Retrouver l’esprit celte

Déjà paru sur l’ancienne version du blog. Il me semble par contre qu’il y a quelques fautes d’orthographes à corriger… Le texte original en premier, pour les anglophones, puis la traduction.


What elements are required to make a path true to the Celtic spirit?

I think that there are several. The more of them you have, the closer you get, in my opinion.

First is reverence for Celtic deities. This is easy, and pretty widespread, even among groups that are not really Celtic in focus. Lots of purely Wiccan groups, for instance, revere Celtic Gods and Goddesses, without fulfilling any of the other possible criteria.

Second, connection with ancestors and land spirits. This one is pretty generic and needs to be taken in combination with several other things, because ancestor worship and reverence for land spirits happens in most old Pagan cultures. I would suggest that this connection and reverence must happen in a style not unlike that shown in Evans-Wentz’s « The Fairy Faith in Celtic Countries » for it to be seen as a continuation of the Celtic spirit. We can carry it forward into a modern Celtic spirit by having a general love and reverence for the earth and its creatures. A deep appreciation of nature is revealed in early Celtic nature poetry from Ireland and Wales.

Third, poetry as intrinsic to the structure of magick. Lorax and I have done a number of rants on poetry here. We’re not talking about lame moon/June/tune rhymes, but about the kind of poetry that stirs up fire in the soul, the kind that speaks power in its descriptions and its focus. The sort of poetry that sucks you in and churns your guts. Although we often get clinical in our writing, we also try hard to make much of our writing lyrical in that sense. I hope that we sometimes succeed. In addition to poetry as magick, there was also respect for poetry as a social mechanism; it offered praise for those who were worthy, and satire and scorn for those who were not. It isn’t just the reading of poetry, but the making of poetry that is important. Celtic Pagans must be poets, even if they aren’t great poets.

Fourth, a connection with the past. The Celts had a reverence for history, and that reverence is a part of the Celtic spirit, I believe. For some, this connection comes through physical ancestry. For others, it comes through study of history. Some people get it through connecting with the feeling of the myths. Other folks get it in other ways. I think that this is why we have such heated debates here about the importance (or lack thereof) of sticking to historical fact. We all recognize that something from the past is speaking to us strongly, but we disagree about the methods of judging its veracity and usefulness.

Fifth, a sense of early Celtic cosmology; doing things in terms of three realms rather than the classical Greek four elements, using Celtic symbols like triskeles and spirals rather than pentagrams, celebrating Celtic holidays rather than (or more deeply than) the holidays of other religions, threes and nines as ritually important, use of a sacred/cosmic tree and well combination. Much of this cosmology has had to be painstakingly reconstructed from fragmentary hints, and it goes back again to the argument that historical research is important to learning about and preserving the Celtic spirit.

Sixth, I think that inclusiveness is important. We can’t rely on genealogy or geography to determine who is Celtic. The historical Celts roamed all over Europe, and lands beyond. Anyone worthy might be taken into the tribe through marriage or adoption. The Celts are roaming still, moving to America, Australia, and other widely diverse lands. And they’re still taking people in through marriage and adoption.

Seventh, respect for women was a definite part of the Celtic spirit. While Celtic women didn’t have it perfect, they were far better off than their Greek and Roman counterparts. Likewise, respect for and acceptance of gays and lesbians seems important. There is certainly text evidence for men loving men in early Celtic society. Women were not as often written about, but I think it is safe to assume that women had similar choices open to them.

Eighth, an appreciation of the complex and intricate. This is found in Celtic art, law, myth and poetry. The classical historians noted that the Celts spoke in riddles and loved to obfuscate. Wordplay and veiled reference were common.

Ninth, personal responsibility and a deep sense of self are a part of the Celtic spirit. Boasting and personal pride are evident in every Celtic tale. Sometimes it went overboard, so of course, like some other things (head hunting, etc), we have to be careful not to get too deeply into it. I think that some of us do act on this Celtic instinct, and that’s why we often have heated debate on this list. So long as it doesn’t get out of hand, I find it encouraging and a growth-oriented activity. Spirited argument was a part of the poet’s duty, and was one of the ways in which the younger poets learned from the older. Along with this, I would say that the Celtic spirit includes a strong sense of ethics about what is right and what is wrong. The Celts were not an « anything goes » kind of people. They had a very complex body of laws governing what was appropriate and what was not. Celtic Pagans need both a strong sense of personal responsibility and a code of personal and social ethics in order to carry the Celtic spirit forward.

http://www.seanet.com/~inisglas/index.html

******

[Ma Traduction, complète mais faite rapidement, il reste des maladresses]

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple, révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans « La Croyance en la féérie dans les pays celtiques » de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement]. Nous pouvons le « transporter » dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence « globaux » envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme « la lune faible »/ »Juin »/ »son » [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs « homologues » grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. La vantardise et l’orgueil sont clairement visibles dans tous les contes celtes. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (« chasse de tête » etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument « animé » [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.

Je ne peux pas actuellement partager avec vous mes réflexions profondes sur ces lunes, car elles sont encore trop intimes quelque part, je n’arrive pas à les mettre à distance. Seulement avec ces chapitres sur l’Année Celtiques (les fêtes) et le temps celtique (le calendrier), ça donne beaucoup à réfléchir en réalité. Je bloquais beaucoup, car je trouve ces parties trop théoriques, je ne voyais pas du tout comment les travailler puisqu’il n’y avait aucun exercice particulier à faire. J’étais plutôt troublée par ces données assez historiques, et je ne voyais pas comment m’en servir. Justement, c’est ce décalage qui m’a fait me poser beaucoup de questions, et qui m’a permis d’aller plus en profondeur… Qu’est-ce que que vivre sa spiritualité comme un celte ? Quelle part de sacré, quelle part de profane ? Quelles fêtes et quels noms employer ? Quelle représentation du temps ? J’ai été complètement sidérée de voir que le dernier article d’Hédéra (prêtresse vs sorcière round 2) rejoint finalement mon trouble sur le fond… Incroyable. Mais c’est un peu long à expliquer ici et ça n’est pas tellement le but (et trop personnel encore donc).

Je vais plutôt vous exposer ici un texte d'<strong>Eryn Rowan Laurie</strong> qui coïncide énormément avec ma vision du « celtisme ». Son titre original « <strong><em>Following a celtic path</em></strong> », soit « suivre une voie celte/celtique ». La traduction viendra seulement plus tard, désolée pour les non-anglophones.

<em>What elements are requ</em><em>ired to make a path true to the Celtic spirit? </em>

<em>I think that there are several. The more of them you have, the closer you get, in my opinion.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>First is reverence for Celtic deities</span>. This is easy, and pretty widespread, even among groups that are not really Celtic in focus. Lots of purely Wiccan groups, for instance, revere Celtic Gods and Goddesses, without fulfilling any of the other possible criteria.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Second, connection with ancestors and land spirits.</span> This one is pretty generic and needs to be taken in combination with several other things, because ancestor worship and reverence for land spirits happens in most old Pagan cultures. I would suggest that this connection and reverence must happen in a style not unlike that shown in Evans-Wentz’s « The Fairy Faith in Celtic Countries » for it to be seen as a continuation of the Celtic spirit. We can carry it forward into a modern Celtic spirit by having a general love and reverence for the earth and its creatures. A deep appreciation of nature is revealed in early Celtic nature poetry from Ireland and Wales.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Third, poetry as intrinsic to the structure of magick</span>. Lorax and I have done a number of rants on poetry here. We’re not talking about lame moon/June/tune rhymes, but about the kind of poetry that stirs up fire in the soul, the kind that speaks power in its descriptions and its focus. The sort of poetry that sucks you in and churns your guts. Although we often get clinical in our writing, we also try hard to make much of our writing lyrical in that sense. I hope that we sometimes succeed. In addition to poetry as magick, there was also respect for poetry as a social mechanism; it offered praise for those who were worthy, and satire and scorn for those who were not. It isn’t just the reading of poetry, but the making of poetry that is important. Celtic Pagans must be poets, even if they aren’t great poets.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Fourth, a connection with the pas</span>t. The Celts had a reverence for history, and that reverence is a part of the Celtic spirit, I believe. For some, this connection comes through physical ancestry. For others, it comes through study of history. Some people get it through connecting with the feeling of the myths. Other folks get it in other ways. I think that this is why we have such heated debates here about the importance (or lack thereof) of sticking to historical fact. We all recognize that something from the past is speaking to us strongly, but we disagree about the methods of judging its veracity and usefulness.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Fifth, a sense of early Celtic cosmology</span>; doing things in terms of three realms rather than the classical Greek four elements, using Celtic symbols like triskeles and spirals rather than pentagrams, celebrating Celtic holidays rather than (or more deeply than) the holidays of other religions, threes and nines as ritually important, use of a sacred/cosmic tree and well combination. Much of this cosmology has had to be painstakingly reconstructed from fragmentary hints, and it goes back again to the argument that historical research is important to learning about and preserving the Celtic spirit.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Sixth, I think that inclusiveness is important</span>. We can’t rely on genealogy or geography to determine who is Celtic. The historical Celts roamed all over Europe, and lands beyond. Anyone worthy might be taken into the tribe through marriage or adoption. The Celts are roaming still, moving to America, Australia, and other widely diverse lands. And they’re still taking people in through marriage and adoption.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Seventh, respect for women was a definite part of the Celtic spirit</span>. While Celtic women didn’t have it perfect, they were far better off than their Greek and Roman counterparts. Likewise, respect for and acceptance of gays and lesbians seems important. There is certainly text evidence for men loving men in early Celtic society. Women were not as often written about, but I think it is safe to assume that women had similar choices open to them.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Eighth, an appreciation of the complex and intricate</span>. This is found in Celtic art, law, myth and poetry. The classical historians noted that the Celts spoke in riddles and loved to obfuscate. Wordplay and veiled reference were common.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Ninth, personal responsibility and a deep sense of self are a part of the Celtic spirit</span>. Boasting and personal pride are evident in every Celtic tale. Sometimes it went overboard, so of course, like some other things (head hunting, etc), we have to be careful not to get too deeply into it. I think that some of us do act on this Celtic instinct, and that’s why we often have heated debate on this list. So long as it doesn’t get out of hand, I find it encouraging and a growth-oriented activity. Spirited argument was a part of the poet’s duty, and was one of the ways in which the younger poets learned from the older. Along with this, I would say that the Celtic spirit includes a strong sense of ethics about what is right and what is wrong. The Celts were not an « anything goes » kind of people. They had a very complex body of laws governing what was appropriate and what was not. Celtic Pagans need both a strong sense of personal responsibility and a code of personal and social ethics in order to carry the Celtic spirit forward.</em>
<h5>http://www.seanet.com/~inisglas/index.html</h5&gt;
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<em>[Ma Traduction, complète mais faite rapidement, il reste des maladresses]</em>

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple,  révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans « La Croyance en la féérie dans les pays celtiques » de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement].  Nous pouvons le « transporter » dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence « globaux » envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme  « la lune faible »/ »Juin »/ »son » [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs « homologues » grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. La vantardise et l’orgueil sont clairement visibles dans tous les contes celtes. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (« chasse de tête » etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument « animé » [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.

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