Se « reconnecter »

Voilà de longs mois que je n’avais pas écrit ici des articles proprement spirituels. Et même les derniers qui datent de Janvier n’avaient rien à voir avec ce que j’ai pu écrire par le passé, ou ce que j’écris sur mon blog anglophone. J’en parlais de temps à autre sur le groupe facebook, ce n’était pas faute de me dire que ça serait chouette de reprendre ça ici, mais ça ne venait tout simplement pas. Du tout. Pas dans la bonne langue, et même, pas d’idée.

Mais aujourd’hui j’ai envie de partager un brin, un tout petit quelque chose, servi par des synchronicités et des conversations à n’en plus finir entre copines polythéistes.

Les anglophones ont beaucoup parlé par le passé de ce qu’ils appellent les « Fallow Times« , les phases creuses où l’on se sent coupés de nos Dieux, et même de tout, et si l’on se demande si l’on est normal (on parle souvent de « déconnexion »). Dver l’a expliqué ici il y a longtemps, je crois que c’est le premier article que j’avais trouvé sur ce sujet, et dans d’autres articles elle indique comment selon elle les dévotions ne doivent jamais être arrêtées, et surtout pas dans ces moments-là. Récemment j’ai traversé une nouvelle phase de perturbations personnelles et énergétiques, et je me suis rendue compte que j’avais un peu revu ces questions.

Considération n°1 – Il est intéressant de noter que tout le monde n’est pas dévot. Si vous êtes païen, peut-être seulement vaguement, ou même pas du tout. Pour les polythéistes, c’est autre chose, beaucoup plus « cadré ». Si a priori tout le monde semble reconnaître que pour se connecter au divin il faille utiliser des pratiques dévotionnelles, tout le monde n’aura pas les mêmes priorités. Et surtout, Peu de gens aiment s’entendre dire aujourd’hui « c’est comme ça qu’il faut faire ». Malgré la lucidité de ce que signifie le mot « tradition », et ce que représente la charge énergétique et symbolique de gestes rituels répétés et répétés à travers les ans, les « païens » en général sont animés d’un très fort (extrême?) goût de liberté, teinté de ce que certains appellent l’individualisme moderne : on veut faire ce qu’on veut, comme on veut. Donc si quelqu’un nous dit « il faut faire des prières et des offrandes tous les jours, à x heure » (etc), il est fortement susceptible de se voir montrer un certain doigt levé.

Considération n°2 – Je viens de le mentionner, selon la nature de nos croyances et de nos pratiques, le rapport aux Dieux ne sera pas envisagés pareillement, et les offrandes, prières et autres n’auront pas la même importance, donc la même régularité. Ce que je trouve cependant troublant et « chouette » : des polémiques US opposent beaucoup les « lay pagans » (païens lambdas disons) et les « spirit-workers », c’est à dire en gros, ceux qui « aveugles et sourds » (soit disant) et ceux qui sont hyper-connectés (mais c’est le sujet d’un autre débat à approfondir) ; et bien personnellement, j’ai observé chez les autres, mais surtout même chez moi, que ces deux catégories sont touchées de la même façon par le phénomène. Quand je suis « devenue » polythéiste, au départ j’étais gentiment dévote, mais je n’avais / sentais aucun retour. Cela ne m’a pas empêché de faire des dévotions très nombreuses, surtout que je cherchais à faire « comme il faut »… Par la suite, en fait, je trouve ça paradoxal (presque hilarant), plus j’ai été « connectée » et moins j’ai fait de « dévotions » classiques. Néanmoins, ce qui compte dans cette opposition, selon moi, c’est ceci : ce qui compte ça n’est pas qui sent et qui ne sent rien, cette histoire n’a rien à voir avec la dévotion, mais bien comment on se sent. Ben oui, finalement, les « phases creuses » définissent notre sentiment tant recherché de connexion à l’univers / nature / dieux etc. Les « lay pagans » peuvent se sentir très connectés, sans pour autant être en contact « direct » avec les entités correspondant à leurs pratiques.

Mais je suis en train de me rendre compte que malgré l’eau qui a coulé sous les ponts, je suis toujours la championne des digressions. Ce n’est pas ça que j’avais en tête quand j’ai commencé l’article hem hem. Je voulais partager un fragment plus personnel.

Récemment je me suis retrouvé le cul entre deux chaises, comme toujours. J’observe le phénomène avec un oeil nouveau, et je constate donc une de ces nouvelles « expressions » liées à tout ce que j’ai expliqué au-dessus. Je suis actuellement en contact avec mes Dieux ; je reçois des signes, j’utilise les cartes, j’ai un « plan de bataille » assez clair. Pourtant, je me sens profondément déconnectée. Voilà comment on tombe sur une situation à la con : je suis connectée, et pourtant pas. (?!?) Et en discutant avec une copine, je me suis rendue compte que les dévotions étaient passées à la trappe, et que probablement ça me manque, et que de toute façon c’est le « médicament » recommandé pour cette maladie (lol). Autre constatation personnelle, donc, plus je suis connectée, et moins je fais de « dévotions » (un terme un peu abstrait et barbare finalement) : une fois que je suis dans un flux naturel de reliance, ça se maintient assez bien, je passe par d’autres moyens détournés. Et en fait, je fais ça comme je respire, donc impossible de me rendre compte, d’observer après coup, pour savoir où et quand ça a merdé. Par contre, à un moment donné j’ai arrêté de respirer. Enfin non, à un moment donné, j’ai arrêté d’alimenter le lien, quelle qu’en soit la façon.

Le truc c’est qu’il faut bien savoir comment on fonctionne, c’est très personnel tout ça.

De mon côté, je hais les cadres et les choses strictes. Mais surtout, j’ai un cerveau hyperactif qui entrave toute pratique zen et/ou continue (long terme, créer une habitude etc). Or pour installer une pratique dévotionnelle, c’est de ça qu’il s’agit : trouver un compromis entre « faire ça à la cool », mais « se forcer » un peu pour ancrer une habitude si ça n’est pas naturel. En raison de mon dit cerveau, je ne peux pas rester plantée bêtement devant un autel ou une bougie à prier, je ne peux que difficilement rester immobile et calme. Et surtout, je ne peux que difficilement me « poser » mentalement, et donc penser à tout ce qu’il faut penser chronologiquement, en restant sur chaque chose à son tour, en l’habitant. C’est à dire, l’attitude attendue pour une dévotion (que ça soit une offrande, une libation, une prière, etc). Comment je fais alors chef ?? Ben, il faut contourner ça, et le « politiquement correct », pour trouver des parades qui me conviennent. Par exemple, je fais les choses à l’extérieur de chez moi, et quand je marche. Dans la rue, au parc, dans le métro, je songe, je fais des prières, etc. De la même façon que j’ai toujours un carnet sur moi et que j’écris beaucoup en vadrouille. Il est possible également de se donner des rendez-vous simples mais dont l’attitude mentale fera la différence : une balade au Père Lachaise, qui devient strictement et presque uniquement dévotionnelle, je n’y mets plus jamais les pieds anodinement. Mon cerveau est comme un ordinateur qui traite des millions de données, ce qui produit un brouhaha constant. J’ai longtemps essayé de me dire que c’était des conneries, et on me l’a beaucoup dit aussi, ce qui n’aide pas, mais à un moment donné quand on étudie les processus cognitifs on se rend compte que c’est pas du pipeau (et au grand bonheur des mes élèves dyslexiques, dyspraxiques et surdoués en échec). Arrêter une seule info au milieu de tout ça et la maintenir, être concentrée dessus et rester immobile, alors qu’autour ça tourne à mille à l’heure, c’est le parcours du combattant (très souvent impossible). Personnellement, j’ai remarqué qu’à cela s’ajoute en fait toutes les perceptions énergétiques, émotionnelles et autres (empathie, médiumnité) et donc ça rajoute un deuxième bordel, comme un deuxième ordinateur – ou alors (image stupide qui me vient), comme si l’ordinateur avait aussi un petit capteur à vent, les petits moulins qui tournent là, et ça aussi ça produit des tas de données à gérer.

Bref. Je dois trouver des parades. Utiliser mon corps, et j’ai encore plein de boulot à faire là-dessus. La marche c’est top, pour aider au lâcher prise et au lâcher des tensions, que ça soit dans la rue, ou des balades (et en plus je dois me caler ça beaucoup plus souvent pour éviter de ne pas faire de sport ni de rester enfermée à la maison). La danse nawak j’ai essayé aussi, et je pense que pour renouer avec mon corps ça sera super. Sens du rythme, des infos non verbales, plus souples, et puis j’ai testé ce lâcher prise puissant (bon après, faut que je fasse gaffe aux possessions, mais c’est autre chose). Ou parfois, et c’est assez bizarre, suivre mon fonctionnement mais à l’inverse, c’est à dire intensifier les signaux, rajouter encore plus d’infos, pour que là les infos soient complètement brouillées : ce qui produit un bruit de fond qui annihile tout et permet de travailler « par-dessus » (c’est chaud à expliquer). En gros, je ne fais que rarement une seule chose à la fois, c’est presque impossible. Je dois toujours me battre pour gérer / supprimer le bordel intérieur et faire autre chose à côté. Donc marcher + prier, faire la cuisine + prier, etc. Les tâches ménagères sont chouettes aussi. Et c’est là que je m’étais rendue compte que les offrandes pour moi, les plus faciles, ce n’est jamais ce qui est préconisé : ni les offrandes de nourriture et de boisson. Je donne de mon temps, je donne de l’espace dans mon esprit, et c’est un combat. Je donne de l’énergie, je donne une action, ne pratique. En fait, ce que j’arrive à faire je le dédie à mes dieux et esprits.

Mes blogs sont des offrandes (aux Dieux en question quand ils sont à thème, à Hermes en général, à mes Dieux et Esprits toujours), même ma pratique de voyance est une offrande (Dieux et Esprits) et donc mes articles et vidéos sur les cartes aussi, parce que j’aide autrui à se reconnecter, ou même parce que c’est comme ça (faudrait que je creuse la question tiens). Les plantes que je cultive sur mon balcon font aussi partie d’un choix personnel, d’un travail de connexion aux esprits, et d’une demande de Morrigan. Comme le rappelle ce très court article (merci Babette), il y a plein de façons différentes de rendre dévotions :

How does one worship!

Hug a tree, play a drum, sit in silence, divination,
say a prayer, dance around, invoke deity, send a well-wish,
light a candle, chant out loud, cast a spell, create a picture.
I do all of these, and more. 

I worship any way that moves me. You?

Ce sont plein de détails de ce type que je peux oublier facilement, et c’est sûr que c’est embarrassant d’y penser. Et je crois que ma solution, elle se trouve précisément là. Y penser. Je l’ai expliqué plus haut, pour moi, penser à quelque chose au milieu de millions d’autres c’est compliqué, et donc ne pas l’oublier encore plus (surtout depuis des problèmes de santé récents qui sont étiquetés et connus pour provoquer des pertes de mémoire, bref). Et là où le bât blesse, c’est que cela va pas uniquement de pair avec l’oubli d’une action, d’un geste dévotionnel à faire, mais plutôt de l’oubli de l’intention spirituelle qui est derrière. On dit très platement que tout peut être spirituel, et c’est vrai, or l’idée est là : ce qu’il faut, c’est ne pas vider les gestes de leurs intentions.

Donc bien que je pense que cela me ferait du bien d’essayer de nettoyer mes autels, remplir des coupes d’eau et de nourriture, d’aller des bougies et de prier « dans le calme » (comprendre, immobile et zen dans la caboche), ça sera difficile et ça n’est pas forcément la première chose qui soit bénéfique. Il faut que je réinstalle des « triggers », des déclencheurs, des check-ups, c’est à dire en gros que je réussisse à penser tout simplement aux intentions derrière mes gestes. C’est ça la connexion. Que quand je fais le ménage ou à manger je pense à honorer mes ancêtres et les esprits du foyer, que quand j’écrive ça ne soit pas un acte banal. Quand je dessine pareil. Etc. C’est dans toutes ces choses là que l’on trouve le temps en premier, et surtout, pour moi, que se tisse la fameuse « connexion ».

C’est ça qui fait d’un quotidien lambda un quotidien lambda, et d’un quotidien polythéiste et animiste un quotidien jamais « ordinaire ».

Publicités

Apprendre à utiliser les jeux Lenormand

Je suis en train de craquer complètement sur le Lenormand ! Après avoir pratiqué des tirages intuitifs qui sont plus « d’inspiration tarot », voire d’inspiration rien du tout pour les tradis (mais j’assume d’être quelqu’un de complètement autodidacte et intuitif), je commence à me renseigner sur ce système ancien et « folklorique », et je dois dire que ce que je trouve m’enchante. Malgré mon côté réfractaire aux codes figés (ce qui me déplaît dans le tarot classique, et poussé à l’extrême ici), je vais me lancer car effectivement j’ai ressenti un rapport au jeu à part, qui s’appelle apparemment « le langage lenormand » et est bien connu, qui me parle beaucoup ! Je retombe étrangement sur mes tous débuts en divination, quand j’avais pratiqué la cartomancie à l’ancienne avec jeu de 32…. un vieux goût déjà vu dans la bouche. Bref, voici donc ici pour les passants des liens ressources que j’ai trouvé sans trop de mal, et qui permettent soit de lire pour nourrir sa curiosité, soit pour réussir à se lancer. Evidemment, une fois de plus, les liens sont en anglais… mais je ferai plus tard une exploration du net en français pour voir si on trouve des explications.

1°) Des liens ressources en vrac

Un lien ressources, avec des blogs, des podcasts, et surtout !!! D’excellentes petites vidéos explicatives sur TOUS les sujets ! Yay !

Un autre lien de la même personne, avec d’autres éléments (des forums, des sites…).

2°) Un workbook pour les débutants. Perso c’était ma première approche des cartes et des types de tirage, j’ai adoré. Cela vous montre comment pratiquer, apprendre les cartes une à une, puis à deux, puis à trois etc.

3°) Un site de base dont le titre est très clair : « Learn Lenormand ». Des significations un peu au-delà des 4 mots clés, des associations, des tirages, …

Pour ceux qui veulent aller plus vite, voici la super chaîne avec les vidéos.

4°) Le blog d’un praticien TRES traditionnel qui donne énormément d’infos avec plus de clarté par rapport à tout ce que j’avais trouvé, notamment dans son article sur les écoles etc. A explorer longuement. C’est aussi sur son blog que j’ai trouvé des tas de ressources, sites, blogs etc.

EDIT : il y a eu un souci récemment, une bataille entre professionnel, qui a abouti à la fermeture d’un des sites géniaux que j’avais proposés. Quelques temps plus tard, on repart à zéro, mais je ne sais pas s’il y aura des archives etc. ICI et ICI.

5°) Un blog de praticien avec plein d’exercices et d’articles personnels.

6°) A ne pas manquer, un article qui détaille vraiment la marche à suivre pour débuterdans quel sens « apprendre les cartes ». Etre autonome, apprendre à lire.

Franchement quand on va de lien en lien on tombe sur des TONNES de choses. Ca sera à compléter avec mes favoris etc. Les vidéos données me plaisent énormément. Si jamais vous-mêmes avez des liens, n’hésitez pas !

Maintenant ce qui est clair, c’est que le Lenormand demande… énormément de travail. Il faut un calepin, il faut pratiquer avec chaque carte seule, longtemps, puis ensemble seulement deux cartes, et pour cela plusieurs exercices différents (noms/adj/verbes ; ensuite seulement en « blending »), puis avec 3 cartes en file, et ensuite voir comment ça fonctionne avec plus, 5, 3×3, puis le grand tableau simple, puis le système des maisons… Le bonheur pour moi ! XD Mais franchement pas hyper simple.

Découvrir la Kabbale

Un vieil article qui était tombé au fond de la boîte…. Oo

Il y a quelques lecteurs qui ont fait la remarque au sujet du tarot, parce qu’on trouve parfois cette « structure » au sens des jeux, et que ça n’est pas toujours évident. Pour peu qu’il y ait d’autres gens qui passent par ici et qui s’interrogent, j’écris un micro-post avec des liens.

Quand on veut faire les choses de façon « académique » 

Quand on souhaite réellement étudier la Kabbale, autant se le dire, si j’ai bien compris ça prend des années, voire une vie, un peu comme les religieux (juifs, chrétiens etc) qui intègrent leurs textes sacrés. Tous les gens qui ont le nez dedans m’ont expliqué qu’il y avait un rapport fondamental à la langue aussi, car c’est une langue sacrée dans un alphabet sacré (et fixe), bourrés de symboles, de numérologie de rapport au sens… Bref, il faut dans l’idéal se mettre à la bidouiller un peu, sinon beaucoup. Ensuite, il faut apprendre à repérer quels sont les commentateurs « fiables », les plus costauds, les différentes écoles d’interprétations…. pour en lire quelques uns et apprendre les bases. Ensuite évidemment il faut essayer de se frotter soi-même aux textes classiques. Ensuite, on médite sur les histoires, les symboles, les structures et on peut également « pratiquer » la Kabbale.

En très gros en tout cas.

Quand on est hyper occupé et qu’on a envie d’en savoir plus sans devenir un crack

Et bien pour cela il faut trouver des sources abrégées ou « simplifiées », en faisant attention car évidemment la vulgarisation peut déformer ou passer sous silence des choses importantes. Pour ma part, j’ai fait très simple, j’ai voulu aller exactement à l’endroit qui m’intéressait, et qui se trouve être une des choses dont on parle le plus dans la Kabbale : l’Arbre de Vie. Revenir à la structure des anges, les hiérarchies etc ça ne m’intéressait pas du tout (ou pas en priorité), alors que les fameuses Sephiroth, les sphères de l’arbre kabbalistique. Comprendre la structure, les piliers, chaque sphère, ce que ça représente, comment on peut l’appliquer… Rien qu’avec ça, y en a pour des plombes ^^’ Et globalement, c’est le modèle qui a été récupéré par beaucoup d’auteurs pagano-wiccans du XXe. Rien qu’un exemple : R.J. Stewart et sa tradition faery particulière.

Oui mais comment je fais maintenant ? 

Ben c’est « tout simple » : tu trouves des liens sur le net pour approcher la question, recouper les commentateurs etc. Être content de découvrir des petites synthèses c’est bien, il faut profiter, mais recouper ses infos et tout vérifier c’est mieux. Feuilleter le Zohar aussi, devient accessible et indispensable. Mais voici quelques liens en anglais qu’on m’a passé récemment :

http://makingbright.wordpress.com/2013/06/02/pagan-blog-project-k-is-for-kabbalah-a-101-guide/

(évidemment je ne retrouve pas les autres T_T)

Le bonheur aujourd’hui, c’est d’annoncer que ma meilleure source est en français. Vous avez à disposition un site absolument merveilleux, qui possède désormais aussi un réseau social pour échanger :

===> La Kabbale en ligne (KeL) et sa communauté

Que ceux qui passent par ici et ont des références chouettes les partagent ^^

Une semaine de « révisions »

C’est le grand retour à la maison, posée, avec du temps, et avec ma bibliothèque, mes grimoires, bref toutes mes affaires à disposition. Je remarque que ça n’est pas évident de pratiquer le tarot en profondeur loin de la maison en fait. Je ne peux pas avoir tout ce que je souhaite sous la main, pour faire des comparaisons : avec le Rider Waite, avec les autres jeux du même auteur, avec d’autres thèmes, un petit bouquin, ou tout ce qui pourrait me venir.

Mais là c’était le cas, et après ce grand blanc j’ai voulu me remettre un peu à tirer. Pour moi, pour rien, pour le plaisir d’observer les cartes, mais comme toujours, après une longue période de coupure je suis « gênée », je me sens vidée de mes capacités, pleine de trac, comme si je n’allais plus y arriver. Certains jeux me parlent moins, certains livrets déçoivent, l’observation est tantôt très fructueuse, tantôt pas du tout… Alors, comme j’ai du mal à tirer pour moi, je me suis remise à la place à l’étude : prendre plusieurs jeux et regarder TOUTES les lames dans l’ordre, en regardant si possible le livret. Plusieurs y sont passés. Mon bilan de la semaine :

  • les « little white books » (petits livrets blancs) sont vraiment décevants pour la plupart. Je le savais déjà, mais là en voulant étudier ça devient flagrant. Tous les choix et symboles ne sont pas expliqués, les significations lambdas (tradi) ne sont pas complètes (elles pourraient l’être, tout en étant synthétiques), parfois les adaptations de la lame du jeu ne sont pas complètes non plus… Pfff. On oscille dans un flou artistique fatiguant je trouve.
  • Le livret du Joie de Vivre Tarot par exemple est très précis et concis finalement ! Plutôt bon ,en décrivant la lame et ses symboles, avec des mots clés qui se rattachent à la tradition.
  • Par opposition, le Paulina tarot lui est complètement insuffisant. Les lames sont fouillées, mais les symboles ni les « scènes » ou « paysages » pas expliqués, les significations beaucoup plus courtes que dans le JdV, pas complètes, ni complètement tradi / ni complètement sur les adaptations persos… pas très accessibles.
  • Le Livret du tarot du Hobbit est à la fois chouette et imprécis : c’est génial que l’auteur résume les scènes présentées, mais en fait il ne fait AUCUN lien avec la signification à en tirer, or parfois, c’est pas évident même quand on est intuitif. En dessous se trouve la « signification divinatoire », qui suit les significations classiques, mais ajoute à mon goût quelques éléments. Elle est bonne ainsi, mais on en voudrait plus, ou en tout cas que le complément à thème qui précède le soit. NB : il reprend aussi à certains passages mots pour mots des informations « classiques » tirées du livret du tarot précédent de l’auteur, sur le Seigneur des Anneaux
  • Le grand livre du tarot du Seigneur des anneaux est inégal. Plusieurs intros généralissimes à mon goût (sur la création de Tolkien), une partie sur les arcanes majeures fouillées, à la fois sur les thèmes persos (SdA) et sur les thèmes classiques (astrologies etc). Par contre, les mineures ont des pages mal construites, comme le livret du hobbit : la « signification divinatoire » ne contient qu’une ligne ou deux max, avec une allusion aux significations classiques mais ça n’est absolument pas complet (or il reste de l’espace blanc sur ces pages!) ; et les descriptions des lames adaptées ne sont pas rattachées à des problématiques d’analyse. Du coup, on comprend mal les mineures. Autre erreur révélatrice : le little white book fourni aussi avec les cartes dans le coffret ne reprend PAS les mêmes éléments synthétiques ! Parfois y a un mot ou deux de repris dans le livre, souvent, les informations de type traditionnel n’apparaissent juste pas dans le bouquin, et vous êtes obligés de regarder les deux en parallèle…

Parallèlement, j’ai eu aussi beaucoup de plaisir à me replonger dans mes fiches sur les tirages, leur disposition, comment choisir, lesquels me parlent le plus, lesquels pourraient m’être utiles au quotidien…. et je me suis remise à en créer également, adapter des tirages existants etc. J’ai adopté une nouvelle technique aussi à partir des « posters » que l’on trouve dans certains jeux : j’ai dessiné des tirages en grand format sur des feuilles A3, à utiliser comme « dessous » lors des tirages en live (j’allais dire avec les « clients » lol, ça ressemble à « consultants »). Notamment plusieurs tirages en cercle, dont un tout neuf de ma conception. J’ai un gros tirage annuel à faire pour une amie d’ici 15 jours, et cela me stressait beaucoup je voulais me replonger dans le bain. En étudiant les énergies des jeux j’ai pu lui proposer un qui correspond exactement à ce qu’elle souhaite, et j’ai donc adapté un fameux tirage en cercle pour elle.

Je suis un peu détachée de tout, et l’étude ne me permet vraiment pas d’aller en profondeur dans les cartes. C’est une étude intellectuelle qui ne me parle pas du tout, je me rends compte à quel point j’apprends seulement / le plus en tirage, car là je libère les possibilités. J’avais ainsi un peu peur pour la suite, car je n’avais pas vraiment tiré pour moi et renoué avec mes cartes, mais j’ai été rassurée aujour’hui par un autre tirage pour une amie, avec deux jeux, qui s’est avéré complètement fructueux, et a permis de me montrer qu’en situation je peux « lire » des signes autres qui n’ont rien à voir avec les livrets et sont les éléments déterminants pour les lectures. Comme le vélo ? Peut-être. En tout cas c’est toujours aussi passionnant. ^^

Enjoy the family

Autant que faire se peut, j’ai décidé il y a quelques mois de ralentir ma frénésie du côté des tarots, pour relativiser ma liste, prendre un peu de temps. Couper « l’embrasement ».

Evidemment, au moment où j’ai dit ça, j’avais encore plein d’envies en tête, les soit-disant « urgences ». Donc en fait il a fallu que je fixe quelques beaux jeux que je prendrais, dans mes prix, pour avoir quelques nouveautés, mais ralentir le rythme progressivement. Et ca a pris du temps, et j’ai eu des piques et des coups de chance de fou, ce qui a fait que je n’ai pas pu rester à mes 2 achats max par mois en mars et avril comme prévu lol. Mais finalement, il y a eu mon anniversaire et deux gros jeux offerts (le Fifth et le Golden Moth), ma mère qui a trouvé deux Laura Tuan à 6 euros et qui me les a offerts, ouf, ça réduit mon budget, et ça ne compte pas dans ma liste ! XD Ce qui fait qu’en mars j’ai seulement craqué chez babastore sur le Victorian Flower que j’avais repéré avant de peur qu’il parte (restait pratiquement plus d’exemplaires), ce qui fait 3 jeux pour mars. En avril par contre, une connaissance qui m’a revendu en occasion son Enchanted Map, que je pensais attendre bien des mois avant d’acheter, mais j’ai suivi la piste, puis le Tattered Nomad que je voulais vraiment et que j’avais attendu plusieurs mois (c’était mon achat planifié), ce qui fait déjà deux jeux, or en fait il y a eu deux autres craquages : un jeu en édition limitée, maison, mon premier noir et blanc qui m’avait tapé dans l’oeil, le Surrealist Tarot, (découvert grâce à la même connaissance qui m’a souvent fait découvrir des trucs originaux), sur un site où j’avais repéré un autre jeu qui me parlait BEAUCOUP plus, mais qui était épuisé et sans espoir de réimpression, alors je me suis dit « n’attends pas, juste au cas où » (le prix était raisonnable) ; et enfin, il y a eu un projet kickstarter, dont la date de clôture approchait, et pas cher non plus, dans un esprit qui me plaît, avec des réinterprétations géniales (mais j’ai plus le nom en tête). Ca faisait donc 4. Après ça, je voulais arrêter, ou prendre vraiment des petits jeux à 15 euros au besoin. Seulement voilà, encore un nouveau jeu super limité qui sort, dans le thème parfait, dont les lames me rendent folle… alors je prends, ça sera mon cadeau de fin de diplôme me dis-je. C’était le Indigo Payne, ce qui fait un seul jeu pour mai, et zéro pour Juin ! Et on aura aussi zéro pour Juillet, et normalement zéro pour août aussi (à moins que je craque sur un petit jeu).

Ahhhhhh, ils sont fous ces passionnés / collectionneurs hein ?

Quoi qu’il en soit, ça m’a fait du bien, j’ai fait un gros bilan sur cette grande famille, d’où le titre ! Prendre le temps, apprécier les trésors que j’ai. Les traiter comme tels, regardez leurs boîtes, les ouvrir, regarder pour le plaisir… je n’avais pas tellement de temps pour les utiliser jusque récemment. Découvrir un nouveau système pour se changer les esprits (Lenormand), afin de se dépayser avec sa propre collection. Découvrir de nouvelles techniques de lecture, revenir au tarot avec un oeil neuf. Reprendre finalement des tirages d’oracle, dits « de guidance », au jour le jour (pas quotidiennement cependant). Plein d’expérimentations diverses. Et puis ensuite, s’interroger : Quels tarots n’ai-je jamais utilisés ? pourquoi ? Quels tarots j’ai le plus utilisés, pourquoi ? Quels sont ceux qui m’attirent à ce moment ? Quels sont ceux que j’ai envie d’approfondir ? etc etc. Et bien même avec ma base limitée (une quarantaine), je commence à avoir le tournis. 😛 Et puis j’ai réexpérimenté ce dont j’avais déjà parlé : quand je suis en transition quelque soit le domaine, mes énergies sont tourbillonnantes et je n’arrive pas à me poser, ni pour tirer, mais surtout impossible de trouver un jeu qui me corresponde ; ça bouge trop, tout le temps, rien ne se fixe. C’est pas grave, c’est pour le plaisir des yeux ! Et au pire, je fais mes petits bilans…

A cette occasion, je me suis dit qu’il serait utile de revoir mes listes, car avec tous mes jeux emballés on n’y voit pas forcément clair. Du coup j’ai repris ma liste globale pour trouver son ordre chronologique (mais je me rappelle peu des débuts… je fouinerai dans mes grimoires). Et ensuite, la liste par type, qui s’est révélée très pratique, et enfin un début de liste par thèmes.

Tout ça est agréable. Songer au plaisir que j’ai eu de découvrir, de faire des premier tirages, d’être bluffée pour x ou y raisons… et puis de me demander maintenant où / comment poursuivre ma route. Quelques personnes peu habituées, pour lesquelles je n’ai jamais tirées, ont demandé un service, du coup je peux aussi pratiquer ce « choix » du bon jeu dans un éventail plus large, ce qui complique la tâche mais la rend plus riche. La curiosité de voir comment le jeu va répondre pour quelqu’un d’autre que pour moi, et puis justement pour les personnes en question que je connais.

Et maintenant ? Quel jeu vais-je (re)prendre ?

J’ai envie d’essayer de faire aussi quelques reviews quand je serais moins écrasée par la chaleur… et puis surtout peut-être, des vidéos qui changent, comme répondre à celle de Morri / Aisling sur les « méthodes » utilisées, les carnets etc. Et des articles aussi… j’ai envie de partager certaines lames, certains jeux, avec ceux qui le veulent. ^^

Le bémol au tableau ? Mon APN en rade… impossible de rattraper les photos manquantes dans les reviews, et de faire des photos de tirage à vous montrer…

Review « Tarots Egyptiens », Laura Tuan

Auteur : Laura Tuan
Ilustrateur : ?
Editeur : De Vecchi
Année : 2007 normalement
Coffret : bonne facture et très compact comme toujours avec cet éditeur. Un carton très rigide avec une sorte de couverture aimantée, parfaitement à la taille des cartes qui contient : le jeu + le livret 200 pages (à la taille aussi donc).

Photos persos à venir.
Des images ici (visibles à l’heure où j’écris) sur un sujet de l’Alliance Magique
EDIT : Merci aux praticiens dévoués qui nous montrent toutes les lames ! Cliquez ici pour voir l’ensemble.

La review

Résumé écrit :

=> Erreurs relevées !

  • Le deux de bâtons dont le dessin ne correspond pas (illustré comme un 6 ou 8 je ne sais plus) EDIT : un bug de la deuxième édition du jeu apparemment !
  • Erreur de l’auteur ou bien du traducteur, pour la lame VII, le nom de la Déesse est incorrect T_T Il s’agit de Meretseger la Thébaine.

=> Quelques points descriptifs neutres

  • Les livrets de Tuan comportent toujours une introduction à thème (pourquoi et comment ce « tarot égyptien »)
  • Les livrets de Tuan comportent toujours une introduction sur « comment tirer les cartes », la séance, etc
  • Un jeu un peu « bâtard » : entre le tarot et l’oracle. On a bien 78 lames, mais les majeures sont complètes réécrites, et les mineures  non illustrées (ou semi?). Les mots clés présents sur chaque carte renforcent toujours cet aspect.

=> Points appréciés

  • Dos des lames plutôt sympa, pas trop voyant.
  • Coffret de vecchi super efficace comme toujours.
  • Des lames de grandes tailles ! Pas pratique pour mélanger, mais appréciables.
  • Un cadre à thème moins gros et étouffant que dans d’autres jeux du même auteur (la frise du tarot celtique T_T).
  • Les correspondances numérologiques classiques du tarot à la fin du bouquin (association de plusieurs 3, 4, 5 etc).
  • Les tirages proposés en fin de livret, on n’accroche ou pas, mais c’est toujours des tirages à thème et appliqués à la culture en question, j’apprécie beaucoup (et ça peut pousser à compléter la connaissances des mythes etc).
  • La réécriture des majeures est vraiment intéressante : ordre de la création du monde / cosmos, donc pas de respect des chiffres/lames habituels.
  • Un livret plutôt pas mal pour commencer à s’intéresser à l’Egypte, mais faut quand même s’accrocher, à compléter. Mais du coup, comme j’avais fouiné avant, je l’ai trouvé assez juste dans les connaissances du domaine.
  • Une énergie qui résonne bien de l’Egypte.
  • Un respect des codes graphiques égyptiens même si le trait est « amateur ».
  • Un tirage bluffant qui a mis le doigt avec une précision monstrueuse sur un week-end à venir. Mais je devrais vérifier ça avec une pratique long terme (voir si ça répond toujours aussi bien).
  • … Il faudra que je complète.

=> Pour explorer la culture et la spiritualité égyptienne, le forum de Semat Ankhti mentionné dans la vidéo

Retour et quelques mots sur mes activités

Me voici rentrée d’une semaine de coupure, virtuelle et générale, pour un repos afin de requinquer la santé au bord de l’océan.

Préambule : J’aimerais revenir écrire, beaucoup, mais je suis dans un mode de retenu, et surtout, toujours pas en bonne forme. Je verrais aussi si je retrouve les notes que je vous avais concoctées…. Dans tous les cas, il m’a semblé qu’avec les nouvelles arrivées sur le blog, les nouveaux lecteurs, un petit résumé s’imposait, afin que ça soit clair et que chacun fasse son tri.

Ce blog avait  vocation à compiler des recherches, synthétiser des articles, des traductions, des annonces de la communauté internationale, des projets français, et à produire des petites synthèses persos sur ton un tas de sujet. Néanmoins, projet trop ambitieux question temps, si on trouve les traces de ces pistes principales celles-ci ont été abandonnées et remplacées par deux nouvelles branches majeures : le gros cabinet de tarot, ma passion, pour partager les reviews, et surtout les explorations à long terme sur chaque jeu (et en panachant vidéo + support écrit) ; et la nouvelle partie spirituelle rikiki (« mon chemin »).

Je suis angliciste, mes contacts sont à l’étranger, je lis principalement dans cette langue, et c’est aussi souvent ma langue de pratique. Du coup, avec les années, j’ai un mal de chien à écrire en français et donc à partager ici. Ce n’est pas de la mauvaise volonté et ça énervera sûrement certains, mais c’est comme ça. Si j’ai pris la peine de réarranger le blog et de conserver une petite partie spiritualité, c’est pour essayer d’échanger de temps à autre. Mais c’est rare, et écrire tout ce que je dois écrire est rudement long, prend du temps, donc rajouter un temps pour me traduire ? C’est costaud, je l’ai fait par le passé, mais je le peux de moins en moins. Pour ceux qui lisent l’anglais, et qui ne sont pas (ou pas que) intéressés par les cartes, vous pouvez donc vous rendre sur mon blog « international » (ça fait bizarre dit comme ça, mais finalement « anglais » ça me paraît limité puisqu’une fois dans cette langue on discute avec des anglais, des américains, mais aussi des allemands, des italiens etc).

Pour des raisons de fonctionnement bien personnel et qui seront incompréhensibles sûrement pour vous, j’ai tenté de préserver certaines énergies spirituelles en les rassemblant dans des endroits distincts. Ainsi, je possède un autre « blog » spirituel consacré à l’Egypte, qui est à la fois un autel et un journal, l’Autel du Désert. Ca n’est pas un blog personnel, mais je le mentionne ici quand même : il y a plusieurs années maintenant j’ai dédié un espace sacré à Morrigan, qui est devenu de plus en plus communautaire, l’Antre de Morrigan (avec un groupe facebook et un forum).

Côté blog d’une autre nature, je tente de maintenir un espace pour partager mes trouvailles créatives : Mon étoile intérieure. Calligraphie, dessin, travaux en groupe, cuisine, lecture, zen, écriture, bien être, tirages « développement personnel » et positifs, … Un petit cocon pour partager des choses du quotidien.

L’entretien de tout ça est tantôt très naturel, une idée, un compte-rendu, et hop, c’est partagé au bon endroit, parfois très ardu, quand je manque de temps et que mon cerveau fuse – ou que je prends du retard, et là ça devient compliqué. Mais normalement je m’y retrouve, or je suis plutôt « vieux jeu » (je suppose), je suis partisane des blogs plutôt que de facebook (qui comprend plutôt des phrases courtes, des news privées, que des informations et du partage). Il y a plus que cette petite liste, mais de toute façon, si vous voulez rassasier votre curiosité, tout est disponible dans la barre de lien et sur les pages de présentation, même si je ne sais pas plus à quand remonte la dernière mise à jour.

Note for the English readers ! You are here on my main, French blog, which is highly focused on tarot practices nowadays. You can try to use google translator, and the same goes for my specific blogs and shrines for the Morrigan and the Egyptian Gods. But, if you’re interested by a more precise idea, I also write a blog in English where I relate in depth spiritual practices. [I also write a creative blog in French]