La magie animale I – pratique

[Publié pour Altar 2009]

NB : tous ces exercices peuvent être pratiqués avec vos totems et guides mais pas seulement ! L’avantage est qu’il permet d’apprendre à connaître n’importe quel animal. Vous cherchez à trouver une force combative ? Aller à la rencontre d’un animal qui comporte cette caractéristique par les exercices qui suivent. Vous aimeriez en apprendre plus sur un animal ? Lancez-vous.

1°)
Voici d’abord un premier exercice très simple pour y procéder en douceur. Il est à la portée de tous car la visualisation est un exercice de base de toute pratique magique. Si vous n’y êtes pas encore assez familier, sachez que c’est nécessaire. Mais pas de panique, il s’agit simplement de s’entraîner ! Il faut multiplier les exercices, et ce dans le temps afin de vraiment maîtriser les bases. Si vous avez besoin d’aide, le forum comprend des sections réservées à la méditation et à la visualisation, vous pouvez aller y chercher des informations et demander de l’aide.

La première phase consiste à observer et vous imprégner de tout ce que vous voyez. Pour cela, vous avez deux choix : soit aller dans la nature près de chez vous, dans un parc, dans votre jardin; soit prendre une photographie dans un livre, sur internet (etc.). Il est évident que si c’est un animal rare, ou d’une autre région, il faudra obligatoirement passer par le deuxième choix ; à moins que vous ayez la possibilité d’aller dans un zoo. Vous allez pouvoir regarder l’animal, sa forme, sa taille, son environnement, sa démarche et ainsi de suite. La deuxième phase consiste à revenir chez vous, à vous mettre dans un lieu propice à la méditation (ne pas être dérangé pour rester concentré), que cela soit en extérieur ou à l’intérieur. Installez-vous confortablement, afin d’être à une température idéale ni trop chaude ni trop froide, fermez les yeux, et concentrez-vous d’abord sur votre respiration. Cela vous aidera à évacuer vos petites pensées qui troublent la concentration. Ensuite, vous allez mobiliser petit à petit tout ce que vous avez pu voir sur l’animal en question auparavant. Les gens expérimentés vont tout mobiliser d’un coup puis affiner ; les autres vont devoir procéder petit à petit. D’abord la forme globale, puis les couleurs, les yeux, la « bouche » …. Tout ce qui le constitue. Après cette phase immobile, essayez de le visualiser tandis qu’il bouge : inclinant la tête, se grattant avec une patte, ouvrant la « bouche » pour manger, rugir, chanter… Les petits sons qu’il produit, son attitude, ce qu’il mange, son environnement, éventuellement avec d’autres membres de son espèce. Il faut que vous ayez devant vous un tableau vivant, comme si vous étiez dans la nature caché près de lui et que vous l’observiez. Cela peut paraître anodin, mais si vous réussissez à obtenir ce résultat, et mieux, à le prolonger, vous serez envahi par des sensations « réelles » et profondes. Vous réussirez alors à tirer des enseignements de ces « rencontres ». C’est rare qu’immédiatement après on puisse prendre un carnet et noter toutes sortes de choses (j’entends des enseignements clés) même si cela arrive. Il faut plutôt se dire que cette rencontre, si elle est forte, va vous imprégner plusieurs jours durant (comme une vraie méditation), et que vous penserez petit à petit à des détails qui vous ont échappé, vous ferez des liens…

Je suis partisane du « tout écrire », alors que vous pensiez renouveler l’expérience ou non, je vous conseille de tout noter une fois la visualisation terminée, le plus en détails possible. Cela permettra de fixer les images que vous avez vues, de mieux vous plonger dans la vision, et de pouvoir revenir dessus plus tard sans la déception d’avoir « oublié ». Éventuellement, ces notes vous permettront également de trouver la « faille » : ce qui vous a échappé pendant la visualisation et les jours suivants. De même, si vous renouvelez l’expérience, vous aurez un très bon élément de comparaison : qu’est-ce qui s’est intensifié ? qu’est-ce qui a changé ? Vous pouvez réserver un carnet spécial pour cette utilisation.

2°) Je vais vous donner ici une piste pour une deuxième type d’exercice, largement plus « consistant ». Il s’agit d’un voyage méditatif pour aller à la rencontre de l’animal. Cet exercice a été vu et revu des milliers de fois, dans les livres, sur internet, un peu partout. Je n’ai donc aucunement la prétention d’innover. Je voudrais simplement vous rappeler une possibilité. Nota : cet exercice peut servir à rencontrer un animal de notre choix, mais aussi permettre de « trouver » son animal totem, ou un guide (il est généralement décrit pour ce dernier but).

Le voyage méditatif est à mi chemin entre la méditation et la visualisation, dans un état de semi sommeil dans l’idéal. Prenez la position qui vous convient, assis ou allongé, dans une pièce tranquille où vous ne serez pas dérangé. Si vous avez plus de facilité à lâcher prise et vous détendre quand il y a de la musique, mettez-en, avec un volume plutôt doux, et si possible de la musique sans parole pour ne pas « accrocher » votre conscience. Mais comme toujours, cela dépend uniquement de vous ! Si vous préférez écouter la musique très fort pour vous en imprégner, faites, tant que cela ne dérange pas les voisins, ou que ça ne risque pas de faire débouler dans la pièce quelqu’un qui habite avec vous. De même, si vous la dernière chanson de votre groupe préféré vous fait planer, pourquoi pas… A vous de voir. Vous êtes donc dans votre position, à l’aise, avec de la musique (ou non). Programmez votre esprit, ancrez-y cette pensée : je resterai toujours à demi éveillé, et quand je reviendrai je me souviendrai de chaque détail. Répétez-la mentalement autant de fois que souhaité, oralement si cela vous convient mieux. Ensuite relâchez-vous, détendez-vous, et respirez très profondément. Laissez-vous aller.

Une fois que vous serez bien calme, que votre esprit sera dans cet état intermédiaire, visualisez-vous au bord d’un sentier. Vous êtes immobiles quand vous en prenez conscience, puis vous vous mettez à marcher, le suivez sur plusieurs mètres. Vous arrivez ensuite à un puits assez large. Approchez-vous, vous apercevez alors deux bouts de cordes qui en dépassent. Placez-vous tout contre, et regardez dans le puits : les bouts de cordes sont en réalité les extrémités d’une échelle qui se trouvent dans le puits. Vous allez vous asseoir sur le bord du puits et y descendre, par l’échelle. Vous n’avez pas peur, vous êtes calme. L’ascension peut prendre du temps, mais cela est normal. A mesure que vous descendez, la lumière se raréfie, mais ne disparaît jamais totalement, de sorte que vous voyez toujours l’échelle légèrement au-dessus et en-dessous de vous. Après un long moment, une lumière pâle grandit sous pieds : vous arrivez. Vous descendez les dernières étapes de l’échelle de corde et vous retrouvez sur un sol de terre. Retournez-vous pour voir où vous êtes : l’échelle débouche non pas d’un puits, mais d’un immense arbre de ce côté, dont le tronc est ouvert et creux au niveau de sa base. Derrière-vous se dresse alors un monde identique au nôtre semble-il. Seulement, la lumière est différente, comme filtrée, tamisée, et peut-être d’une « couleur », d’une intensité différente. Vous êtes au milieu d’une grande étendue d’herbe, et vous pouvez alors recommencer à marcher, sur un autre sentier qui part du grand arbre pour se diriger vers une forêt à proximité. Lorsque vous entrez dans la forêt, soyez bien attentif aux bruits alentours : l’Esprit du Lieu pourrait vous envoyer un signe. Le chemin est tantôt droit, tantôt sinueux, regardez les arbres, entendez le vent s’il y en a, les plantes… Peut-être que l’animal sortira du sous-bois pour venir à votre rencontre. S’il ne vient pas, ça ne fait rien, il vous attend plus loin. Vous traversez calmement la forêt, vous êtes ouvert à cette rencontre. Lorsque le chemin sort de la forêt, vous voyez devant vous une grande colline. Avancez alors dans l’herbe pour la gravir. Pas trop vite, toujours avec calme. Vous regardez la forêt derrière vous de temps à autre pour prendre conscience de votre progression vers le sommet ; quand vous regardez vers le haut, vous scrutez la pente en plissant les yeux sous l’effet de cette lumière peu commune ; vous y êtes presque. Le terrain redevient bientôt plat, vous faites encore quelques pas et vous y êtes. La colline a une surface légèrement plane, et vous vous avancez pour voir de l’autre côté. A nouveau une grande pente d’herbe verte. Vous regardez au pied, et vous apercevez une tâche. Vous plissez les yeux mais ne pouvez pas voir encore de quoi il s’agit. C’est votre animal, sentez-le dans votre être. Vous ne le distinguez pas encore, mais c’est lui, il vous attend. Descendez alors doucement la pente pour aller à lieu. Au fur et à mesure, vous commencez à cerner sa taille, sa forme, sa couleur… C’est lui, vous pouvez l’identifier. Une fois au pied de la colline, la rencontre vous appartient à tous les deux. Peut-être qu’il parlera, produira un son, vous laissera le toucher… Profitez de cet instant privilégié. Peut-être qu’il choisira le moment de son départ, peut-être qu’en vous-même vous sentirez que le moment est venu. Ne cherchez pas à prolonger la rencontre : désormais, vous connaissez le chemin, vous pourrez revenir. Faites alors le chemin inverse : remonter la colline, puis redescendez de l’autre côté ; suivez le chemin à l’entrée de la forêt et retraversez là ; suivez toujours le chemin jusqu’au grand arbre au milieu de la prairie ; une fois à l’échelle respirez calmement, puis entamez l’ascension ; soyez patient pour retourner à la surface ; une fois sorti, marquez une pause sur le puits, et ensuite suivez le chemin du retour….
Vous revenez à vous lentement. Écoutez et sentez-votre respiration. Prenez conscience de votre cœur qui bat, de votre corps. Attendez un moment que votre conscience soit pleine pour ouvrir les yeux. De même, attendez un instant avant de bouger. Soyez reconnaissant de cette rencontre. Prenez le temps d’aller vous aérer, ou faites un ancrage. Puis vous pouvez noter toute l’expérience.

Ce voyage est modifiable à l’infini. Si vous avez peur du vide, et que le principe de l’échelle vous gêne, la corde peut-être remplacée par un escalier qui descend : il suffit d’élargir le puits pour y installer un escalier qui ne soit pas trop étroit. De même si vous êtes légèrement claustrophobe, élargissez l’escalier jusqu’à vous sentir à l’aise, de sorte que la descente ne soit pas oppressante. Si vous n’aimez pas le puits, vous pouvez également le remplacer par un arbre : imaginez le très grand, le tronc s’ouvre quand vous vous approchez pour laisser voir une ouverture et une échelle de corde (ou un escalier). Si vous n’aimez pas l’idée de la descente, vous pouvez d’ailleurs monter vers un monde supérieur. Vous pouvez de même changer à loisir le décor. Tout est selon votre goût.

3°) Ici, un exercice probablement difficile pour aller plus loin : une métamorphose.

Cette expérience peut être appelée « shapeshifting », bien que pour moi elle s’en détache légèrement. C’est le même principe, sauf que le shapeshifting se produit de façon plus « inattendue », plus forte. Pourquoi ? Car ces entraînements volontaires, surtout si vous débutez, ne produiront pas le changement de forme sur le plan astral. C’est à force d’entraînement que l’on peut provoquer un vrai shapeshifting par ce biais (d’autant plus en état de veille). Celui-ci est réellement bouleversant, et se produit lors d’une transe, qui peut être légère comme très forte. Il doit être profondément marquant : c’est le signe du changement de forme sur l’autre plan, nous gardons des traces de cette transformation après l’expérience, nous sommes perturbés. Ici nous allons donc nous entraîner plus simplement à la métamorphose « virtuelle », et peut-être qu’avec de l’entraînement vous pourrez expérimenter le shapeshifting. Attention, cet exercice n’est pas à prendre à la légère, justement parce qu’il peut entraîner un réel changement de forme (astral). L’expérience n’est pas à prolonger dans le temps, et il ne faut pas s’acharner non plus : cela demande beaucoup d’énergie, il faut y aller doucement, à son rythme, pour ne pas s’épuiser ou entraîner des lésions plus profondes.

Mettez-vous dans un endroit confortable, toujours. Allongé ou assis, avec un cousin ou sans, une couverture sur vous ou non… Il faut que vous soyez bien. Choisissez si vous préférez ouvrir les yeux ou les laisser fermés. Pour ma part, j’y parviens mieux les yeux fermés, mais c’est personnel. Sentez ce que VOUS aimez le mieux. Comme pour toute méditation ou visualisation, je vous conseille de pratiquer la respiration pour commencer, en inspirant et expirant lentement, en vous focalisant sur le souffle. On ne pense plus à rien d’autres que le souffle…. C’est d’autant plus crucial ici, que vous devez progressivement sentir une modification de ce souffle. Lorsque vous êtes calme, détendu, « à vide », pensez à l’animal que vous avez choisi. Visualisez-le d’abord si ça vous aide. Sentez alors le changement de l’air autant de vous, sur votre peau (écaillée ? plumée ?), et dans votre système respiratoire modifié. Sentez votre épine dorsale (si vous en avez une). Ecoutez votre battement de cœur, votre respiration. Vous devenez cet animal, vous ne faites qu’un avec lui. Vous l’avez vu être, bouger, se nourrir, et désormais, vous allez faire de même. Si vous êtes un oiseau, dépliez lentement vos ailes l’une après l’autre, regardez vous, grattez-vous, battez les doucement, et essayez de décoller légèrement du sol. Si vous êtes un félin, sentez vos griffes sortir et se rétracter, puis vos coussinets sur le sol tandis que vous marchez. Sentez-vous votre queue qui prolonge votre colonne vertébrale ? Essayez de la bouger selon votre volonté. Si vous êtes un animal marin, sentez l’eau qui glisse sur votre corps tandis que vous nagez, doucement, rapidement ; regardez vers la surface les reflets de lumière sur l’eau. Et ainsi de suite. Concentrez-vous sur la façon dont vous sentez, dont vous percevez les sons, la chaleur ou le froid, … Essayez de chanter, de rugir, de miauler… Tout ce qui vous fait appréhender ce corps et ses perceptions. Les possibilités sont multiples. Vous pouvez égaler vous confronter à un autre membre de votre espèce. Généralement, on ressent à un moment donné un « point clé » de l’expérience, une sorte de paroxysme, où l’on ne réfléchit plus à ce que l’on va faire, mais où l’on « vit » simplement dans ce corps. C’est souvent à ce moment là que l’enseignement clé se produit, mais on ne peut pas dresser de généralité. Ne vous inquiétez pas si juste après l’expérience se termine brusquement, car au départ il est difficile de prolonger l’expérience, et le paroxysme en marque la fin.

Une fois cet exercice terminé, je vous conseillerai de procéder à un ancrage pour rendre l’énergie que vous avez emprunté, et revenir à vous, à votre énergie. Personnellement, j’aime beaucoup dans ces cas là aller marcher dans la nature tout simplement, pour sentir à nouveau avec mon corps, renouer avec lui.

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