Podcast 2 : Méditation n°1 Avalon

Pour commencer à remplir le site et faire les premiers tests sons et vitesse de chargement, je mets à votre disposition cet ‘ancien’ (pas tant que ça, il avait été refait en juin 2011) podcast méditation. Certains s’en rappelleront peut-être.

Il s’agit d’une méditation guidée lue d’après un texte extrait de la traduction officielle française du livre « Vivre la tradition celtique avec les saisons » de Mara Freeman, aux éditions Trédaniel. Le principe est de « voguer vers Avalon » dans un but de guérison. Le texte est vraiment très touffu, donc peut-être qu’il faudrait l’adapter pour qu’il soit plus facile à méditer et visualiser. Mais pour les courageux, voici la piste avec le texte entier ! J’avais essayé d’être la plus lente possible et de ne pas me laisser emporter par la lecture 😉

Durée : 13 min 30.
Conseil : laissez-lui un peu le temps de charger 😉

Rendez-vous directement sur le site. Ça sera la deuxième piste dans l’ordre chronologique.

 

Voici le texte :

Fermez les yeux, prenez quelques inspirations profondes, et commencez à vous détendre… Laissez le souffle vous emporter vers un autre lieu, un autre temps, avant le commencement du temps…

Vous vous tenez sur un rivage, le regard dirigé vers une île. C’est le soir, et au-dessus de vous, la pleine lune apparaît. Tout est immobile dans l’air pâle pourpré, et les bruits du soir sont magnifiés… un hibou hulule doucement d’un bois voisin… Clapotis de l’eau à vos pieds… Battements d’ailes blanches de papillons de nuit dans le pourpre crépuscule, et en regardant l’île par -delà les flots, vous voyez qu’elle est à demi cachée par une brume, et que la lune brille à travers cette brume, créant une pellicule de blanc autour… lumière opalescente qui semble venir d’un autre monde… Et maintenant de la brume tourbillonnante, vient quelque chose qui se dirige vers vous… c’est un petit bateau, et il glisse rapidement mais sans à-coups vers le rivage, mais il n’y a personne à bord. Il semble animé par une volonté magique propre.

Vous regardez fasciné le bateau s’approcher de l’endroit même où vous êtes, sur le bord du rivage, et vous savez, alors qu’il vient mouiller, s’agitant doucement sur l’eau, qu’il est venu pour vous. Vous montez avec légèreté dans le bateau, et vous vous asseyez au milieu du banc de bois, sentant son léger bercement, et puis il se stabilise, tourne, et s’éloigne du rivage, vous emportant sans heurt dans les régions brumeuses de l’île.

D’abord la brise nocturne soulève vos cheveux, mais quand vous entrez dans la brume, une rosée froide vous entoure et vous ne pouvez plus voir. Vous devez faire confiance au petit bateau, croire qu’il sait où il vous amène, avoir foi dans le passage dans l’inconnu… Et maintenant la brume commence un peu à se lever, puis s’enroule comme un rideau, pour dévoiler la rive de l’île sous la pleine lune. Une femme est là debout, attendant que le bateau accoste… Elle est grande et droite, vêtu e d’habits bleu foncé, et le petit bateau vous conduit là où elle attend.

Quand vous vous approchez d’elle, elle reste silencieuse, et immobile. Son visage est à demi voilé, mais vous pouvez voir dessous des yeux gentils et sages, et elle tend la main, en signe de bienvenue. Puis sans un mot, elle vous fait signe de la suivre. Elle vous conduit à travers des pommeraies aux fruits mûrs et aux fleurs épanouies en même temps, tout argentés par la lune. Quand vous atteignez le centre de l’île, vous voyez un bâtiment de bois, bas, le temple au cœur de l’île.

Elle vous conduit à travers une petite porte où pend un rideau de petites perles de cristal… . À l’intérieur, une lumière d’ambre pâle révèle des bouquets d’herbes et de fleurs suspendus, pour sécher, à des poutres de bois. La dame vous conduit à une paillasse longue, faite, outre la paille, de cuir, et vous vous y allongez. À côté se trouve un petit brasero de cuivre, dans lequel brûle une flamme bleue et dorée… Elle ne parle pas, mais vous sentez qu’elle vous demande de lui faire savoir où, dans votre corps, vote mental ou votre esprit, vous avez le plus besoin de guérison. Et vous y pensez pendant quelques instants…et vous le lui faites savoir.

Elle cueille un grand panier d’osier peu profond et y prend certaines choses: brins d’herbes, racines, pierres scintillantes… peut–être d’autres choses… et elle les dispose sur votre corps là où il est le plus nécessaire qu’elles aillent, peut-être là où vous lui avez dit qu’il y avait un problème, peut-être d’autres endroits … Remarquez où elle les place … Le parfum des herbes… l’éclat chaud de la flamme… sont très apaisants après la froide traversée en bateau, et vous vous sentez dériver dans un état de demi-sommeil, tandis que la dame prend un instrument à cordes et commence à jouer… de temps à autre elle s’interrompt pour jeter une poignée d’herbes pouvoir dans le feu qui pétille un court moment et remplit l’air d’un parfum doux et lourd… Et les herbes vous induisent dans un état de rêve, et vous vous demandez à demi si vous entendez la dame chanter… et le temps n’existe plus… et vous dérivez, avec un sentiment de grande douceur, de grande paix…

Et après ce qui a pu être un bref moment, une longue période, vous refaites surface, dans l’état de veille, décrivant une remontée en spirale, comme si c’était dans l’eau. Les yeux de la dame vous sourient, et elle vous ordonne de vous lever. Le feu est faible, et une petite brise souffle maintenant par l’entrée basse, agitant le rideau. Elle vous conduit à l’extérieur, et vous avez conscience de vous sentir plus légère, mieux qu’auparavant, comme s’il y avait eu un changement dans la matrice de votre être… Une guérison a eu lieu… Les premiers rayons du soleil dorent les pommiers, transformant les pommes en or pur… Elle vous reconduit au rivage, où le petit bateau vous attend toujours. Vous remerciez la dame de tout votre cœur, et vous lui dites un tendre au revoir… Puis vous montez dans le bateau, et quand vous avez trouvé votre équilibre sur le siège, il commence à s’éloigner.

Tandis qu’il s’éloigne de l’île, vous regardez en arrière, et agitez les bras, mais elle n’est plus là, et la brume est alors tout autour de vous et vous ne pouvez plus rien voir jusqu’à ce que vous émergiez de l’autre côté…

Et maintenant vous glissez le long de la voie d’or du soleil matinal sur l’eau, et au bout d’un moment, vous vous retrouvez sur le rivage de la terre ferme. Vous descendez, et le petit bateau s’éloigne à nouveau, dans la nuit vous inspirez profondément plusieurs fois, et à chaque souffle, vous avez une conscience accrue de votre corps. Maintenant, ouvrez les yeux, éveillez-vous pleinement.

Mara Freeman

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3 réflexions sur “Podcast 2 : Méditation n°1 Avalon

  1. Aegiale dit :

    Cela tombe à pic pour moi qui ai besoin d’entamer un travail de guérison… pas de hasard.
    Je suis heureuse que tu aies lancé ces podcasts, c’est un très beau projet et j’ai, là aussi, plein de gratitude pour tout ce que tu partages ainsi…

  2. Valiel dit :

    Ohhhh Aegiale !!!! My… ça fait des lustres qu’on ne t’a pas vue ! Je suis tellement agréablement surprise que tu repasses, mais surtout de prendre le temps ici !

    Si cette piste assez d’assez bonne qualité pour te servir, j’en suis ravie !

    Et merci pour tes compliments !! Ca me touche beaucoup, et comme j’ai eu tellement d’emmerdes à droite et à gauche concernant mes divers projets cette année, j’avais vraiment hésité à tout laisser tomber… et finalement je bats, donc les quelques personnes qui sortent de l’ombre pour laisser des petits mots c’est très précieux !

  3. Aegiale dit :

    Oui, ca fait des lustres… le rush de fin d’été, la rentrée mouvementée et un semblant d’organisation qui se mettait enfin en place et puis pouf, le bouleversement d’une naissance plus tôt et pas comme prévu… ma convalescence m’oblige à prendre le temps et le net constitue un excellent dérivatif pour m’empêcher de (trop) penser aux moments difficiles (même s’il va falloir que j’aille les regarder en face), du coup, oui, je refais surface 😀
    Je suis navrée que tu aies eu autant d’emmerdes, et d’autant plus heureuse du coup que tu n’aies pas baissé les bras…

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