Archives pour août 2009

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Coeur de Lune, perles de prière

27 août 2009

Un tout petit post qui me tient à cœur. Les “habitués” du coin connaissent déjà sûrement, mais peut-être que certains l’ont raté, et pour d’éventuels lecteurs de passage, je prends la peine de présenter cette belle initiative qui me touche.

Moonfairy a ouvert récemment une boutique en ligne de colliers/bracelets de prière : Cœur de Lune.

Pour la petite histoire : J’ai toujours aimé les chapelets, sans pour autant les collectionner, mais j’ai ressenti le besoin d’en avoir un chez moi, dans mes affaires. Quand j’ai vu sur le net que des païens utilisaient le même genre de colliers de perles pour prier, ça m’a semblé étrange, puisque je n’en avais jamais parlé, mais je me disais que ça pouvait être intéressant. Pourtant je ne ressentais pas le besoin d’en avoir. J’ai observé à droite et à gauche des propositions, des boutiques, mais rien ne me paraissait bien convainquant. Quand j’ai vu les premières pièces de Moony sur son atelier, je suis tombée amoureuse… Je crois faire partie des premiers qui se sont exclamés : “Mais tu les vends ou pas ???” Tellement je mourrais d’envie d’avoir avec moi des trésors pareils. Cela a mis du temps avant d’émerger dans sa tête, et même virtuellement parlant, matériellement, il faut du temps pour mettre tout ça en place. J’ai suivi pas à pas… et je suis toujours éberluée par ce qu’elle fait.

Présentation : Que cela entre dans vos convictions ou pas, cela vaut le détour pour la beauté des pièces : ce sont de magnifiques bijoux en soi. Si en plus vous êtes païens, je suppose que l’initiative vous paraîtra d’autant plus intéressante. Laisser parler votre coeur en y allant ! Pour l’instant, il y a peu de pièces, mais elles sont déjà diverses. La qualité du port est bonne, la rapidité est également au rendez-vous, sachant que j’ai commandé de la Belgique vers la France, et je n’ai pas eu de soucis. Un ebook concis sur les perles de prières est fournis par email à l’achat, avec des informations générales, et des informations adaptées à chaque pièce (consécration et prières).

Impressions et remarques personnelles : Pour ma part, j’ai eu la chance d’être dans les premiers acheteurs, et j’ai craqué pour la première pièce que j’avais vu sur l’Atelier de Moony : des perles des éléments, clairement orientées vers la tradition chamanique. C’est ennuyeux parce que la couleur des améthystes ne passe pas en photo. Elles ne sont pas du tout aussi foncées vu qu’elles sont translucides… Mais ça vous donne une idée.

J’ai été bien surprise quand je les ai reçu, que les pierres soient si belles, et que la médaille en os soit si finement ciselée, si légère…. Autant vous dire qu’après l’avoir longuement regardé, je n’ai pas perdu plus de temps et j’ai consacré le collier ! Si jamais vous avez l’impression que votre collier est froid en arrivant, c’est normal. Il faut l’habiter, il faut le faire vivre. Après la consécration, je l’ai laissé “posé” et j’ai vaguement senti une différence : il était prêt à l’emploi. Ensuite, je me suis donc lancée dans la récitation des 3 prières qui m’étaient proposées. Ça a été décisif : je pense qu’il faut l’utiliser une fois “à blanc” (réciter pour la récitation elle-même) pour le charger. J’ai également laissé les perles sur ma table de nuit pour qu’il s’imprègne de moi. Le lendemain j’ai senti qu’il était mien. C’est très agréable. Et je rejoins la conception de Moony sur ce point : un collier de prière peut être avec vous un véritable compagnon, un substitut d’autel, bien vivant. Mon collier de prière étant orienté sur la Nature et le chamanisme, je l’ai pris avec moi pour une balade en forêt et ça a eu un effet très bénéfique également. Il faut vivre avec lui, et il évoluera avec nous.

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Apprendre de la Nature

26 août 2009

Encore une leçon qui s’est imposée à moi, naturellement. Incroyable quand j’y pense. Mais quand j’ai pris du recul, je me suis rendue compte que c’était exactement le contenu de la 6e Lune, que j’ai appris indirectement, naturellement, sans même y réfléchir. Quelle belle expérience, plusieurs mois après.

La Lune des Fraises essaie en effet de nous reconnecter de façon intense avec la nature : connaissance des plantes, des phénomènes climatiques, être capable de se débrouiller seul avec uniquement ce qu’on trouve… Comme je réfléchis trop, je n’ai pu me rendre en pleine nature pendant deux jours, ça me paraissait trop peu sécurisé pour l’instant, surtout que je ne trouvais pas le lieu “adéquat” (sans passage de promeneurs etc). Mais j’ai fait de mon mieux pour “ressentir” des sensations qui s’en approchent, pour chercher à connaître au mieux mon environnement. Entendre des cris d’oiseaux et les reconnaître, reconnaître une silhouette en vol (pas facile!), reconnaître les traces, les déchets, reconnaître les plantes, savoir quelles parties on peu utiliser… En fait j’ai commencé à le faire dès le début de la formation, vers février, quand j’ai voulu être mieux connectée à mon environnement. Ça entrait aussi dans mes pratiques chamaniques donc ça a été d’autant plus automatique.

Mais pendant ces deux semaines de Juillet, je me suis rendue compte que quelque chose de différent c’était produit, comme si j’avais passé une étape supplémentaire. C’était plus intense, plus profond. Une sorte de vision plus complète. Voici une petite liste des expériences marquantes qui sont venues a posteriori me montrer la voie de cette 6e Lune.

- Dans le jardin de mes parents, il y a beaucoup d’arbres et de plantes, et c’est un entretient colossal. Souvent je vois mes parents faire, et je n’osais pas m’y avancer car quand j’étais petite “je ne savais pas ce qu’il fallait faire”. Inconsciemment j’avais gardé en moi-même ce frein, qui est en réalité absurde étant donné qu’un coup de main ne leur ferait pas de mal ! J’ai mis des mois à observer cet énorme buisson de chèvrefeuille qui envahissait tout. Je me disais mentalement : il faut le tailler, le couper, démêler les branches… Et puis début Juillet je me suis lancée. Il est vrai que quand on s’occupe du jardin comme ça, l’arrosage, la taille, on est très attentif à l’évolution des plantes, à leurs propriétés, on apprend énormément. J’ai ressenti une sorte de communion avec ce chèvrefeuille, mais aussi avec tous les arbres autour que j’ai démêlés de cet enchevêtrement. C’est très intense, très intime. On ressent la même chose que pour un animal, ou presque. C’était ma première redécouverte de la nature. Et aujourd’hui je me demande si ce chèvrefeuille ne m’a pas appelé tout simplement, non seulement pour retourner à la nature, mais parce qu’il correspond à ma propre nature… Un message à creuser. Aujourd’hui je le regarde, et c’est vrai qu’il va falloir que je m’en occupe bien pour qu’il se plaise sur l’arceau qu’on lui a posé.

- Dans la même ligne, voici que ma mère me donne l’orchidée  phalaenopsis qu’on lui a offerte car elle sait qu’elle la fera mourir. J’ai été étonnée qu’elle abandonne si vite, qu’elle ne ressente pas de la joie d’avoir une si belle plante pour elle, mais je lui dis que je la garderai pour elle sans soucis, que j’en prendrai soin, tandis qu’ elle me disait que je pouvais la garder, ne montrant aucun signe d’attachement ou de regret. Au départ j’en ai pris soin comme de sa plante, j’étais juste une sorte de jardin personnel (lol). Mais je me suis vite rendue compte que je m’attachais à la plante, comme à un animal. Tout s’est ensuite vite enchaîné : nous partions en vacances, alors je me suis occupée de la transporter, de lui trouver un coin adéquat dans la maison de vacances, je l’ai arrosé, observé… Et voici que mon grand Cousin (le cousin de ma mère), qui a la main verte, me dit qu’il n’y connaît pas grand chose aux orchidées, qu’il ne peut pas m’aider. Je me suis dit zut, s’il y avait bien une personne qui pouvait me conseiller, c’est lui. Deux jours après, le voilà qui revient et qui m’offre un livre sur les phalaenopsis ! J’étais folle de joie, j’ai dévoré le bouquin, et je me suis donc rendue compte que je m’étais trompée dans les dosages, j’ai pu corriger tout ça pour éviter de tuer la plante (en donnant trop d’eau), en la protégeant d’une attaque d’insecte (j’ai eu peur!)…. Exactement comme un animal qui ne peut pas parler pour dire ce qu’il a, mais qui montre des symptômes. Je me suis attachée, c’est devenu “ma” plante. Alors je suis retournée voir ma mère pour lui demander si je pouvais vraiment la garder. Et elle a dit oui sur ce même ton détaché. J’ai pris un plaisir incomparable à la regarder grandir, à voir les bourgeons grandir et s’ouvrir… C’était incroyable. Je voyais un peu en elle la chaîne de la vie : l’air, l’eau, la terre, le soleil ; je la voyais grandir, j’ai appris à savoir comment elle fonctionne… Je ne sais pas si c’est possible de décrire ce que j’ai ressenti, il faut être proche des plantes pour ça. Pour moi c’était tout nouveau ! Et j’avais dans ma chambre une porte vers le monde végétal, la croissance, la dégénérescence, … A la fois la Lune 6 (la nature), mais aussi la 7e (les cycles), et la 8e (les éléments). Je vais voir si j’arrive à lui demander de me montrer comment s’occuper bien d’elle pendant l’hiver.

- Le jardin de la maison de vacances lui aussi, après un an de friche, avait clairement besoin qu’on s’occupe de lui. Et j’ai découvert qu’il y pousse partout de la garance ! C’est drôle car un mois auparavant je tirais dans le Druid Plant Oracle cette carte, cette plante, et je me demandais comment c’était en réalité, les propriétés poussées, comment faire de la teinture… Et voici que s’offrait à moi, en quantité assez conséquente, tout plein de garance ! J’ai vécu une sorte d’initiation par la garance, c’est impossible de le raconter ici. D’ailleurs malheureusement, il semble que la leçon se soit logée dans mon inconscient (pour plus tard ?) et je n’arrive absolument pas à me rappeler ce qu’elle m’a appris. J’ai médité sur elle, je l’ai observée dans son milieu naturel, cueillie, observée sécher, sentie, touchée… Et j’ai tenté d’imprégner ma mémoire de toutes ces connaissances et sensations pour les retrouver quand je tirerai à nouveau cette carte dans le Druid Plant Oracle. C’était géniale de voir la carte prendre vie, de dépasser ce cadre pour m’enseigner au sens propre, me faire découvrir des choses. Dommage que tout ça soit enfoui dans mon cerveau.  Mais j’en garde des belles sensations.

Finalement, j’ai eu la chance de faire des expériences plaisantes, toutes simples, mais dont j’ai pu profiter de façon intense, et qui m’ont fait la même impression que mon initiation par la garance, ou l’apprentissage de mon orchidée. J’avais l’impression de voir les choses différemment, plus pleinement.

- Il y a eu cette initiative de ma sœur de nous proposer de faire du kayak de mer tous les quatre. Je me suis dit que ça serait chouette, et que ça nous ferait faire un peu de sport, pas plus mal. Mais j’étais loin de soupçonner les sensations que j’ai eues. En effet, nous sommes dans une baie privilégiée, car elle possède une topographie intéressante : elle s’ensable beaucoup, produit un labyrinthe de sable à marée basse qui nous mène au milieu des parcs à huîtres. De l’autre côté il y a aussi une réserve naturelle d’oiseaux dans les marais, mais c’était trop loin pour qu’on puisse y accéder. Ça a été une belle leçon pour la 8e Lune d’ailleurs, de tisser un lien si fort avec l’eau, bien que ça soit déjà mon élément. Cette sensation de ne faire qu’un avec l’eau qui vous porte, sur laquelle vous glissez, c’est extraordinaire. Ensuite ça m’a permis de redécouvrir cette baie que je connais depuis mon enfance, sous un jour différent, d’aller plus loin que je n’étais déjà allée en planche à voile… c’était superbe. Suivre les canaux de bateau d’abord, avant de s’enfoncer dans les couloirs de la marée basse, entre les parcs à huîtres, les professionnels qui viennent pêcher les coques (coquillages), les pêcheurs de poissons… C’était extra de voir tout autour de soi des poissons qui sautent hors de l’eau, de voir les mouettes de si près, mais aussi quelques grands cormorans ! Assez incroyable, sensation de pure communion. A mon avis, la randonnée en nature peut donner des sensations similaires, je devrais essayer. Une belle expérience à recommencer.

- A côté de ça, nous avons eu une nuit fantastique aussi ! Nous avions décidé de faire un bain de minuit, mais étant donné la pluie, on a dû décaler plusieurs jours pour cause de froid, fatigue… On a cru qu’on n’y arriverait pas, mais finalement si. C’était magnifique ! Je me suis déjà baignée de nuit dans des piscines, mais bizarrement je n’avais pas de souvenirs de l’avoir fait dans la mer. C’est incomparable ! Ça vous donne une sensation de liberté incroyable, dans cet espace sans fin. La nuit donne une dimension particulière aussi, d’être dans le noir, de voir moins. Sentir le vent iodé, le sel de l’eau sur votre peau… Et pour cette belle soirée, on a eu la chance de se baigner sous la lune, pas tout à fait pleine, mais bien ronde, bien claire, c’était superbe. Pour tous ceux qui ne le savent pas aussi, souvent vous ne vous baignez pas seuls : quelques poissons s’approchent du rivage la nuit, et vous les voyez sauter. Mais le plus “surprenant”, le plus beau, c’est d’être entouré de plancton fluorescent… Dès que vous bougez, vous nagez, vous avez autour de tonnes de petites “étincelles” fluorescentes… Avec la Lune au dessus de vous, les rire, le vent, la température parfaite dans l’eau… Un véritable instant magique, unique, une communion avec les éléments, et pour peu qu’on soit attentif, avec l’Univers. Ça paraît cliché je suppose, mais ça n’est pas exagéré. Je crois qu’il faut essayer pour comprendre ce que ça fait.

- Finalement, le dernier soir, je suis partie me détendre en pleine nuit parce que j’étais tendue, énervée du départ, fatiguée de tout nettoyer et de porter les bagages. Donc je suis partie vers 23h pour ma dernière promenade, qui s’annonce toujours un peu nostalgique. Malheureusement, c’était début Août, et qui dit Août dit Aoûtiens : plus nombreux, plus excités… Ça aussi ça paraît exagéré, mais là où je vais en vacances, c’est comme ça, et ça se vérifie tous les ans. Août est un mois qui n’est pas calme, on se croirait presque en région parisienne, avec tous les touristes étrangers, les français pressés, les jeunes énervés… Mais bon, je voulais voir la mer et la baie une dernière fois, je voulais tremper mes pieds dans l’eau. Alors je suis partie, avec mon sac et mes bouteilles. C’était presque la veille dans la pleine lune, et c’était incroyable de puissance. Elle était toute ronde, plutôt grosse, assez basse sur l’horizon, et très brillante, entre le blanc et le jaune. Je suis descendue pieds nues sur la plage, dans le sable froid, ça donne de drôle de sensations. Il y avait peu de vent pour une fois, et donc pas beaucoup de bruits “naturels”, mais en réalité, plus on s’approche de l’eau et plus on attend de le ressac, qui est camouflé à cause de la dune qui fait “coupe vent” lorsqu’il y a peu d’air. J’ai entendu ce bruit discret tandis que je m’approchais, et quand j’ai dépassé la dune j’ai vu un beau spectacle : c’était un soir de marée très basse, de grand coefficient. J’avais oublié de regarder le calendrier et j’ai été surprise. Il y avait une grande étendue de sable mouillée qui s’étirait très loin, avec presque pas d’eau au départ, et plus loin une moins couche d’eau à niveau constant. Je me suis approchée, et j’ai dû marcher un bout de temps avant d’arriver dans l’eau. Ça donne une étrange sensation : les sillons de la marée basse qui tracent des signes dans le sable, le bruit discret du ressac de la marée basse, les reflets de la pleine lune sur le sable et puis sur l’eau… J’étais quasiment seule sur la plage, et dans l’eau je n’ai aperçu qu’une personne au loin. C’est inégalable. Ça vous donne une sensation de beauté parfaite, une sensation profonde d’infini, de communion avec le Tout vers lequel vous tendez. Je suis restée là les pieds dans l’eau, à écouter, à regarder, à respirer… C’est une méditation à l’état brut. Ensuite je suis revenue sur mes pas et je me suis assise sur la dune à regarder l’étendue de sable, et plus loin la mer, la lune et et son reflet. Aucun tableau ne peut reproduire avec exactitude cette vue, aucun enregistrement ne peut reproduire parfaitement ce son, aucune description ne peut expliquer vraiment ce qu’on ressent. Il faut y être. J’ai ressenti l’appel de la Lune, cette Grande Blanche qui nous observe de là-haut, avec tous ces hommes en dessous qui ne font plus attention. Je me suis déplacée plus loin dans le sable, je crois avoir improvisé une prière, et puis j’ai recueilli du sable baigné de lune pour remplir mes bouteilles. Ensuite j’ai attendu un peu, en La regardant, et je suis partie. Je me suis retournée une fois encore pour voir ce spectacle, et puis je suis rentrée, entourée des Aoûtiens excités par cette belle soirée. Un instant de pur magie avant de revenir dans le monde commun.

Et tout ça a été vécu comme un apprentissage de la Vie, du Monde, et j’ai ressenti fort en moi les paroles vibrantes d’un chaman. Je ne sais plus qui c’était, mais il disait qu’aucun livre n’était assez complet, que le meilleur apprentissage était celui de la Nature. Que quand on développe son esprit, on devient capable d’ouvrir, de lire, et d’apprendre directement du Grand Livre de la Nature. Et c’est ce que j’ai ressenti tout l’été. Un apprentissage direct, un dialogue silencieux avec un Monde, qui vous ouvre ses portes quand vous êtes prêts, qui vous guide, qui vous apprend. Comme quoi c’est possible, que la patience n’a pas de prix.

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Lammas 2009

24 août 2009

Quelle étrange célébration, toute en douceur, simplicité, et pourtant intense.

Étant données les vacances qu’on a passé, si courte, si intense, en famille, avec du monde à la maison, des rendez-vous ici et là, j’ai eu de la chance. Je voulais célébrer en groupe, ou trouver des façons de respecter les valeurs humaines de ce sabbat, qui prône les rassemblements concrets dans la joie et la bonne humeur. En fait j’ai été envahie par l’esprit du sabbat une semaine et demi avant. Nous avons toujours été tous ensemble : pour cuisiner, manger, jardiner sortir à la plage, on a beaucoup fait de jeux de société, on a fait du kayak à plusieurs, bains de minuit, … tout à fait sous le signe de Lammas. Mais j’ai quand même voulu faire une célébration personnelle le jour dit.

J’ai préparé un autel sobre qui était plus ou moins le même que pendant tout le séjour. Petit meuble d’angle dans ma chambre, sur trois étages. En haut les bougies, l’encens, le bol d’eau offrande dans lequel j’ai émietté spécialement pour l’occasion de la lavande cueillie dans mon jardin, un brin sur le côté, et des fleurs dans l’eau. En dessous, une autre plus grande (éteinte sur la photo, représentant le sabbat), ma baguette de cornaline, ma fluorine, un amas d’amas d’améthyste, une photo de mon lieu de pèlerinage, une pierre ramassée là-bas, et la carte du Dieu Lugos à l’honneur. Sur le dernier étage, pas très important, se trouvent l’encens et l’ensemble de mes cartes de Dieux.

J’ai ensuite ouvert le Sabbat en récitant/chantant un “Chant de Lughnasadh” tiré du Bréviaire Celtique, que j’ai du lire une première fois puis chanter. Ensuite j’ai poursuivi en lisant l’invocation du seuil, et les propositions d’activités pour la saison (ibid). J’ai toujours autant de mal à ressentir personnellement les textes, mais ils sont bons. Cependant, j’ai rédigé ensuite un long “discours” personnel sur Lammas, dont j’ai été plutôt satisfaite. Je suis contente car c’est tout neuf pour moi d’écrire des textes (prières, invocation, …). Durant ces semaines au soleil, je n’ai pu me connecter à aucun autre Dieu que Lugos. Sans arrêt, partout où j’allais, je ressentais fort son énergie, sa présence presque charnelle, c’est si rare. Je le visualisais très facilement dans la nature, l’environnement, dans les choses, … sa gaieté a illuminé mes jours comme un soleil. C’était très particulier, très “fusionnel” comme relation. ça aussi c’est nouveau pour moi. Cela signifie que j’avance doucement sur le chemin de la formation. Du coup ça a été un beau moment que de pouvoir lui rendre hommage pour cette fête, je me suis focalisée sur Lui.  Sur cette lancée, je lui ai dédié ma nouvelle bague en ambre et argent. J’ai lu mon discours après l’avoir laissé posé une heure, en allumant la bougie de sabbat, puis l’encens. J’ai ressenti… beaucoup de joie et d’amour qui m’ont traversé soudainement, c’est presque impossible à décrire, les mots n’ont pas beaucoup de sens. Ensuite j’ai fait des choses plus simples : j’ai allumé ma bougie pour les Filles de Sève, et j’ai récité de nombreuses fois notre oraison. J’ai médité sur ma plante (orchidée) qui m’a appris des choses incroyables.

Le soir, le ciel s’est beaucoup assombri et il a plu. Malgré ça, vers 19h, j’en ai profité pour faire un saut dans la piscine, vu que le sabbat préconise les activités physiques. Ce bain m’a d’ailleurs permis de méditer. Ensuite nous avons mangé ensemble, joué aux cartes, et regardé un film. Tout en fin de soirée, de nuit, j’ai rédigé une prière pour la fertilité mentale, et la lecture a été très intense. J’ai senti les mots vibrer de mon intention, c’était très particulier. J’ai été très satisfaite de ce que ça a pu produire moi qui n’écrivait jamais de prière. Les premiers résultats se sont faits sentir assez rapidement d’ailleurs. Pour clore le sabbat, j’ai réalisé un tirage avec le Druid Plant Oracle. Décidément ce jeu est fascinant de profondeur et de justesse.

En bref, un sabbat long, progressif, tout en douceur. Très intense moment de communion avec l’esprit du sabbat et surtout le Dieu Lugos.