Même pour les titres, faites preuve d’esprit critique

Un article qui m’a désolée, car je me dis que ça doit arriver peut-être plus souvent qu’on ne le pense (comme c’est arrivé à moi-même)… Moi qui croyait que c’était encore un peu « discret » comme phénomène… (pas la course aux titres, ça oui, mais l’abus)  Le voici :

Ah les grandes leçons de morales… Que ferions-nous sans ces gens bien-pensants qui nous disent sur les forums, les sites, les blogs et maintenant Facebook: « Fais pas ci! », « Fais pas ça! », « Ce n’est vraiment pas digne d’une païenne!!! » ou « Mais quelle honte!!!! ». Je me demande vraiment pourquoi je ne ferme pas ma grande gueule sur la pagansphère bourrée de messies en puissance.

– Suis-je bête! Pourquoi donner un avis différent alors que je ne suis qu’une païenne, sans la dénomination magique: PRÊTRESSE!! Il est évident que ce que je peux dire est forcément bête, irrespectueux de la Déesse!

– Suis-je bête! Je suis forcément une moins que rien par rapport aux Prêtresses! Je ne reçois pas de rêves prophétiques toutes les 2 nuits, ni de communications téléphoniques des Dieux à chaque minute que la Déesse
crée!

– Suis-je bête! Je n’ai pas fait de formation de prêtrise… je suis donc, forcément, une arriéré, jamais sortie de sa
cambrousse qui, par conséquent, a le QI d’une coquille d’huitre!!

Ah, vous, gens bien-pensants, que ferai-je sans vous!! Je ne me ferai pas envoyer chier dès que le clic sur « envoyer » pour que mon message d’inculte n’arrive à vos yeux quasi-divin!!

Bien évidemment, je généralise! Toutes les prêtresses païennes actuelles ne sont pas comme ça. Certaines sont intègrent et donnent de leur temps pour aider les autres à trouver leur voie, à être autonome dans leur pratique et leur foi. Mais malheureusement, ces païennes que j’aimerais rencontrer plus souvent sont, au mieux, noyées dans la masse, au pire, discréditées, rabaissées voire même insultées… et le plus souvent par des personnes qui ne feront jamais le 10ème de ce qu’elles font.

Il n’y a pas si longtemps, une fille se disait prêtresse, n’en avait que le titre. A croire que ce seul terme permettait d’être une personne exceptionnelle! Je lui avais confié les bouleversements que je connaissais dans ma vie spirituelle, je lui avais raconté des détails précis qui me troublaient et je me disais: « elle est prêtresse… elle doit en connaitre plus que moi, forcément » Et bien, j’ai eu le droit au sempiternel: « non, laisse tomber! C’est ton imagination! Tu es trop novice pour avoir des messages ». Je tiens tout de même que ce qui m’est arrivé s’est vu confirmé quelques mois plus tard…

Plus tard, quand j’ai relu ce qu’elle me disait de ses visions, de ses rêves pour me prouver que j’étais trop « jeune » pour comprendre; j’ai vu, qu’en effet, j’avais été trop jeune à ce moment-là, j’étais tellement émerveillée par cette personne prêtresse et si sûre d’elle, que je n’avais pas vu que ce qu’elle racontait était hallucinant d’absurdité!

Tous les soirs, elle avait des rêves prophétiques; Chaque jour, elle avait des signes divins; Sa dédication, elle l’avait faite devant tous les Dieux, de tous les panthéons d’Europe (celtes, romains, grecs, égyptiens,…) qui étaient venus la soutenir pendant sa visu (devait y en avoir du monde dans la chambre!!); Elle savait tout mieux que tout le monde; Elle n’hésitait jamais à rabaisser mes expériences mais n’acceptait aucune interrogation que je pouvais formuler sur ses  propres expériences… et tout ça en étant devenue prêtresse au bout d’un an après sa « révélation » du paganisme… Je veux bien que pour certain(e)s se soient rapide… mais un an!!

J’en ai connu une autre qui voulait devenir prêtresse de la Déesse… toujours pareil, elle jugeait, elle rabaissait, me balançait ses « conseils » à la figure comme paroles d’évangile. Je m’arrête là pour les exemples, puisqu’au final, c’est un schéma récurrent

Alors voilà où j’en suis… Je me demande si le titre de prêtresse à encore une quelconque valeur aujourd’hui. J’ai l’impression que ce n’est plus qu’un vulgaire mot balancé à tout va, à n’importe quelle occasion pour masquer un complexe d’infériorité.
Et puis, en écrivant ces lignes, je me rends compte que les personnes que je tiens pour prêtresses… ne se font pas appeler ainsi. Elles restent humbles. A ces personnes qui aident mais qui ne démontent pas, j’ai envie de vous dire une chose: « Par pitié, faites moi signe!! Revenez sur les forums pour remonter le niveau! » Parce que, franchement, à part 3 forums (et j’ai été inscrite sur quelques uns), c’est vraiment du n’importe quoi! Aucun respect pour l’avis d’autrui, ces demoiselles se prennent pour des reines parce qu’elles ont vaguement suivi une formation de prêtresse qu’elles n’ont soit pas finie parce qu’elles sont « bien plus avancées sur le chemin du paganisme que celle qui dispense la formation », soit qu’elles ont été bloquées avant même de pouvoir recevoir un quelconque formulaire d’inscription.

Alors, à vous les vraies prêtresses, n’écoutez pas pas ces personnes dont les crochets de l’arrogance distillent le venin d’une jalousie profonde comme un gouffre abyssal.

A celles qui veulent devenir prêtresse, je crois que la meilleure chose à faire est encore de s’écouter pour savoir ce qui est le mieux, d’effectuer chaque action en son âme et conscience. Après tout, ce n’est pas le but qui est important, c’est le chemin que l’on va parcourir qui importe avec les expériences parfois difficiles que l’on va vivre et qui vont nous faire grandir, les personnes que l’on va rencontrer et qui seront des tremplins pour passer par dessus les murs qui nous bloque.

En aucun cas, je ne critique les formations de prêtresses. Absolument pas! Ce que je critique, ce sont celles qui ont le complexe du messie et qui occultent les VRIAES prêtresses.

On peut croire ou pas, on peut tempérer, discuter… Mais la phrase du jour reste quand même : soyez toujours vigilants, y compris face aux « titres » des gens (prêtresses, chamans, médiums etc). Prenez-garde :

  • à de pas idéaliser la personne
  • à ne pas placer toutes vos attentes et tous vos espoirs sur la dite personne
  • à poursuivre vos propres réflexions, à ne pas tout croire sur parole

Ce qui comptent ce sont les paroles et les actes pour déterminer qui est qui/quoi. Aussi, vous n’êtes aucunement inférieurs parce que vous n’avez pas de formation ou titre. L’authenticité et la sincérité du cheminant priment. C’est l’implication qui fait le larron (lol).

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16 réflexions sur “Même pour les titres, faites preuve d’esprit critique

  1. Isis Shaktyma dit :

    Une réflexion à méditer. Chacun a son chemin à faire et la seule valeur qu’on puisse vraiment s’attribuer est l’amour de soi, le vrai, et non l’amour de son égo.

  2. Je me demande si le titre de prêtresse à encore une quelconque valeur aujourd’hui. J’ai l’impression que ce n’est plus qu’un vulgaire mot balancé à tout va, à n’importe quelle occasion pour masquer un complexe d’infériorité.
    Tu viens de mettre dans le mille.
    Il y a énormément de crises d’égo dans le monde païen vis à vis des titres. Prêtre(sse) de ceci, maître(sse) de cela, chamane de quoi encore…
    Cela galvaude ces titres et n’a aucun sens pour la plupart de ceux qui se les réclament, quand ils ne sont pas en train de se faire un CV digne de fiches de personnages d’archimages-hiérophantes de jeux de rôles…
    Skills en runes, tantra, sorcellerie, voyance, etc…

    Je me considère comme une simple adepte, même si j’ai en diverses occasions eu à prendre les fonctions de prêtrise ponctuellement, mais ne me définirais pas comme « prêtresse » en tant que telle. Même « adepte » n’est pas quelque chose de formel pour moi.
    Quand je parlais de galvaudage du titre, je suis toujours affligée de voir que des « prêtre(sse)s » fassent autant de bourdes théologiques/mythologiques, voire des contres-sens…
    Mais ça fait bien d’être « maître(sse) » ou « prêtre(sse) »…

    Pour certaines structures, ça peut avoir un sens, mais il faut que ça ait quand même un poids certains et une officialité reconnue. Là je pense aux druides par exemple, et encore pas tous, il y a de sacrés mariols dans ce domaine aussi.
    Cependant dans la plupart des cas en général, quelle que soit la religion, les prêtre(sse)s n’ont pas les niveaux de connaissances, pratiques, sérieux (quand ce n’est pas tout simplement de maturité) attendus pour la fonction.

    L’authenticité et la sincérité du cheminant priment.
    Je rajouterais le sérieux et le sérieux de la voie, ainsi que l’esprit d’analyse.
    Des niaiseries, ce n’est pas ce qui manque dans les déverses voies païennes…

  3. Manawyddan dit :

    Je pense que le terme prêtresse est devenu à la mode quand les néo-païennes ont redécouvert M.Z. Bradley par le film les Brumes d’Avalon. En lisant les différentes interventions sur les blogs, forums, FB,… , j’ai eu l’impression que beaucoup ce sont dit que c’était « terrible », « trop bien »…. beaucoup se sont rattachées au « paraitre » plus qu’à « l’être ».
    Le problème, c’est que beaucoup ce sont arrêté au premier plan et n’ont pas creuser sinon elles auraient vu que la prêtresse, c’est pas celle qui donne des ordres aux petites novices qui gravitent autour d’elle, en sirotant son cocktail et en ayant les doigts de pieds en bouquet de violettes.

    Et je réitère ce que j’ai dit, pour les 3/4 des païennes se donnant le titre de prêtresse, c’est, d’une part, un besoin profond de reconnaissance parce qu’elles se sentent mal dans leur peau et qu’elles pensent que ce titre pourra les sortir de leur mal-être et, il y a les messies… les « je suis là pour vous sauver! ». Ce sont les pires parce qu’on aura JAMAIS raison sur quoique ce soit et on ne pourra pas non plus donner un avis sans être rabaissées…

    Désolée Valiel… je suis venue ramener ma fraise sur ton blog. :S
    Bonne soirée… euh, non… nuit! 🙂

  4. Aurélie dit :

    Excellent. Je ne peux pas parler de « prêtresse », les « titres » ne m’ont jamais parlé, je peux en revanche le transposer. Par exemple, je n’ai pas fait d’études et rien n’est plus fatiguant que de lire ou entendre des personnes se cachant derrière leur diplôme, leur palmarès ou des citations à rallonge. À côté, il y a ce qu’on appelle « l’école des champs », la plus belle qui soit. Il y a une forme de condescendance à citer en exemple des personnes de cœur plutôt que d’accepter d’en être une. J’en suis malheureusement le témoin tous les jours.

  5. Besa dit :

    Un titre n’est qu’un mot. Un mot qui entraine des maux parfois. Un mot pour désigner un réalité, comme le mot vache désigne une mammifère de genre féminin de la famille des bovidés avec des cornes et des pies. Si le mot prêtre et le mot prêtresse ne sont pas vidés de sens, si ils correspondent bien à un rôle, une fonction précise, des compétences. Non, une façon d’être supérieur. Personnellement j’ai rencontré peu de païennes ou de païens s’étant donné ce titre pour le paraitre, où souvent ils ne font pas long feu … un petit tour et hop ils tombent dans l’oubli, car l’illusion ne tient pas longtemps. Il n’y a donc pas à s’en faire, le temps fait le tri. Mais, j’en ai aussi rencontré des sérieux qui y consacrent plusieurs années de leur vie, avec acharnement, sincérité, essuyant les critiques, les opinions dubitatifs, qui tentent de remettre une substance, un sens derrière ce mot. Ils sont d’ailleurs autant prêtres que chercheurs, voir pionniers dans leurs domaines. Un titre sert à rien, si il n’a plus de sens et ne désigne plus une réalité, une fonction, un rôle concret, utile. Le titre lui-même n’est pas dangereux, c’est comme un couteau, ça sert à cuisiner (mode utile) ou à tuer (mode dangereux), tout dépend qui le tient. Il sert à désigner et à indiquer, comme un panneau routier. Le titre désigne la personne auprès duquel on va trouver un type de compétences recherchées/identifiées, comme aller chez le médecin pour se faire soigner et pas chez la coiffeuse. Allez chez le dentiste pour se faire arracher une dent et pas chez le boucher (quoi que certains dentistes soient un peu… boucher… lol). Le titre ne sert donc pas à rien, il est utile si compris et employé à bon escient. Le sacerdoce est d’ailleurs un service, il est « se mettre au service de ». Le prêtre/la prêtresse est serviteur. Chez les anciens égyptiens, c’est d’ailleurs très clair le titre « Hem netjer » qui désigne le prêtre, signifie littéralement « serviteur du netjer ». Quant à dire si c’est les brumes d’Avalon qui ont mis cela à la mode, je me souviens que la période mode Charmed et Harry Potter (début des années 2000) fut aussi féconde en fluffy bunnies, qui étaient bien pire. Le néo-paganisme est encore loin d’être entré dans sa période de maturité, il y a encore des tatonnements, de la recherche, des erreurs (qui n’en a pas fait jete la première pierre… ah pardon ça c’est dans la bible :p), des hésitations, il est encore trop tôt pour juger… d’ailleurs qui peut juger autrui, si ce n’est un juge 😉 Cette phase de tâtonnements est inévitable, patience, patience … Rome ne s’est pas faite en un jour, la renaissance du paganisme non plus.

  6. Besa dit :

    … petit déclic… Finalement, personne ne leur a appris, personne ne les a préparé, donc c’est normal qu’il y ai « vautrage », « erreur », « illusion », « tâtonnement », « recherche », le contraire aurait été étonnant. Quels modèles, quels guides pouvons nous avoir aujourd’hui ? Tout est à refaire, reconstruire, restaurer, chercher. C’est faux prêtres et illusions de prêtresses sont le reflet de notre époque, comme dit Belle-Maman : « Les chats ne font pas des chiens ». La société de consommation et de la télé-réalité (devient une star en passant à la télé) ne peut pas pondre des « sages » comme ça », pas plus que l’antiquité n’en formaient en séries à la sortie des temples. Et même les sérieux se trompent au début, ils tâtonnent, ils cherchent … ils réessaient, ils persévèrent… donc finalement ça ne me choque pas, car il n’y a que celui qui ne fait rien, qui ne se trompe jamais. Même si leurs intentions sont mauvaises, mêmes si ils se trompent, mêmes si ils donnent une mauvaise image, leurs erreurs font quand même avancer la réflexion, parce qu’on en parle, on s’en inquiète, on cherche, on critique, on analyse le sujet, on regarde ce qui se fait, ce qui ne se fait pas, on en discute, on cherche le bien-fondé de ce rôle ou pas, de ce titre ou pas … etc. Rien n’est perdu, surtout pas les erreurs.

  7. Valiel dit :

    Je suis contente que cela vous fasse réagir et discuter. 🙂

    Besa : je me demandais si quelqu’un allait réussir à trouver des nuances, je te remercie pour ton commentaire constructif et surtout plutôt optimiste 😉

  8. meritamon dit :

    Très intéressant comme texte, je ne rajouterai rien de plus que vient de dire (pardon écrire Besa).

  9. Hédéra dit :

    C’est « amusant », j’ai comme l’impression d’avoir déjà remarqué et écrit sur ça, il y a plus d’un an déjà. Comme quoi, le phénomène poursuit sa route on dirait bien.

    Mais ma foi, je pense qu’avec un peu de bon sens et d’observation, on repère vite les vraies prêtresses de celles qui ont juste besoin de paillettes et de reconnaissance.

  10. Valiel dit :

    Oui Hédéra, le phénomène ne va pas s’arrêter d’un coup, donc ça en parle ici et là. 😉

  11. meritamon dit :

    Je sais pas si cela va vous rassurer mais cela fait bientôt 10 ans que je navigue sur la toile païenne et se phénomène était déjà présent.

    J’ai « rencontré » nombres de « Grand Prêtre » et de « Grande prêtresse » « nommés par GARDINER, lui même… tous cela n’était que du vent, des mensonges pour certains mais rare sont les vrais.

    Et même à ce moment là, plusieurs personnes me disaient que cela durait depuis 10, 20 ans voir plus.

    L’être humain ressent parfois le besoin de se « titrer » pour se donner une réalité.

    Mais rapidement, le tri se fait car le vrai « titre » vient du cœur et n’a pas besoin de se nommer pour faire exister la personne.

  12. Hédéra dit :

    Je suppose que tu veux parler de Gardner?

    Et pour avoir été présente depuis 10 ans également, en fait ce n’était pas vraiment la même chose. A l’époque, il ne s’agissait pas vraiment de la même forme de prêtrise. Actuellement, c’est une prêtrise à la Déesse (ou à des déesses spécifiques) qui est envisagée sans aspect direct à la sorcellerie, et sans lien à la wicca. C’est plus dévotionnel, religieux.

    Certes, dans le fond c’est toujours le problème des titres, mais ce ne sont plus les mêmes titres, ils n’ont pas la même signification. Pour les gardnériens de l’époque, ça sous-entendait une initiation en ligne directe qui faisait un sorcier ou une sorcière, et dans le contexte de la wicca gardnérienne, le prêtre ou la prêtresse est un intermédiaire avec les dieux durant le rituel, il n’y a aucune obligation de dédication à une divinité, ni de dévotion, ni de réelle relation à la divinité comme un don de soi. L’aspect essentiel est l’aspect sorcier, et la grande prêtresse a un rôle de chef de son coven, qui est sa communauté. L’enseignement est cantonné à cet espace privé.

    Aujourd’hui, la prêtrise hors wicca peut être totalement détachée de toute sorcellerie, et met plus l’accent sur la relation à autrui, un rôle de « guide » dans une communauté, d’enseignement, finalement, d’une forme de propagation de la « foi » en la Déesse (sans pour autant verser dans le prosélytisme bien sûr)

    Finalement, on peut presque opposer les grand(e)s prêtre(sse)s wiccans d’il y a dix ans à celles de la Déesse en disant que les premiers étaient élitistes, dans la mesure où il y avait peu d’élus à cette fameuse initiation, tandis qu’aujourd’hui, il y a une sorte d’idée de prêtrise universelle, que tout un chacun peu rechercher, et finalement, dont beaucoup peuvent s’en prétendre, parfois sans vraie formation solide.

  13. meritamon dit :

    Pardon, oui je voulait bien parler de lui… et des autres.

    Oui, il y avait une coté élitiste à la notion de Grand prêtre c’est vrai. J’avais oublié cela.
    Mince, c’est vrai que c’est presque l’arrivée de la mondialisation dans le monde païen que tu décris.

    En tout cas, même à cette époque, en dehors du monde Wicca, il y avait le début de cette sorte d’universalité de la déesse venant des USA et parfois aussi de l’Angleterre. Mais c’était plus discret, voir marginal, mais présent quand même.

    Enfin dans mes souvenirs, c’était le ressenti que j’en avais…

  14. « dont beaucoup peuvent s’en prétendre, parfois sans vraie formation solide. »
    Là, tu touches un réel problème.
    Le « beaucoup » représente même la majorité.
    L’axe qui est remonté quelques fois du pourquoi se désigner comme prêtre(sse) ? est aussi un élément important.
    Etre une simple adepte avec ses simples connaissances serait-il honteux? Parce que là se situe un des points sensibles, il y a un tel attrait au titre que le fond est négligé et même n’a plus d’importance. Je ne compte plus le nombre d’énormités sur des déesses que j’ai pu lire issues de filles s’en prétendant déesses.
    On arrive même à des débilités où on voit une déesse grecque avec pour parèdre un dieu celte!
    Sans mentir, je connais beaucoup de rôlistes qui ont des connaissances bien plus profondes que la plupart de celles qu’on peut trouver sur le net. je me suis d’ailleurs souvent posé la question si certaines ne se croyaient pas dans un grand jeu de rôles.

    « cette sorte d’universalité de la déesse venant des USA et parfois aussi de l’Angleterre »
    A discuter…
    Aux USA et en Angleterre tu as à la base les Feminine Divine et Wymen Spirit (entre autres) qui ont été assez mal compris par les francophones n’ayant pas forcément accès à la littérature correspondante, ce qui a donné un truc assez informe à la sortie. Ca se constate d’ailleurs, quand on voit l’approche de surpassement de trauma et de claustra des anglophones, là où généralement les francophones les alimentent au contraire en créant un déséquilibre stable via « la déesse ».
    La différence de génération des prêtresse est d’ailleurs assez flagrante. Même si je suis en désaccord sur de nombreuses choses avec Zsuzsanna Budapest, je ne lui trouve pas les erreurs des « prêtresses » francophones.
    A ce sujet, il y a aussi cet oubli que Clarissa Pinkola Estés est avant tout une psychanalyste jungienne et que ces écrits doivent être pris dans ce sens et non comme une approche spirituelle comme je l’ai trop souvent lu.
    Mais ce serait un long débat.

  15. Aria dit :

    MERCI

  16. Serpentine dit :

    Si il n’y avait que ceux/celles qui se disent prêtres/prêtresses…
    Tout comme toi, Valiel, j’ai pu constaté ce même problème.
    Heureusement que des personnes sincères et sans prétention existent et relèvent le niveau. Pour moi, ils restent une minorité cependant.

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