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Bientôt Yule…

6 décembre 2009

Un vent glacé se met à souffler, et les arbres dont les feuilles tombent trouvent de nouveaux moyens de se faire entendre. A travers leurs branches dénudées danse la Lune ronde qui nous envoie ses rayons d’argent.

Comme je l’expliquais dans le post précédent, l’Esprit de Yule est déjà là pour moi. Je sens sa lumière si particulière, presque paradoxale, et sa froideur qui nous pousse à nous retrouver entre nous. La dernière pleine Lune étant passée, je suis désormais dans la dernière ligne et je plonge encore plus dans les énergies nouvelles. Et ce soir je ne pouvais pas le rater : ma colocataire a décoré le petit couloir avec des guirlandes de noël, et prévoit d’acheter un petit sapin si on en trouve un pas trop cher qui puisse rentrer dans le coin. On est aussi restée plusieurs heures assises sur mon lit pour bosser, et je dois dire que ça m’a fait du bien en fait, d’être avec quelqu’un. Ça peut paraître bizarre, mais j’ai tellement l’habitude d’être seule que ça me fait drôle d’être avec quelqu’un. Mais finalement c’est ça aussi l’Esprit de Yule. (D’ailleurs je l’ai vu regarder mon autel et j’ai presque eu envie de tout lui déballer !)

La Roue tourne et les choses changent. J’ai donc changé ma bannière, l’ancienne finissait par me paraître vraiment terne et triste. Du coup j’ai opté pour mes pensées du moment : la dévotion et les bougies. J’ai choisi celle-ci pour ses couleurs bleues froides, mais pas trop, qui vont bien avec le design actuel, et aussi pour cette symbolique typique de Yule. Pour moi en tout cas, la bougie dont la flamme s’agite dans la nuit, ça me fait vraiment penser à la fête de Yule dont la flamme représente cet entre-deux de la période sombre. Je ne sais pas du tout ce que je vais faire comme célébration, car il risque d’y avoir tellement de petits soucis que j’évite de planifier pour ne pas être perturbée dans mes projets ou déçue. Ma soeur remonte sur Paris, mon frère devrait passer à la maison, mes cousins qu’on n’a pas vus depuis des lustres viendront aussi à la maison… et maman sera accueillie au moins deux jours à l’hôpital autour du 26 Décembre pour son prochain traitement (tellement lourd qu’ils sont obligés d’interner les patients), comme c’est réjouissant. Du coup je ne sais pas trop comment m’y prendre. Pour moi Yule est une célébration très longue, je ne sais pas exactement de quand à quand je vais l’ouvrir, ni comment je vais procéder… Pour l’instant quelques idées non reliées :
- une méditation avec les Soeurs de Sève
- un petit rituel d’ouverture du Temple avec les SdS
- une célébration personnelle, mais quoi ?
- une ouverture du Temps de Yule (comment ?)
- un rituel d’honneur aux Dieux gaulois (reste à savoir lesquels et comment)
- je suppose que je me rendrai dans mon Bosquet Sacré. J’aurais bien voulu y emmener quelqu’un avec moi. D’ailleurs j’aurais bien allumé un feu de Yule
- je pense allumer une bougie tous les jours pendant le Temps de Yule
- j’aurais bien pratiquer la musique et la danse sacrée
- pourquoi pas écrire un conte de Yule ?
- ah oui et je dois purifier de la cave au grenier la maison de mes parents aussi (bol tibétain, hochets…)
Bref, on voit bien qu’il n’y a pas de continuité… il va falloir mettre tout ça en ordre. Le souci c’est que j’ai très peu de temps pour me pencher sur la question, à cause de mes concours qui arrivent ces deux semaines, et de ma santé qui prend à nouveau un sacré coup. D’ailleurs je suis ennuyée car Yule est une fête très humble pour moi, je n’ai pas envie de faire une célébration très grande comme pour Beltane. J’aurais besoin de quelque chose qui soit très centré, qui aille à l’essentiel… peut-être la purification de la maison, la célébration aux Dieux, la musique et le conte sacrés, la promenade au Bosquet, et le rituel avec les Filles.

Sans oublier les méditations comme d’habitude. Elles ont déjà commencé comme je l’ai expliqué dans le post précédent, car je ressens le besoin de ne pas m’éparpiller. Je suis actuellement en pleine méditation sur ma formation, ce que ça m’a apporté etc, je n’ai pas le temps de m’étendre ici. Mais c’est vraiment extrêmement intéressant. Je me dis qu’il y a un an, j’attendais de recevoir le premier cours à cette période, de ne pas être impatiente. Aujourd’hui j’ai terminé, j’ai relu TOUT mon mémoire, tout mon parcours depuis Janvier dernier, j’ai répondu au questionnaire et puis j’ai envoyé à Morgane. J’attendrais avec autant de patience et de recul que possible sa réponse. Je suis étonnée car il y a encore un mois ça me “stressait” d’y penser, mais aujourd’hui je suis très sereine face à cela. J’attendrai simplement, dans une attitude de gratitude profonde. Car le chemin que j’ai parcouru est colossal. Je vais continuer jusqu’à la prochaine Lune de penser à cela, de prolonger ce bilan, et de porter des offrandes aux Dieux, d’allumer une bougie sur Morgane. Je pense également que j’ai bien fait de ne pas me lancer dans une nouvelle aventure spirituelle en parallèle, bien que je mourrais d’envie d’entrer à la Table Ronde, je crois que c’est plus sage de laisser mon chemin continuer plus longtemps, de laisser mon apprentissage décanter. Avalon ne disparaîtra pas pendant ce temps, la barque émergera plus tard à nouveau de la Brume comme ça a été le cas il y a quelques mois.

Vraiment aller à l’essentiel. Vivre, sentir, aimer. Pas de pratique, juste la nature, le monde et les Dieux.

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Lumière froide

1 décembre 2009

Un article pour coucher par écrit quelques sensations et réflexions.

Contrairement à ma suractivité spirituelle des derniers mois, mes réflexions se sont raréfiées, mes pratiques aussi, un peu comme la Terre dont la vie se raréfie. Sans m’en rendre compte, je suis complètement entrée dans cette période qui précède Yule, cela produit un étrange effet apaisant. Moi qui regrettait autour de Samhain d’être déconnectée des énergies, je suis désormais complètement à l’unisson avec le cycle. Presque malgré moi, je suis très attentive à notre nature : le vent qui a tendance à se faire de plus en plus mordant, nos expirations qui forment de la vapeur, le chant des oiseaux le matin, et leur étrange absence tôt le soir, les nuages souvent chargés de pluie…. Chaque année j’appréhende un peu le froid car on se déshabitue si vite, mais je prends toujours une sorte de plaisir à sentir sur mes joues, autour de moi, cette pression vivifiante du froid. On apprécie mieux d’être chez soi au chaud, on a envie de s’aménager une sorte de cocon, j’apprécie peut-être même mieux la chaleur humaine, les commerçants que l’on salue le matin, discuter et rire avec les autres. Et puis je sens que je me recentre petit à petit, le nettoyage se fait de lui-même. Ou plutôt le tri : tout ce qui est superflu, non essentiel, source de fatigue, de mal entendu… tout ça est laissé de côté pour ne se concentrer que sur le plus important. La famille : ne pas seulement recevoir mais donner à mon tour, se serrer les coudes absolument dans ce moment si difficile, chérir et protéger ce noyau. Le plaisir dans le travail, détaché de toute pression (ou autant que possible), redresser la barre, ne pas s’éparpiller trop, ne pas s’épuiser dans un travail à contrecœur. Et puis surtout dans ma spiritualité avec une grande pause dans mes recherches, qui s’étaient énormément approfondies et diversifiées, j’ai effectuée inconsciemment un recentrage, nécessaire, vers les choses fondamentales, mes racines en quelques sortes : ma formation aux 13 lunes, mon exploration runique, ma recherche d’un groupe.

En effet, mon travail avec les runes s’effectue tantôt en profondeur, tantôt malgré moi. Les choses se trouvent par une recherche importante sur la forme ou les concepts, et parfois elles se révèlent comme des évidences. C’est notamment très impressionnant de ressentir les liens entre chaque rune, et la progression initiatique du Futhark, des aettir. A côté de cela, je reviens à mes racines, le “celtisme” (est-ce que je trouverai un jour un mot qui convient ?) doucement, mais très profondément. J’avais délaissé cet aspect avec mes recherches qui m’emmenaient ailleurs, mais cela m’est revenu naturellement comme une nécessité. Je redécouvre mes Dieux, je me sens à nouveau si proche d’eux… d’ailleurs je vais avoir besoin de creuser, car je sens qu’il y a près de moi l’un d’entre eux, qui me soutient, mais je n’arrive pas à l’identifier. Je me suis sentie plus d’une fois d’humeur très “pieuse”, j’ai même ressenti le manque d’avoir sur moi un objet qui me permette de fixer mon attention, ma foi, comme un symbole, un collier (de pierres,  dédicace pour Moony’ ^^), pour prier. La prière est quelque chose de difficile chez moi, car j’ai tendance à “agir” plutôt qu’à utiliser des mots (faire de la musique, danser…), alors me retrouver soudainement portée par une sorte… d’exaltation “dévote”, cela a été assez perturbant. Je cherche comme je peux à savoir si cette foi me convient, si je peux y vivre bien, pour l’instant ça me paraît étrange car j’ai la sensation de ne pas en connaître grand chose, mais mon approche “mystique” (empirique) me permet de vérifier, d’appliquer ce que je lis. Je n’ai pas eu de sensations de dissonance, au contraire, j’ai l’impression d’y être naturellement bien. Ce week-end je devrai rendre le mémoire à Morgane, et donc je suis en train de relire mon travail de toute l’année. Comme c’est drôle ! On sent que je tâtonne, que j’ai noté tant que j’ai pu mes impressions pour montrer mes réflexions… Et en même temps, ces 25 pages sont si courtes. J’aurais pu, peut-être même eu besoin, d’en écrire 3 fois plus pour bien raconter toutes mes expériences, mettre par écrit l’ensemble de mes réflexions sur les thèmes donnés.

Sinon je suis également très étonnée de retrouver cette étrange impression que j’avais éprouvée l’an dernier lors ma première célébration de Yule. Enfin, plutôt par rapport à l’énergie de cette partie du cycle, sur laquelle je travaillais pour la première fois. Je suis toujours aussi impressionnée par la noirceur qui règne à Samhain, pas nécessairement négative, mais une obscurité vraiment prégnante, qui commence avant Samhain, et qui se prolonge longtemps après. Je l’associe également à l’humidité croissante de l’air, tandis que Yule m’évoque plutôt le froid de l’hiver même si aujourd’hui le froid arrive plus tard, et l’an dernier je l’avais surtout associé avec une grande lumière ! Pas un grand feu de Beltane, mais une sorte de lumière froide très vive qui perce l’obscurité. Cela m’avait semblé étrange, car l’obscurité perdure encore longtemps après ce moment, et donc j’étais curieuse de confirmer (ou infirmer) cette “thèse” cette année. Et je pensais m’être trompée car j’ai été longtemps sous l’emprise de Samhain, mais depuis au moins une semaine je suis complètement immergée dans cette lumière ! C’est fascinant. C’est arrivé progressivement je suppose, donc je ne m’en suis pas rendue compte, et j’ai désormais l’impression d’être “rayonnante”, presque au sens nucléaire, l’impression de déborder et de répandre autour de moi cette lumière, sur les choses, sur les gens… Tout se casse la figure, et pourtant, je prends la vie avec “légèreté”. Au cœur même de la tourmente, j’ai réussi à me détacher de ce qui m’entravait, et de rester un minimum rationnelle par rapport à tous ces soucis familiaux qui ont un grand impact émotionnel. Bien que les choses semblent ne pas s’arranger du tout, on tient le coup, et je suis…. joyeuse, plus ou moins. C’est presque “anormal”. Et pourtant, quand je regarde mon calendrier, on a encore plus de deux bonnes semaine avant Yule ! Mais je me sens comme une bougie, ou plutôt même une torche vivante de l’équinoxe.

La lune qui frappe à ma porte le soir, qui se glisse entre mes rideaux si bien que je me relève pour l’observer. Et parfois même le matin sa blancheur éclaire la jardin et mon chemin. Je la regarde et je sais qu’avec elle l’échéance arrive. Elle emplit mon cœur d’encore plus de lumière, elle m’enveloppe. Et pas plus tard qu’aujourd’hui une autre lumière a surgi dans la nuit : à peine était-elle tombée (avant 18h) quand je suis sortie, et j’ai vu tombé du ciel une étoile filante… unique. Elle était verte, d’un extraordinaire vert clair. Je n’en ai jamais vu une comme ça. Une traînée blanche, légèrement jaune près du coeur, et une boule verte. Comme un message dans la nuit, si furtive que probablement personne ne l’a vu, personne d’autre ne devait regarder le ciel à ce moment. Un cadeau de lumière.

… Je risque de revenir sur ce post car je ne suis pas sûre d’être très claire, mais je le poste déjà.

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Retrouver l’esprit celte

19 novembre 2009

Je ne peux pas actuellement partager avec vous mes réflexions profondes sur ces lunes, car elles sont encore trop intimes quelque part, je n’arrive pas à les mettre à distance. Seulement avec ces chapitres sur l’Année Celtiques (les fêtes) et le temps celtique (le calendrier), ça donne beaucoup à réfléchir en réalité. Je bloquais beaucoup, car je trouve ces parties trop théoriques, je ne voyais pas du tout comment les travailler puisqu’il n’y avait aucun exercice particulier à faire. J’étais plutôt troublée par ces données assez historiques, et je ne voyais pas comment m’en servir. Justement, c’est ce décalage qui m’a fait me poser beaucoup de questions, et qui m’a permis d’aller plus en profondeur… Qu’est-ce que que vivre sa spiritualité comme un celte ? Quelle part de sacré, quelle part de profane ? Quelles fêtes et quels noms employer ? Quelle représentation du temps ? J’ai été complètement sidérée de voir que le dernier article d’Hédéra (prêtresse vs sorcière round 2) rejoint finalement mon trouble sur le fond… Incroyable. Mais c’est un peu long à expliquer ici et ça n’est pas tellement le but (et trop personnel encore donc).

Je vais plutôt vous exposer ici un texte d’Eryn Rowan Laurie qui coïncide énormément avec ma vision du “celtisme”. Son titre original “Following a celtic path“, soit “suivre une voie celte/celtique”. La traduction viendra seulement plus tard, désolée pour les non-anglophones.

What elements are required to make a path true to the Celtic spirit?

I think that there are several. The more of them you have, the closer you get, in my opinion.

First is reverence for Celtic deities. This is easy, and pretty widespread, even among groups that are not really Celtic in focus. Lots of purely Wiccan groups, for instance, revere Celtic Gods and Goddesses, without fulfilling any of the other possible criteria.

Second, connection with ancestors and land spirits. This one is pretty generic and needs to be taken in combination with several other things, because ancestor worship and reverence for land spirits happens in most old Pagan cultures. I would suggest that this connection and reverence must happen in a style not unlike that shown in Evans-Wentz’s “The Fairy Faith in Celtic Countries” for it to be seen as a continuation of the Celtic spirit. We can carry it forward into a modern Celtic spirit by having a general love and reverence for the earth and its creatures. A deep appreciation of nature is revealed in early Celtic nature poetry from Ireland and Wales.

Third, poetry as intrinsic to the structure of magick. Lorax and I have done a number of rants on poetry here. We’re not talking about lame moon/June/tune rhymes, but about the kind of poetry that stirs up fire in the soul, the kind that speaks power in its descriptions and its focus. The sort of poetry that sucks you in and churns your guts. Although we often get clinical in our writing, we also try hard to make much of our writing lyrical in that sense. I hope that we sometimes succeed. In addition to poetry as magick, there was also respect for poetry as a social mechanism; it offered praise for those who were worthy, and satire and scorn for those who were not. It isn’t just the reading of poetry, but the making of poetry that is important. Celtic Pagans must be poets, even if they aren’t great poets.

Fourth, a connection with the past. The Celts had a reverence for history, and that reverence is a part of the Celtic spirit, I believe. For some, this connection comes through physical ancestry. For others, it comes through study of history. Some people get it through connecting with the feeling of the myths. Other folks get it in other ways. I think that this is why we have such heated debates here about the importance (or lack thereof) of sticking to historical fact. We all recognize that something from the past is speaking to us strongly, but we disagree about the methods of judging its veracity and usefulness.

Fifth, a sense of early Celtic cosmology; doing things in terms of three realms rather than the classical Greek four elements, using Celtic symbols like triskeles and spirals rather than pentagrams, celebrating Celtic holidays rather than (or more deeply than) the holidays of other religions, threes and nines as ritually important, use of a sacred/cosmic tree and well combination. Much of this cosmology has had to be painstakingly reconstructed from fragmentary hints, and it goes back again to the argument that historical research is important to learning about and preserving the Celtic spirit.

Sixth, I think that inclusiveness is important. We can’t rely on genealogy or geography to determine who is Celtic. The historical Celts roamed all over Europe, and lands beyond. Anyone worthy might be taken into the tribe through marriage or adoption. The Celts are roaming still, moving to America, Australia, and other widely diverse lands. And they’re still taking people in through marriage and adoption.

Seventh, respect for women was a definite part of the Celtic spirit. While Celtic women didn’t have it perfect, they were far better off than their Greek and Roman counterparts. Likewise, respect for and acceptance of gays and lesbians seems important. There is certainly text evidence for men loving men in early Celtic society. Women were not as often written about, but I think it is safe to assume that women had similar choices open to them.

Eighth, an appreciation of the complex and intricate. This is found in Celtic art, law, myth and poetry. The classical historians noted that the Celts spoke in riddles and loved to obfuscate. Wordplay and veiled reference were common.

Ninth, personal responsibility and a deep sense of self are a part of the Celtic spirit. Boasting and personal pride are evident in every Celtic tale. Sometimes it went overboard, so of course, like some other things (head hunting, etc), we have to be careful not to get too deeply into it. I think that some of us do act on this Celtic instinct, and that’s why we often have heated debate on this list. So long as it doesn’t get out of hand, I find it encouraging and a growth-oriented activity. Spirited argument was a part of the poet’s duty, and was one of the ways in which the younger poets learned from the older. Along with this, I would say that the Celtic spirit includes a strong sense of ethics about what is right and what is wrong. The Celts were not an “anything goes” kind of people. They had a very complex body of laws governing what was appropriate and what was not. Celtic Pagans need both a strong sense of personal responsibility and a code of personal and social ethics in order to carry the Celtic spirit forward.

http://www.seanet.com/~inisglas/index.html

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[Ma Traduction, complète mais faite rapidement, il reste des maladresses]

Quels sont les éléments requis pour suivre/façonner un chemin conformément à l’esprit celte ? Je pense qu’il y en a plusieurs, et plus vous en avez, plus vous vous en approcher selon moi.

Premièrement, la révérence des Dieux Celtes. C’est simple et plutôt répandu, même parmi les groupes qui ne se concentrent pas sur le celtisme. Beaucoup de groupes purement wiccans, par exemple,  révèrent les Dieux et Déesses celtes, sans remplir aucun des autres critères possibles.

Deuxièmement, la connexion (reliance?) avec les ancêtres et les esprits de la Terre (land). Cela est assez général et demande d’être associé à d’autres critères, car le culte des ancêtres et les respect des esprits de la Terre se retrouvent dans la plupart des anciennes cultures païennes. Je suggèrerais cela prenne une forme non contraire à celle que l’on voit dans “La Croyance en la féérie dans les pays celtiques” de Evans et Wentz car l’esprit celte y perdure [idée de prolongement].  Nous pouvons le “transporter” dans un esprit celte moderne en ayant un amour et une déférence “globaux” envers la Terre et ses créatures. Un profond attachement à la nature est observable dans l’ancienne poésie celte sur la nature de l’Irlande et du Pays de Galle.

Troisièmement, la poésie comme élément intrinsèque de la structure de la magie. Lorax et moi avons fait un grand nombre de déclarations/plaidoyer pour la poésie ici. Nous ne faisons pas allusion aux rimes en tant que telles, comme  “la lune faible”/”Juin”/”son” [moon/June/tune mots rimant en anglais] mais au style de poésie qui réveille le feu de notre âme, celui qui parle de pouvoir à travers son thème et ses descriptions. Le genre de poésie qui vous absorbe et remue vos entrailles. Bien que nous devenions souvent chirurgicaux dans notre façon d’écrire, nous nous efforçons aussi en ce sens de rendre notre écriture lyrique. J’espère que nous y parvenons parfois. Outre la poésie comme magie, il y avait également le respect de la poésie en tant que mécanisme social : elle offrait des louages à ceux qui en étaient dignes, et la satire et le mépris à ceux qui ne l’étaient pas. Il ne s’agit pas seulement de lire de la poésie, mais en écrire est important. Les païens celtes doivent être des poètes, même s’ils ne sont pas de grands poètes.

Quatrièmement, être relié au passé. Les Celtes avaient un grand respect pour l’histoire, et ce respect fait partie de l’esprit celte, je crois. Pour certains, cette connexion au passé se traduit par un ancêtre physique. Pour d’autres par l’étude de l’histoire. Certaines personnes procèdent en se connectant à l’émotion/esprit des mythes. D’autres utilisent des moyens différents encore. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons des débats très animés ici sur l’importance du respect (ou son absence) des faits historiques. Nous reconnaissons tous que quelque chose issu du passé nous parle fortement, mais nous sommes en désaccord sur les méthodes pour juger de sa véracité et de son utilité.

Cinquièmement, un sens [connaissance, conscience] de l’ancienne cosmologie celte : penser les choses du point de vue des trois mondes plutôt que selon les quatre éléments grecs classiques, utiliser des symboles celtiques comme des triskèles et des spirales plutôt que des pentagrammes, célébrer les fêtes celtiques plutôt que les fêtes des autres religions (ou plus profondément), les chiffres 3 et 9 sont importants pour les rituels, l’utilisation de l’arbre sacré (ou arbre cosmique) et du puits. La plupart de la cosmologie a dû être reconstruite méticuleusement à partir d’allusions fragmentées et éparses, et cela nous ramène vers l’affirmation selon laquelle la recherche historique est importante pour apprendre et préserver l’esprit celte.

Sixièmement je pense que le sentiment d’inclusion est important. Nous ne pouvons pas nous appuyer sur la généalogie ou la géographie pour déterminer qui est celte. Les Celtes historiques ont parcouru toute l’Europe, mais aussi les pays au-delà. Quiconque se montre méritant/digne peut être intégré à la tribu par le mariage ou l’adoption. Les Celtes parcourent encore la terre, allant en Amérique, en Australie, et dans d’autres pays très divers. Et ils intègrent toujours des gens par le mariage et l’adoption.

Septièmement, le respect de la femme était une part certaine de l’esprit celte. Même si les femmes celtes n’avaient pas une condition parfaite, elles étaient bien mieux traitées que leurs “homologues” grecques et romaines. De même, le respect et la reconnaissance des gays et lesbiennes semblent importants. Il y a assurément des preuves textuelles qui montrent que des hommes ont aimé d’autres gommes dans la société celtique ancienne. On n’écrivait pas aussi souvent sur les femmes, mais je pense qu’il n’est pas imprudent de supposer qu’elles avaient des possibilités similaires.

Huitièmement, un goût pour le compliqué et le sophistiqué. On le trouve dans l’art celte, les lois, les mythes, et la poésie. Les historiens classiques ont remarqué que les Celtes parlaient par énigmes et aimaient être obscurs. Les jeux de mots et les références cachées étaient courantes.

Neuvièmement, la responsabilité personnelle et le sentiment profond de soi font partie de l’esprit celte. La vantardise et l’orgueil sont clairement visibles dans tous les contes celtes. Parfois cela a dépassé les limites donc bien sûr, comme pour d’autres choses (“chasse de tête” etc), nous nous devons nous garder de nous y appliquer complètement. Je pense que certains d’entre nous agissent selon cet instinct celte, et c’est pour cette raison que nous avons souvent des débats animés sur cette liste de critères. Tant que cela reste gérable, je trouve que c’est une activité encourageante et constructive. L’argument “animé” [?] était une des charges du poète, et une des manières les jeunes poètes apprenaient des anciens. Parallèlement à cela, je dirais que l’esprit celte comprend un fort sens éthique sur ce qui est juste et ce qui est faux. Les Celtes n’étaient pas un peuple du genre laisser aller. Ils avaient un corps de lois complexe régissant ce qui était approprié et ce qui ne l’était pas. Les païens celtes ont besoin à la fois d’un fort sens des responsabilités personnelles et d’un code social et éthique personnel de façon à porter vers l’avant l’esprit celte.