Sixième semaine, lumière

Pas grand chose à dire cette fois-ci ! En fait mon  premier dessin ne m’a pas retenu sur ma feuille, et je suis allée vagabonder ailleurs…. Le résultat a été bien meilleur !

Technique : première image venue au crayon de papier… mais finalement quelque part je n’étais pas d’humeur à procéder à ce dessin. Je voulais de la gaieté, de la « vraie » lumière. Instinctivement j’ai pris mes crayons de couleurs depuis le temps que j’y pensais, et j’ai dessiné un mandala. Plus ou moins consciemment seulement, car je pensais revenir plus tard effectuer mon dessin « Lumière » sur mon carnet, au crayon de papier. Rien à dire de particulier sinon le plaisir que j’ai pris à manipuler de la couleur, et l’efficacité que ça a eu sur moi pour produire de la lumière.

Dessin : Un mandala… c’est bête mais ça résume tout. Je voulais faire un mandala, mon premier en fait. Et j’avais en tête la volonté de faire quelque chose de coloré, de gai, de lumineux. Je voulais que ce dessin rayonne de lumière pour m’en imprégner car j’en avais besoin. Et je crois que le but a été atteint, car en plus du plaisir du dessin aux crayons de couleurs, je pense avoir ressenti justement l’influence de chacune d’entre elle, comme en « chromothérapie ». Un vrai rayonnement, pas tellement de chaleur non, vraiment de gaieté, et donc de lumière. . Au départ je souhaitais un dessin qui représente l’harmonie spirituelle et la lumière intérieure, mais ça ne convenait pas je pense. C’était vraiment très « primitif », instinctif, d’aller chercher du côté du mandala. Et donc je pense beaucoup plus juste, et judicieux (bénéfique).

Notion : Ici, Lumière allait pour moi de pair avec Gaieté. C’était particulièrement clair dans ma tête quand j’ai dessiné le mandala, bien que ça ne soit pas clairement d’abord pour le projet, mais vraiment pour moi. Et finalement, je pense qu’inconsciemment, j’avais à l’esprit cette conception : la lumière intérieure doit se cultiver, et elle passe par une joie de vivre intense (gaieté), qui en fait rayonne hors de soi et se répand sur les autres. C’est ce que je souhaitais reproduire ici.

Par la suite j’ai voulu tout de même réaliser mon dessin au crayon, mais la vision s’était beaucoup trop estompée. Je ne sais pas quel est l’élément qui faisait la différence pour marquer la lumière, mais mon idée de pose méditative dans un temple, pourtant à ciel ouvert (!), était beaucoup trop sombre…

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Cinquième semaine, le combat

Technique : Rien à redire. Je continue d’éprouver un rapport « charnel » au papier et au crayon, donc je poursuis avec cette technique de base.

Dessin : Des visions différentes et mitigées ici me sont venues. Au départ je voulais un fil tendu et deux équilibristes, car ça me semblait approprié de me représenter dans ce duel pour la vie et l’équilibre mental. Mais finalement non, mais assez de « liberté » malgré le côté aérien que j’aimais. Alors ensuite j’ai visualisé étrangement deux personnages dans une joute moyenâgeuse ! Mais ça ne m’a pas semblé convenir non plus, malgré le fait que je sois assez immergée dans des mythes et des symboliques en ce moment. Bref.
Pour en revenir à ce que j’ai fait, le choix est simple : les deux personnages sont moi. Car mon ennemi principal c’est moi-même, je suis la source (partielle) de mon mal être, de mes doutes, de mes soucis… Ce qui me permettra de gagner en sérénité, c’est de me battre contre moi-même. Donc deux personnages identiques, qui sont tous les deux moi. Ensuite j’ai gardé la « piste », à la fois sableuse comme dans une arène, ou une joute, et en même temps les « épées » étaient pour moi des fleurets d’escrime. Je n’ai représenté personne d’autre car c’est vraiment un face à face qui est nécessaire. Arrivée là je me suis demandée comment compléter le dessin… et puis un premier symbole m’est venu : la bouche, car je dois absolument travailler la parole, la communication, et vaincre mes vieux démons qui m’ont complètement inhibée ces derniers mois. Tout seul suspendu dans le vide ça faisait étrange…. Une bulle comme dans une BD ? Non ça ne convenait pas, mais je l’ai entouré de cette « onde » flottante pour marquer l’idée. Et ensuite alors je me suis laissée portée pour les autres « macarons » qui représentent ce qui me bloquent, ce que je dois combattre : un crabe pour le cancer de ma mère (et ma mère en métaphore), une corde pour mon père dépressif, la tristesse en général, la mélancolie et le fait de broyer du noir, la communication donc, l’aveuglement, le doute en général, mes doutes sur mes rêves d’écriture, mes doutes sur le chemin spirituel que je prends, mes doutes sur mon avenir (le diplôme en haut à gauche) ; et puis finalement des choses pour lesquelles je dois me battre, l’amour, l’amitié, le bonheur et la sérénité (le soleil), la respiration (l’espèce de souffle au milieu en haut), ma personnalité unique (le diamant)…. J’aurais pu en ajouter bien d’autres mais voilà ce qui est venu.

Notion : Ben… je ne saurais pas comment expliquer, mais clairement en voyant le mot « combat » j’ai tout de suite pensé à moi. Ce qui me bloque ces temps-ci, c’est mon évolution intérieure, mes problèmes intimes, le bon développement de ma personnalité… Le combat c’est vraiment violent, c’est une lutte, ça demande du temps et surtout beaucoup d’énergie. Je ne pouvais pas visualiser autre chose qu’une scène réelle de combat, sous n’importe quelle forme que ce soit.

Quatrième semaine, le doute

(cliquer pour agrandir)

Technique : Toujours une hésitation : est-ce que j’intègre de la couleur ? (crayons de couleurs) Mais finalement non, je n’y parviens pas, seule cette noirceur en différentes nuances me convient pour l’instant, surtout avec des thèmes aussi difficiles pour moi. Pour ce dessin j’ai pris la peine d’aller rechercher ma petite boîte de crayon : HB, B, 2B, 3B, 4B, 5B, 6B. Je ne les ai pas tous utilisés bien sûr, mais ça me procure du plaisir de les avoir, une déclinaison du crayon simple, avec des possibilités d’estompage et de teinte noire plus grandes.

Dessin : Archi simple, et il me donne une impression plus aboutie que le précédent, parce que les traits ne sont pas là simplement pour remplir, pour représenter, mais ils sont une « force » dans le dessin. Du moins c’est ce que je ressens. Ca ne représente pas tout à fait la vision que j’ai eue, mais l’idée est bien là. Il s’agit donc de moi, dans une position typique : à genou, complètement recroquevillée sur moi-même. Ca n’est pas au sens propre, mais au figuré, une position que j’adopte particulièrement souvent : comme un animal blessé, farouche, je me replis sur moi-même en croyant me protéger. Les grandes plages noires autour, pointues, ce sont les doutes qui m’assaillent totalement. Reflet de ma situation des deux derniers mois, je subis le siège des doutes les plus profonds. J’essaie de m’en cacher, de m’en tenir éloignée, mais rien n’y fait. L’espèce de bulle floue, c’est peut-être (car je ne sais pas exactement ce qu’elle est) mon illusion d’être à l’abri. A l’heure où j’ai dessiné je savais bien que c’était complètement vain, mais souvent quand je cherche à me préserver comme ça, je suis aussi aveugle… Donc cette onde circulaire, c’est pour montrer que je suis tout de même atteinte, qu’il n’y a pas de rempart.

Notion : Je ne saurai quoi dire de particulier sur la notion. Au moment où le sujet est tombé, en retard pour moi (mais ça n’est pas grave Nolwenn je le repète ! ;), j’étais tellement immergée dans mon mal être que ça m’a paru évident. Je suis sceptique, donc je remets toujours tout en question, je préfère douter. Mais trop de doutes tue le doute comme on dit. Et on finit par douter de tout, se laisser complètement déborder etc. En l’occurrence, dans ma situation actuelle, j’avais raison de douter, c’était une phase extrêmement profonde et intime d’introspection, de bouleversement… Extrêmement douloureux. Mais voilà, je me suis rendue compte que j’étais moi-même bloquée, isolée.