L’Avenir de la Voie des Dieux

Je me rends compte que j’ai relayé cette annonce sur les réseaux sociaux, mais pas ici. Autant pour moi, je viens vous rapporter ce témoignage d’une évolution personnelle qui me bouleverse dans mes profondeurs. J’y avoue avoir très très peur de ce qui va venir car j’ai toujours chéri et privilégié la stabilité… Mais mes blogs historiques risquent de « disparaître » pour être refondu.

Pour en lire le détail c’est par ici.

Culte des Ancêtres (1) : impressions, bilan, deuil

(For a short English version, click here)

Sometimes all you got to do is cry.

Cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. D’avoir une phrase très précise qui me tourne dans la tête au sujet de quelque chose de spirituel. Est-ce que c’est un message ? Une coïncidence ? Mon autre Moi qui me parle ? Ma Brochette ? (Bien que je crois ne jamais avoir utilisé ce mot-là publiquement ici avant ; ceci vous donnera une idée) Je ne sais pas. Le temps me manque pour demander les 3 signes de confirmation requis. Pas le temps d’attendre un rêve, pas l’énergie de me faire un tirage, ni de demander à quelqu’un un tirage complémentaire… Je crois qu’en fait peu importe d’où ça vient. Je prends cette phrase et je la place sur mon cœur. Je la ressens, je la laisse se diffuser, pour saisir son message. Et je médite.

Parfois on n’est que l’ombre de soi-même. Avec les années qui passent, on évolue, on a de nouvelles priorités, on a moins d’énergie ou pas pour les mêmes choses… Si mes croyances n’ont pas changé, mes pratiques « religieuses », elles, sont très dématérialisées, voire « désintégrées » même. D’autres choses ont pris la place. J’ai dû freiner, économiser mes forces. La croyance, l’amour (pieux), restent dans mon coeur, dans cet espace intime. Mais en termes d’action, je suis limitée. En fait, avoir des pratiques mystiques ce n’est pas juste avoir des pratiques. C’est tout un mode de vie. J’avais clairement adapté ma vie pour y creuser une part non négligeable et dédiée. Mais si je n’ai pas plus ni cet espace, ni ce temps… Ça n’est pas tellement possible de maintenir ni un rythme, ni des pratiques de cette fréquence et de cette intensité. Le spirit-work c’est une forme de vocation (ou, comme dit, de style de vie).

Les temps changent. Je dois faire le deuil de cette vie-là. Le temps que je peux prendre pour moi, je le passe énormément à créer et à écrire, des choses qui sont en partie dédiées aux Esprits et aux Dieux de toute façon. Cela a toujours été une offrande pour Eux. Si je peux rouvrir la porte, leur accorder plus de temps, je le ferais… mais tout est une question de dosage. Ça serait peut-être plus sage de prioriser certaines questions de santé par exemple. Et ma vie professionnelle requiert toutes mes forces actuellement, et encore pour un temps. Alors les choses sont… réduites au minimum. Je dois gérer d’être en décalage avec cette autre image de moi, ce que j’ai pu être dans le passé. Ils sont loin les mois de Novembre où je faisais une cure de silence, des cycles quotidiens de prières, de pratiques d’écriture avec les Ancêtres, des fêtes des morts collectives et personnelles, des associations avec la lune… La transition octobre / novembre était souvent mon mois le plus chargé et le plus intense de l’année.

Sometimes all you got to do is cry.

Aujourd’hui, « je n’ai plus que mes yeux pour pleurer ». (Une phrase à prendre dans un sens métaphorique.) Aujourd’hui, meurtrie en différents endroits, il faut accepter une phase de vulnérabilité et de transition (ce qui n’est pas vraiment valorisé dans le milieu païen en ligne). Alors ce que je peux faire… est très peu. Soit. Mais je peux le faire, je peux prendre 10 minutes. M’assoir devant l’autel plein de poussière et m’y connecter. Être présente et m’ouvrir, le regarder vraiment. En jauger les équilibres et les déséquilibres, et modifier les placements. Faire circuler un peu d’énergie, et infuser chaque geste que je fais avec une intention marquée. Pour que chaque geste soit chargé, que chaque geste compte, puisque je dois les économiser. C’est être plantée là, et réfléchir à qui je souhaite appeler, honorer, et ce que je pourrais leur offrir. Alors, remplir quelques bols d’offrande, allumer deux bougies avec parcimonie (je vous renvoie ici à ce sujet), allumer un peu d’encens. Et regarder encore pleinement, sentir, voir briller.

Prendre ce temps et l’offrir, prendre notre énergie et la dédier à ce moment. Ça compte. Offrir sa concentration, et pratiquer sa présence dans l’instant. Être ouvert. Ca n’a l’air de rien, mais c’est un retour à la base. Aussi, il faut accepter que parfois rien de « constructif » n’en ressortira. Mais on a pris le temps, et on a fait. Il y a effectivement des choses qui se passent une fois rendue là. Mais… ce qui remonte est très flou. De la tristesse, de la peur, de la confusion ? Un maelström d’émotion qui vient des tripes, masse informe ou inconnue, dont je n’arrive pas à identifier la forme. Mais la première étape c’est déjà d’être justement, de prendre le temps de faire cette pause, et de ressentir ces choses. De les accueillir, même quand c’est flou, même quand c’est désagréable. Même si ça n’ira pas plus loin cette fois. Même si ça ressemble à une forme deuil de personnes disparues depuis plus de 15 ans et que c’est derrière nous. Même si c’est le deuil d’une forme de soi-même a l’air débile (au pire), ou immature (moins de jugement).

Après tout… j’en connais Une qui m’interpellerait à l’idée que les larmes ne sont pas des offrandes précieuses qui peuvent transmuter ou être transmutées.

 

[Jeu sur la photo : l’Oracle des Runes de Gulliver l’Aventière et Lyra Ceoltóir]

« Coût » du Travail Magique

Un témoignage intéressant qui relève un « tabou » des pratiques magiques et sorcières. Tout le monde n’est pas d’accord sur ce point, certaines personnes réagissent assez violemment quand on leur parle de coût… d’autres prétendent qu’ils n’ont jamais eu de soucis. Mais ce texte-là recoupe des choses que j’ai vues et entendues, et il apporte de l’eau au moulin (avec un joli texte imagé).

Scáthcraft

Faute d’un meilleur titre…

Quelques lignes pour poser mes réflexions matinales. Je viens de passer plusieurs jours à faire un travail magique qui, depuis avant-hier, me fait payer l’addition. Le sort n’a rien d’extraordinaire (obtention d’un logement), je l’ai déjà effectué plusieurs fois et je sais qu’il fonctionne. Mais il a un coût, et c’est en discutant avec ma Soeur, hier soir, que me sont revenus les mots d’une discussion, postée il y a 12 ans sur le forum que nous animions… (texte complet )

On n’exerce pas la magie sans que cela soit sans conséquence, même si les actions entreprises le sont dans le sens du Bien. (…) Pratiquer un rituel, revient à plus ou moins manipuler des énergies, (pour qu’elles) prennent un autre chemin que celui qui était le leur à l’origine. Sans que l’on n’en ait forcément conscience, nous puisons dans notre propre capital pour…

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Des petites dévotions quotidiennes, remise en question de l’usage des bougies

Pour une fois que je partage un petit peu mes pratiques, autant que je vienne par ici relayer ce petit texte que j’ai partagé sur Instagram ce midi, en lui donnant un titre plus explicite.

Avec bien du retard, le volume 2 du #folktoberautumn2019 de @la_fille_des_saisons : « Se mettre dans l’ambiance ». Pour moi l’essentiel au quotidien c’est cette petite bulle de sacré et de dévotion. Une lumière allumée pour appeler et honorer, et des perles de prière que je trimbale partout. Les rouges et noires reviennent ainsi souvent sur mes photos. Ici, pour la saison, j’ai sorti en plus mes « perles d’automne » dédiée à des Esprits alliés. Mais ce petit geste de rien a été bouleversé chez moi depuis 2016.

En effet, j’ai remis en cause ma consommation de bougies depuis que je sais ce qu’il y a dedans (comment j’ai pu fermer les yeux si longtemps ??), que je savais probablement déjà, mais que j’avais choisi d’oublier. J’y ai été forcée quand je me suis rendue compte que quelqu’un qui venait chez moi était rendu malade par la fumée (invisible pour moi) de mes bougies… Dur rappel à la réalité. Impossible de faire marche arrière. Si c’est mauvais pour sa santé, en fait la mienne aussi, et l’atmosphère… Coupable notamment de soirées entières éclairées à la bougie dans un pays loin de chez moi, quand ma santé foutait le camp et que toutes les ampoules sur place me vrillaient les yeux et le crâne, et que quand vraiment il était urgent que je me lève et que je bosse, malgré la migraine, je j’acceptais que la lueur de deux bougies.

Je suis très partagée à l’idée de brûler celles que j’avais accumulées sans savoir… À la paraffine, donc du pétrole, dont la récolte ruine les sols, et qui polluent à la fois l’atmosphère et nos poumons directement dans la maison en brûlant… Mais je ne peux pas les jeter non plus, cela n’aurait aucun sens. Alors j’ai arrêté un temps s’en utiliser pour encaisser le choc, puis j’ai repris doucement, pour ancrer une pratique de parcimonie. J’avais décidé que tant que je n’aurais pas fini mon stock, je n’achèterai plus rien (je me déplace beaucoup, et je n’ai plus tous mes supports pour brûler les grosses, je dois m’organiser pour pas que ça coince). En tout cas, les bougies non polluantes que j’achèterai (ou fabriquerai) plus tard quand j’aurais fini mon stock, je me suis bien rendue compte qu’elle serait beaucoup plus chère. Fini la démarche capitaliste du toujours moins cher, qui nous pousse à acheter des produits non éthiques ou polluants. En étudiant la question pour les faire ou en acheter, je me suis rendue compte des ressources que ça demande et du coup… Les bougies ça n’est pas un bas produit de consommation, c’est presque un luxe. Fini pour moi les scènes aux mille chauffe-plats. J’apprends à choisir les moments et les occasions plus précieusement. Cela redonne d’ailleurs de la valeur à cette offrande qui coûte, plutôt que d’être une consommation aveugle. Évidemment, je ne suis pas emballée non plus par l’idée de la cire de soja, il va venir d’où ? Il va être cultivé comment ? Et l’Amazonie qui brûle ?… Mais il ne sera pas toxique à l’air. À moins d’arrêter complètement d’utiliser des bougies, pour l’instant je n’ai pas mieux…

Méditation à thème : les Portes de l’Automne

C’est avec une joie et une appréhension non dissimulées que je vous propose ce soir la suite de mon travail d’auteure. Voici un nouveau format d’écriture dont je viens d’accoucher, qui répond à mon désir profond de lier tarot, croyances et pratiques spirituelles. J’y assume les longueurs que je prends, et qui tendent désormais vers le format petit livre. Je vais prendre un très grand plaisir à approfondir encore longuement cette méditation de plusieurs tirages et exercices. J’espère qu’il fera écho en vous qui aurez le courage de le lire, et j’espère que certaines et certains d’entre vous souhaiterons aller plus loin dans l’aventure avec moi. Un peu de temps à prendre encore pour créer et rassembler les dernières idées, et apprendre à mettre un tout petit peu en page pour vous proposer mon tout premier livret… C’est un grand moment pour moi, qui arrive à cette période de l’année si particulière pour moi, où ont souvent lieu mes initiations et mes projets naissants.

http://sur-le-seuil.com/2019/10/meditation-a-theme-1-les-portes-de-lautomne/

Tous vos retours seront grandement appréciés.

Pour lire les explications sur le déclenchement du projet sur Instagram, c’est par ici. Si je publie ici le relai de cette annonce, c’est parce que bien qu’elle soit publiée « Sur le Seuil », qui est mon site centré sur la pratique avec le tarot, sa thématique, ses réflexions, sont profondément spirituelles. Ce projet reflète ce que je souhaite approfondir dans mon travail avec les cartes désormais : des applications directement polythéistes et animistes. Cela n’aurait pas de sens de publier en double ici, donc je me contente de renvoyer vers le post originel, qui, d’autant plus, se situe sur un site dédié aux seuils

« La » déesse, « la triple déesse », une critique féministe et queer

Quand je n’ai pas le temps de déconstruire moi-même des concepts du néo-paganisme, je suis profondément heureuse quand d’autres ont une démarche similaire ! Cathou s’est lancé dans le sujet délicat et sensible de « la triple déesse« . Une grosse série de 3 vidéos, avec plein de choses dedans. Accroche-toi pour suivre c’est très spontané, donc un peu chaotique, mais c’est très intéressant et ça vaut la peine. Ce qui me touche tout particulièrement c’est que, comme moi, Cathou a à coeur que ses contenus soient accessibles au plus grand nombre, et donc pour celles et ceux qui n’aiment pas les vidéos, cet article comprend une synthèse de son intervention.

Tarot queer et féministe

Pour expliquer ce qui me chiffonne avec tout ça: trois vidéos, mes notes de travail et une brève bibliographie.

Finalement, la trame qui a servi à l’élaboration de mes 3 vidéos n’est pas aussi fidèle à la structure des vidéos que je l’aurai voulu. Vous pouvez toutefois retrouver les grandes lignes dans ces notes de travail (avec les fautes et le fouillis qui va avec hein, c’est un brouillon, pas un article ^^).

  • Qu’est-ce que c’est ?

Des échos anciens, des déesses triples, des déesses vierges etc (même si ça n’a pas le même sens que le sens commun de nos jours),

La lune (tradition dianique), en particulier l’analogie avec ses phases

Des aspects d’une même déesse,« la » (grande) déesse, qui serait une sorte de principe, conçu dans beaucoup d’approches wiccannes et/ou psychanalytique en parallèle avec un autre « masculin », comme le dieu cornu.

Lecture de religions et philosophies non occidentales avec…

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Annonce : modifications des formes de mes projets

Je pensais que le plus dur serait de rédiger le projet, mais en fait à chaque étape, je rencontre de nouvelles difficultés supplémentaires… Cela fait plusieurs heures que je tourne pour savoir comment annoncer cette nouvelle. Cela fait des années que je me dis que je ne suis pas une bonne communicante, que je sais créer mon contenu, mais alors me vendre… Ouch. Ça me revient en pleine face aujourd’hui. Je n’ai jamais eu envie de me mettre en avant ; ce qui compte pour moi, c’est toujours le fond avant tout… Mais quand on parle de ses activités, on doit bien parler de soi, de ses rêves, de ses ambitions. Alors je résiste fort à l’envie de ne rien annoncer, à juste glisser des liens et des badges à droite à gauche. Je reviens vers vous, et j’écris.

Aujourd’hui, je viens vous présenter la réorganisation de mon activité et de mes projets : j’ai créé une page Patreon.

C’est le résultat des plusieurs années de réflexion, c’est un nouveau tournant dans une évolution longue, d’un chemin de vie. J’apprends à être vulnérable, à m’exposer à la possibilité de la critique, plutôt qu’à rester en retrait. Je prends ce risque, je sors de ma zone de confort, pour accepter de me donner mes chances d’explorer et de croître.

Le projet Patreon, c’est reconnaître mon travail, regrouper toutes mes activités, ne plus séparer des morceaux de moi-même. C’est poursuivre l’aventure de l’écriture et de la traduction, souhaiter l’approfondir encore plus. Pouvoir prendre le temps de faire mes recherches, de rédiger ces gros dossiers qui couvent, et aussi de publier ces petites réflexions (polythéistes notamment) qui me traversent, mais pour lesquelles je ne prends pas le temps. Cela sera également, dans l’avenir, m’ouvrir à des contenus plus « ambitieux » : reprendre des ateliers en petits groupes comme j’ai pu le faire dans le passé (poly ou créatifs) ; aller au bout des projets d’écriture qui ont été mentionnés ici et là (livres j’entends), et oser rêver et matérialiser d’autres projets de ce type. Tout est largement détaillé là-bas, en dire plus ici ne serait que me répéter.

Je souhaite partager avec vous toujours plus. Je souhaite vous montrer, vous déployer tout ce que j’ai dans la tête autant pour la sphère tarotique que pour la sphère polythéiste, françaises. Montrer pourquoi ça me paraît important, vous transmettre mon enthousiasme. J’ai pris le temps de détailler mes intentions du mieux que possible sur la page, pour que chaque question puisse trouver sa réponse (« Pourquoi cette page ? », « Pourquoi payer ? »). Pour les plus pressés, bien que je prône la « lenteur » (slow blogging en quelque sorte) depuis des années, j’ai ajouté une partie résumée du projet (« version courte »), pour que chacun y trouve son compte.

Note :

Nous sommes au tout début d’une nouvelle étape. Beaucoup de choses restent à définir, d’autres peuvent changer, … on se permet de prendre le temps de méditer, de clarifier, de simplifier. Je n’ai toujours pas trouvé de solutions idéales pour répartir mes activités en ligne. Mais sachez qu’il est possible que certaines pages disparaissent, afin que je puisse me recentrer. J’envisage notamment de supprimer les groupes / pages distincts sur Facebook, pour n’en garder qu’une seule à animer. J’ai besoin d’y passer moins de temps. L’idéal pour moi, dans l’avenir plus ou moins proche, serait de ne plus être sur Facebook d’ailleurs. J’ai plus de plaisir à partager sur Instagram. Je me demande comment simplifier « Voie des Dieux » / « Sur le Seuil ». Est-ce que les deux méritent de garder leurs énergies et leurs égrégores distincts ? Est-ce que je pourrais regrouper toutes les activités sous une seule bannière ? L’avenir nous le dira.

Au plaisir de continuer à vous lire et à échanger avec vous. Au plaisir de renforcer les liens avec ceux qui veulent approfondir et aller plus loin. Merci à toutes et à tous de m’avoir lue.

https://www.patreon.com/valiel/

Pour celles et ceux qui n’ont pas de soucis avec le format vidéo, je poste également en public le Live instagram d’il y a quelques jours où j’ai présenté pour la première fois le projet : https://youtu.be/sELPxOd574Y

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If there are still a few English readers here, everything you wish to know is written on the Patreon page. This post here is a just vulnerable annuncement of the project.