Un résumé du travail des 6 derniers mois

Je ne pensais pas réussir à poster quoique ce soit à ce sujet, mais quand il a fallu que je m’attelle à publier un bilan pour l’anniversaire de l’Antre de Morrigan (4 ans), je me suis mise à évoquer le travail avec la Terre que j’ai fait au cours de ces 6 derniers mois. Je ne vais pas le poster en double, simplement l’introduire et renvoyer vers la page, mais il me semblait que ça mériterait peut-être d’être lié ici étant donné qu’il parle de mon travail polythéiste et païen, que je voulais essayer de remettre un peu en avant ici (avec beaucoup de mal lol). Il complète pas mal l’article précédemment publié qui parlait de mon été.

Voici donc, suivez le lien!

Oberourien ar speredoù : travailler avec les Esprits

Valiel Elentári:

Parce que l’été fut intense et que nous sommes en forme ! Même si vous n’adhérez pas à tout, précipitez-vous sur cet article franc qui parle de la pratique avec les Esprits. Je suis toujours sidérée du courage qu’il faut pour écrire ce genre d’articles qui nous manque dans le milieu français (en imaginant que je ne suis pas la seule qui est intéressée par des lectures sur ce sujet). Moi-même je n’arrive plus à vous écrire grand chose d’autre que des sujets sur les cartes (et plus rien du tout depuis peu), mais je me reconnais bien là.

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Les Spirit Workers du XXIe en mode commando. Ah bon, ce n’est pas ça ?

Les Spirit Workers du XXIe en mode commando. Ah bon, ce n’est pas ça ?

Ces dernières années, le fait de travailler avec les Esprits est devenu, sinon plus populaire, du moins nettement plus flagrant et exprimé, alors que c’était auparavant une pratique beaucoup plus silencieuse, et qui ne possédait pas nécessairement d’étiquette spécifique pour la qualifier. Avec l’influence grandissante d’un certain nombre de blogs anglo-saxons, le terme de "spirit-working" (travail avec les Esprits) est devenu courant, y compris dans le monde francophone.
Un soir d’août, pendant une sympathique discussion en bonne compagnie, pour rire, nous avons cherché une alternative à la dénomination anglaise de "spirit-worker" (parce que merde à l’hégémonie des ricains), et comme deux d’entre nous parlaient breton, les termes ont été cherchés dans cette langue. Littéralement, "oberourien ar speredoù" désignent les "ouvriers des Esprits". Dans La légende de la Mort, Anatole Le Braz mentionne que l’Ankou est…

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Une pause, deux pauses, trois pauses… Bilan

Long time no see.

Probablement beaucoup de mystère, et trop de mots pour pas grand chose… Cela fait si longtemps que je n’avais pas écrit, je souhaitais marquer une croix ici, et si possible partager un fragment des sinuosités de ces derniers mois après tout ce silence pour les lecteurs qui passent encore. Les "followers", les copains païens, les amis.

 ***

Après des moments auprès de menhirs, de fontaines sacrées, de monts puissants, de forêts enchantées, de mers dévorantes. Après de nombreux mois sans rien écrire, après des crashs nombreux, après quatre déménagements, aller retour, 600 km dans un sens, puis dans l’autre. Après des célébrations de fêtes sacrées magnifiques, avec des groupes différents à chaque fois. Après…. beaucoup de choses… Me revoici.

Une vie à 100 à l’heure telle qu’on me la connaît bien. Du boulot, des projets, des activités en ligne nombreuses. Progressivement tout s’est arrêté, jusqu’à une chute brutale. Une étape de vie, un gros noeud dans le parcours, la jointure de tout. Alors que cette année s’était ouverte sur un Samhain effectivement violent, son pendant, Beltane, fut d’un sombre très étonnant, et d’une puissance tout au moins identique. C’était un gros tronc d’arbre sur la voie de chemin de fer, et le TGV a déraillé. Tout est parti de biais. Mes besoins, mes envies, mon cercle de proche, mon confort, mes habitudes… J’ai fait du vide à ma façon. Progressivement j’ai déserté un à un mes propres forums, mes blogs, mes projets, puis mon boulot, mes élèves un à un, mon lieu de vie, mon quartier, … Tout quitter. Se retrouver entièrement ailleurs. Un autre air, d’autres paysages, une autre terre, d’autres fréquentations, d’autres Dieux. C’est très étrange, car après la crise, je ne me suis pas retrouvée toute seule un seul jour, depuis début juin jusqu’à aujourd’hui. Ou pas suffisamment pour que je puisse le ressentir ainsi. Et pourtant, j’ai fait le vide en moi aussi. Je suis abandonnée à entièrement autre chose, à d’autres personnes, à d’autres tâches, y compris spirituelles. Et ainsi, tout en vivant pleinement, à un autre rythme, mais tout aussi rempli, j’ai obtenu mon recul et mon vide zen.

Ce n’était pas confortable d’avoir tout quitté, et d’avoir tout suspendu ainsi. Mes projets, mes certitudes, mon destin, mes envies, mes besoins, et jusqu’à mon âme en partie (au moins au figuré). Ma personnalité. Ce qui me fait moi. Mais s’éloigner, on le sait, permet aussi de mieux se retrouver. Une suspension un peu extrême, tout remettre en question, pour se tester, pour se trouver au milieu d’un grand vide (ou d’un grand plein). J’ai appris à recevoir, à saisir la main qu’on me tend pour m’aider, et j’ai saisi une opportunité qui m’était donnée même si elle faisait peur. Rejoindre des lieux de légende, puissants (un peu trop parfois), rejoindre des amis, et découvrir. Les découvrir, se découvrir grâce à un nouvel environnement, et explorer. Les lieux, le pagus, les Dieux, ma propre foi, la leur, et tout ce qui m’environnait. Je me demande parfois quelle limite à notre curiosité humaine, si elle en a, et quel concentré d’expériences on peut supporter sans saturer. Le moins que l’on puisse dire est que c’était intense. Indescriptible, tellement difficile à rendre en mots. C’était un tourbillon qui m’a emportée, happée, tenue, maintenue, jusqu’à il y a peu. Jusqu’à ce que je sente le vent tourner, et que je prenne mon envol, pour retourner à la source.

Il semblerait que j’aime le risque et les paris fous. Notamment les paris de foi. J’ai tout abandonné, tout laissé derrière moi en mai, afin de vivre autre chose. Afin de suivre un flux, et d’aller à l’endroit où je devais être. J’avais été prévenue, par mes alliés plusieurs mois à l’avance, et par mon hôtesse aussi, que rien ne serait plus comme avant, et que c’était une prise de risque. Pour pouvoir évoluer, grandir, apprendre, il fallait mettre beaucoup de choses que j’étais de côté. Et effectivement, une fois sur place j’ai été happée par autre chose. J’ai découvert un monde à part entière, qui résonne de cette terre-là. C’était toute une cosmogonie, tout un système reconstruit de zéro. D’autres Dieux aux noms étranges. Plus de Freyja, de Heimdall, de Hel, des Nornes, plus de Dionysos, de Hermès, de Khepry, de Meretseger, plus d’esprits des Morts, des animaux, des plantes, plus d’alliés… le silence. Et plus de certitudes non plus, sur qui a dit quoi, qui fait quoi, qui régit quoi. Quel Dieu a quel statut ? Et quel esprit ? Qui a le dernier mot ? Y a-t-il une hiérarchie qui comprend le tout ? Quelles sont les règles ?

Et puis plus de tirages de cartes, non plus. Du jour au lendemain, quelque chose s’est détaché et imposé. Ca n’était plus le moment, ni pour ma santé, ni pour mon esprit. Plus rien. Le grand silence. Le grand saut dans l’inconnu. Tout arrêter pour tout remettre en question. Est-ce nécessaire ? Est-ce juste ? Qu’est-ce qui me caractérise ? Qui sont mes alliés ? Qui suis-je seule ? Le propre des transformations violentes, c’est qu’elles viennent insidieusement et une fois qu’on est dedans on a du mal à se raccrocher aux branches. Du coup, j’ai abandonné les lieux derrière moi progressivement, et je n’ai prévenu nulle part pour la troupe de joyeux lurons qu’est le net. Mis à part sur mon Facebook restreint, et parfois sur les forums (et encore), j’ai glissé un mot. Mais je n’avais ni explications à donner, ni date de retour. Ma boutique etsy a dû être laissée de côté également. Les cartes étant tombé sous le sceau du Silence et du Tabou.

J’ai voulu voir d’autres horizons, qui correspondaient à d’autres. Entrer dans un groupe, entrer dans un système. Et j’y ai cru ; assez longtemps pour quelqu’un comme moi. J’ai littéralement embrassé cette foi, ce système, je m’y suis abandonnée à 100% pour voir. Je voulais le vivre à fond, observer toutes ses myriades de facettes à l’intérieur, voir des mes propres yeux, décortiquer, comprendre… Et pas vraiment d’ailleurs. Non, pour une fois, j’ai fait d’abord appel à tous mes sens. Je me suis immergée dans cet "espace", je l’ai bu, intégré, et c’est seulement au bout du chemin que j’ai réfléchi quoique ce soit. Les transitions, les constats, ont été d’une autre nature. Dans mon corps, dans mes tripes fraîchement éveillées. Et au bout du compte la déception demeure. Je n’ai pas pu m’y adapter. Je ne suis pas ça, cela ne me correspond pas. On aura beau essayer de me faire rentrer dans un moule, dans une case, ça sera toujours en vain. Mon chemin est fait de flou, de complexité, d’errance. Certains ne sont pas faits pour les traditions. Et on ne pourra pas non plus me faire renier mes alliés. Les initiations passées ont été coûteuses, et elles forgent l’âme et le chemin comme une lame que l’on trempe. Elles forgent les liens avec les esprits et les dieux, et ce puissamment. Je ne m’en remettrai pas à d’autres nouveaux venus en si peu de temps. Renier n’est pas envisageable ; j’ai des devoirs, et des engagements. Ceux à qui je fais confiance l’ont mérité, et cela a demandé bien du temps.

Au bout de la route, j’ai bien vu qu’il n’y a pas qu’une vérité, pas qu’une façon de faire. Mais que chaque personne trouve son compte dans ce qui l’arrange ou lui correspond. Que chaque Dieu peut avoir son mot à dire. Chaque faction. Ce qui me semble dangereux, c’est le jour où l’on croit détenir LA vérité, où l’on s’arrête à ce qu’un seul Dieu (ou même deux) nous dit, et où l’on se met à juger les autres et leurs chemins. Je crois qu’il m’est arrivée d’être passée par là autrefois, sur certains sujets, et c’est pour cette raison que j’avais pris du recul et que j’avais commencé à cheminer plus concrètement. Revenir à l’humus de la terre, et explorer. Parler moins, observer plus. En tout cas je veille à ne pas le devenir. Car après tout nous sommes dans un domaine hors du monde matériel et du monde sensible, qui entre en plein dans le terrain de la subjectivité. Nous avons tous des filtres et nous sommes nous-mêmes des filtres…. rien de tout cela n’est certain, défini, et en plus de cela nous ne sommes que des hommes. Tout ceci est peut-être complètement erroné. Peut-être que tout cela n’existe pas, et nous ne le saurons jamais.

The Road Goes Ever On and On

Me voilà revenue sur ma terre d’enfance. Quitté 5 ans de vie dans mon quartier parisien, les premières racines que je m’étais jamais faites, mes partenariats avec les esprits locaux… Et revenue plus loin, comme un voyage dans le temps, sur les terres de ma jeunesse, et aussi de ma jeunesse païenne et polythéiste. Après autant d’aventures je ne peux qu’être déphasée, je dois me reposer et me poser tout court. Et je regarde les arbres, les cieux et le vent avec un air interrogateur. Je sonde les cris des oiseaux et les murmures…. Le silence va-t-il se remplir ? Vont-ils revenir ces alliés que j’avais laissé derrière moi ? Après ce grand pari, cette grande distance, que reste-t-il ? Les seules qui sont restées sont Morrigan et la Libellule. Elles m’ont littéralement collée à la peau. Dans mon sang, dans mes veines, dans les cris guerriers qui ont résonné dans les bois et sur les collines. Cet été a été très morrigannien, et j’essaierai de rassembler mes esprits pour en parler un peu plus avant en d’autres lieux. Des choses ont été violemment confirmées, et des engagements ont été pris. De nombreux projets se confirment, d’autres naissent.

Après mes premières découvertes il y a plus de 10 ans, je suis revenue sur ma terre, et dans le bosquet sacré à flanc de colline. Je suis revenue en me présentant à la porte, en frappant avant d’entrer, et puis j’ai arpenté les sentiers et cherché leurs traces sur les ronces et les aubépines. Je me suis approchée pour faire ma demande formelle, revoir les Fées et les Sylphes et tous les autres, annoncer mon retour et demander l’accueil. Du lait, des bonbons, des gâteaux aux céréales et un chant. Et même deux. Et des prières. Et toujours ce silence…. Et puis, comme cela m’avait saisi autrefois, quand je chante à cet endroit, le vent répond et les esprits y glissent leurs réponses. Les murmures sont très sourds et lointains, et j’ai douté de moi, et d’eux. J’ai attendu, et puis je suis patiemment repartie avec mes affaires.

Mais voilà qu’à  la sortie du bois, alors que je n’avais pas encore émergé, j’ai entendu et reconnus les cris. Un couple de faucon m’a survolée et a plané au-dessus ma tête. Trop bonne, la première fois j’ai quand même douté. Et puis en faisant demi-tour, sur le chemin du retour, rebelote. Je le vois qui passe au-dessus des arbres et qui sont les sous-bois. Et je sens qu’il me cherche, et je le vois qui me regarde. La rencontre me file un coup à l’estomac. Et alors que je sors du fourré, je les vois tous les deux. Lui est parti, mais son partenaire vole au-dessus du sommet, et avec lui une corneille. Ils sont côte à côte et se parlent un instant, puis s’éloignent. J’entends les murmures et je sens au fond de mes tripes… Morrigan et Freyja sont là, toujours là.

Et si je m’interroge au sujet des paramètres scientifiques qui peuvent expliquer ces deux rencontres, des heures de la journée, du terrain, des couples… Au moment où je prononce son nom dans ma tête, un autre vient. Une grande buse commune vient se poser en face de moi dans un arbre, juste là. Je n’ai jamais approché d’aussi près des rapaces ni au-dessus de ma tête ni à quelques mètres. Je suis figée, j’attends, et je m’approche. Elle prend son envol lestement et lentement. Majesté.

Les certitudes ont été testées, les absences aussi ; les alliances, la foi. Je sers les Esprits et je sers la Terre, et ils ne partiront pas. Où que j’aille ils sont là ; corneille ou faucon, ils planent au-dessus de ma tête ; et le reste autour de moi, et sous mes pieds. Ils sont les seuls à qui je dois rendre des comptes.

Prenons-donc notre envol ensemble, je suis de retour.

Bipolarité et Pratique

Valiel Elentári:

Un magnifique article qui illustre bien les difficultés toutes personnelles que peut avoir une personne pour construire sa spiritualité et son être. A noter que la bipolarité n’est pour moi qu’un exemple, il existe de nombreux profils atypiques.

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Petit rappel :
Les troubles bipolaires entraînent des dérèglements de l’humeur se manifestant par des phases de dépression et d’excitation (manies), qui apparaissent soit en réaction au stress, soit sans raison apparente et qui peuvent être d’intensité variable et s’entrecouper de périodes de stabilité.
"Down" (phase dépressive)
Humeur dépressive toute la journée, tous les jours, pendant au moins 2 semaines
Perte d’énergie et fatigue
Perte de l’intérêt et du plaisir
Sentiment de culpabilité
Troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)
Troubles de l’appétit avec perte ou gain de poids
Baisse de concentration ou de l’aptitude à penser
Soudain retrait social ou comportements agressifs subits
Pensées de mort récurrentes (60 % des cas)
Migraines
"High" (phase de manie)
Énergie débordante et bonheur intense
Irritabilité excessive
Réduction du besoin de sommeil
Débit de la parole accéléré ou besoin de parler sans arrêt
Pensées rapides ou sensation d’un trop plein d’idées
Incapacité à fixer…

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Un tirage post-équinoxe de printemps

Je procède parfois à des tirages très méticuleux concernant mon chemin, pour voir où j’en suis. Cependant, on peut tous remarquer qu’aux grandes charnières de l’année spirituelle / sacrée, autour de nous les gens traversent des étapes similaires. Dans cette optique, j’aime bien réaliser des tirages plus "génériques", pas dans le thème mais dans la perspective. Voir où tous nous en sommes sur le chemin, où je me place dans ce flux. Sur cette idée, j’ai voulu effectuer un tirage post "Ostara" très rapide :

Light Grey Tarot (review et infos ici)

  • 1, au centre : émotionnellement où nous nous situons
  • 2, en haut : physiquement où nous nous situons
  • 3, en bas : spirituellement où nous nous trouvons
  • 4, à gauche : ce que nous quittons
  • 5, à droite : ce vers quoi nous allons

Quelques brèves idées pour cette série : 

 

1. XVIII, the Moon. La carte de la lune peut représenter par excellence les émotions dans les traditions modernes. Nous avons été malmenés jusqu’ici, et nous en sommes marqués. La lune n’est pas vraiment un calme, c’est plutôt l’eau encore perturbée après la tempête. Il nous reste des sensations d’étrangeté, d’avoir plané, d’avoir quitté ce monde pour un autre, et d’être entre deux. Un sentiment d’être inadapté ou pas au bon endroit. La sensation d’avoir essuyé des tempêtes et d’en être encore essoufflé. Je ressens une certaine désorientation ; avec cette carte, nous cherchons nos marques.

2. Knight of Swords. Délicate cette carte aussi, elle marque très clairement la bataille. Sur le plan physique, peut-être qu’à la sortie de l’hiver, malgré sa douceur, le corps a pris un coup. Des allergies, les changements de température, d’humidité, un essoufflement. Nous sommes en position de foncer dans une mêlée sans réfléchir, mais est-ce bien judicieux ? Ma propre expérience est peut-être trop présente ici, mais je ressens ce besoin de tout stopper net et de faire un bilan sur le plan physique. Réévaluer notre endurance, notre sommeil, notre souplesse, notre musculature… Pour se remettre en forme, c’est le moment.

3. Nine of Pentacles (or cups?). Une carte qui m’a fait rire jaune. Serions-nous des gloutons spirituels ? Ma foi c’est fort possible… A force de chercher des réponses, de lire, des livres, des blogs, ou simplement de méditer dans son coin, de toujours chercher, par un tirage ou autre… cela revient à ce qui est représenté sur cette lame. On boit à toutes les coupes, on mange à tous les rateliers. Mais quand est-ce qu’on souffle ? Quand est-ce qu’on fait une pause ? Comme pour le corps dans la carte précédente, j’ai l’impression qu’on est au sortir d’une grande course, d’un marathon. Si on veut retrouver sa "santé spirituelle", comme pour la santé physique, il serait peut-être bon de faire une pause. Méditer, et revenir à plus d’épure. Se retrouver un peu seul, sans repère, pour  se recentrer.

4. Ace of Pentacles. L’étape que nous quittons… J’ai l’impression que le printemps 2014 nous fait sortir de la sécurité. Dans ce jeu, l’as de pentacles m’évoque le confort du foyer et des liens familiaux (ou tribaux). Ces racines qui relient toutes les petites maisons. D’ailleurs je pourrais presque voir l’Arbre de Yule avec son étoile…. Dans tous les cas, nous nous sommes repliés en nous-mêmes et sur nos assises, nous avons fait le dos rond jusqu’ici pour encaisser les épreuves, mais c’est terminé. Avec le printemps, il va falloir se donner un coup de pieds aux fesses, s’il n’a pas déjà été reçu (!), et reprendre le travail sur soi. Pour ma part, ça m’est tombé violemment dessus, pour me montrer qu’il était temps dans tel, tel et tel domaines de s’y remettre très sérieusement…

5. VII, the Chariot. Ce vers quoi nous allons. J’aime beaucoup cette carte. Etrangement "statique" pour un chariot, on a presque l’impression d’être dans une tente impériale et pas sur un moyen de transport. Elle peut presque se confondre avec la force d’ailleurs, étant donné le rapport de la femme et du félin sombre sur la gauche. Tout dans cette carte, la posture, la couronne, etc, me parle de royauté et de souveraineté. Il est temps de faire preuve de dignité et de force. Les doubles félins, sombre et clair, m’évoquent aussi toujours le "travail sombre" (shadow work) de type jungien. On va vers ce que les gens appellent "la période claire", mais il n’empêche qu’au sortir de l’hiver on a besoin de travailler sur soi pour devenir meilleur, et pour chasser les fantômes du passé. Traquer et chasser nos Ombres. Sans quoi, elles seront des entraves à notre cheminement et à notre souveraineté personnelle.

Leurs murmures

Valiel Elentári:

Je me permets de rebloger cet excellent article qui évoque le rapport direct avec les Esprits (ça peut s’appliquer aussi aux Dieux). Ca permet d’agrandir le champ des possibles dans la série du MEME polythéiste et animiste sur la présence des Dieux et Esprits dans notre vie.

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River Spirit by Dan Jones

Ce sont leurs murmures qui viennent à moi, dans les situations les plus diverses.

Cette voix qui répète en boucle que je dois être à 15h à la mairie pour déposer un dossier. Et moi qui ait la flemme. Son énervement, palpable, tangible. L’heure qui tourne en boucle. Je renonce à comprendre, je me précipite. Arrivée à la mairie, à l’heure dite, on me dit que ce n’est que sur rendez-vous. Avant d’ajouter avec un sourire que j’ai beaucoup de chance, parce que justement la personne de 15h a annulé, et que je peux prendre sa place

C’est souvent.

Dans les situations sociales, où Ils prennent le relais de mon skill social quasi nul. Me demandant de me taire "NON, TA GUEULE, PAS CA". Ou me soufflant des réponses.
Je ne sais jamais quoi faire de toutes façons, alors souvent, je les écoute.

C’est une…

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Review du Light Grey Tarot

Auteur : Aucun, le livret a été conçu à partir de Biddy Tarot si je me souviens bien.
Illustrateurs : le "Light Grey Lab", une liste de 78 artistes ! Voir cette page.
Editeur : auto-publié par le studio.
Année : Août 2012 ?
Structure : tarot classique avec 78 lames, calqué sur le Rider Waite (mais pas toujours)
Prix : 25 dollars (sans les frais de port)
Où le trouver ? Sur le site du studio ! Le jeu était épuisé il y a peu, mais un nouveau tirage vient de paraître.

L’article de blog qui annonçait le jeu à sa sortie, et dont j’ai tirée les photos ci-dessus. Il y avait normalement une page avec l’intégralité des 78 lames sur le site du studio, mais je n’arrive pas à remettre la main dessus. T_T°

Mon avis en bref  : 

Je suis désolée, j’ai pas eu le courage d’extraire tout ce que je dis dans la review vidéo, donc je recommande de l’écouter / regarder.

Nota : je n’ai pas encore utilisé ce jeu en tirage, donc je ne peux pas parler de son "langage". C’est plus une review factuelle sur sa réalisation.

  • La qualité du jeu n’est franchement pas top, heureusement que ça ne se vendait pas trop cher. Ma boîte s’est dépliée et pliée, et les cartes ne sont pas top top. Mais on fait avec, c’est un jeu qui se prête quand même à l’utilisation.
  • Le livret est un faux livret, pour faire vrai jeu : il est typique du petit livret blanc qui sert à rien, SAUF la liste des artistes. Mais sinon, c’est un paragraphe rikiki pour chaque carte, les mots clés empruntés chez biddytarot.com. Bon, quelques rappels de tirages rapides aussi, sympas pour la mémoire.
  • Un dos original mais qui n’a rien à voir graphiquement avec le jeu… Surprenant, pas très réussi, mais bizarrement j’ai aimé XD Sûrement car cela peut ressembler à une police d’écriture.
  • Un truc TRES chouette : les noms des artistes est inscrit en bas de chaque lame !
  • Lames pas brillantes mais laminées. Elles sont très fines. Relous, car elles sont très fragiles.
  • Evidemment, pas d’unité graphique. De l’autre côté, c’est varié, et c’est pour ça qu’on prend. Des inspirations et thématiques variées, du moderne et du fantastique…
  • Malheureusement, les noms de lames sont mal indiqués : des chiffres romains partout, mais pas les noms des suites. On ne peut pas différencier les mineures des majeures du coup,et comme parfois les suites sont remaniées, ou qu’on ne peut pas bien voir les symboles des suites sur les lames… compliqué.

Donc il faudra voir ce qu’il donne en tirage… Il me parle pour certains clients masculins, et pour des ambiances citadines ou modernes. Une review à compléter avec le temps !

Mon avis en vidéo : Une vidéo enregistrée il y a 3 mois. Courte, 11 minutes.


EDIT :
Après un premier essai :

Il va falloir que je revienne ici, et que j’arrive à dérouler  le fils de mes pensées. Alors même que pour moi je suis dans une phase à vide, où les énergies sont trop changeantes et spéciales pour trouver une expression visuelle, j’ai procédé à un tirage pour une amie, et voilà que contre toute attente j’ai sorti ce jeu du placard. C’est celui-là qu’il fallait, et pas un autre.

Ce jeu m’a évoqué le voyage. Un voyage culturel, un voyage de pays en pays, d’univers en univers, et puis de mondes en mondes. C’est un jeu moderne et composite, à l’image de ce que nous sommes aujourd’hui : des mélanges. Un grand vent de liberté souffle sur ce jeu pour cette raison, car d’une carte à l’autre, tous les codes volent en éclat. L’artiste a fait ce qu’il voulait, peu importe si ça tranche avec tout le reste.

Il y a des tableaux pastels, et d’autres très forts en couleurs. Je ne m’y attendais pas après le déballage il y a des mois… J’ai pris un plaisir fou à le tirer. Malgré la finesse et la fragilité des lames, un plaisir à le mélanger, à étaler son dos truffé de petits symboles d’écriture réguliers, à piocher et découvrir le style, les couleurs, le message, différent lame après lame.

Les messages, malgré la modernité, l’épur parfois, le loufoque… Les messages peuvent prendre corps et être absolument limpides. Est-ce que c’est parce que j’ai suivi la piste qu’on m’a tracée, et que j’étais réceptive ce jour là ? Ou est-ce que je peux réussir à trouver vraiment des signes clairs dans ce jeu ? La suite le dira.

Quand j’aurais terminé ce long tirage commande, j’aimerais bien entamer un cycle de travail perso avec ce jeu pour voir où il peut me mener.