Les Larves

I – Que sont les larves ?

Il existe plusieurs types de larves, c’est pour cette raison qu’on a du mal à cerner la notion le plus souvent. Cela dépend aussi des différentes conceptions des « sphères » énergétiques (des mondes, en gros) et du parcours des « âmes ». On peut considérer, en général, que les larves sont des résidus énergétiques qui n’ont pas été dissous ou sublimés. Un égrégore qui auraient dû être dissout et qui ne l’a pas été totalement, un être qui est décédé, et qui, en changeant d’état de sphère, a laissé une partie derrière lui. Ces amas, pour perdurer, doivent s’agglutiner à d’autres énergies – c’est notamment ainsi qu’un reste d’égrégore peut devenir une entité en fusionnant avec l’âme d’un défunt qui refuse de partir.

II – Comment les attraper ?

Lors d’une séance de spiritisme, vous ne pouvez pas tout contrôler. Vous ouvrez une brèche vers d’autres sphères, supérieures ou inférieures, et vos intentions envoient des signaux largement, et peuvent attirer toutes sortes d’être ou d’énergies non « vivantes ». Vous serez aisément repérables, et aisément atteints par des entités. Malgré une préparation mentale préalable (le calme, exposé clair des intentions), lors de la séance votre esprit peut s’égarer, peut modifier son plan initial et tendre donc vers d’autres types d’énergies. Ne sous-estimez pas la puissance de votre esprit. Il est donc possible que malgré vous, des larves se frayent un chemin et s’attachent à vos corps énergétiques pour pomper votre énergie.

III – Comment s’en protéger ?

Lorsque nous insistons énormément sur la protection lors de séance de spiritisme, c’est parce que c’est crucial. Il s’agit de vous protéger des entités ET des larves potentielles. Il faut donc absolument procéder à des protections sérieuses : l’eau bénite dans les coins de la pièce, le sel consacré, les divers cercles, les pierres, les bougies, … pour cela vous pouvez vous reporter ailleurs. Je noterai cependant quelque chose de plus : essayez au maximum d’avoir une conscience pleine, de ne pas laisser aller vos pensées. Le contrôle de votre esprit limitera les risques de « fuite d’énergie » qui attireraient des larves. Si vous avez quelques expériences de magie mentale, vous pouvez également dresser des barrières magiques (barrières énergétiques sur le plan astral pour verrouiller votre maison, la pièce, vos corps énergétiques). La visualisation de bulles de protection supplémentaire est un premier pas dans ce cas. Mais il faut y mettre toute votre volonté, et le maximum de détails.

IV – Comment savoir si on en a et s’en débarrasser ?

– Comment savoir si vous êtes atteint
A priori, vous le saurez rapidement. Des modifications claires s’effectuent avec le temps : vous êtes las, anormalement fatigué, vous avez tendance à être irritable, parfois vous avez des comportements qui ne vous ressemblent pas. Vous pouvez également demander à des gens de vous « scanner » : par le pendule, en demandant à des guides, par leur capacité médiumnique, par un test énergétique…

– Comment s’en débarrasser
Si vous n’avez aucune connaissance, ou surtout, pas de pratique derrière-vous, le mieux est d’aller voir des spécialistes. Une membre du forum nous a recommandé la plateforme « Au delà du paranormal » (forum), en disant qu’ils avaient été vraiment très « professionnels », très efficaces. Je suppose qu’ils ne sont pas les seuls, mais voici un exemple.
Vous pouvez sinon sonder vos corps énergétiques pour savoir à quel endroit est accroché la larve, grâce au magnétisme, au pendule, ou à la divination ; et procéder à des instances purification pour la dissoudre. Je pense au chant (une certaine pratique du chant) par exemple, à la musique (bol tibétain, cloche, hochet), passer son corps dans un encens de purification (sauge, romarin, …), travailler avec des cristaux, purifier notre lieu de vie principal et surtout la chambre (nettoyage physique intensif, aération, encens, visualisation)… Il existe un très grand nombre de méthodes, c’est à chaque personne selon sa tradition d’approfondir la question.

Et je me permets de citer Uriel pour le point important : « Comment reconnaître une larve? »

Les larves sont des entités sombres, mais qui ont un niveau spirituel très bas. Lorsque tu en rencontres une, tu le ressens assez facilement; comme des sangsues, elles s’accrochent à ton énergie, te persécutent, persistent à s’accrocher à toi pour puiser dans ton énergie même lorsque tu quittes les sphères astrales. Au niveau des émotions, tu peux ressentir des émotions parasites, te sentir affaibli et traqué par une chose un peu informe, au niveau spirituel très bas. Pour t’imager la chose d’une façon plus parlante, ce sont un peu les mêmes sensations que lorsque tu es persécuté ici bas par un « boulet » qui ne cesse de te harceler et finis par t’épuiser.

Pour compléter cet article, je vous renvoie à un excellent texte d’Arnaud.

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Bibliographie sur le celtisme

Les fondements

Les Druides, le couple Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux
Éradiquer à jamais la conception romantique du druide ; briser le mythe des druidesses, …. Voir et comprendre enfin ce qu’est un druide, sa fonction, sa place dans la société et pas seulement dans le culte.

La société celtique, le couple Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux

La civilisation celtique, le couple Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux

Les fêtes celtiques, le couple Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux
Comprendre précisément le temps celtique, le calendrier, en dehors des clichés. Se faire une idée de ce qu’était réellement les fêtes celtiques, ces célébrations rituelles (ou non d’ailleurs). On regrette qu’il ne soit pas fait mention des équinoxes, mais seulement des 4 grands piliers.

NB : pour ceux qui ne le sauraient pas, ces ouvrages sont des fondamentaux dans ce domaine, car CG et FLR sont des universitaires aux travaux extrêmement rigoureux et sérieux.

Mythologie

A venir

Comprendre la pensée et les symboles du paganisme celtique antique

Vivre la tradition celtique au fil des saison, Mara Freeman
Comprendre la conception du temps chez les païens celtes ; comprendre les célébrations ; mythes et folkore ; traditions …

The Druid Plant Oracle, Philip Carr-Gomm
Comprendre la pensée chamanique du celtisme, la symbolique des animaux, les mythes…

The Druid Animal Oracle, Philip Carr Gomm
J’aurais plus de mal à dire pour celui-ci. Comprendre l’importance des plantes dans la tradition, c’est bourré de symboles.

Le Tarot Celte des Arbres
Comprendre les mythes, la symbolique des arbres. A la fois à cause de la mythologie, mais aussi de l’utilisation antique des arbres, de leurs propriétés biologiques. Plein d’allusions au folkore.

Les Dicts de Druide Cadoc
La pensée druidique en acte… les énigmes, les triades, …

 

Comprendre la pensée moderne du druidisme

La Rouelle, périodique du groupe français de l’Assemblée du Chêne et du sanglier

– Le site de l’OBOD

– Le Druidnetwork (site internet)

 

Pour aller plus loin

– chamanisme celte
http://www.greyhouseinthewoods.org/swib.htm

Fire in the head : Shamanims & the Celtic Spirit, par Tom Cowan

The Celtic Shaman, par John Matthews

(les plantes chez les celtes)

– les livres de Ross Heaven, y compris les récits (Sin Eater), mais à prendre avec des pincettes

 

La rigueur des historiens et la reconstruction :

– Reconstructionnisme celte : http://www.paganachd.com

– Site consacré et Epona :  http://epona.net/


J’éditerai au fur et à mesure ce post.

EDIT : note pour plus tard : est-ce que dans la biblio de Carr Gomm : http://www.philipcarrgomm.druidry.org/books.htm il y a des ouvrages sur le druidcraft qui peuvent servir à étudier le celtisme et la religion celte ?

Nouvel appel : contributions sur Perséphone !

Holalala, ça fleurit vraiment partout… Encore une superbe initiative ! J’aimerais tellement pouvoir y participer… Celle-ci est particulièrement ouverte car il est possible d’envoyer des œuvres « graphiques » (dessins etc). Voici l’annonce, trouvée sur le temple d’Athéna :

Queen of the Sacred Way: A Devotional Anthology in Honor of Persephone is now open for submissions!

We are interested in a wide variety of pieces, including (but not limited to) scholarly articles, short fiction, poetry, original translations of ancient texts, hymns, rituals and artwork.

Submitters are strongly encouraged to explore the many facets of this complex Goddess in their work, such as Persephone as daughter, Spring Maiden, Queen of Underworld, wife of Hades, lover of Adonis, rival of Aphrodite, Initiator of the Mysteries, Mother of Dionysus, Aion and the Eyrines, etc. Pieces that focus on lesser-known myths and aspects of Persephone are of particular interest.

All works must be original, not public domain. No plagiarism. Previously published submissions are acceptable, provided the author retains all rights to the work. Authors retain all rights to the submission. Upon acceptance, the author will be sent a permission to publish form along with a request for a short biography to include in the anthology.

The editor reserves the right to make any minor changes in the case of grammar, spelling and formatting concerns. The editor also reserves the right to request modification of submissions and to reject submissions as necessary.

No monetary compensation will be provided. Proceeds from all sales will be divided between charitable donations in the name of the Goddess, and production costs for future publications from Bibliotheca Alexandrina. All contributors will receive a coupon code which will allow them to purchase three copies of the anthology at cost.

Acceptable length is anywhere from 100-10,000 words (with the exception of poetry), and the submissions period will run from February 7 2011- August 31st 2011, with the projected release date in September of the same year. Please send your submission either in the body of the email or as a .doc/.docx attachment with “Persephone Devotional” in the subject line to melitta.benu@gmail.com.

Travailler avec les éléments

Un article assez vieux…. il doit avoir plus d’un an maintenant (mais je ne me rappelle pas exactement). J’espère qu’il ne reste pas de fautes de frappe.

Le Travail avec les éléments

– Par Contact : Comment ça marche ? Il suffit de travailler en relation directe avec l’élément en question. Récemment, pour Litha, j’ai cherché à me rapprocher de l’élément feu, alors j’ai cherché partout sur le net, l’histoire des législations, mais surtout, comment faire soi même un feu. Et ensuite j’ai fait l’expérience, dans un petit chaudron pour débuter en sécurité. Mais on peut faire des choses plus simples : en été, être responsable du barbecue est aussi une épreuve du feu : pour l’allumer, l’entretenir, observer la cuisson des aliments en fonction de leur place… Et plus simplement, on peut travailler une bougie : la faire soi-même, ou simplement méditer sur son fonctionnement : la mèche trempée dans la cire, le besoin du petit cratère pour que la flamme soit plus grande, les effets des courants d’air… Pour l’eau ça paraît tout de suite plus simple. Se baigner dans une baignoire, une piscine, la mer, et comparer les expériences. Oui en réalité, c’est très différent : les gens qui ont peur de l’eau seront pourtant capable de prendre un bain; ou dans une piscine peu profonde. La mer/l’océan, c’est déjà une autre étape, et bien d’autres sensations. Mais prendre conscience de soi sous la pluie, c’est aussi une épreuve : écouter le bruit de la pluie qui tombe, sentir les différences de densité des gouttes (celles qui sont toutes petites et celles qui “trempent”). Cet été j’ai fait une nouvelle expérience extra que vous pouvez lire dans “Apprendre de la Nature” : glisser sur la mer en kayak, c’est particulier… Pour l’air ça paraît moins évident, mais vous pouvez faire ça très simplement : créer un courant d’air en ouvrant deux fenêtres et vous mettre au milieu pour ressentir, méditer. Sinon, quand vous avez l’occasion, être au milieu d’arbre par temps venteux, monter en haut d’une colline et ressentir que sur ce point culminant les vents affleurent, être au bord de la grève en plein vent, sentir le vend chaud du sud ou au contraire le vent froid/frais…. Pour la terre, je suppose que tout le monde connaît les différentes méthodes d’ancrage et méditation de l’arbre. Mais on peut entrer directement en relation avec la Terre quand on fait de la marche à pied et qu’on prend conscience de son pieds dans les pieds, de la gravité ; quand on le fait de façon intensive c’est d’autant plus sensibles. Je trouve également que marcher pieds nus sur le sable, la terre, c’est une expérience à faire et à répéter, ça offre des sensations innombrables.

– La Méditation : Pour cela, il existe des techniques tellement nombreuses, en cherchant un peu on en trouve plein sur internet, et je vois souvent que les bouquins de magie/païen (witchcraft, wicca etc) propose des exercices. On peut faire ça de façon neutre et détachée, sans support : se vider la tête, être profondément calme, puis concentrer la pensée sur un élément, et voir ce qui nous vient comme images/symboles/idées. On peut sinon procéder avec l’élément devant soi, dans un bol (eau/terre), ou en “activité” (bougie/encens allumés pour feu/air). On peut également coupler la méthode par contact direct, qui vous offre des sensations, et la méditation/réflexion. C’est effectivement beaucoup plus riche. J’ai remarqué que j’aime méditer en étant directement en contact avec l’élément : être dans l’eau est une méditation pour moi. Je m’en suis rendue compte dans la douche, et aussi beaucoup dans les piscines et dans la mer. C’est quasiment automatique. Quand j’ai produit mon feu de Litha, je me suis également rendu compte que c’était bien plus qu’avoir fait un feu. C’était une véritable expérience/méditation/réflexion avec et sur l’élément en question. Ça paraît anodin mais on se sent transformé. Il est clair également que la marche est une méditation active, il faut s’habituer peut-être, apprendre à délasser sur esprit pour que le basculement se produise tout de suite, ou bien marcher plus longtemps pour dépasser le stade “évacuation” (du stress et énergies négatives). Dans la rue c’est mieux que rien, dans un environ avec de la verdure c’est mieux, parce que tandis qu’on marche on peut observer la Terre autour de soi et pas seulement la sentir sous ses pieds.

– La Visualisation : plus facile pour moi que la méditation, parce que c’est “actif” et que j’ai du mal à ralentir les pensées de mon esprit. Comme pour la méditation, on peut procéder “dans le vide” ou avec l’élément présent comme support. Il existe plusieurs techniques : soit on visualise l’élément hors de soi, comme une entité, soit on s’imagine être l’élément en question. On ressent l’énergie, la température, on voit des couleurs, on ressent…

– La Divination
: Et oui, certains l’oublient souvent, mais parmi les premiers genre de divination il y a la divination par les éléments ! La divination étant un de mes terrains d’expérimentation favoris, c’est sûr que je m’y suis déjà beaucoup essayé. Il est bon d’essayer au moins une fois avec chaque élément, mais c’est sûr que les résultats viennent mieux avec notre élément fétiche. Pour le feu : divination avec la flamme d’une bougie, avec avec un grand feu. J’applique plus ou moins la même méthode qu’avec la cristallomancie, il s’agit de fixer dans le feu, mais pas le feu lui-même, au delà… Pour l’air, c’est une technique que je trouve difficile : il s’agit d’analyser les directions dans lesquelles vont et viennent le vent (impossible pour moi), ou plus “simplement” (hem) de savoir écouter et ressentir le vent… mais je pense que ça demande non seulement un sacré entraînement, mais aussi une sensibilité à toute épreuve. La terre : par les pierres ! Les minéraux sont directement issus de la terre, on l’oublie trop souvent, la géomancie peut également être une technique qui se rattache à la terre. J’en avais trouvé d’autres, mais elles ne me reviennent pas. Pour l’eau finalement, c’est souvent la méthode la plus connu : l’hydromancie, l’ancêtre de la boule de cristal. Il s’agit d’appliquer la technique de cristallomancie avec un bol d’eau (translucide ou non) Soit on cherche à fixer “au fond, soit on se sert de la surface comme miroir. Une fois qu’on est habitué, on peut lire les eaux quelque soit sa forme : des flaques d’eau dans la rue, la mer, des lacs… Étant donné que c’est mon élément, ça marche très bien pour moi, je ne saurais dire si c’est difficile. ^^”

– Lire et apprendre, théorie et réflexions : c’est sûr aussi, pas de secret, livres des ouvrages sur la question est inévitable. L’expérience paraît plus enrichissante, parce qu’elle procure des sensations directes, et qu’on a la satisfaction d’apprendre directement de l’élément, mais les lectures peuvent parfois nous donner de nouvelles pistes que nous n’avions pas explorées, nous montrer les choses sous un angle différent qui permet d’enrichir les réflexions, donner d’autres idées d’exercice… La théorie enrichit la pratique en fait je trouve. Il est important de regarder tout autour de soi et de percevoir l’importance qu’ont les éléments dans l’univers. Vous voyez les éléments partout autour de vous, dans la météo mais pas seulement ; dans les cycles de la vie ; dans la personnalité des gens…

– Créer : Avant je ne réfléchissais pas du tout en ce sens, mais aujourd’hui c’est devenu une évidence. Il est excellent de créer, des photos, des textes, des dessins, des sculptures, des bijoux, … pour travailler avec les éléments. C’est également un rapport “direct”, mais ça fonctionne en sens inverse : c’est de nous que sort la représentation de l’élément, et non l’élément qui nous montre la voie. C’est très enrichissant, excellent travail d’appropriation, de rapprochement avec les éléments. Travailler avec des couleurs, des matières, la meilleure façon de rendre les symboles, travailler avec des pierres…

On peut penser encore à des millions de choses à faire, ou développer beaucoup ce que j’ai exposé là, mais c’est un post “liste”, pour donner des idées à ceux qui n’en ont pas, ou pour montrer tout simplement comment je travaille.

Retrouver l’esprit celte

Déjà paru sur l’ancienne version du blog. Il me semble par contre qu’il y a quelques fautes d’orthographes à corriger… Le texte original en premier, pour les anglophones, puis la traduction.


What elements are required to make a path true to the Celtic spirit?

I think that there are several. The more of them you have, the closer you get, in my opinion.

First is reverence for Celtic deities. This is easy, and pretty widespread, even among groups that are not really Celtic in focus. Lots of purely Wiccan groups, for instance, revere Celtic Gods and Goddesses, without fulfilling any of the other possible criteria.

Second, connection with ancestors and land spirits. This one is pretty generic and needs to be taken in combination with several other things, because ancestor worship and reverence for land spirits happens in most old Pagan cultures. I would suggest that this connection and reverence must happen in a style not unlike that shown in Evans-Wentz’s « The Fairy Faith in Celtic Countries » for it to be seen as a continuation of the Celtic spirit. We can carry it forward into a modern Celtic spirit by having a general love and reverence for the earth and its creatures. A deep appreciation of nature is revealed in early Celtic nature poetry from Ireland and Wales.

Third, poetry as intrinsic to the structure of magick. Lorax and I have done a number of rants on poetry here. We’re not talking about lame moon/June/tune rhymes, but about the kind of poetry that stirs up fire in the soul, the kind that speaks power in its descriptions and its focus. The sort of poetry that sucks you in and churns your guts. Although we often get clinical in our writing, we also try hard to make much of our writing lyrical in that sense. I hope that we sometimes succeed. In addition to poetry as magick, there was also respect for poetry as a social mechanism; it offered praise for those who were worthy, and satire and scorn for those who were not. It isn’t just the reading of poetry, but the making of poetry that is important. Celtic Pagans must be poets, even if they aren’t great poets.

Fourth, a connection with the past. The Celts had a reverence for history, and that reverence is a part of the Celtic spirit, I believe. For some, this connection comes through physical ancestry. For others, it comes through study of history. Some people get it through connecting with the feeling of the myths. Other folks get it in other ways. I think that this is why we have such heated debates here about the importance (or lack thereof) of sticking to historical fact. We all recognize that something from the past is speaking to us strongly, but we disagree about the methods of judging its veracity and usefulness.

Fifth, a sense of early Celtic cosmology; doing things in terms of three realms rather than the classical Greek four elements, using Celtic symbols like triskeles and spirals rather than pentagrams, celebrating Celtic holidays rather than (or more deeply than) the holidays of other religions, threes and nines as ritually important, use of a sacred/cosmic tree and well combination. Much of this cosmology has had to be painstakingly reconstructed from fragmentary hints, and it goes back again to the argument that historical research is important to learning about and preserving the Celtic spirit.

Sixth, I think that inclusiveness is important. We can’t rely on genealogy or geography to determine who is Celtic. The historical Celts roamed all over Europe, and lands beyond. Anyone worthy might be taken into the tribe through marriage or adoption. The Celts are roaming still, moving to America, Australia, and other widely diverse lands. And they’re still taking people in through marriage and adoption.

Seventh, respect for women was a definite part of the Celtic spirit. While Celtic women didn’t have it perfect, they were far better off than their Greek and Roman counterparts. Likewise, respect for and acceptance of gays and lesbians seems important. There is certainly text evidence for men loving men in early Celtic society. Women were not as often written about, but I think it is safe to assume that women had similar choices open to them.

Eighth, an appreciation of the complex and intricate. This is found in Celtic art, law, myth and poetry. The classical historians noted that the Celts spoke in riddles and loved to obfuscate. Wordplay and veiled reference were common.

Ninth, personal responsibility and a deep sense of self are a part of the Celtic spirit. Boasting and personal pride are evident in every Celtic tale. Sometimes it went overboard, so of course, like some other things (head hunting, etc), we have to be careful not to get too deeply into it. I think that some of us do act on this Celtic instinct, and that’s why we often have heated debate on this list. So long as it doesn’t get out of hand, I find it encouraging and a growth-oriented activity. Spirited argument was a part of the poet’s duty, and was one of the ways in which the younger poets learned from the older. Along with this, I would say that the Celtic spirit includes a strong sense of ethics about what is right and what is wrong. The Celts were not an « anything goes » kind of people. They had a very complex body of laws governing what was appropriate and what was not. Celtic Pagans need both a strong sense of personal responsibility and a code of personal and social ethics in order to carry the Celtic spirit forward.

http://www.seanet.com/~inisglas/index.html

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[Ma Traduction, complète mais faite rapidement, il reste des maladresses]

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple, révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans « La Croyance en la féérie dans les pays celtiques » de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement]. Nous pouvons le « transporter » dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence « globaux » envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme « la lune faible »/ »Juin »/ »son » [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs « homologues » grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. La vantardise et l’orgueil sont clairement visibles dans tous les contes celtes. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (« chasse de tête » etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument « animé » [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.

Je ne peux pas actuellement partager avec vous mes réflexions profondes sur ces lunes, car elles sont encore trop intimes quelque part, je n’arrive pas à les mettre à distance. Seulement avec ces chapitres sur l’Année Celtiques (les fêtes) et le temps celtique (le calendrier), ça donne beaucoup à réfléchir en réalité. Je bloquais beaucoup, car je trouve ces parties trop théoriques, je ne voyais pas du tout comment les travailler puisqu’il n’y avait aucun exercice particulier à faire. J’étais plutôt troublée par ces données assez historiques, et je ne voyais pas comment m’en servir. Justement, c’est ce décalage qui m’a fait me poser beaucoup de questions, et qui m’a permis d’aller plus en profondeur… Qu’est-ce que que vivre sa spiritualité comme un celte ? Quelle part de sacré, quelle part de profane ? Quelles fêtes et quels noms employer ? Quelle représentation du temps ? J’ai été complètement sidérée de voir que le dernier article d’Hédéra (prêtresse vs sorcière round 2) rejoint finalement mon trouble sur le fond… Incroyable. Mais c’est un peu long à expliquer ici et ça n’est pas tellement le but (et trop personnel encore donc).

Je vais plutôt vous exposer ici un texte d'<strong>Eryn Rowan Laurie</strong> qui coïncide énormément avec ma vision du « celtisme ». Son titre original « <strong><em>Following a celtic path</em></strong> », soit « suivre une voie celte/celtique ». La traduction viendra seulement plus tard, désolée pour les non-anglophones.

<em>What elements are requ</em><em>ired to make a path true to the Celtic spirit? </em>

<em>I think that there are several. The more of them you have, the closer you get, in my opinion.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>First is reverence for Celtic deities</span>. This is easy, and pretty widespread, even among groups that are not really Celtic in focus. Lots of purely Wiccan groups, for instance, revere Celtic Gods and Goddesses, without fulfilling any of the other possible criteria.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Second, connection with ancestors and land spirits.</span> This one is pretty generic and needs to be taken in combination with several other things, because ancestor worship and reverence for land spirits happens in most old Pagan cultures. I would suggest that this connection and reverence must happen in a style not unlike that shown in Evans-Wentz’s « The Fairy Faith in Celtic Countries » for it to be seen as a continuation of the Celtic spirit. We can carry it forward into a modern Celtic spirit by having a general love and reverence for the earth and its creatures. A deep appreciation of nature is revealed in early Celtic nature poetry from Ireland and Wales.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Third, poetry as intrinsic to the structure of magick</span>. Lorax and I have done a number of rants on poetry here. We’re not talking about lame moon/June/tune rhymes, but about the kind of poetry that stirs up fire in the soul, the kind that speaks power in its descriptions and its focus. The sort of poetry that sucks you in and churns your guts. Although we often get clinical in our writing, we also try hard to make much of our writing lyrical in that sense. I hope that we sometimes succeed. In addition to poetry as magick, there was also respect for poetry as a social mechanism; it offered praise for those who were worthy, and satire and scorn for those who were not. It isn’t just the reading of poetry, but the making of poetry that is important. Celtic Pagans must be poets, even if they aren’t great poets.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Fourth, a connection with the pas</span>t. The Celts had a reverence for history, and that reverence is a part of the Celtic spirit, I believe. For some, this connection comes through physical ancestry. For others, it comes through study of history. Some people get it through connecting with the feeling of the myths. Other folks get it in other ways. I think that this is why we have such heated debates here about the importance (or lack thereof) of sticking to historical fact. We all recognize that something from the past is speaking to us strongly, but we disagree about the methods of judging its veracity and usefulness.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Fifth, a sense of early Celtic cosmology</span>; doing things in terms of three realms rather than the classical Greek four elements, using Celtic symbols like triskeles and spirals rather than pentagrams, celebrating Celtic holidays rather than (or more deeply than) the holidays of other religions, threes and nines as ritually important, use of a sacred/cosmic tree and well combination. Much of this cosmology has had to be painstakingly reconstructed from fragmentary hints, and it goes back again to the argument that historical research is important to learning about and preserving the Celtic spirit.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Sixth, I think that inclusiveness is important</span>. We can’t rely on genealogy or geography to determine who is Celtic. The historical Celts roamed all over Europe, and lands beyond. Anyone worthy might be taken into the tribe through marriage or adoption. The Celts are roaming still, moving to America, Australia, and other widely diverse lands. And they’re still taking people in through marriage and adoption.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Seventh, respect for women was a definite part of the Celtic spirit</span>. While Celtic women didn’t have it perfect, they were far better off than their Greek and Roman counterparts. Likewise, respect for and acceptance of gays and lesbians seems important. There is certainly text evidence for men loving men in early Celtic society. Women were not as often written about, but I think it is safe to assume that women had similar choices open to them.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Eighth, an appreciation of the complex and intricate</span>. This is found in Celtic art, law, myth and poetry. The classical historians noted that the Celts spoke in riddles and loved to obfuscate. Wordplay and veiled reference were common.</em>

<em><span style= »text-decoration:underline; »>Ninth, personal responsibility and a deep sense of self are a part of the Celtic spirit</span>. Boasting and personal pride are evident in every Celtic tale. Sometimes it went overboard, so of course, like some other things (head hunting, etc), we have to be careful not to get too deeply into it. I think that some of us do act on this Celtic instinct, and that’s why we often have heated debate on this list. So long as it doesn’t get out of hand, I find it encouraging and a growth-oriented activity. Spirited argument was a part of the poet’s duty, and was one of the ways in which the younger poets learned from the older. Along with this, I would say that the Celtic spirit includes a strong sense of ethics about what is right and what is wrong. The Celts were not an « anything goes » kind of people. They had a very complex body of laws governing what was appropriate and what was not. Celtic Pagans need both a strong sense of personal responsibility and a code of personal and social ethics in order to carry the Celtic spirit forward.</em>
<h5>http://www.seanet.com/~inisglas/index.html</h5&gt;
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<em>[Ma Traduction, complète mais faite rapidement, il reste des maladresses]</em>

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple,  révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans « La Croyance en la féérie dans les pays celtiques » de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement].  Nous pouvons le « transporter » dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence « globaux » envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme  « la lune faible »/ »Juin »/ »son » [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs « homologues » grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. La vantardise et l’orgueil sont clairement visibles dans tous les contes celtes. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (« chasse de tête » etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument « animé » [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.

Rituel d’Ostara : planter sa volonté

Finalement je me suis dit que ça ne serait peut-être pas mal finalement de poster quelques idées de rituels ici… Des choses que je trouve au détour du net, pour s’inspirer… Si c’est dans cette catégorie et pas « articles », c’est parce que ça ne vient pas de moi. Voici le premier pour Ostara :

 

Le travail de la terre est une excellente métaphore pour ceux qui pratique la magie. C’est un excellent moyen de visualiser et de donner chair aux transformations et aux réflexions qui nous animent. Voici un rituel proposé par Ruby Lavender dans le Llewellyn’s 2005 Witches’ Spell-a-Day Almanac et qui peut être conduit le jour même d’Ostara ou dans les jours précédant ou suivant l’équinoxe.
En cette période nos désirs et nos buts sont comme des graines que l’ont doit entretenir soigneusement afin qu’ils s’épanouissent et qu’ils donnent des fruits.
A cet effet, remplissez de terre un pot de petite taille, choisissez une graine qui symbolise votre but; par exemple un gland pour la sagesse et le savoir, des graines de sureaux pour la magie, des amandes pour la santé, noisette pour la prospérité etc…
Plantez la graine dans la terre et récitez cette incantation:

Par la graine et la racine,
Par le bourgeon et la tige,
Par la feuille, la fleur et le fruit,
J’invoque le pouvoir d’accomplir mon désir.
Qu’il en soit ainsi.

Lorsque votre but est atteint ajoutez la terre à votre jardin ou bien repiquez la plante qui s’est épanouie.

 

Source : http://epona.over-blog.net/