Quatrième semaine, le doute

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Technique : Toujours une hésitation : est-ce que j’intègre de la couleur ? (crayons de couleurs) Mais finalement non, je n’y parviens pas, seule cette noirceur en différentes nuances me convient pour l’instant, surtout avec des thèmes aussi difficiles pour moi. Pour ce dessin j’ai pris la peine d’aller rechercher ma petite boîte de crayon : HB, B, 2B, 3B, 4B, 5B, 6B. Je ne les ai pas tous utilisés bien sûr, mais ça me procure du plaisir de les avoir, une déclinaison du crayon simple, avec des possibilités d’estompage et de teinte noire plus grandes.

Dessin : Archi simple, et il me donne une impression plus aboutie que le précédent, parce que les traits ne sont pas là simplement pour remplir, pour représenter, mais ils sont une « force » dans le dessin. Du moins c’est ce que je ressens. Ca ne représente pas tout à fait la vision que j’ai eue, mais l’idée est bien là. Il s’agit donc de moi, dans une position typique : à genou, complètement recroquevillée sur moi-même. Ca n’est pas au sens propre, mais au figuré, une position que j’adopte particulièrement souvent : comme un animal blessé, farouche, je me replis sur moi-même en croyant me protéger. Les grandes plages noires autour, pointues, ce sont les doutes qui m’assaillent totalement. Reflet de ma situation des deux derniers mois, je subis le siège des doutes les plus profonds. J’essaie de m’en cacher, de m’en tenir éloignée, mais rien n’y fait. L’espèce de bulle floue, c’est peut-être (car je ne sais pas exactement ce qu’elle est) mon illusion d’être à l’abri. A l’heure où j’ai dessiné je savais bien que c’était complètement vain, mais souvent quand je cherche à me préserver comme ça, je suis aussi aveugle… Donc cette onde circulaire, c’est pour montrer que je suis tout de même atteinte, qu’il n’y a pas de rempart.

Notion : Je ne saurai quoi dire de particulier sur la notion. Au moment où le sujet est tombé, en retard pour moi (mais ça n’est pas grave Nolwenn je le repète ! ;), j’étais tellement immergée dans mon mal être que ça m’a paru évident. Je suis sceptique, donc je remets toujours tout en question, je préfère douter. Mais trop de doutes tue le doute comme on dit. Et on finit par douter de tout, se laisser complètement déborder etc. En l’occurrence, dans ma situation actuelle, j’avais raison de douter, c’était une phase extrêmement profonde et intime d’introspection, de bouleversement… Extrêmement douloureux. Mais voilà, je me suis rendue compte que j’étais moi-même bloquée, isolée.

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