corneille qui passe et qui fait un raffut d’enfer ; une essence d’arbre que je vois rarement d’habitude, ramasser une feuille ; découvrir des sentiers sympas dans de nouvelles villes ; regarder les rayons de librairie et trouver des titres qui font étrangement « tilt » ; rattraper de vieilles lectures ; etc etc….

Un exemple ici, en deux jours de temps, j’ai trouvé plein de trésors. La beauté d’instagram aussi, c’est malgré mon tel mauvais, je peux partager les merveilles rapidement. Rien que ça, un truc inattendu : une statuette de Ganesh sublime au musée Lalique. What ? Au milieu des bijoux, des boîtes de parfum, des trucs très… français, et éventuellement grecs (il avait une grande culture classique ce monsieur), la tête de ce dieu hindou. Avec qui j’ai BEAUCOUP travaillé les deux derniers mois. Dans un rayon lumineux, et la pureté du cristal, lignes épurées. Juste *_* Rigolo de se sentir « accrochée », après plusieurs mois « à sens unique ». Car oui, les écoutilles ne sont pas ouvertes pour tous les dieux pareillement, et régulièrement je travaille à l’aveugle (allusion à l’opposition stupide quand trop stricte « lay pagans » / « spirit-workers »).

Puis le lendemain, une journée tranquille avec un copain. Au détour d’ne balade dans une librairie, je trouve au hasard un livre sur les mandalas que je n’avais encore jamais vu. Je retombe sur la bibliographie de Jodorowski que je voulais aborder depuis longtemps mais je n’avais pas franchi le pas, et je me décide à en prendre un recommandé pour « mon cas ».

Et puis surtout, surtout… je fais une brocante dans une petite campagne alsacienne, et je trouve des merveilles. Mais vraiment. Un exemplaire relié en superbe état des Liaisons dangereuses, avec illustrations. Et au détour d’étales, il y a beaucoup de vaisselle quoiqu’on en dise. Or que vois-je ? Outre pleine de vieilleries dont je suis fan, je tombe sur THE objet auquel j’ai souvent pensé, mais que je n’ai jamais trouvé, et sur internet ça coûte une blinde, etc. Je n’étais pas sûre de moi jusqu’ici, je me disais « tu ne t’en serviras pas de toute façon »… Et bien si. On l’a mis sur ma route, et ça n’est pas pour rien, une fois de plus. Et à ce prix là, de toute façon, on ne réfléchit pas. Un magnifique « vase » grec miniature, pour faire office d’ancrage énergétique pour mes guides grecs. Je ne suis pas fan des représentations figuratives en fait, des dessins, des statues etc. Je préfère un objet qui va subtilement infuser l’énergie de X. Et là c’était bingo. Pour vous donner une idée, c’est exactement comme quand je tire les cartes : tout d’un coup il n’y a plus qu’une seule chose qui existe dans mon champ de vision ou sur ma rétine, comme si c’était lumineux. Et ça, c’est un signe qui ne trompe pas. Ca a pris 10 secondes, je fais signe à l’homme de s’arrêter, je m’approche, je le regarde, je demande combien, et mon porte-monnaie est sorti. « Ca ne s’explique pas » (sauf que je viens de le faire en partie).

Une photo bien nette, mais les couleurs sont en réalité plus chaudes :

Je me ferai une joie aussi d’y verser des offrandes liquides, et de faire des libations avec !  Quand je dis miniature voilà la comparaison avec ma main, pratique pour mes autels rikiki (ou l’emporter?) :

Et le plus drôle… C’est qu’en le retournant, je trouve une autre surprise qui fait « tilt » :

Il n’est pas juste d’inspiration grecque, il est grec, de Grèce. 😄 Et là aussi, à cause de plusieurs autres raisons, il m’a semblé que c’était clairement le signe d’en haut. Un peu comme pour Ganesh, qui apparaît subitement sur mon chemin alors que je ne « l’entends » jamais, ce après que j’ai travaillé avec lui sérieusement. Etonnant pour moi ici donc de la même façon, car j’avais un peu « perdu » contact avec mes guides grecs ; disons que j’ai pensé à eux, fait deux trois choses, mais je n’ai plus senti leur présence depuis longtemps. Comme quoi, « Si si, on est là »…. Merci. Je note que vous souhaitiez un objet rien qu’à vous. Ca sera l’occasion de renouveler la dédication d’un certain travail à Hermès.

Review du Petit Cartomancien

J’en postais 3 mots ici, l’ayant à peine rapporté de chez mes parents. Il semble intriguer, alors je vais rapidement le présenter.

Celui de gauche bien sûr.

Il d’agit d’un jeu de cartomancie traditionnelle, calibré sur un « jeu de piquet », c’est à dire un jeu de cartes à jouer, de 36 cartes. Comme le petit Lenormand, il est illustré par des figures, des objets, des chiffres, et comportent des mots clés, cependant le système reste différent.

Un aperçu des cartes ici sur le site du Palais du Tarot, avec une brève vidéo. Mais je poste quand même une petite photo perso histoire. Toujours avec mon tel pourrave…

J’en dirai plus dès que je l’aurais moi-même utilisé. Je vous ferai sûrement une liste des lames, et quelques photos.

Mois de Frigg 2, mandala

Un de mes plus anciens mandalas, au brouillon, car l’original avait perdu toute son énergie. Il sera très bizarre pour un oeil extérieur je pense… moi-même je n’ai pas retrouvé mes notes et je ne me rappelle pas bien de ce qu’il représente. Mais certaines sensations sont restées : un cercle de protection, comme une grande enceinte ; plusieurs enceintes, qui vont vers le plus intimes ; du froid glacial ; de l’électricité ; un champ d’étoile, une salle au milieu du ciel.

EDIT : le site d’imageshack semble ne plus marcher ce matin…. Impossible d’afficher l’image T_T

Tradition familiale, pas tout à fait…

Il n’y a pas une tradition de cartomancie chez nous, mais certains intérêts récurrents…. et j’ai été ravie de récupérer chez ma mère deux anciens jeux, « anciens » d’une part parce qu’ils lui ont appartenu, d’autre part parce qu’il s’agit de deux jeux en eux-mêmes traditionnels. Le très fameux « Grand Lenormand », supposé être au plus près de ce qu’avait utilisé Etteilla et Mlle Lenormand, et un vieux jeu de cartomancie. Je commence à prendre fortement goût à ces traditions du « folklore », elles dégagent un goût différent, et j’apprécie d’avoir matériellement un objet ayant appartenu à quelqu’un au-dessus de moi pour poursuivre l’héritage…

Vintage !